Le Paris Saint-Germain, club emblématique de la capitale française, a une histoire riche et mouvementée, marquée par des moments de gloire, des périodes de doute et une relation particulière avec Canal+. Ce récit explore les liens étroits entre le club et la chaîne cryptée, en mettant en lumière les figures marquantes, les matchs inoubliables et les enjeux qui ont façonné l'identité du PSG.

Les Années 2000 : Des Étoiles et des Frustrations
Le début des années 2000 n’est pas la meilleure période de l’histoire du PSG. Malgré les moyens mis par Canal Plus puis Colony Capital, malgré Ronaldinho, Anelka ou Makélélé, les résultats n’ont que rarement été à la hauteur.
Dans les années 2000, le PSG a dans ses rangs l’un des meilleurs joueurs de tous les temps, un futur Ballon d’Or, Ronaldinho. Paradoxalement, sa présence ne permet pas à l’équipe de performer autrement que sur quelques exploits sans lendemain.
En fait, le mal dépasse le terrain, les incertitudes et les luttes d’influence autour du club rejaillissent sur les performances de l’équipe. « C’est très dommage car on avait un très bon groupe, on s’entendait bien.
À l’été 2001, Canal + met les moyens pour construire une belle équipe avec les arrivées d’Aloisio, Heinze, Cristobal, Hugo Leal et surtout Ronaldinho. Champion du monde avec le Brésil, le numéro 10 doit révolutionner le jeu de l’équipe.
Mais son passage sera frustrant malgré des gestes de génie, il se terminera en 2003 par une défaite en finale de Coupe de France face à Auxerre.
« Son passage a quand même marqué les gens. Il a régalé avec ses gestes venus d’ailleurs. Au cours de cette décennie, le PSG ne parviendra pas à décrocher un titre de champion de France. Il gagnera simplement deux Coupes de France en 2004 et 2006 dont une très importante face à l’OM.
Après le départ de Ronaldinho, une autre star est arrivée, en 2003, Pauleta. Le Portugais délivre Paris en finale de Coupe de France contre Châteauroux en 2004 et offre sa sixième Coupe de France au PSG. Son attaquant portugais est à son meilleur niveau mais le reste du collectif est plus irrégulier.
Canal+ et le PSG : Fin d'une Ère
En 2006, Canal + met fin à son aventure au club par une victoire en Coupe contre le rival olympien (2-1) et Colony Capital prend la suite.
Les investissements se poursuivent (Makélélé, Giuly, Sessegnon, Erding etc…) mais les résultats ne suivent toujours pas, Paris est devenue une équipe de milieu de tableau qui joue même le maintien en 2008. L’équipe se sauve à Sochaux grâce à une victoire étriquée (2-1).
18 Mars 1993: Un Match de Légende Face au Real Madrid
C'est une soirée que les moins de 20 ans n'ont pas vécu. Le 18 mars 1993, le Paris saint-Germain d'Arthur George reçoit le Real Madrid en quart de finale retour de la Coupe de l'UEFA, l'ancêtre de la Ligue Europa. Les Français se sont inclinés 3-1 au match aller à Santiago Bernabeu.
Ils sont condamnés à l'exploit face au géant espagnol, six Coupe d'Europe des clubs champions et deux Coupe de l'UEFA au palmarès à l'époque.
Paris attaque le match tambour battant et voit ses efforts récompensés à la 33e minute. George Weah ouvre le score de la tête après un corner de Valdo. La moitié du chemin est faite.
Mais à dix minutes de la fin du temps réglementaire, il n'y a toujours pas de deuxième but salvateur. Le public du Parc ne va tarder à exploser. 81e minute : la défense madrilène repousse l'ouverture de Ricardo sur Valdo.
Le Brésilien transmet à Weah, qui jongle, trouve Daniel Bravo dans la surface pour une remise de la tête en retrait sur David Ginola. La demi-volée est imparable. Paris est en demi-finale d'une coupe d'Europe pour la première fois...
Cinq demi-finales européennes de rangSi Valdo triple la mise à la 89e, Paris retombe en effet brutalement sur terre au début des arrêts de jeu. Michel, l'actuel entraîneur de Marseille, tire un coup-franc côté gauche.
À la réception, du bout du pied, le Chilien Ivan Zamorano trompe Bernard Lama. 3-1, prolongation en vue. Le temps additionnel, non communiqué à l'époque, s’éternise.
Monsieur Puhl ne siffle pas la fin du match, et accorde un ultime coup-franc aux Parisiens pour une faute sur Ginola. 96e. Valdo se présente derrière le ballon.
