Histoire et Évolution du Rugby Club Bagnols Marcoule

Le Rugby Club Bagnols Marcoule (RCBM), fort de ses 300 licenciés, a une histoire riche et une présence significative dans le paysage rugbystique gardois. Fondé en 1961, le club est le premier club de rugby du Gard et a su évoluer au fil des décennies, marquant son empreinte par des moments de joie et une ambiance unique.

Un Club House Tant Attendu

Le tant attendu "club house" du Rugby club Bagnols Marcoule au stade Saint-Exupéry a été inauguré récemment, en présence d’un conséquent parterre d’invités. La salle polyvalente flambant neuve du stade Saint-Exupéry a été inaugurée devant un nombreux public. "On est content ! C’est un lieu de vie pour le club. Pourront s’y tenir les réunions de bureau, d’éducateurs, les après-matchs, des formations d’éducateurs… L’hiver, pour les petits, et les parents qui pourront attendre au chaud", se réjouit le directeur de l’école de rugby Claude Theveny.

Christophe Liabeuf, président du RCBM, a également pris la parole. Il a remercié la mairie pour son soutien dans ce projet mené depuis plusieurs années. Il a également exprimé sa gratitude envers les partenaires qui ont répondu aux appels de Lucien Montis. Le projet a été mené de A à Z par la mairie, et le club compte désormais 300 licenciés, âgés de 3 ans jusqu’aux seniors.

Le président, Christophe Liabeuf, a rappelé : "C’est ma 32e saison au club" et il a résumé son histoire, avec une nouveauté importante tous les dix ou vingt ans. Un terrain dans les années 70, une première buvette dans les années 80, les premiers bungalows dans les années 2000, puis des tribunes, et enfin 2024. "Merci à la mairie d’avoir mené le projet de A à Z, et à tous nos partenaires et sponsors. Nos 300 licenciés vont être contents d’avoir un local." Depuis deux ans, le club s’est débrouillé avec des préfabriqués (cambriolés deux fois récemment). "On se sentait en transition, indique un bénévole.

Jean-Yves Chapelet a raconté avoir joué sur ce stade avant même de s’installer à Bagnols. Puis, "j’ai passé de superbes heures ici.Une fois qu’on a le rugby dans la peau, on ne le lâche pas, a-t-il partagé au public. Lors de mon premier mandat, j’ai dit "il faut une tribune". Aujourd’hui, le club a un vrai club house. Le projet a été remanié maintes fois, grâce aux discussions entre les services de la mairie, le club et les archictectes.

Philippe Berthomieu a rappelé qu’il s’agissait du premier club de rugby du Gard, né en 1961: "Ce club a une âme. J’ai partagé beaucoup de joie au RCBM" a rappelé celui qui a été préparateur physique, coach, et président pendant quinze ans. Pelouse verte, tribunes, club house, désormais, le RCBM a un outil de travail "au top", comme le résume Christian Roux qui constate ravi qu’il y a toujours "la même ambiance et énergie.

En préambule, le président du RCBM avait remis à Nina Erhmann, responsable de l’antenne locale de la Ligue contre le cancer, un chèque de 2154 €, soit les recettes du Challenge Marty.

Le maire a souligné l’importance de la culture du rugby, qu’on ne quitte jamais. Il a remercié les joueurs pour leur patience en début de saison, lorsqu’ils ont dû jouer à l’extérieur pour permettre la remise en état de la pelouse. Jean-Yves Chapelet a souligné l’importance d’avoir 300 enfants sur ce stade, apprenant les valeurs du rugby. Selon lui, le rugby est un sport qui offre de la place pour tous, petits et grands, jeunes et moins jeunes.

Amélioration des Infrastructures

Ce jeudi 27 juin a été marqué par une journée spéciale au stade Saint Exupéry de Bagnols-sur-Cèze. Cette modification des infrastructures s’est poursuivie en 2023 par la pose d’une nouvelle pelouse.

Les joueurs du RCBM (Rugby club Bagnols Marcoule) ont enfin pu jouer leur premier match de la saison au stade Saint-Exupéry. Très endommagée par la sécheresse, la pelouse était impraticable pendant de longs mois. La dernière fois qu'un match a eu lieu sur la pelouse de Saint-Exupéry, c'était en avril, la saison dernière. Trop abîmé par la sécheresse et les restrictions d'arrosage, le terrain bagnolais était impraticable. Après une remise en état et un réensemencement, la pelouse a retrouvé sa verdure et était enfin prête à accueillir les crampons des joueurs.

Saison et Résultats Sportifs

Au club bagnolais, on espérait que ce premier match à Saint-Exupéry soit bénéfique à la réserve et à l'équipe première. Malheureusement, l'après-midi s'est soldé par deux échecs face à Saint-Gély Pic-Saint-Loup. L'équipe première, qui évolue en Fédéral 2, s'est inclinée 12 à 31 face au 2e de la poule.

"Le public était nombreux malgré le froid et le vent, la pelouse a tenu. La déception était palpable puisque l'équipe première est toujours dernière de sa poule avec zéro victoire au compteur. "Nos adversaires se sont nourris de nos mauvais placements. Eux avaient toujours 2 ou 3 solutions. Nous on a un plan de jeu et on n'en sort pas. Le n°9 Anthony Eres analyse : "Le début a été compliqué. Ils ont mis deux essais coup sur coup, ça a mis un coup au moral d'emblée. Ensuite, on a changé plusieurs joueurs, ça a mis un coup de boost à l'équipe. En deuxième période, on a fait preuve de plus d'envie, de combat." Ce ne sera pas suffisant pour remonter au score. Même si les résultats ne sont pas au rendez-vous cette année, les Jaunes et noirs "s'accrochent et sont nombreux aux entraînements", témoigne le vice-président.

