Le Rouge et Or soccer masculin a une longue et riche histoire, marquée par des hauts et des bas, des fusions et des transformations.
Le football féminin a officiellement cinquante ans. Depuis la première Coupe du Monde en 1991, son ouverture aux Jeux Olympiques en 1996 et les années 2000, il est sorti peu à peu de la confidentialité et de l’ombre.
Né au début du 19ème siècle en Angleterre, le football n’est d’abord pratiqué que par les hommes. Les années 1880 voient l’apparition des premières footballeuses et un premier match entre une équipe écossaise et une anglaise.
Au début du XXème siècle, avant la Première guerre mondiale, ce sport, jugé néfaste pour la santé des femmes et incompatible avec l’injonction de maternité à laquelle la société les assigne, ne fait le bonheur que de quelques « garçonnes ».
Les hommes partis au front et le mouvement d’émancipation des femmes pendant la Grande Guerre entraînent la création d’équipes féminines dans les usines britanniques. Un premier Championnat de France se dispute en 1918-1919.
Après la guerre, le football féminin se développe, arrive en Scandinavie et émerge sur tous les continents. Il est barré dans son ascension par le conservatisme des ligues de vertus. Tandis que le foot masculin se professionnalise, la pratique du foot féminin est condamnée et l’accès aux stades interdit aux femmes.
Les footballeuses européennes vont devoir jouer sans moyens, dans l’anonymat. Ainsi entravé le football féminin est à l’agonie. Au début des années 70 l’interdiction est (enfin) levée en France, en Angleterre et en République Fédérale d’Allemagne.
En 1972, l’ « Education Act », qui condamne la discrimination sexuelle dans les programmes d’éducation, permettra le développement de toutes les pratiques sportives dont le soccer aux USA. Des fédérations nationales et internationales se créent un peu partout dans le monde.
La reconnaissance mondiale arrivera lorsque que la FIFA (Fédération Internationale de Football Association), se délestant de ses préjugés, décidera de créer une structure internationale dédiée au Football féminin visant une réelle politique de développement de ce sport. Douze équipes se disputeront la première Coupe du Monde en 1991. En 1996 se seront les J.O d’Atlanta. Deux événements majeurs qui voient la victoire des Etats-Unis.
L’équipe américaine domine ce sport qui est le premier sport féminin pratiqué aux Etat-Unis. Les équipes européennes n’ont de cesse, au cours des années, de combler le retard pris sur les américaines. Pour les y aider les fédérations nationales se doivent de mettre en œuvre et en actes des programmes de développement ambitieux dans l’esprit de la parité et de l’égalité des chances.
La FFF (Fédération française de football) a célébré en 2020 un demi-siècle de reconnaissance de la pratique du football féminin. De 2000 licenciées en 1970 l’on est passé à 200.000 soit 100 fois plus. A partir de 2012 des actions de sensibilisation ont été menées par l’Equipe de France féminine et l’Education nationale auprès des élèves des écoles primaires pour que ce sport soit joué par des équipes mixtes dans les cours de récréation.
Afin de promouvoir un très haut niveau de formation, huit pôles Espoirs ont été créés. De grandes équipes telles L’OL et le PSG ont été soutenues dans leurs aventures européennes. Un véritable espace médiatique fut offert à la huitième Coupe du Monde organisée en France (sans le Stade de France, ni le Vélodrome de Marseille, ce que l’on peut regretter).
Des records d’audience non seulement pour la finale mais aussi pour les phases éliminatoires permettront sans doute de faire naître des vocations. « Selon moi, les gens ne s’intéressent pas au football féminin parce qu’ils ne connaissent pas les joueuses. Pour qu’il y ait de l’engouement, il faut pouvoir s’identifier à des champions - championnes. Même si elles gagnent tous les titres, si on ne connaît pas les personnalités, ça ne prend pas.