Michel Platini, alors consultant pour Canal+ aux côtés de Charles Biétry et Thierry Gilardi l'annonce : "Le voilà le 4e but". Quelques secondes plus tard, Antoine Kombouaré s'élève plus haut que tout le monde. 4-1.
Comme Auxerre face au Borussia Dortmund, le PSG s'arrêtera en demi-finale, face à la Juventus Turin (2-1 en Italie, 0-1 au Parc). Il enchaînera ensuite avec une demi-finale de Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupe (sorti par Arsenal), une de Ligue des champions (défaite face au Milan AC), une victoire et une finale en Coupe des Coupes (face à l'Austria Vienne puis au FC Barcelone).
Un glorieux passé dépoussiéré ces trois dernières saisons, depuis l'arrivée des Qataris (trois quart de finale de Ligue des champions).
David Ginola et Daniel Bravo se souviennent de ce match inoubliable :
DANIEL BRAVO. Toujours. On me dit souvent que c'est le match référence. S'ils doivent choisir un match dans leur vie, les supporteurs historiques prennent ce PSG - Real. C'est plus fort que la victoire en Coupe des Coupes en 1996. On ne touchait plus terre. On était sur un nuage.
DAVID GINOLA. J'ai croisé un mec dans la rue récemment qui m'a dit, les yeux pleins d'émotion : « J'étais là contre Madrid ». Merci le football ! Je suis ravi d'avoir contribué à ça. Ce sont des moments qu'on chérit à vie. On a donné du rêve.
Ce match reste gravé dans les mémoires comme un moment de rêve et d'émotion intense pour les supporters du PSG.

Tout est incroyable dans ce match, à l'image de son issue : c'est «l'anonyme» Kombouaré qui vous qualifie...D.G. Antoine n'était pas vraiment un titulaire avec Artur Jorge. Son but consacre un garçon exceptionnel. Quand j'en parle, me viennent les larmes aux yeux parce que c'est quelqu'un que j'aime beaucoup.
Si je suis honnête, je dois dire qu'on parlait beaucoup à cette époque du PSG de Weah et de Ginola. On oublie qu'il y avait des Daniel Bravo, des Laurent Fournier, des Vincent Guérin, des Patrick Colleter, ceux qui taffaient. On m'a toujours reproché un côté individualiste alors que, sans eux, je n'aurais rien pu faire. Antoine mérite la lumière.
Artur Jorge, l'entraîneur à l'époque, savait-il transcender son groupe ?D.G. Non, ce n'est pas un garçon comme ça. C'est vraiment nous, les joueurs, qui avons trouvé la motivation. On a cru en nous sans que Jorge nous booste.
D.B. Lors des grands matchs, les joueurs avaient pris l'habitude de se réunir la veille dans une chambre de l'hôtel où l'on passait la mise au vert. On se motivait et on se gonflait à bloc. Contre le Real, on était conscients qu'on pouvait réaliser l'exploit. On avait une grande équipe, tout simplement. Un énorme collectif avec des liens qui dépassaient le cadre du foot.
La qualité de Jorge, c'est d'avoir su créer un onze fort. Mais Artur, il rentrait toujours à la mi-temps au vestiaire en disant (il l'imite) : « Les gars, ce n'est pas mon équipe, c'est une équipe de merde-là ! Y a une bonne prime, il faut y aller, il faut jouer. » Tu te souviens ?D.G. Ah oui ! Il s'énervait tout seul. (Il l'imite aussi.) « Avec toi, c'est toujours pareil. Qu'est-ce que tu fais dans cette zone ? Tu prends le ballon et tu me fais de la merde. Tu me fais de la merde-là, de la merde-là et de la merde-là. C'est de la merde partout ! » (Eclats de rire.)D.B. C'était exactement ça ! « Daniel, tu glisses avec tes chaussures. T'as encore mis des crampons de merde ! »D.G. J'ai l'impression que c'était hier !
1993-1997 : L'Âge d'Or du PSG ?
1993-1997 : est-ce la plus belle période de l'histoire du PSG ?D.B. Contrairement à ce qu'a dit Ibrahimovic, il y a eu plusieurs grandes périodes au PSG. La nôtre en fait partie. On restera dans l'histoire du PSG.
D.G. Il m'a dit qu'il ne le pensait pas. Quand je lui ai remis le trophée du meilleur joueur de la saison en 2013, il m'a dit : « David, j'ai beaucoup de respect pour toi, je t'ai toujours regardé jouer et je suis désolé de vous avoir blessé. » Il m'a dit tout ça en anglais. Cela m'a fait plaisir. Mais sa première sortie, j'ai trouvé ça blessant. Il y a trop de joueurs aujourd'hui qui ne connaissent pas l'historique ni les antécédents des clubs où ils évoluent.
