Le renard au Parc des Princes : Un habitant discret de Paris

Paris, ville lumière, abrite une faune surprenante, parfois insoupçonnée. Parmi les mammifères qui arpentent la capitale, on trouve le renard, un animal discret qu'on peut apercevoir le soir le long de la petite ceinture, dans les bois de Vincennes (XIIe) et de Boulogne (XVIe), aux Buttes-Chaumont (XIXe), plus rarement au Jardin des plantes.

Mais faut-il avoir peur du « perfide » renard roux qui traîne dans les bois? Est-il dangereux pour les Parisiens? Et si non, pourquoi cet animal est-il classé nuisible?


Un renard roux dans son habitat naturel.

Le renard : Portrait d'un mal-aimé

Pour continuer dans les mal aimés, le Parisien peut redouter la corneille qui niche dans les arbres des parcs et des avenues de la capitale et qui attaque parfois. La fouine, encore plus discrète, animal nocturne et plutôt solitaire, se cache dans des combles de maisons.

Il y a d'ailleurs des opérations de piégeage autorisé à Paris que dénoncent ces associations qui parlent de « destructions » et « d'atteintes à la biodiversité ».


Un blaireau, autre habitant des zones périurbaines.

Parmi les Parisiens évoqués, il sera question du grand cormoran qu'on voit l'hiver sur la Seine et les canaux et qui a quelques dortoirs dans Paris. « Au plus fort, on peut compter une colonie de quelque 8 000 oiseaux sur l'Île-de-France », précise Frédéric Mahler. Les pêcheurs les détestent !

Si le sujet vous interpelle, ne manquez pas la conférence du Corif (Centre ornithologique d'Ile-de-France) « Nuisibles, vraiment ? Les mal-aimés de la nature », ce lundi soir à l'Hôtel de Ville (IVe). « On veut faire comprendre aux gens qu'il n'y a pas de bons et de méchants parmi les animaux, insiste Frédéric Mahler. Il n'y pas d'espèce nuisible en soi.

Ces animaux, sont-ils dangereux pour les Parisiens? Et si non, pourquoi ces animaux sont-ils classés nuisibles?

Le renard dans l'histoire et la culture

Dans ce traité de vénerie écrit de mai 1387 à 1389, le comte de Foix Gaston Phébus décrit tous les animaux à chasser ainsi que les différents aspects de la chasse médiévale. Le renard est assez commune bête, aussi n’y a-t-il pas lieu de le décrire, car il y a peu de gens qui n’en aient vu.

Il présente un grand nombre des caractères du loup, car il porte ses petits en aussi grand nombre que la louve, tantôt plus, tantôt moins, ainsi que lalouve ; toutefois il les fait sous terre bien plus profondément que la louve et il est en chaleur une fois par an.

Il a la morsure venimeuse comme le loup, et sa vie n’est pas plus longue que celle du loup. La chasse au renard est très belle, car les chiens le chassent de près, et ils le sentent toujours facilement, parce qu’il fuit les forts pays et que c’est une très puante bête.

C’est rarement qu’il consent à quitter un pays et à prendre la campagne, parce qu’il ne se fie ni à sa course ni à sa défense, car il est trop faible, et s’il le fait, ce sera par nécessité et toujours il suivra lecouvert ; et s’il ne se pouvait couvrir que d’une ronce, il s’en couvrirait.

Et quand il voit qu’il n’y pourra durer, il se met dans laterre ; et il a ses fosses, qui sont ses forteresses, et qu’il connaît bien. Il vit de toutes vermines, de toutes charognes etordures ; mais sa meilleure nourriture et celle qu’il préfère, ce sont gélines et chapons, canes et oies, petits oiseaux sauvages quand il les trouve à point, papillons, grillons, lait, fromage et beurre.

Ils font grand dommage aux garennes de lapins et de lièvres, qu’ils prennent et mangent volontiers par leur grande subtilité et malice et non pas à la course. Ils sont si malicieux et si subtils que ni hommes ni chiens n’y peuvent remédier ni déjouer leurs ruses. Ils demeurent volontiers dans leurs forts, haies, buissons ou fosses, près des villes ou villages, pour toujours faire mal aux poules et autres choses, comme j’ai dit.

La peau du renard est bien chaude pour faire des mouffles ou pelisses, mais ce n’est pas une belle fourrure et aussi elle pue toujours, si elle n’est pas bien préparée.

Le renard roux

La vie du Paris FC autour du Parc des Princes

Depuis sa montée en Ligue 1, le Paris FC s'est installé au stade Jean-Bouin, en face du Parc des Princes du PSG. En ouverture de la septième journée de Ligue 1 de football, le Paris FC s'est imposé, vendredi 3 octobre, contre Lorient 2-0. Le club parisien ne cache pas ses ambitions quelques mois après son rachat par la famille Arnault.


Le stade Jean-Bouin, domicile du Paris FC.

Devant le stade vendredi soir, Tanguy, abonné depuis la saison 2024-2025, discute avec deux de ses amis des Yvelines, Thomas et Vincent. "C'est l'abonné qui nous a convaincus de venir, explique l'un des amis de Tanguy. L'ambiance est conviviale au stand de hot-dogs.