Avec ce film, je voulais inviter les spectateurs à découvrir une équipe féminine. L’idée était d’entrer au cœur d’une équipe, à la rencontre de joueuses professionnelles d’exception. » Pour réaliser son projet, Stéphanie Gillard, choisit de suivre pendant une année (la saison 2018-219) l’équipe de l’Olympique Lyonnais dont le palmarès est le plus beau et le plus impressionnant du football français.
Toutes mes félicitations! Et un autre et une autre qui te dise bonjour! Ça donne un jeu collectif comparable à un CANON de PACHELBEL. C’est une véritable ode au beau jeu et à l’efficacité que nous livrées les filles d’Helder Duarte et de Marie-Pier Bilodeau cette saison. Alors si cette frappe de Sofia Smati de l’Uqam en demi-finale n’avait pas trouvé la barre transversale?
Pour conclure je ne sais pas ou s’arrêtera cette hégémonie dans le RSEQ. Peut-être aux tirs aux buts l’automne prochain, peut-être devant une formation comme celle de Montréal qui défendra becs et ongles son but et punira un Rouge et Or trop joueur, peut-être devant une Uqam, Un McGill ou un Vert et Or de Sherbrooke qui préfèreront tomber les armes à la main et encaisser un score de tennis plutôt que de subir?
Qui mettra fin à ce règne du Rouge et Or féminin en soccer extérieur?
Depuis une dizaine d’années l’équipe féminine de football de l’Olympique Lyonnais est devenue, au fil de ses multiples victoires dans l’hexagone et en coupes européennes, l’une des meilleures équipes de football au monde.
Le RSEQ et les Joueuses à Suivre
Le RSEQ rentre dans sa phase retour des matchs universitaires et au Kan Football Club l’idée est venue de dresser une liste de joueurs à suivre dans la seconde partie de saison. Complètement subjective, cette liste ne demande qu’à être bonifiée.
À l’inverse de celle des garçons cette sélection des filles à suivre a été difficile à évaluer. La cause, le fossé technique abyssal qui sépare les plus fortes universités des plus faibles. Toutefois plusieurs filles se sont démarquées par la finesse de leur jeu, leur esthétisme balle au pied, leur leadership, leur abnégation, leur puissance et bien d’autres qualités entraperçues sur les terrains du Québec.
Dans une équipe des Martlets orpheline de Audrey-Ann Coughlan et Alexandra Tinfow, Cassandra Fafalios s’évertue à frustrer les offensives adverses de son mieux. Sobre dans ses relances et dans son placement elle dispose par contre d’excellents réflexes sur sa ligne. Et même elle n’a pu éviter la défaite de son équipe face aux grosses écuries du RSEQ, elle reste la référence dans son jardin du stade Molson où son nombre impressionnant d’arrêts par match rattrape les errements défensifs de ses défenseures. À sa décharge, une défense pas épargnée par les blessures de Zoë Fasoulakis et d’Anaïs Robert.
Quand une place en série est en jeu, quand le temps joue contre vous et votre défense ne peut plus rien pour vous, il vous reste un recours, un seul : Cassandra Fafalios.
Si le grand public résume Laval à sa seule force de frappe offensive et qu’avec une charnière Ujeneza-Gauthier, il ne reste plus à Marie-Joëlle qu’à compter les papillons qui volettent au Peps et attendre tranquillement que le Rouge et Or entame sa patiente, mais létale entreprise de démolition des défenses adverses. Erreur !!! Vandal, ce sont de solides interventions hors de sa surface, une qualité de relance au pied qui décourage tout pressing adverse et surtout des prises de balles aériennes qui décourage toutes les attaquantes de venir s’aventurer un peu trop près. Pas un hasard si les Carabins de Montréal ont dû s’en remettre aux coups de pied arrêtés pour tromper sa vigilance.
Si le Rouge et Or était un gouvernement où Vandal serait chef de l’exécutif, le portefeuille de ministre de la Défense reviendrait à Marie-Sandra. Je l’imaginais mal revenir à son meilleur niveau après sa grave blessure qui l’avait éloignée des terrains. Mais c’est mal connaître la native de Butare qui en a écœuré plus d’une en cette première partie.
