Le monde du handball français est en constante évolution, avec des clubs qui aspirent à se faire une place au niveau national et européen. Parmi ces clubs, le Fenix Toulouse Handball se distingue par son ambition et sa volonté de développer de jeunes talents, tel que Romain Giraudeau. Cet article explore le parcours de Giraudeau, les performances récentes du Fenix en Coupe d'Europe et en championnat, ainsi que les perspectives d'avenir du club.

L'équipe du Fenix Toulouse Handball pour la saison 2023-2024.
Le Fenix Toulouse Handball en Quête de Gloire Européenne
Mardi 29 mars 2022, le Fenix Toulouse a disputé un 8e de finale aller de Coupe d’Europe, l’EHF, face aux Portugais du Benfica Lisbonne. Un événement historique pour le club, qui avait connu les phases finales de la 3e Coupe d’Europe à la fin des années 90. Le président du Fenix, Philippe Dallard, avait hâte d’être au 29 mars pour s’enivrer de ce nouveau parfum de phases finales européennes.
« C’est la deuxième année consécutive qu’on dispute la Coupe d’Europe et on est sortis brillamment des poules cette saison », s’était réjoui le patron du club, qui ambitionnait d’atteindre les quarts de finale et même le Final Four, soit le niveau demi-finale. L’entraîneur toulousain, Danijel Andjelkovic, avait renchéri : « En face, Benfica a un budget deux fois plus important que le nôtre et un gros effectif. Nous n’avons rien à perdre et avons envie de battre cette équipe. On va se battre comme des chiens ».
De l’avis des observateurs et du club, Benfica faisait partie des favoris de la compétition, au même titre que Nantes et quelques clubs allemands. « Nous allons essayer de faire un braquage sans cagoule », avait même métaphorisé Philippe Dallard.
Le parcours européen de Saint-Raphaël s’est achevé face à Flensburg-Handewitt, double tenant du titre. Malgré une première période encourageante où les Varois ont même pris l’avance à plusieurs reprises, ils ont cédé en fin de première mi-temps puis progressivement dans la seconde période pour finalement s’incliner 29 à 36. Montpellier a parfaitement rempli sa mission en dominant largement le club suisse de Bern sur le score de 37 à 29. Déjà qualifié avant la rencontre, le MHB a construit sa victoire dès la première mi-temps, creusant un écart significatif qui a atteint jusqu’à onze buts en seconde période. Agustin Casado Marcelo s’est illustré avec huit réalisations, tandis que Charles Bolzinger a contribué à la réussite collective avec 32 % d’arrêts. Quant au Fenix Toulouse, il a conclu sa campagne européenne par une cinquième défaite consécutive, s’inclinant 26 à 34 à Kristianstad. Après une première mi-temps équilibrée, les Toulousains ont subi un rouleau compresseur suédois en début de seconde période, concédant un 5-0 fatal.
La Saison 2022/2023 : Une Nouvelle Dimension pour le Fenix
La saison 2022/2023 s’est achevée sur une 6ème place, une performance qui se traduit par un changement de dimension au sein du Fenix Toulouse Handball. Cette équipe toulousaine est ainsi parvenue à faire tomber les grandes équipes du championnat sans pour autant être régulière contre les petites. Le 25 septembre, le Fenix Toulouse Handball s’est imposé 35 à 27 contre le Paris Saint Germain, huit fois champion de France de suite. Cette victoire est la première contre une des trois équipes du futur podium final de cette saison 2022/2023 et celle d’une nouvelle réputation en tant qu’équipe qui parvient à faire tomber les favoris du championnat.
Cependant, cette performance est ternie par un manque de régularité contre les équipes de deuxième partie de tableau, l’empêchant ainsi de concrétiser ses objectifs européens en laissant les concurrents directs prendre les places qualificatives de la coupe d’Europe. L’effectif a pourtant signé une 6ème place, confirmant les ambitions de la saison dernière, s’ajoutant aux titres personnels de meilleur buteur pour Nemanja Ilic, auteur de 202 buts et de meilleur joueur à son poste, en tant qu’ailier gauche.
« Les titres personnels ont été remportés grâce à une qualité de jeu collectif. Les performances du club en championnat attirent notamment toujours plus de spectateurs qui viennent assister aux exploits de leur équipe contre les favoris tels que Paris, Montpellier ou encore Nantes. Toulouse a fini avec 37 points au terme de la saison, ce qui en fait le meilleur total de points du club depuis près de 20 ans. L’entraîneur de l’équipe souligne cette attractivité grandissante « Les spectateurs sont plus nombreux que la saison dernière. On a eu seulement trois défaites à domicile (contre Chambéry, Dunkerque et Nîmes, Ndlr) donc les gens sont contents et ils ont envie d’aller plus loin avec nous ».
Développement des Jeunes Talents et Préparation de l'Avenir
De plus, la montée en puissance de l’ambition du club bénéficie aux jeunes joueurs issus du centre de formation qui tenteront de correspondre aux objectifs fixés par le club pour la saison à venir. Ils sont intégrés au fur et à mesure au sein de l’effectif professionnel afin de prendre connaissance des attentes du handball de haut niveau. Danjiel Andjelkovic défend cette méthode. « Ça fait 2-3 ans qu’on investit dans le centre de formation en essayant d’amener ces jeunes avec les joueurs professionnels et on espère avoir des résultats dans 4 à 6 ans ».