Alors qu’il fête cette année ses cinquante ans d’existence, le Rugby-club Bagnols-Marcoule n’a pas été loin de faire de cet anniversaire, une saison historique. "C’est une saison presque exceptionnelle, s’enthousiasme Philippe Berthomieu, le président. Dans la phase régulière, on gagne 13 matches sur 20. On en perd trois d’un petit point dont deux dans les arrêts de jeu et un face au premier de poule. Au classement, on finit troisième à quatre points du deuxième et à cinq du premier. Il faut rappeler que dans la poule, il y avait des clubs qui avaient joué en Fédérale 3."

Le RCBM s’est également distingué en play-off. "On bat le champion des Alpes qui monte au niveau supérieur et on s’incline face à la meilleure équipe du Roussillon après prolongation avec deux piliers titulaires absents et deux juniors pour les remplacer", rappelle le président qui veut s’appuyer sur cette dynamique l’année prochaine.

"Comme on était resté en début de saison sur celle de la saison d’avant."Il fera confiance pour cela en grande partie sur l’effectif de cette saison. "Nous avons un groupe jeune composé de Bagnolais qui prend un peu plus d’expérience chaque année. Le but, c’est de les faire progresser individuellement et collectivement. On ne recrutera pas, on prendra des joueurs qui se proposeront et seront dans l’esprit", explique Philippe Berthomieu.Le RCBM visera donc le haut du tableau l’année prochaine. "Avec la réforme du championnat, il y aura beaucoup d’équipe qui ont joué en Fédérale 3. On essaiera de faire le mieux possible sachant que la montée n’est pas une fin en soi." Le président sait très bien que le club doit se structurer à tous les niveaux autant au niveau infrastructure qu’humain. On sait que les travaux des tribunes ont commencé.

Figures Emblématiques du Club

Le rugby gardois a notamment pour tête d'affiche, Thibault Privat (originaire d'Uzès, joueur de Montpellier) ou François Ramoneda (originaire de Bagnols-sur-Cèze, joueur de Béziers). Mais pour le rugby féminin, la star s'appelle Jennifer Troncy.

L'occasion pour Jennifer Troncy, de rendre encore un peu plus belle, son année 2014. «C'est une année de rêve. J'ai remporté le Top 10 (NDLR : championnat Elite féminin), j'ai été sélectionnée avec l'équipe de France à 7 et à 15, j'ai fait le Grand Chelem. Et je vais disputer la Coupe du Monde» décrit celle qui a commencé le rugby, à l'âge de 7 ans au Rugby Club Bagnols Marcoule (RCBM), avec son frère Romuald, aujourd'hui joueur de Montélimar (Fédérale 3). Le RCBM, son club formateur, où elle évolue jusqu'à 16 ans, avant de partir pour Montpellier en 2002.

Depuis, la Bagnolaise n'a pas bougé et a grandi avec le MHRC. «Quand je suis arrivée, le club n'avait pas encore la réputation qu'il a aujourd'hui. Mon objectif était alors, de jouer en première. Une progression symbolisée par sa sélection avec l'équipe de France A, en 2002, à seulement 18 ans. La Bagnolaise connaîtra sa première cape avec les Bleues, deux ans plus tard, lors du Tournoi des 6 Nations, face à l'Irlande. Année après année, elle s'affirme en équipe de France mais également à Montpellier. Un club avec lequel, elle décroche son premier titre en 2007.

Mais la rivalité n'est que sportive entre les joueuses de l'équipe de France. «On est contentes de se retrouver à chaque fois, toutes les filles s'entendent bien. Ca a permis de passer un palier. Avant, il y avait quelques groupes». Un nouveau cap dont le symbole est le Grand Chelem, réalisé en mars dernier par les coéquipières de Gaëlle Mignot. «On a été un peu en difficulté contre l'Irlande, durant une dizaine de minutes. Un cocktail, une réussite que les Françaises tenteront de retrouver lors de la coupe du Monde, qui débute le 1er août.

Chaque grand sportif le sait, une grande compétition se prépare en amont. Souvent des mois, voire des années en amont. Pour être prête pour le jour J, Jennifer Troncy a joué à 7 avec l'équipe de France. Un rugby complémentaire, du sport traditionnel à 15. «J'ai été écartée de l'équipe à XV, l'an dernier. Je suis donc passée à 7 et j'ai pu beaucoup progresser, notamment au niveau de la vision du jeu, de l'endurance et du dynamisme» rappelle-t-elle.

Cette saison, de retour à quinze, elle a dû faire un choix. «Les deux sont conciliables mais certains tournois tombent aux mêmes dates que des matchs à 15 donc c'est compliqué». Brillante à 15, la Bagnolaise l'est aussi à 7.

Tableau Récapitulatif des Infrastructures du RCBM

Période Infrastructure
Années 70 Création d'un terrain
Années 80 Première buvette
Années 2000 Premiers bungalows
Après 2000 Tribunes
2024 Nouveau club house
2023 Nouvelle pelouse

Salon des Sports et Parasports 2025 : la Fédération Française de Rugby relance le rugby par la base

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