La stat qui tue : 1 seule défaite en soccer extérieur depuis son arrivée en 2014 et 1 titre provincial à chacune de ses saisons.
On joue la 45 ème minute au Cepsum ce jeudi 6 octobre entre Mc Gill et Udem. À l’ouverture du score de Leïla Boudjelal pour les Bleues, les Martlets ont répliqué par Daphnée Morency-Roussin. Coup franc pour UDEM. C’est le moment choisi par Maude Leblanc pour montrer à Cassandra Fafalios qu’il n ya qu’une “Force de la Montagne” sur le Mont-Royal, et elle se trouve du côté de la rue Édouard-Montpetit.
Il est loin le temps de la Dafné Roldan milieu de terrain récupérateur qui arpentait les prés verts à la recherche d’adversaires à qui distribuer des mandales, des taquets et faire sortir de leur match, récoltant au passage moult cartons. C’est désormais à une position plus reculée de défenseure centrale qu’elle fait profiter son équipe de son expérience. Plus ancienne médaillée au championnat canadien (finaliste en 2009 avec UdeM) encore en activité sur le circuit, elle guide pour l’instant la troupe d’Alexandre Da Rocha vers peut-être un des meilleurs résultats sur le RSEQ de son histoire.
Certains y verront peut-être une simple briseuse de tibias adverses qui se contente de montrer aux rookies qu’une équipe de soccer ne peut être constituée de danseuses là ou ses coéquipières verront un pilier de l’équipe qui s’est payé le luxe de sortir ni plus ni moins que Joëlle Gosselin du Rouge et Or de son match.
Il reste encore beaucoup de marches à franchir pour les Citadins pour devenir une référence du circuit provincial.
On joue la 49e minute de UDEM - LAVAL au ce 23 septembre au Cepsum quand la fusée Léa Chastenay-Joseph récupère un ballon donné en retrait par la défense de Montréal. La sentence ne se fait pas attendre. Passe pour Laurence Godbout et ouverture du score contre le cours du jeu. Le bouc émissaire est tout trouvé. La n5 des bleues se prend la tête, mais la redresse aussitôt. Pas de temps pour les consolations, le match n’est pas fini et il faut encourager les partenaires.
Alors Mona tout comme Laura Chénard, sait mieux que personne ce que c’est qu’être blessée, elle qui est revenue d’une déchirure au genou fait fi de son orgueil personnel et harangue ses partenaires. Parce que l’échec n’admet pas de justification alors elle pousse, elle replace, elle crie, elle encourage et ça paie. À la 87e elle est l’une des plus rapides à venir féliciter Chloé Villeneuve après son égalisation.
Il y a tout et rien à la fois dans ces 30 minutes qui ont décomplexé l’UDEM face au Rouge et OR. Et si l’UDEM remporte la bannière du RSEQ à la fin de la saison, elle pourra remercier Mona Ouirzane leur capitaine-courage.
La tendance est à l’offensive du côté des latéraux des Citadins. Du côté des dames, je demande Julia Liguori. Pour sa première année dans l’uniforme des Citadins la défenseure latérale qui peut également dépanner comme axiale, a montré dans la première partie de saison une grande propension à se projeter à l’attaque soutenir Émilie Carrier ou Marie-Pier Gougeon dès que l’occasion se présente.
On ne peut pas parler du jeu défensif de l’UDEM sans citer l’ainée des Gougeon. Mélissa latérale? c’est bon, Mélissa au marquage? C’est bon? Mélissa milieu de terrain centre??? C’est encore bon. Taulier de la défense de l’UDEM, Mélissa Gougeon c’est cette joueuse indispensable à tout entraineur qui ne rechigne pas à s’occuper du sale boulot permettant à son équipe de respirer.
Véritable couteau suisse , sa polyvalence est un atout non négligeable pour les Carabins qui vise une place au championnat canadien du SIC cette année. Championnat dont elle a atteint la finale en 2013 et est désormais l’une des rescapées avec Laura Chénard, Mona Ouirzane et Jacynthe Tessier. La référence à mes yeux au poste de latérale cette saison.
