La Résine au Handball : Réglementation, Utilisation et Controverses

C'est un coup de tonnerre qui s'abat sur le monde du handball. À moins de quatre mois du début des Jeux Olympiques, le règlement du handball pourrait être modifié in extremis. À moins de quatre mois du début des compétitions, le comité olympique et l’IHF seraient sur le point d’entériner le règlement pour le handball.

La résine est utilisée dans le handball pour minimiser le glissement du ballon causé par la transpiration, permettant ainsi une meilleure adhérence et un contrôle optimal du ballon. Démocratisée par les pays nordiques dans les années 1980, la résine offre aux joueurs une adhérence précieuse. On en enduit le ballon, mais aussi les semelles pour éviter les glissades, caler les appuis.

Grâce à elle, puissance, précision et rapidité imprègnent - normalement - chaque passe et tir. Surtout, explique Érick Mathé, entraîneur de Chambéry en Starligue, « la colle élargit le champ des possibles. Elle ne sert pas qu'à mieux tenir la balle, elle permet de retarder le tir, de mettre des effets, de jouer avec le gardien... » Pour celui qui est aussi entraîneur adjoint de l'équipe de France masculine, la résine est incontournable.

Cependant, certains lieux de pratique ont d’ores et déjà interdit l’utilisation de la résine, dans ce cas, les joueurs jouent et s’entrainent sans utiliser de résine. En effet, depuis quelques semaines, alors que le budget des JO semble être mal maîtrisé, on cherche instamment des sources d’économies dans l’équipe organisatrice. Sur demande insistante de la mairie de Paris, la résine pourrait être interdite pendant les compétitions. Pour les hommes comme pour les femmes, un ballon spécial serait utilisé afin de ne pas salir les salles.

Une source anonyme nous explique : “après chaque match de handball, il va nous falloir vraiment nettoyer la salle car certains athlètes d’autres sports refusent de passer après le handball. Si on doit ajouter des dépenses de ménage, qui n’étaient pas prévues au budget initial, on risque de faire flamber le budget. En interne, la mairie de Paris est également intransigeante sur l’aspect écologique des Jeux. Et le handball est dans le viseur.

En effet, certains matchs de la compétition auront lieu à Lille. Les handballeurs et handballeuses vont donc multiplier les allers-retours entre Paris et Lille, ce qui va accentuer leur empreinte carbone. Si à cela, on ajoute les émissions dues à l’utilisation de la résine et du nettoyage, le handball est clairement dans le rouge. “On ne peut pas laisser passer ça, nous confie un membre de l’équipe responsable écologique des Jeux. Si en plus des dépassements budgétaires, on pollue plus sur les Jeux, ce serait un désastre. On cherche des petites sources d’économies pertinentes et l’interdiction de la résine au handball coche les deux cases (budgétaire et écologique).

Après une enquête, il semblerait que l’IHF ne s’oppose pas à ce bouleversement au dernier moment. En effet, des compétitions en jeune ont déjà eu lieu sans résine et avec des ballons spéciaux. Par ailleurs, il se murmure que certaines fédérations poussent pour ce changement de règle. Le dernier Euro masculin et le dernier Mondial féminin ayant été nettement dominés par la France, tout comme les derniers JO à Tokyo, certaines dents grinceraient à l’idée de revoir un doublé tricolore, même à domicile. “Supprimer la colle à quelques mois des Jeux seraient une manière de rebattre les cartes, un peu comme on l’a fait avec le jeu à 7” nous souffle-t-on dans les hautes sphères. En outre, le but historique de Prandi à la dernière seconde face à la Suède serait resté en travers de la gorge de certains responsables internationaux.

Contactés par nos soins, certains joueurs se sont exprimés. Ils sont globalement tous inquiets et passablement agacés. Après l’exil à Lille, le handball serait encore victime des décisions des organisateurs. Souhaitant rester anonyme, un international français nous confie, pour conclure : “Franchement, ça devait être une fête, un moment magique. Là, ça se transforme juste en une immense farce. Si ça se confirme, j’hésite à refuser la participation et passer le mois d’août à la pêche...”

