Triomphe de l'Équipe de France au Tournoi de France de Handball

L'équipe de France masculine de handball a remporté la finale du Tournoi de France 2026 après sa victoire (31-29) face à l'Islande, à La Défense Arena.

Pour la quatrième fois en autant d’éditions, l’équipe de France a remporté ce dimanche le Tournoi de France, organisé à l’Arena Paris La Défense. Cette fois, c’est en battant l’Islande dans un match indécis jusqu’à la dernière seconde (31-29) que les hommes de Guillaume Gille se sont offerts le trophée, avant d’assister à l’entrée au Hall of Fame de plusieurs de leurs glorieux prédécesseurs.

Devant une ribambelle d'illustres prédécesseurs, des frères Karabatic à Cléopâtre Darleux, d'Allison Pineau à Michaël Guigou, les Bleus ont remporté cette très honorifique compétition, qui a surtout permis à Guillaume Gille de jauger les siens avant leur départ pour Oslo (Norvège) pour le tour préliminaire qu'ils débuteront jeudi (18 heures) face à la République tchèque.

Une première phase qui s'annonce logiquement à la portée des champions d'Europe en titre, qui seront opposés également à l'Ukraine (le 17 janvier à 18 heures) et à la Norvège (le 19 à 20h30).

A six jours du coup d'envoi de l'Euro, où l'équipe de France défendra son titre, les Bleus ont battu difficilement l'Autriche (34-29), ce vendredi à la Paris La Défense Arena lors du Tournoi de France. Dimanche, les joueurs de Guillaume Gille affronteront l'Islande pour ce qui sera leur dernier match de préparation.

Les Bleus ont emmagasiné de la confiance, mais pas beaucoup plus, ce vendredi sur le parquet de la Paris La Défense Arena.

Toutefois, à deux jours de leur toute dernière répétition grandeur nature, cette fois contre l'Islande et toujours dans l'immense enceinte de Nanterre, Elohim Prandi et les Tricolores ont tout sauf eu partie facile face à des Autrichiens qui leur ont posé de gros problèmes pendant toute la soirée.

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Charles Bolzinger a été élu homme de ce match.

Dimanche après-midi, à l’Arena Paris La Défense, l’équipe de France masculine de handball a remporté le Tournoi de France 2026 en dominant l’Islande au terme d’un match haletant (31-29).

Dans une Arena Paris La Défense largement garnie, les Bleus avaient un double enjeu pour ce Tournoi de France 2026 : conclure leur préparation par un trophée et jauger leur capacité à répondre sous pression.

Plus qu’un trophée, ce match a servi de révélateur. À quelques jours du début de l’EHF EURO 2026, les Bleus quittent Paris avec des certitudes, mais aussi des axes de progression identifiés. Cette victoire face à une opposition exigeante confirme la profondeur de l’effectif et la capacité du groupe à répondre présent dans les moments décisifs.

Juste avant de prendre la direction de la Scandinavie pour l’Euro (15 janvier - 1er février), l’équipe de France s’est adjugé le Tournoi de France en battant l’Islande (31-29), ce dimanche 11 janvier à la Paris La Défense Arena. Les Bleus sont prêts !

Dans une Paris La Défense Arena chauffée par plus de 13 000 supporters, l’équipe de France de handball s’est offert le Tournoi de France en venant à bout de l’Islande (31-29), ce dimanche 11 janvier.

Préparation à l'Euro parfaite pour les Bleus qui ont renversé l'Islande après une première période ratée.

Victorieuse de l'Autriche (34-29), vendredi, l'équipe de France a dû s'employer pour dominer l'Islande (31-29), ce dimanche à la Défense Arena, nettement plus remplie que deux jours plus tôt (13 774 spectateurs contre 10 592).

Après le match, le public a pu apprécier la cérémonie du Hall of Fame avec sept nouveaux membres dont Nikola Karabatic ou Allison Pineau.

EURO 2026 : Les Bleus peuvent-ils reprendre le trône ?

Le Match en Détail

Privée de Nédim Rémili, toujours en phase de reprise, l’équipe de France débute la rencontre avec un sept remanié. Dès les premières minutes, l’Islande impose son rythme et surprend une défense tricolore encore en réglage.

Bousculés, les Bleus ne paniquent pas. Portée par Ludovic Fabregas au poste de pivot et par l’impact d’Elohim Prandi, la France retrouve progressivement de la continuité. Les entrées successives apportent de l’énergie, la défense monte en intensité et le public joue son rôle.

Au retour des vestiaires, le visage français change. Plus agressive, mieux organisée, la défense bleue perturbe la circulation islandaise et on retrouve plusieurs montées de balle efficaces côté français. La rencontre bascule alors dans un mano a mano intense.

Chaque but islandais trouve sa réponse côté français. Sans jamais décrocher, l’Islande reste au contact, profitant de la moindre approximation pour recoller au score.

Les dix dernières minutes offrent un scénario irrespirable, mais la France fait preuve de sang-froid. Aymeric Minne s’érige en homme fort du money-time, convertissant des situations clés.

À trente secondes du terme, Guillaume Gille pose un dernier temps-mort pour organiser l’ultime offensive.

