L'histoire Rouge et Noir du Stade Rennais et Sang et Or du Racing Club de Lens

Le football français est riche en histoires de clubs aux identités fortes, marquées par leurs couleurs, leurs traditions et leurs supporters passionnés. Parmi ces clubs emblématiques, le Stade Rennais et le Racing Club de Lens se distinguent par leurs couleurs distinctives et leur histoire riche en événements mémorables.

Le Stade Rennais : Une Histoire en Rouge et Noir

Aujourd’hui, focus sur le Stade Rennais, qui affronte le PSG ce dimanche pour la 8e journée de Ligue 1 (20 h 45). En Ille-et-Vilaine, le rouge et le noir sont les couleurs du Stade Rennais, un des plus vieux clubs de France, fondé le 10 mars 1901. Sa création est due à un groupe d’anciens étudiants, dont Duchesne, Jamin, Ghis, Malfilatre, Langillier et Audren.

À l’origine, c’était un club omnisports où l’on pratiquait le football, l’athlétisme et le hockey. Lors des matchs, le club rennais évoluait alors en rayures bleues. Lors de ces débuts, le Stade Rennais connaît de très bons résultats et est même sacré champion de Bretagne en 1903.

Pour tenter de reléguer cette concurrence, le Stade Rennais fusionne avec le FC Rennais le 4 mars 1904, qui trouve lui aussi ses racines dans le milieu étudiant. Claude Loire, historien du Stade Rennais, est revenu sur le choix de ces couleurs pour le site Stade Rennais Online.

« D’abord, Rennes a été surnommé au Moyen-Âge la “ville rouge”, en référence au schiste rouge du pays pourpre (Ille-et-Vilaine). Le rouge et le noir ont été adoptés car le FC Rennais, fondé par des étudiants de mouvance anarcho-syndicaliste, était plus ancien. Le club ne quittera plus jamais ces couleurs, les rayures disparaissant néanmoins très vites et le rouge changeant seulement parfois de teintes au fil du temps.

D’abord uniquement en noir et blanc avec une hermine, le logo du club intègre le rouge et le noir à partir des années 1960 avec toujours des bandes noires et blanches sur la partie supérieure.

Les Premiers Pas en Europe

Le parcours européen du club a débuté en septembre 1965 face au Dukla Prague mais les Rennais sont restés muets lors des matchs aller et retour. Le 15 septembre 1971, en Coupe des coupes, le Mayennais Philippe Redon est entré dans l’histoire du Stade Rennais F.C. en inscrivant le premier but européen du club, pour son premier match chez les professionnels. Un jour encore inoubliable pour les plus anciens fidèles supporters.

C’est dans l’ère moderne que les Rouge et Noir ont écrit leurs plus belles pages. À commencer par la 1999-2000 où les Rennais se défont, en coupe Intertoto, de l’Austria Lustenau et de l’Austria Vienne avant de réaliser une performance XXL en tenant tête à la Juventus de Turin du grand Zinédine Zidane au stade de la route de Lorient (2-2).

En 2005-2006, les Stadistes marquent les esprits face à Osasuna et une victoire 3 buts à 1 au 1er tour de la coupe de l’UEFA. Alexander Frei inscrit alors un but de légende, sur un centre magique d’Olivier Monterrubio.

Parmi ces 86 rencontres européennes, il y a eu la mythique réception d’Arsenal le 14 mars 2019 en 8e de finale retour de l’Europa League. Les bords de Vilaine s’en souviennent encore tellement le Roazhon Park a explosé de joie, de l’aveu même de Julien Stéphan : « J’ai senti le sol trembler sous mes pieds » déclarait-il à la fin du match. Une effusion de joie obtenue grâce à une performance exceptionnelle des Rennais et un score final de 3-0 face aux Gunners.

Plus tard, c’est la Lazio Rome, Tottenham Hotspur, Leicester City ou encore Fenerbahçe SK qui ont dû faire face à la furia Rouge et Noir.