Les Municipalités Face au Problème de la Résine

Les collectivités sont engluées depuis des années dans un problème fort prosaïque : l'utilisation de colles et résines par les joueurs de handball qui laissent des traces sur les parquets des gymnases. La réunion de la Cerfres (Commission d'examen des règlements fédéraux relatifs aux équipements sportifs) du 16 juin 2015 avait permis de rappeler les pouvoirs de police du maire en la matière. Dans la foulée, l'Andes (Association nationale des élus en charge du sport) et l'AMF avaient proposé un modèle d'arrêté-type à destination des communes pour réglementer l'utilisation de ces produits.

Plus d'un an après, l'Andes dispose d'un premier retour d'expériences. Ainsi, 27% des 288 communes ayant répondu à l'enquête de l'Andes ont pris un arrêté d'interdiction d'utilisation des colles et résines. Parmi elles, 71% ont décrété une interdiction totale et 28% une interdiction partielle (en fonction de l'âge, du type de pratique…). Par ailleurs, 42% des communes ayant pris un arrêté d'interdiction ont rencontré des problèmes d'application liés notamment à l'absence de coopération des parties prenantes ou au non-respect par les clubs visiteurs. Enfin, parmi les villes qui n'ont pas pris d'arrêté, 37% prévoient de le faire la saison prochaine.

"L'existence de ce type d'arrêté a permis aux communes de donner un cadre règlementaire et d'établir un dialogue avec les clubs pour concilier les intérêts des deux parties face à la problématique d'utilisation des colles et résines, souligne l'Andes. Cela a également permis de lever une forme de 'tabou' et d'accompagner un changement de comportement sur l'entretien des infrastructures.

L'AMF a mené une enquête flash auprès des gestionnaires de terrains de handball. Dégradation des équipements, surcoût financier, conflits entre les usagers : de nombreuses communes et intercommunalités font état de ces problèmes qui ne sont pas sans conséquences. Un changement du règlement actuel de la Cerfres est espéré par les collectivités.

Des pots blancs sur les bancs de touche, des ballons qui finissent grisâtres à la fin de matchs, des traces collantes sur la structure des buts : le handball est un sport qui a depuis longtemps adopté la résine et la colle pour une meilleure prise en main du ballon. Depuis juin 2015, les clubs doivent se conformer aux décisions relatives à l’usage des colles et résines prises par les collectivités, propriétaires des équipements sportifs utilisés.

Les résultats de cette enquête ont été transmis cette semaine à la Cerfres rattachée au ministère des Sports. 85 % des collectivités interrogées indiquent que leur club utilise ces produits sur les ballons de handball, aussi bien à l’entraînement que pendant les matchs. Des dégradations sont constatées « principalement sur le sol, les murs, les cages de buts, les vitres, les bancs, les vestiaires, les poignées de porte et les sanitaires » , pour 67 % des collectivités interrogées.

Le nettoyage est donc obligatoire mais il entraîne du fait de sa fréquence « une usure prématurée du sol sportif et des tracés de jeux » . Une contribution de l’Association nationale des élus en charge du sport (Andes) datant de juin 2015, avant la révision du règlement de la FFH, rendait d’ores et déjà visible ce problème. À Couzeix (87), les désagréments liés à la colle obligeaient la ville à investir dans des « produits de nettoyage spécifiques, donc plus onéreux » .

L’enquête récente de l’AMF montre que 64 % des collectivités font état de la nécessité d’un nettoyage régulier. De plus, cette obligation de nettoyage entraîne un surcoût financier qui s’élève en moyenne à 2 592 euros par saison. Ce surcoût mis en lumière par l’enquête ne concerne que les consommables, c’est-à-dire les produits d’entretien.