Je n’avais plus revu une telle complémentarité dans le milieu du Vert et Or depuis la paire Andréanne Gagné-Laurence Dostie Paré. Mais force est de croire que la relève pointe le bout de son nez avec la paire Audrey Lagarde-Anne Gauthier-Dessureault.
Placée devant la défense du Vert et Or, elle intervient particulièrement dans le rôle ingrat de marquage des milieux de terrain adverses en phase défensive. Mais c’est vraiment dans l’animation offensive que son rôle de plaque tournante prend toute son ampleur. Bénéficiant de la liberté de mouvement offerte à Lagarde, elle n’hésite pas à se projeter vers l’avant et à faire profiter son équipe de son jeu court comme long.
Femme de l’ombre, mais qui n’hésite pas à prendre ses responsabilités lorsque le jeu l’exige, Anne ne récolte pour l’instant aucun carton à son actif. Un rôle de vigie qui profite à ses coéquipières, mais qui n’empêche pour l’instant pas son équipe d’encaisser beaucoup de buts par le centre contre les grosses écuries.
Si les Citadins de l’UQAM marquent beaucoup cette année, ont un style de jeu plus prononcé et surtout n’encaissent plus autant de buts que par le passé, une femme dans cet effectif coure beaucoup plus que les autres et met le pied sur le ballon quand il faut.
Je ne prêtais pas spécialement attention à son jeu tant les qualités de percussions de Marie-Yasmine Alidou d’Anjou masquaient son travail de sape. Ne recherchez cependant pas chez elle ni élégance ni glamour dans son jeu : Erika Pion c’est cette coéquipière de devoir qui prend sur ses mollets la rude tâche d’éteindre les milieux adverses n’hésitant pas à abuser de tacles bien placés (parfois un peu trop) pour annihiler le départ des actions et qui permet aussi par sa couverture du terrain les envolées de Liguori - Gougeon ou Alidou D’Anjou. Peut-être dans la meilleure saison de sa carrière universitaire sous l’uniforme Citadins pour celle qui seule ou associée à Laurence Beaulieu devant la défense est l’une des raisons pour lesquelles la formation d’Alexandre Da Rocha affiche plus de caractère et de détermination chaque fois qu’elle est menée au score.
On aime ou on n’aime pas, mais je vois ni plus ni moins l’une meilleure paire au milieu de terrain à mi-saison que le tandem Arielle Roy-Peticlerc-Laurie Couture-Dallaire. Laurie c’est la créativité et une insolence dans le jeu que ce soit dans la protection de balle, les râteaux ou les changements de direction. Son jeu suinte la confiance et je n’ai pour l’instant pas vu beaucoup de déchets techniques dans son jeu (je ne dis pas qu’elle n’en a pas je dis juste que pour l’instant cela n’a pas paru).
Ce qui force l’admiration c’est la zone dans laquelle elle vient chercher ses ballons. Profitant de la qualité de relance de ses arrières et de la confiance qui règne dans l’effectif elle n’hésite pas à décrocher chercher la balle pour orienter le jeu vers ses acolytes Lapointe et Roy-Peticlerc, pour l’avoir vu effacer deux adversaires simplement d’une feinte de corps suivi d’un râteau lors de la confrontation aller contre UDEM, j’ai entendu un « Ouhh la Verratti » émanant de la bouche de plusieurs spectateurs conquis à sa cause.

Les Stingers de Concordia et les séries c’est un peu comme Coyote poursuivant Bip Bip: tu as toujours l’impression que cette fois c’est la bonne et que le Grand Géocoucou va se faire prendre par le Coyote… mais non. Les Stingers c’est un peu cela: des bonnes intentions chaque années mais toujours des raclées et des raclées qui les ramènent à la réalité. Par contre , poursuivant dans leur tradition des numéros 10 créatives, elles nous mettent toujours à l’honneur des pépites agréables à suivre. Après Kayla Myre, après Kaitlyn Fournier j’appelle à la barre Mélisane Lafrenaye.