En 2024, le Stade Rennais F.C. a affronté l'AC Milan, club emblématique aux 19 titres de champion d’Italie et aux 7 Champions League. Défait à San Siro devant 10 000 supporters Rouge et Noir (0-3), le SRFC est sorti vainqueur du match retour en s’imposant 3 à 2 dans un Roazhon Park incandescent.

Le Stade Rennais qui reçoit l’AC Milan ce jeudi 22 février en barrage retour de la Ligue Europa entretient une relation quasi amoureuse avec ses supporters.

La Ferveur des Supporters

Une marée rouge et noire. Jeudi 15 février à Milan, les 10 000 supporters du Stade Rennais ont fait très forte impression, lors du match aller de Ligue Europa. « Cela dénote la relation spéciale, de plus en plus forte, entre le club et ses supporters. Désormais, les supporters veulent se déplacer en masse pour soutenir leur club. Ils étaient déjà 500 pour clamer leur fougue à Osasuna, en 2005, le même nombre à Glasgow en 2011. Le phénomène a littéralement explosé à Séville en 2019, où ils étaient 2 700.

Cette ferveur a vu un nouveau public garnir les tribunes du Roazhon Park. En cinq ans, un tiers des abonnements a été renouvelé. Ils sont désormais des milliers les jours de match. Le public s’est rajeuni. Il s’est féminisé aussi. La Vitréenne de 26 ans symbolise cette féminisation du public foot. Connaisseuse, passionnée, et surtout décomplexée dans la façon de l’assumer et d’en parler. Et puis plus du tout. Dans les tribunes, j’assiste aux matchs dans le kop, et ça s’est toujours bien passé. Dans l’ensemble, le public est positif et respectueux.

Le SRFC ne se nourrit pas que de son passé, de la vision de son actionnaire où des talents qui regorgent dans sa prestigieuse Académie. Un club de football n’est rien sans identité, arpentez donc les rues de Rennes pour vous en rendre compte, là où les maisons à colombages répondent à des architectures audacieuses, là où le Rock croise les traditions celtiques, là où le Street-Art s’affiche partout à la vue des célèbres mosaïques d’Odorico ; là, sur quelques placettes, dans les parcs, en bords de Vilaine, où l’on se plaît à se dueler à l’épreuve iconique du palet.

Flânez donc sur le marché des Lices, le deuxième plus grand de France, sentir les arômes des étals, entre terre et mer, retrouvez le goût de l’artichaut que Marcel Aubour s’amusait à lancer en finale 71 derrière son but au stade olympique de Colombes, et bien sûr déguster l’inimitable galette-saucisse.

C’est tout simplement parce qu’il se nourrit de la richesse de son territoire, de son histoire et de ses habitants que le Stade Rennais F.C. fait la fierté de sa région. Et qu’il cultive, avec humilité, son ambition de devenir une place forte du football français, reconnu sur le vieux continent.

POUR RENNES ET LA BRETAGNE, TOUT DONNER !Né de la volonté de fédérer au début du XXe siècle, auréolé dans les années 60, sauvé fin des années 70, mis à l’épreuve dans les années 80-90, structuré dans les années 2000, le Stade Rennais F.C.

Le SRFC n’oublie pas.Il se souvient de ses étudiants rennais, Duchesne, Ghis, Peter et Jamin, qui en 1901 ont fondé le club omnisports du Stade Rennais. Il se souvient de Jean Prouff, le regard bienveillant porté à jamais sur le Roazhon Park, qui a déplacé la foule bretonne à Paris en 1965 puis 1971 pour remporter deux fois la Coupe de France, marquant ainsi les années yéyé du SRFC. Il se souvient de la ténacité d’Edmond Hervé et Alfred Houget pour empêcher le navire Rouge et Noir de chavirer en 1978.

Après la reconnaissance, la renaissanceLe Stade Rennais F.C. est aujourd’hui reconnaissant de la famille Pinault, bercée dans les années 70 par les clameurs du stade lorsqu’elle occupait une maison route de Lorient. Les années 2000 marquent le passage aux décennies de l’espoir et de l’ambition.