L’enquête rapporte que « seules 22,5 % des collectivités concernées ont pris un arrêté d’interdiction d’utilisation des colles ou résines. » En 2015, il y avait plus de 10 % d’arrêtés d’interdiction de cette pratique et, pour la saison 2021-2022, la part des arrêtés s’élève à 17,5 %. Ces décisions sont parfois difficiles à accepter pour les clubs locaux et au moins 9 % des clubs ne respectent pas les arrêtés pris par les collectivités.

L‘enquête rapporte même qu’à « plus de 98 %, les clubs ne font l’objet d’aucune sanction lors de compétitions sportives en cas de non-respect de l’arrêté d’interdiction pris par la collectivité. L’AMF alerte sur la forte attente des collectivités pour que la Cerfres fasse évoluer le règlement de la Fédération française de handball.

Enfin, certaines collectivités ont fait savoir que l’utilisation de produits corrosifs pour enlever cette résine représente un danger pour la santé des agents qui sont de plus en plus démotivés « face à la répétition de ces tâches de nettoyage » . Les collectivités en appellent notamment à une plus grande implication de la part de la FFH. Déjà en 2015, de nombreuses communes regrettaient, par exemple, que les arbitres ne reçoivent pas « des consignes fermes de la Fédération pour faire appliquer l'interdiction faites par les mairies d'utiliser la colle sur les salles à la vue du règlement intérieur de chaque gymnase.

Évolution de la Réglementation

Avant de parler des dispositions actuelles, il faut revenir un peu en arrière. Les premières difficultés qui nous ont été signalées concernant l’utilisation des colles ou résines remontent à une dizaine d’années. La FFHB était alors de plus en plus régulièrement interrogée au sujet de l’usage des colles et résines, soit par des clubs, soit directement par des municipalités, avec des questions récurrentes : quelle est la position de la Fédération face à l’usage de colle ?

C’est pour les raisons que je viens d’évoquer que, sur la proposition de la commission que je préside, l’assemblée générale d’avril 2010, a adopté un premier texte qui visait à permettre à un responsable de salle de signifier une interdiction à l’équipe visiteuse et à lui fournir le produit de remplacement en cas de limitation aux seules colles lavables à l’eau. Cette proposition visait aussi à faire assurer le contrôle de l’interdiction par la table de marque en lui donnant le pouvoir de signaler à l’arbitre l’inobservation de l’interdiction, et visait enfin à limiter le rôle des arbitres à contraindre les joueurs à se conformer à la règle.

En 2011, le texte a été complété pour préciser les conduites à tenir dans les deux situations qui peuvent se présenter : celle où le propriétaire d’une salle interdit l’usage des colles et résines non lavables à l’eau et celle où le propriétaire d’une salle interdit l’usage de toutes colles et résines. En effet et cela n’avait pas encore été fait. Une première présentation a été donc réalisée en février 2014.

La notice d’impact qui accompagnait cette consultation rappelait bien que suite aux préoccupations et aux inquiétudes des clubs, ainsi qu’aux questionnements directs de la part de propriétaires de salles, le sujet de l’utilisation des colles et résines avait abouti à des dispositions réglementaires en 2010 et 2011. L’utilisation des colles et résines est le seul point qui a fait débat en séance entre les représentants de la FFHB et ceux des élus locaux, ceux-ci demandant que ce soit le règlement de la FFHB qui limite ou interdise l’utilisation des colles et résines.

La deuxième présentation du texte a été effectuée en juin dernier. Nous avons proposé un nouveau texte fixant les conditions d’utilisation de ces colles et résines, mais en rappelant aussi qu’il s’agit aussi d’éléments techniques intégrés au parcours d’apprentissage du joueur de Handball, et qui peuvent être considérés comme un équipement spécialisé spécifique, au sens donné par la charte de l’athlète du CNOSF. Je la cite : « on entend par équipement spécialisé spécifique un équipement considéré comme ayant une incidence matérielle sur la performance des athlètes, en raison de ses caractéristiques techniques particulières.