Et pourtant, la rencontre n’avait pas bien démarré pour les hommes de Guillaume Gille, mangés par l’intensité islandaise en début de partie et en grande difficulté défensivement, avec un premier écart de quatre buts à l’avantage des Strákarnir okkar (9', 2-6).

Mais l’équipe de France, lancée dans sa conquête d’un deuxième Euro consécutif, a inversé la tendance après la pause. Avec un Rémi Desbonnet inspiré dans son but, les Bleus ont vite refait leur retard, passant rapidement devant au tableau d’affichage (35', 19-18).

Finalement, une victoire 31-29 et le plein de confiance à quatre jours de défier la République tchèque en ouverture de l’Euro 2026.

L'Islande, avec son armada de joueurs évoluant en Bundesliga, le plus grand Championnat du monde, a bien failli gâcher la fête.

Mais en seconde période, les Bleus ont mis nettement plus de rage en défense, à l'image de Thibaud Briet, intraitable et impayable pour haranguer le public.

L'arrière gauche de Nantes a été logiquement désigné MVP du match, où il a passé la barre des 100 buts en bleu (3 sur 4 ; soit 100 en 44 sélections).

Son compère de Nantes, Aymeric Minne (8 sur 9), aurait pu prétendre à ce titre honorifique tant il a été précieux à la réalisation, en particulier en seconde période (6 de ses 8 buts).

Comme vendredi contre l'Autriche, l'ossature nantaise a été bien utile pour sortir les champions d'Europe du guêpier islandais.

En première période, en effet, les Français ont peiné face à la vivacité et le rythme des Islandais, impeccables pour exploiter la moindre hésitation adverse, avec les flèches Rikhardsson (4/4) et Elisson (4 sur 4).

Si bien que les coéquipiers de Viktor Hallgrimsson, l'ancien gardien de Nantes, ont infligé un 5-0 aux Français (2-1, 5e, à 2-6, 10e), également empêtrés dans la défense nordique.

Lancé au relais d'Elohim Prandi (17e), Briet a signé son entrée d'un tir longue distance, sur un service de Minne, cette fois encore titularisé en demi-centre (Nedim Remili étant encore spectateur du fait d'une lésion à la cuisse gauche).

Briet a également apporté son écot en défense où sa présence a densifié le mur bleu au sein duquel Benoît Kounkoud et Dylan Nahi n'ont pas, eux non plus, ménagé leur effort.

Les compères de l'aile ont même gratifié le public d'un kung-fu superbe pour permettre aux Bleus de revenir (13-14, 27e).

Rémi Desbonnet, venu au relais d'un Charles Bolzinger moins en vue que vendredi (1 arrêt à 7 %), venait d'arrêter un jet de sept mètres devant Thorkelsson. Pas de quoi empêcher l'Islande de virer en tête à la pause (14-16).

Avoir un gardien qui fait des arrêts, ça aide forcément : Desbonnet, privé de terrain pendant six semaines avant le rassemblement tricolore (mollet gauche), est sorti de sa boîte tel un diablotin qu'il sait si bien être (9 arrêts à 36 %).

L'idéal pour remettre les Français dans le bon sens tel Prandi qui, après une interception, a permis aux siens de reprendre le lead au score pour la première fois depuis près de 30 minutes (2-1, 5e à 18-17, 34e).

Et de ne plus le lâcher non sans s'être fait quelques frayeurs. Quand Nahi est allé battre Gustavsson à une poignée de secondes du gong, l'ailier a délivré les siens et une salle entière.

La France remporte donc le Tournoi de France mais ça n'a pas été si simple. Tout n'est pas encore limpide dans son jeu, notamment offensif.

L'équipe de France masculine de handball a remporté dimanche la finale du Tournoi de France après sa victoire (31-29) face à l'Islande, à La Défense Arena. 11 janv. | mis à jour le 12 janv.

Thibaud Briet a été élu homme du match dimanche. France - Islande31-29Les Bleus peuvent partir en Norvège l'esprit apaisé.

Bien que malmenés par l'Islande dimanche, en finale du Tournoi de France, les joueurs de Guillaume Gille ont fini par dominer leurs adversaires (31-29) à La Défense Arena, pour conclure sur une bonne note leur courte préparation avant le début de l'Euro (du 15 janvier au 1er février).

Dans l'avion qui les mènera à Oslo, les Bleus emporteront dans leurs valises la confiance accumulée après leurs trois victoires en autant de matches de préparation ces trois derniers mois.

Après l'Italie en novembre (38-28), les hommes de Guillaume Gille ont engrangé deux succès supplémentaires ce week-end, lors de défis loin d'être aisés contre l'Autriche et l'Islande.

Gênés par l'intensité islandaise mise dès le début de la rencontre dimanche, les coéquipiers de Ludovic Fabregas ont dû batailler de bout en bout pour s'éviter un accroc.

Comptant jusqu'à quatre buts de retard en première période, les Français ont quelque peu rectifié le tir grâce à une excellente entrée de Thibaut Briet (3/4), logiquement élu homme du match, sans pour autant se rassurer.