Depuis 25 ans maintenant, les dirigeants à qui l’on a confié les clés n’ont cessé de suivre le cap fixé. Pour la progression, les décideurs ont fait le choix de la formation. Sylvain Wiltord, Mikaël Silvestre, Anthony Réveillère, Étienne Didot, Jimmy Briand, Stéphane Mbia, Romain Danzé, Yoann Gourcuff, Yacine Brahimi, Yann M'Vila, Abdoulaye Doucouré, Ousmane Dembélé, Eduardo Camavinga, Désiré Doué, Mathys Tel, Lesley Ugochukwu, Jeanuel Belocian... Des noms qui résonnent et qui symbolisent le pari gagnant.

L’Académie Rouge et Noir est considérée depuis des années comme l’une des plus performantes en France et en Europe. Au fil de ces éclosions, le retour en Europe et les premiers grands frissons : la Juve, Osasuna, l’Étoile Rouge, l’Atlético Madrid, des performances inoubliables à Jablonec et contre le Bétis, dans la fournaise du Roazhon Park face à Astana, Arsenal, la Lazio, Tottenham et Leicester, et des déplacements épiques et massifs dans les rues de Séville, Londres, Glasgow et Milan.

Des soirées historiques qui ont permis de gagner en confiance et en audace. Le club n’a plus peur et se permet désormais de titiller les premiers. Le 27 avril 2019, le club renoue avec son glorieux passé. Au Stade de France, l’étendard Rouge et Noir est levé.

Aujourd’hui le vent de l’ambition continue de souffler. Européens six ans durant (entre 2018 et 2024), les Rouge et Noir continuent de regarder devant, avec des objectifs relevés chaque année pour horizon.

Le Racing Club de Lens : Une Passion en Sang et Or

50 ANECDOTES INCONNUES SUR LE RC LENS !

À la fin du XIXe siècle, le football apparaît en France. Dans la région, plusieurs clubs sont créés comme à Arras (en 1901). Si le projet est lancé dès 1906, les premiers statuts du Racing Club Lensois sont déposés à la sous-préfecture le 18 octobre 1907. Déjà ancré dans son environnement, le Racing adopte le Vert et le Noir comme couleurs officielles, en référence à la Place Verte et au charbon.

Les joueurs lensois s’installent sur un terrain prêté par la Compagnie des Mines de Lens, situé route de Béthune, puis doivent de nouveau déménager en 1912. Après la Première Guerre mondiale, le Racing repart sous l’impulsion de M. Laroche, directeur du Comité de Secours Américain.

Ce dernier soutient le club en lui offrant un nouveau terrain, la pâture Tacquet. Successeur de Carlos Douterlungne à la présidence, Marcel Pierron prend la tête du Racing en 1920. Auparavant composé de jeunes Artésiens, l’effectif est complété par des footballeurs étrangers (d’abord Italiens et Polonais) venus travailler dans les mines.

L’arrivée de René Moglia en tant que président marque un tournant. C’est à son initiative que l’équipe évoluera désormais en rouge et jaune, référence au drapeau de l’Espagne qui a occupé l’Artois aux XVIe et XVIIe siècles.

Dès 1925-1926, il glane son premier titre en Ligue d’Artois. Une évolution éclair qui se poursuit avec l’accession en Division d’Honneur (DH Nord) en 1929. En parallèle, un certain engouement se crée avec la création du premier groupe de supporters, « Supporters Club Lensois ».

Preuve que le RC Lensois suscite un intérêt grandissant, la Compagnie des Mines de Lens acquiert une parcelle de terrain, le 6 novembre 1929. Comme un symbole, la réalisation du stade est confiée à 180 mineurs de la Fosse 5, signe de l’importance de l'industrie du charbon dans le développement du club.