« Le départ de joueurs comme Erik Balenciaga impacte le jeu en attaque. On compte alors sur notre joueur de 22 ans Casper Käll pour le remplacer. Il a beaucoup de potentiel et de qualités afin de prendre un jour le poste de demi-centre à la place d’Erik Balenciaga » explique le technicien toulousain. Le club s’est limité à quatre changements à travers l’arrivée de Gabriel Nyembo, Casper Käll, Uros Mitrovic et Romain Giraudeau de retour de prêt. Il s’agit essentiellement de pallier le départ d’Erik Balenciaga qui s’était durablement imposé à l’issue de son passage sous les couleurs du Fenix.
« J’aimerais remercier mes joueurs, ils se sont battus tout au long de la saison alors qu’on n’avait pas de gaucher quand on l’a débutée et seulement quatre joueurs étaient sur les postes d’arrière » insiste Danijel Andjelkovic.
Suite au départ de l’international autrichien Tobias Wagner, le pivot de 26 ans Gabriel Nyembo a été recruté jusqu’en 2025 après avoir joué pendant quatre saisons sous les couleurs de Dunkerque et débuté sa carrière professionnelle au club de Sélestat pendant cinq saisons.
Hommage à Pierrick Chelle
Un enfant du club s’en va ! Le Capitaine, Pierrick CHELLE, a pris la parole ce matin pour annoncer que cette saison sera la dernière pour lui en tant que sportif professionnel. Depuis maintenant 2 ans, il prépare sa reconversion, c’est dans ce cadre qu’il intégrera la saison prochaine le staff administratif du club. « Je ne vais pas partir sur un discours d’adieu, on gardera ça pour la fin de saison. J’ai surtout envie aujourd’hui de dire merci à Philippe et au club pour l’opportunité que j’ai de continuer ici pour la deuxième partie de ma vie. Agé de 33 ans, le natif de Roques a rejoint l’équipe pro en 2007 pour 278 matchs et 558 buts pour une finale de la Coupe de la Ligue en 2015 .
Les Nouveaux Visages du Fenix
Gabriel NYEMBO, jeune pivot français de 25 ans, arrive du club de Dunkerque où il a passé 4 saisons. Casper KALL, jeune demi centre suédois de 22 ans, arrive du club de Lugi Handball en Suède. Il également abordé également, le retour de Romain GIRAUDEAU.
Starligue : Une Compétition Relevée et des Rémunérations en Recul
La LNH a organisé à Paris sa conférence de presse de rentrée pour présenter la saison de Starligue et de Proligue. Derrière des clubs solides et une compétition relevée, les chiffres révèlent une tendance qui frappe les esprits : la rémunération des joueurs et entraîneurs est en léger recul. La Starligue réunit cette saison 16 clubs en poule unique, avec matchs aller-retour et 30 journées programmées.
Le visage de la Starligue illustre une diversité assumée. Le plus jeune joueur est Reyhan Zuzo (20 ans, Nîmes), quand le vétéran Wassim Helal (43 ans, Dijon) continue de défier le temps. Le plus petit joueur est Romain Giraudeau (1,70 m, Toulouse), alors que Robin Dourte (Istres) et Kamil Syprzak (PSG) culminent à 2,07 m. Chez les entraîneurs, même contraste : Safwann Khoudar (35 ans, coach adjoint Tremblay) incarne la relève, tandis qu’Erick Mathé (54 ans, Montpellier) représente l’expérience.
La Starligue conserve une forte identité nationale : 56 % des joueurs sont français. Mais la part d’étrangers reste importante (44 %), avec une richesse unique : pas moins de 32 nationalités différentes représentées.
La saison 2025-2026 confirme une baisse des rémunérations dans la Starligue, touchant autant les joueurs que les entraîneurs. Le salaire moyen d’un joueur est désormais de 6 261 € brut par mois, en recul de 3 % sur un an. Autrement dit, si quelques vedettes perçoivent des montants largement supérieurs, une grande partie des joueurs évolue dans une fourchette comprise entre 4 000 et 6 000 € mensuels.
Côté bancs, la tendance est similaire : un entraîneur principal touche en moyenne 7 713 € (-9 %), pour un médian de 6 643 €. Les adjoints perçoivent 4 779 € en moyenne, avec un médian à 4 037 €.
En résumé, la Starligue reste l’un des championnats les plus compétitifs d’Europe, grâce à la densité de ses effectifs et à la stabilité de ses clubs. Mais l’analyse des salaires montre bien les limites d’un modèle qui protège ses finances au détriment de son attractivité internationale. Avec des rémunérations en baisse et peu d’arrivées spectaculaires, la saison 2025-2026 s’annonce moins marquée par les paillettes du mercato que par la force collective.
| Catégorie | Salaire Moyen | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| Joueur | 6 261 € | -3 % |
| Entraîneur Principal | 7 713 € | -9 % |
| Entraîneur Adjoint | 4 779 € | - |