Ils l'ont sans doute été davantage par leur seconde période, où de nombreuses récupérations et les arrêts décisifs de Rémi Desbonnet dans les cages (9/25) ont été d'une aide précieuse.

Le gardien montpelliérain, de retour de blessure, a sans doute gagné en rythme après avoir été très peu décisif contre l'Autriche, sélection qui a davantage réussi à son coéquipier Charles Bolzinger (7 arrêts). Ce dernier a lui aussi été plus en difficulté dimanche (1/14).

Peu heureux du manque de précision en attaque deux jours plus tôt, Guillaume Gille aura peut-être encore à redire de la performance offensive des siens dimanche.

Et en face, le gardien Gustavsson a souvent maintenu ses coéquipiers à flot, avec 12 parades.

Mais les Bleus ont tout de même trouvé la solution, grâce à Briet ainsi qu'aux huit buts d'Aymeric Minne et aux quatre réalisations d'Hugo Descat.

Les acteurs du match

Equipe de départ : Toujours convalescent de sa blessure à la cuisse, Nédim Rémili assiste à ce deuxième match de préparation depuis les tribunes, tout comme le gardien Valentin Kieffer.

Celui-ci n’est pas aligné par Guillaume Gille, remplacé par le pivot Arthur Lenne, absent vendredi face à l’Autriche.

  • Y. Lenne (2/3)
  • Minne (8/9)
  • Bos
  • Prandi (2/6)
  • M. Richardson (1/3)
  • Mem (4/7)
  • Tournat (1/2)
  • Fabregas (3/4)
  • Descat (4/6 dont 3/3 pén)
  • Kounkoud (1/2)
  • Peleka
  • Nahi (2/2)
  • Konan
  • Zaepfel
  • A. Rikhardsson (5/5)
  • Smarason (1/2)
  • V. Kristjansson (0/3)
  • Elisson (4/4)
  • Jonsson (4/6)

Réactions d'après-match

Guillaume Gille : On n’est jamais totalement prêt pour une compétition, il n’y a pas un moment où on se dit qu’on a coché toutes les cases.

On a fait une belle préparation, avec deux matchs intéressants. Celui d’aujourd’hui nous a forcé à aller chercher des ressources dont on pourrait avoir besoin pendant l’EURO. Je suis ravi de l’état d’esprit et de notre montée en puissance.

On a fait beaucoup de choses intéressantes dans le temps qui nous était imparti, et j’ai vu beaucoup de bonnes choses. On arrive dans de bonnes dispositions, avec des garçons qui ont très envie de progresser et qui ont fait preuve de la cohésion nécessaire.

On ne sait pas encore dans quel format on ira à l’EURO, il faut d’abord qu’on débriefe et qu’on fasse le point sur l’état des troupes.

Thibaud Briet : On monte en régime, j’ai l’impression que notre match aujourd’hui est meilleur que celui de vendredi contre l’Autriche. On va encore pouvoir progresser sur le premier tour.

On a tellement de possibilités des deux côtés du terrain que c’est parfois un peu long à trouver les automatismes. C’est sûr qu’en fin de match, quand je joue avec Aymeric, on se connait bien, donc c’est plus simple.

J’ai essayé d’apporter mon énergie, comme à Nantes. J’avais vraiment envie qu’on gagne ce match, qu’on continue à progresser. On a été bien en défense, même si on a pris des buts un peu bizarres, sur des fins d’engagement.

Rémi Desbonnet : Ca a été une super répétition générale, avec l’intensité de la compétition. On ne sait jamais vraiment en préparation si les équipes vont jouer le jeu ou pas, mais là, l’Islande a vraiment joué. Et les tenir à vingt-neuf buts dans ce contexte, vu les joueurs en face, c’est une belle performance.

Personnellement, je suis très heureux de retrouver le terrain, j’ai eu les derniers examens hier qui m’ont confirmé que tout allait bien. Ca a été un déclic, je ne me suis pas posé de questions. Déjà de sortir du terrain en pleine forme vendredi, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé.

Quand j’ai confiance en mes appuis, en mes déplacements, je suis forcément dans de meilleures dispositions pour performer. Maintenant, on est prêt à construire notre compétition, on est prêt à avancer.

Aymeric Minne : Dire qu’on est parfaitement prêts, ça serait mentir, mais on a vu de belles choses sur les deux matchs. Notre deuxième période défensive, ce soir, est très intéressante, surtout qu’on a été un peu bougés en début de match.

On a été mis en difficulté, on s’est beaucoup fait prendre balle en main, mais on a réussi à le corriger. Même moi, j’ai galéré en début de match, mais Yohann sur le côté m’a pas mal aidé en me disant quelle combinaison on pouvait utiliser. On a su corriger tout ce qui n’allait pas en deuxième période.

On a su gérer les ballons chauds, sur les deux matchs, on finit bien. On sait que l’EURO sera très dur, qu’il va falloir cravacher pour aller chercher un trophée ou même une médaille. Mais je n’en ai pas encore, et quand on voit nos ainés au Hall of Fame dire qu’ils ont confiance en nous pour aller en chercher, une médaille, forcément, on se dit qu’on en a envie.

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