Les faibles tarifs séduisent et ramènent au stade des Parisiens qui n'ont pas toujours l'opportunité d'aller voir des matchs de Ligue 1. Ils attendent le début du match au bar des deux stades situé juste en face du Parc des Princes du PSG.

Le Paris FC propose donc des places et abonnements jusqu'à dix fois moins cher qu'au Parc des Princes, le maintien des offres étudiantes et également une partie de places gratuites, un dispositif lancé il y a deux ans pour ramener du monde au stade. Tout est fait pour remplir Jean-Bouin.

"On a fait un choix d'abord de maintenir 2 000 places gratuites, c'est-à-dire un peu plus de 10% du stade, puisque la capacité est d'un peu plus de 19 000 places, explique le président du PFC Pierre Ferracci. "On a un public aujourd'hui qui est à la fois populaire et familial. Du plaisir, il y en a eu vendredi 3 octobre, avec deux buts inscrits et une victoire pour le PFC.

Quand le PSG remporte la Ligue des Champions

Jamais on n'avait vu le Parc des Princes dans cet état. Après une journée de festivités dans Paris, marquée notamment par la descente des Champs-Elysées, les joueurs du PSG ont terminé leur parade dans un Parc incandescent, volcanique, hystérique, dimanche 1er juin.

Là où le défilé sur les Champs-Elysées s'est avéré bon enfant, la fête dans l'antre du PSG a été éruptive, assourdissante et mémorable. Devant un stade à guichets fermés - les places ont été vendues aux abonnés et aux membres du programme de fidélité MyParis -, les champions d'Europe ont clos un week-end d'effervescence comme la capitale en a rarement connu.

Avec, en point d'orgue, l'arrivée du trophée de la Ligue des champions, apporté sur la pelouse à 22h28 par le capitaine Marquinhos et Nasser Al-Khelaïfi. "Depuis 14 ans, on a travaillé pour ça", s'est alors réjoui le président du PSG, en posant la main sur la coupe. "On est champion d’Europe pour la première fois.

Dès les abords du Parc des Princes, l'atmosphère était électrique. Un peu trop, même, plusieurs dizaines d'individus forçant des barrages de police et les entrées du stade. Après quelques minutes de tensions, la situation est redevenue calme.

Pendant ce temps, la fête avait déjà commencé dans l'enceinte de la porte d'Auteuil, dont le vacarme a certainement troublé les voisins de Roland-Garros, plutôt adeptes de pondération.

C'est ainsi que l'ancien milieu de terrain du PSG (2004 à 2010) Jérôme Rothen a enflammé une première fois l'arène, en lançant un "A jamais les premiers à remporter deux coupes d'Europe", en référence à la Coupe des coupes de 1996, et au slogan cher aux Marseillais.

Dans la foulée, tout le Parc était debout pour chanter. Peu de supporters se sont rassis ensuite. Au centre de la pelouse, sous les quatre écrans géants qui ont diffusé la finale la veille, un logo stylisé du club servait de scène, relié aux vestiaires par un tapis déroulé qui reprenait l'emblématique bande rouge sur fond bleu du club.

Comme attendu, c'est DJ Snake, fidèle supporter du club, qui a lancé la soirée. Avant même de jouer, le Parisien a lancé un chant à la gloire d'Ousmane Dembélé, appelant à ce que le Français soit désigné Ballon d'or.

Pendant vingt minutes, le natif de Paris a enflammé le Parc, avec en point d'orgue l'arrivée sur scène du rappeur Niska. Après avoir repris son cultissime "Freestyle PSG", les deux hommes ont entonné leur chanson "PSG Boyz Freestyle", sortie dans la nuit suivant la victoire face à l'Inter Milan.

L'hymne du PSG, repris par les 47 000 personnes présentes, a ensuite résonné. Seules les images des précédentes campagnes parisiennes en Ligue des champions ont fait taire le Parc, l'espace de quelques secondes.

Une transition idéale pour apprécier l'hymne de la Ligue des champions, joué au violon. C'est ensuite la musique de "2001, l'Odyssée de l'espace" qui a précédé l'arrivée du staff parisien, vers 22 heures.

A ce petit jeu, mention spéciale pour Désiré Doué, auteur d'un doublé lors de la finale, débarqué sur la pelouse au son de "Dolce Camara" de Booba et SDM, que le rappeur avait interprété sur cette pelouse lors du dernier Classique face à l'OM. Mais aussi à Presnel Kimpembe, l'enfant du club si longtemps blessé, et bien sûr à Ousmane Dembélé.

Entre-temps, le speaker du PSG avait égrainé tout l'effectif, et le trophée trônait en bonne place dans le rond central. Les feux d’artifice ont alors embrasé le Parc des Princes : ceux tirés par le club, sur la pelouse et le toit du stade, mais aussi ceux allumés en tribunes par les supporters.

Les joueurs ont ensuite pu se délecter d'un long tour d'honneur. "Ça y est, c’est le jour de gloire. On a tellement travaillé pour y arriver", savourait le capitaine Marquinhos, avant de s'adresser au public : "Je vous remercie du fond du cœur. On vous aime".

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