« Comme ayant une incidence matérielle sur la performance des athlètes, en raison de ses caractéristiques techniques particulières » : c’est bien le cas. Nous avions lancé une enquête auprès des ligues régionales et des comités départementaux dont nous ne disposons malheureusement que de résultats partiels, portant sur environ un tiers des départements, et un peu plus de 600 salles : environ 10% d’entre elles font l’objet d’une interdiction totale d’utilisation de toutes colles et résines, et environ la moitié font l’objet d’une limitation à l’utilisation des colles et résines lavables à l’eau.

Nous sommes bien sûr sensibles aux inquiétudes des collectivités quant aux conséquences qui peuvent être générées par l’utilisation de ces produits, et nous avons donc pris comme principe celui de se conformer strictement aux décisions prises par ces collectivités lorsqu’elles publient des arrêtés de limitation ou d’interdiction d’utilisation de colles et résines. Avec comme directive de veiller au respect de ces règles au travers de l’information mentionnée sur les conclusions de match établies par chaque club recevant.

En cas de non-respect de l’interdiction malgré cette information préalable, une sanction sportive est prévue pour l’équipe du club fautif. J’ajoute qu’il y a très peu d’interdiction au niveau national et pas sur le plan international. Une salle qui interdirait l’usage de la colle ne pourrait donc pas recevoir nos équipes nationales.

Devant l’absence de consensus, la présidente de séance a proposé aux représentants du ministère des sports et à ceux des élus locaux (ANDES, Association Nationale des Elus en charge du Sport, et AMF, Association des Maires de France), d’élaborer eux-mêmes un texte, hors la présence des représentants de la FFHB. Ce texte a ensuite été présenté aux représentants de la FFHB, qui ont donné leur approbation, et la CERFRES a alors officiellement émis un avis favorable aux règlements de la FFHB relatifs aux équipements sportifs.

Il est important de noter d’une part que le principe général adopté est le suivant : « les clubs doivent se conformer aux décisions relatives à l’usage des colles et résines prises par les propriétaires des équipements sportifs qu’ils utilisent », ce qui a toujours été la position de la FFHB, et d’autre part, que par rapport au texte initial proposé par la FFHB, l’éventualité d’empêcher le déroulement d’un match par le propriétaire de la salle ou son représentant a été supprimée.

La problématique de l’utilisation des colles et résines avait été abordée lors de l’examen par la Cerfres (Commission d’examen des règlements fédéraux relatifs aux équipements sportifs) en juin 2015 du projet de règlement relatif aux équipements sportifs de la Fédération Française de Handball (FFH). Ainsi, 27% des 288 communes ayant répondu à l’enquête ont pris un arrêté d’interdiction d’utilisation des colles et résines. Parmi elles, 71% d’entre elles ont pris une interdiction totale des colles et résines, 28% ont pris une interdiction partielle des colles et résines et 42% ont rencontré des problèmes d’application lié notamment à l’absence de coopération des parties prenantes ou le non-respect des clubs visiteurs.

Elle se fait entendre à peine les portes d'un gymnase poussées. Entre les crissements de chaussures et les rebonds du ballon, un petit bruit se distingue, comme le son d'un chewing-gum collé aux basques. Sur le terrain, le ballon noirci claque à chaque fois qu'il jaillit d'une main ou atterrit dans une autre. La scène aurait de quoi épater les non-initiés. En réalité, professionnels comme amateurs, tous les handballeurs connaissent le secret.

Son tort : user les salles à toute vitesse. La colle endommage les revêtements - ce qui fait enrager les usagers d'autres sports - et se dissémine dans les couloirs, sur les vitres, les portes, dans les vestiaires, les sanitaires... Sans oublier l'usure prématurée de tous ces matériels, notamment les sols, induits par les nettoyages plus fréquents et réalisés avec des produits décapants (et onéreux).