Les Premières Années Professionnelles

En 1932, le premier championnat professionnel français voit le jour. Pour ce premier exercice dans le monde pro, le Hongrois Ladislas Siklo et l’Autrichien Tony Marek contribuent à la 5e place acquise en 1934-1935. Les progrès de la formation dirigée par Robert De Veen se retranscrivent aussi dans les sélections de Raymond François et Edmond Novicki en Équipe de France.

Au moment de la Seconde Guerre mondiale, le championnat de France est divisé en trois zones (Nord, Sud et interdite). Positionné dans la zone interdite, le RCL écrase généralement les débats et termine 1er à deux reprises (1941 et 1942).

S’ils ont dominé le football nordiste pendant plusieurs années, les Sang et Or sont relégués en D2 à l’issue de la saison 1946-1947. Cela s’explique notamment par la nationalisation des mines, qui a eu pour conséquence une forte diminution du budget alloué au club par les Houillères (Compagnie des Mines).

De retour à l’échelon inférieur, les jeunes Lensois se distinguent surtout en Coupe de France, compétition dont ils atteignent la finale. Le 10 mai 1948, l’équipe de Nicolas Hibst font face à Lille devant une affluence de 61 473 spectateurs. Les Artésiens réapparaissent au plus haut niveau du football hexagonal en 1949 et s’y installent durablement.

Jusqu’à la fin des années 1960, la formation lensoise fait partie des meilleures du pays et termine vice-champion de France deux fois (1956, 1957). Dans cette période positive, des individualités marquantes brillent sous les couleurs sang et or, à l’image d’Ahmed Oudjani qui devient le premier joueur de Lens à finir meilleur buteur de D1 (30 réalisations).

Si la dynamique est bonne sur les terrains, elle l’est moins en dehors. En effet, l’activité des Houillères ralentit progressivement, causant la diminution des effectifs de la Compagnie des Mines. Traversant une crise sans précédent, la Compagnie des Mines se désengage du Racing Club Lensois.

Renaissance et Premières Épopées Européennes

Le club prend le nom de Racing Club de Lens et connaît une reconstruction encouragée par Henri Trannin (Directeur Sportif), Arnold Sowinski (Entraîneur) et André Delelis (Maire de Lens). Ainsi, avec l’intervention d’André Delelis, la Ville de Lens achète le stade Félix Bollaert en échange d’un franc symbolique.

Après la promotion en D2 (1971), les Lensois se hissent jusqu’en demi-finale de la Coupe de France, emmenés notamment par les Polonais Eugeniusz Faber et Ryszard Grzegorczyk, puis en Division 1 au terme de la saison 1972-1973.

La bande dirigée par Arnold Sowinski découvre l’Europe face aux Irlandais de Home Farm Dublin, le 17 septembre 1975. Vice-champion de France en 1977, le Racing prend part à la Coupe de l’UEFA et réalise l’une de ses plus belles performances sur la scène européenne. Opposés à la Lazio, les coéquipiers de Daniel Leclercq s’inclinent à Rome au match aller (2-0) avant de renverser leur adversaire au retour (6-0), notamment grâce à un triplé de Didier Six. Éliminés par Magdebourg, les Lensois renouent avec la compétition pour la campagne 1983-1984.

Privé de plusieurs de ses éléments phares dont Philippe Vercruysse et Daniel Xuéreb qui ont quitté l’Artois, le Racing se maintient de peu sous les ordres d’Arnold Sowinski - qui a succédé à Joachim Marx - en 1988. En fin de saison 1988-89, Lens descend en D2. Gervais Martel ambitionne de ramener l’équipe au plus haut niveau et il ne faut que deux saisons pour que les hommes de Marcel Husson rallient la D1.

L'Ère Moderne et le Titre de Champion

Ambitieux, les Lensois s’appuient sur des jeunes issus de la région comme Eric Sikora, Cyrille Magnier, Pierre Laigle ou Jean-Guy Wallemme. D’autres plus expérimentés, à l’image de Bernard Lama, Robbie Slater ou Roger Boli, étoffent l’effectif.