Dans une formation qui sauf cataclysme servira d’arbitre pour les équipes de tête jusqu’à la fin de la saison, la meneuse de jeu détonne par la qualité de ses passes et percussions balle au pied.
Soccer féminin: victoire du Rouge et Or contre Concordia
Audrey ressuscite le mythe du numéro 10 à l’ancienne. La coéquipière qui oxygène le jeu par ses décrochages, sert de rampe de lancement aux attaques, se charge des coups de pieds arrêtés et même se retrouve à la conclusion des actions. Hybride de meneur de jeu et d’attaquante quand le jeu l’exige, n’attendez pas de roulettes ou autres attractions à la Robinho de sa part, Audrey Lagarde ne vit que pour le collectif. La complicité qu’elle entretient avec Anne Gauthier-Dessureault lui donne beaucoup de liberté pour jouer entre les lignes à la recherche de cette passe qui tue ou de cet appel dans le dos de la défense trop occupée à garder un œil sur Marie-Éve Jacques et Laura Veilleux. Elle a également perfectionné l’aspect défensif de son jeu et n’hésite pas à mettre la main à la pâte quand il s’agit de harceler les milieux défensifs adverses pendant leur relance.
Ne lui reste plus qu’à confirmer ses bonnes performances de mi-saison en aidant sa formation à décrocher une bannière provinciale. Avec plus de magie ? Plus de folie ? Non tout simplement plus de réalisme contre l’UDEM comme par le passé, mais aussi contre le Rouge et OR et sans trop encaisser.
Nous sommes à la fin du match contre l’UDEM et au micro on ressent une Arielle Roy-Peticlerc fâchée d’avoir perdu des points contre les Bleues. Se rend-elle compte qu’elle vient de participer à une démonstration de football de plus d’une heure où le Rouge et Or a privé les Carabins du cuir ? Non, car la n10 du Rouge et Or n’en a cure des performances individuelles.
Que ce soit avec Gabrielle Lapointe, Laurie Couture-Dallaire ou à l’occasion Joëlle Gosselin lorsque celle-ci décroche, Arielle joue entre les lignes reçoit le ballon, s’écarte sur l’aile, revient toucher le ballon, disparaît puis ressurgit et débloque la situation. Sa réalisation au Cepsum à la suite d’une succession de 11 passes consécutives illustre bien la chimie qui règne au sein de cette formation qui sera difficile à aller chercher en cette fin de saison.
Dribble : action de se déplacer le ballon sur le terrain pour éviter que le joueur ne s’en empare ce qui peut notamment supposer des accélérations rapides. Prenez la définition, rajoutez-y un zeste de malice et vous obtenez la cadette des Gougeon qui participe actuellement à la bonne santé des Citadins de l’UQAM.
Le seul reproche qu’on pourrait faire à Marie-Pier serait son manque de réalisme devant les buts. Pour une joueuse qui casse autant de reins et est douée d’un démarrage aussi explosif, son ratio passe-buts est encore famélique. En revanche son abattage de la 1re à la 90e que ce soit en tant qu’ailier ou en milieu offensif axial est énorme et soulage grandement une formation dépourvue d’une attaquante axiale qui carbure dans des saisons à plus de 8 buts.
J’ai longtemps hésité avant d’inscrire Catherine Proulx tant j’attendais d’elle plus de réalisme devant les cages par rapport au nombre d’occasions qu’elle se crée par match. Dans un style crochet intérieur-extérieur sur son aile qui rappellera Kim Brûlé aux nostalgiques du côté de Édouard-Montpetit, Catherine est pour le moment sur une bonne lancée alors qu’elle totalise 4 buts et 2 passes à mi-saison. Moins de frou-frou et plus de travail et on sent la jumelle Proulx qui a bossé ses gammes devant les cages adverses. Également une bonne nouvelle, elle possède de nombreuses coéquipières de talent qui tendent à faire de l’UDEM une formation qui brille par son imprévisibilité offensive.