Lassées, les municipalités font rarement dans la demi-mesure, et les interdictions se multiplient. Dans un rapport de 2015, l'Association des maires de France (AMF) justifiait la tendance. L'organisation avait invité les communes à témoigner afin de formuler des propositions à la Fédération française de handball (FFHandball). L'AMF avait ainsi estimé à 2 600 euros par an en moyenne le surcoût d'entretien des salles. Mais ce nombre ne comptait que les consommables.

Il faut donc lui ajouter la main-d'oeuvre et l'éventuel achat de matériel spécifique, comme des autolaveuses. Forcément, l'addition pèse lourd dans le budget d'une petite ville. Pour cette raison, l'AMF cible plutôt les niveaux amateurs et a produit un modèle d'arrêté d'interdiction. Mais elle tire sa satisfaction de l'accord de la FFHandball pour que le dernier mot revienne aux mairies.

Le règlement indique désormais que les clubs doivent se conformer aux restrictions établies par les propriétaires des gymnases. En cas de non-respect, des sanctions pouvant aller jusqu'au match perdu sont prévues. Les équipementiers s'activent désormais pour développer de nouveaux ballons, pour un jeu sans « pègue ».

Si la fédération accepte de se plier aux choix des municipalités pour les premiers niveaux amateurs, elle milite pour épargner les clubs situés haut dans la hiérarchie, notamment les professionnels. « L'usage de la résine est indispensable à la pratique à partir d'un certain niveau », revendique la Direction technique nationale. Mais la tendance au bannissement est forte, et elle pourrait s'élargir.

En 2016, le club d'Aunis-La Rochelle avait par exemple dû se passer de glu. Son équipe fanion était alors en Deuxième Division féminine quand la ville de Périgny, où se trouve le gymnase, avait pris sa décision. « Il a bien fallu l'accepter », se souvient-on au club. Le club avait tenté une alternative, avec l'utilisation d'une colle en spray, sans grande réussite. Les dirigeants racontent : « Sans résine, les pertes de balle et les imprécisions étaient plus nombreuses qu'avant. » Six saisons plus tard, Aunis a obtenu gain de cause. La mairie vient de mettre un terme à l'interdiction, à condition de suivre un protocole précis pour limiter les salissures.

Constatant la dynamique, les équipementiers développent de nouveaux ballons. L'un d'eux a été testé l'an dernier pendant le Mondial des moins de 18 ans féminin. Produit par Molten, il se prétend antidérapant, auto-agrippant et résistant à l'humidité. « J'ai été surpris », reconnaît Olivier de Lafuente, entraîneur de la sélection française. En janvier 2022, à l'annonce de la décision de jouer la compétition sans résine, le technicien avait reçu la nouvelle avec inquiétude.

Rassuré par la qualité du ballon, il a ensuite adapté la préparation de son équipe. « Nous avons mis l'accent sur les fondamentaux, le jeu de passes par exemple. Les joueuses n'ont pas toutes eu la même rapidité d'adaptation, mais c'était bien mieux qu'attendu. » Le coach nuance, toutefois. Lors du Championnat, les salles étaient impeccables et les ballons régulièrement renouvelés, « loin de la réalité du handball au quotidien ».

Reste qu'un monde sans résine effraie le milieu. « La fin de la colle ferait perdre la dimension spectacle de notre sport », estime Érick Mathé. Le public devrait dire adieu aux lobs et roucoulettes, et accepter un jeu ralenti. « Enlever la résine au hand, c'est comme interdire aux footballeurs leurs crampons.

Pourcentage d'arrêtés concernant l'utilisation de colles et résines
Type d'arrêtéPourcentage
Interdiction totale71%
Interdiction partielle28%

Nouvelles Règles de l'arbitrage 2022 : l'utilisation du ballon avec ou sans résine (1/4)

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