Lens se classe 5e deux fois en suivant (1996 et 1996), validant son billet d’entrée pour la Coupe de l’UEFA. En dehors des frontières, l’équipe fait honneur aux couleurs lensoises et signe son plus large succès contre l'Avenir Beggen (6-0, 0-7). Néanmoins, lors de l’exercice 1996-1997, les joueurs de Roger Lemerre sont concernés par la lutte pour le maintien jusqu’en fin de saison.

Dans les années 90, le Racing fait bonne figure en championnat. Pour franchir un nouveau palier, il peut compter sur la ferveur de Bollaert, dont le record d’affluence est battu le 15 février 1992 à l’occasion de la réception de l’Olympique de Marseille (48 912 spectateurs).

Alors que Roger Lemerre rejoint le staff des Bleus en vue de la Coupe du Monde 98, son adjoint Daniel Leclercq le remplace à la tête de l’équipe. Novice en tant que coach principal en D1, « Le Druide » veut redynamiser le jeu lensois et bénéficie notamment des renforts de Stéphane Ziani et Anton Drobjnak.

Invaincus lors de leurs 10 premiers matchs à Bollaert, les Sang et Or réalisent un parcours exceptionnel et raflent 13 succès sur la phase retour du championnat. Leaders au moment de se déplacer à Auxerre le 9 mai 1998 pour clore cette campagne mémorable, les Lensois, qui n’ont besoin que d’un point pour être sacrés champions, arrachent le nul grâce au but de Yoann Lachor (1-1). À Bollaert, la nuit sera longue.

Champions de France, les Artésiens disputent la Ligue des Champions pour la toute première fois. En phase de groupe, ils font face au Dynamo Kiev, au Panathinaïkos et à Arsenal. Si la tâche s’annonce relevée, le Racing se met au niveau de la plus prestigieuse des compétitions continentales.

Après deux nuls à Londres (1-1) et en Ukraine (1-1), Lens glane sa première victoire en C1 face au Panathinaïkos à Bollaert sur un but de Wagneau Eloi (1-0) avant de devenir le premier club français à s’imposer à Wembley grâce à Michaël Debève, contre Arsenal le 25 novembre 1998 (0-1).

La formation de Daniel Leclercq se console sur la scène nationale. Vainqueur de Marseille, Le Havre, Rennes et Sochaux, elle rejoint Metz en finale de la Coupe de la Ligue le 8 mai 1999. Au Stade de France, Daniel Moreira fait trembler les filets et offre un second trophée majeur au Racing en l’espace de quelques mois (victoire 1-0).

S’il est bousculé en D1, c’est en Coupe de l’UEFA que le Racing joue ses plus belles partitions. Vainqueurs du Maccabi Tel-Haviv puis du Vitesse Arnhem, les coéquipiers de Joseph-Désiré Job font chuter Kaiserlautern (1-1, 1-4). Viennent ensuite le tour de l’Atletico de Madrid (2-2, 4-2) et du Celta Vigo (0-0, 2-1) lors de soirées épiques à Bollaert.

Qualifiés pour la Ligue des Champions, ils écrivent une nouvelle page de leur histoire continentale en battant notamment l’AC Milan (2-1), futur vainqueur de la C1.

Entre résultats et coups d’éclats réguliers, le RC Lens se stabilise dans le haut du tableau de Ligue 1. Sous la houlette de Joël Muller, les Artésiens finissent 8es de l’élite en 2003-2004, saison au cours de laquelle ils atteignent le deuxième tour de la Coupe de l’UEFA.

La formation constituée, entre autres, de Vitorino Hilton, Seydou Keita, Olivier Thomert ou Daniel Cousin valide son retour en UEFA grâce à sa 4e place en Ligue 1. De bon augure pour la suite puisque les Lensois sont tout proches de retrouver la Ligue des Champions au terme de la saison 2006-2007.

En difficulté en championnat, l’équipe voit plusieurs coachs se succéder à sa tête et plonge en Ligue 2, dix ans après avoir été championne de France et après 17 saisons au plus haut niveau. En parallèle, le Racing s’incline en finale de la Coupe de la Ligue face à Paris (1-0) au terme d’un scénario cruel.