Suppléée par une rapide Chloé Villeneuve sur son côté quand elle-même n’a plus de jus dans les jambes. La profondeur que donnent cette année les Carabins sur toutes les lignes est un atout de plus qui va lui permettre de se dépenser sans compter.
L’UQAM a pour l’instant un pied en séries et le doit pour l’essentiel à un système de jeu équilibré sublimé par sa chef d’orchestre Marie-Yasmine. Dans un système de jeu qui lui permet de mettre en avant ses qualités de contrôle de balle, de jeu entre les lignes et surtout de finition. Elle marque, provoque balle au pied, dispose d’une puissante frappe de balle, est impliquée dans la moitié des buts de son équipe et elle affiche des stats stratosphériques pour une joueuse de l’UQAM (déjà 10 buts à mi-saison). Elle peut parfois afficher des performances défensives en deçà des atteintes comme ses matchs en demi-teinte face au Rouge et Or ou contre l’UDEM, mais on le lui pardonne tant, jamais depuis Lora Lehr, une joueuse des Citadins n’avait eu autant d’impact sur le circuit.
Jamais autant à l’aise que soutenue par deux milieux défensifs qui lui épargnent les tâches défensives, elle peut alors se concentrer sur ce qu’elle fait de mieux (même très bien) pour le moment : laisser libre cours à ses qualités offensives.
Le Succès Atire le Succès
Le secret ? Une structure solide, une vision partagée et une culture de la gagne. « On veut être bon partout. Le succès attire le succès, même si l’aspect financier est un défi. Mais la notoriété et le spotlight compensent », explique Dionne. L’ajout du hockey féminin l’an prochain promet d’amplifier encore cette dynamique.
Vers un printemps de feu ?
Le championnat canadien approche, et l’espoir est permis. « Tout peut arriver avec l’appui de la foule. La clé, c’est de gagner le premier match. » Les billets s’arrachent déjà, la fièvre monte. Le Rouge et Or est-il prêt à écrire une nouvelle page d’histoire ?
| Nom | Équipe | Position | Points Forts |
|---|---|---|---|
| Cassandra Fafalios | Martlets (McGill) | Gardienne | Réflexes, placement |
| Vandal | Rouge et Or (Laval) | Gardienne | Interventions hors de sa surface, relance au pied |
| Marie-Sandra | Rouge et Or (Laval) | Défenseure | Expérience, solidité |
| Maude Leblanc | Carabins (UdeM) | Milieu de terrain | Force, précision |
| Dafné Roldan | Citadins (UQAM) | Défenseure Centrale | Expérience, leadership |
| Mona Ouirzane | Carabins (UdeM) | Capitaine | Courage, détermination |
| Julia Liguori | Citadins (UQAM) | Défenseure Latérale | Projection offensive |
| Mélissa Gougeon | Carabins (UdeM) | Latérale | Polyvalence |
| Audrey Lagarde | Vert et Or (Sherbrooke) | Milieu de terrain | Créativité, vision du jeu |
| Anne Gauthier-Dessureault | Vert et Or (Sherbrooke) | Milieu de terrain | Marquage, animation offensive |
| Erika Pion | Citadins (UQAM) | Milieu Défensif | Couverture du terrain, tacles |
| Laurie Couture-Dallaire | Rouge et Or (Laval) | Milieu de terrain | Créativité, insolence |
| Mélisane Lafrenaye | Stingers (Concordia) | Meneuse de jeu | Passes, percussions balle au pied |
| Arielle Roy-Peticlerc | Rouge et Or (Laval) | Milieu de terrain | Jeu entre les lignes |
| Marie-Pier Gougeon | Citadins (UQAM) | Ailière/Milieu Offensif | Dribble, abattage |
| Catherine Proulx | Carabins (UdeM) | Ailière | Crochet intérieur-extérieur |
| Marie-Yasmine Alidou D’Anjou | Citadins (UQAM) | Chef d'orchestre | Contrôle de balle, finition |