Un recrutement ambitieux et la nomination d’Antoine Kombouaré en tant que coach contribuent à la belle 2e place synonyme de promotion en Ligue 1. De la Ligue d’Artois à la Ligue des Champions, le Racing a tout connu en 110 ans d’existence.

Si l’exercice 2017/18 commence mal (7 défaites) et voit les Lensois lutter pour le maintien en Ligue 2, un vent de fraîcheur souffle sur Bollaert-Delelis. Dès la saison suivante, les joueurs coachés par Philippe Montanier (5es de L2) disputent les play-offs d’accession à la Ligue 1.

Ce n’est que partie remise. Le renouveau lensois est inspiré par des joueurs comme Jean-Louis Leca, Massadio Haïdara, Yannick Cahuzac ou Florian Sotoca. Les Sang et Or jouent les premiers rôles tout au long de la saison 2019-2020 et, malgré l’arrêt du championnat en raison de la crise sanitaire, ils sont récompensés de leurs efforts en étant promus en Ligue 1.

En Ligue 1, son équipe est notamment renforcée par Seko Fofana, Jonathan Clauss, Facundo Medina et Gaël Kakuta. Rapidement, le tacticien impose sa patte et Lens acquiert un maintien confortable (7e), tout en prônant un football plaisant et authentique. Bis repetitia la saison qui suit.

Deiver Machado et Kevin Danso viennent compléter le onze lensois, surprenant de nouveau (7e). Mené, entre autres, par son capitaine Seko Fofana, son gardien Brice Samba et son meilleur buteur Loïs Openda (21 buts), le Racing débute sur les chapeaux de roue (1 défaite en 20 matchs) et effectue le meilleur parcours de son histoire en première division (84 points).

Deuxièmes pendant 17 journées, les Sang et Or glanent 17 succès sur 19 possibles à Bollaert - véritable forteresse - et confortent leur place de vice-champions de France au terme d’un sprint final épique (11 victoires en 12 rencontres).

L’attente fût longue… mais elle valait le coup ! 16 ans après sa dernière participation européenne, 21 ans après sa dernière rencontre de Ligue des Champions, le Racing renoue avec la C1 sur le terrain du Séville FC (1-1), tenant du titre de la Ligue Europa.

Enthousiasmants, les Sang et Or réalisent ensuite l'exploit de renverser Arsenal - vice-champion d'Angleterre - à Bollaert-Delelis (2-1) puis dominent Séville lors du 6e match de poule (2-1). Avec 8 points obtenus (2 victoires, 2 nuls), ils sont reversés en barrages de la Ligue Europa mais s'inclinent face à Fribourg (0-0, 3-2 a.p).

Le 20 juillet 2020, le Président lensois Joseph Oughourlian et Sarah M'Barek actent la création de la section féminine du RC Lens. Nommée Manageure de la toute première équipe féminine sang et or, l'ex-internationale tricolore débarque dans l'Artois avec l'ambition d'accéder à l'élite.

Fédéré autour d’intentions de jeu résolument offensives et valeurs collectives fortes, les Sang et Or enchaînent 14 rencontres sans défaite en Seconde Ligue, remportent le derby face à Lille à deux reprises (0-3, 2-1) et attirent 10 237 supporters à Bollaert-Delelis pour la réception de Metz, réalisant la meilleure affluence pour une rencontre de Seconde Ligue.

Épique, ce Racing de tous les records entre définitivement dans l'histoire du club au Stadium de Toulouse, concurrent direct, le 11 mai.

Tableau Récapitulatif des Moments Clés

Club Couleurs Fondation Moments Clés
Stade Rennais Rouge et Noir 1901 Victoires en Coupe de France, Parcours en Coupes Européennes, Ferveur des Supporters
Racing Club de Lens Sang et Or 1906 Champion de France 1998, Parcours en Ligue des Champions, Ferveur du Public à Bollaert

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