D.B. Il ne sait pas ce qu'on a fait. Après, on ne peut pas comparer. A part Raï, nous, on a grandi grâce au PSG. Aujourd'hui, c'est un club qui recrute des stars confirmées, avec Ibra, Thiago Motta ou Di Maria.
David Ginola avait marqué l'un des quatre buts parisiens de ce quart de finale retour de la Coupe de l'UEFA (4-1).
PSG - Real: Une Rivalité Historique
Le PSG et le Real Madrid se sont affrontés à 11 reprises dans leur histoire, avec un léger avantage pour le Real avec 4 victoires, 3 nuls et 4 défaites. Le PSG a marqué 14 buts et en a encaissé 13.
EVERY PSG Goal To WIN The Champions League Final! 🏆
Saison 2017-2018
Lors de la saison 2017-2018, les Rouge & Bleu se déplacent à Santiago Bernabeu. Adrien Rabiot permet à Paris de virer en tête (33e). l’action). Marcelo (86e).
d’écart pour se qualifier. difficile pour Paris. en première période. un but de Cristiano Ronaldo dès la 51e minute. atteindre les prolongations. Marco Verratti à la 66e minute. plus tard (80e).
Saison 1992-1993
C'est la première fois que les deux équipes se rencontrent. C'était lors de la saison 1992-1993, en quarts de finale de la Coupe UEFA. Le match aller se déroulait en Espagne. l’intermédiaire de Butragueño (30e) et Zamorano (36e). Bernard Lama (89e). Kombouaré dans le onze de départ.
PSG doit s’imposer avec deux buts d’écart. minute. n’arrivent pas à doubler la mise. dans l’irréel. virtuellement qualifié à la 81e (2-0). jeu (3-0, 89e). part, de Zamorano à la 92e minute (3-1). coup-franc à 25 mètres du but madrilène.
propulse le ballon dans les filets adverses. se qualifie dans l’extase la plus totale (4-1, 96e). Champions.

Le Parcours Européen Boosté par le PSG
Diffuseur officiel de la Ligue des champions, Canal+ a retransmis l'intégralité des matches de la compétition. Et grâce au parcours du PSG, le chaîne cryptée a réalisé d'énormes audiences.
Le club de la capitale, qui disputera la finale contre l'Inter Milan, a même permis à Canal+ de battre son record d'audience avec la demi-finale retour contre Arsenal comme le rappelle Thomas Sénécal, patron des sports de la chaîne.
« Le PSG, Monaco, Lille et Brest nous ont offert des moments formidables. La demi-finale retour entre le PSG et Arsenal a rassemblé 4 140 000 téléspectateurs. C’est le record historique d’un match de foot sur Canal+.
Mais notre dispositif éditorial est fait pour s’affranchir des performances des clubs français ou des couleurs françaises en général. D’ailleurs, ça s’est vu cette saison, on a eu des scores d’audience très élevés, notamment sur le Real Madrid, qui s’est quasiment classé comme un club français supplémentaire en termes de performances d’audience », lance-t-il dans les colonnes de Ouest-France.
"40 ans de Fièvre au PSG" : Un Documentaire Controversé
Ce dimanche, Canal+ a diffusé un documentaire intitulé « 40 ans de fièvre au PSG ». Présenté en grandes pompes, supposé retracer la grande histoire du club de la capitale, ce film devait être une immense source de satisfaction pour tous les amoureux du PSG.
L’image donnée du club de la capitale correspond-elle pleinement à la réalité ?Cet été, le Paris SG célèbrera officiellement ses quarante ans. À cette occasion, Canal+ a diffusé un documentaire récapitulant l’histoire du club parisien depuis 1970.
Le film commence en 1974 - il aurait dû donc s’intituler « 36 ans de fièvre »… - par le match de la montée en D1 contre VA, avec quelques interventions de Just Fontaine et Daniel Hechter. Mustapha Dahleb est ensuite mentionné une demi-seconde, avant de passer directement à l’affaire de la double billetterie, la fin du mandat de Hechter et une présentation de Francis Borelli.
Il s’en suit un résumé du premier trophée parisien - la coupe de France 1982 -, avec les interventions de Rocheteau et du fils de Francis Borelli, puis l’on fait un bond jusqu’à 1986. Pour parler du titre ? Non, pour évoquer exclusivement Luis Fernandez, en le présentant grosso modo comme un bovin détesté hors de la capitale.
Houllier et Fernandez sont les témoins interrogés. Safet Susic a ensuite droit à sa petite minute de gestes techniques, et l’on arrive directement au cœur du sujet : le PSG sous Canal+. Denisot, Bravo, Raí, Roche, Kombouaré, Ginola, Lama, Youri Djorkaëff, Luis Fernandez et Thierry Roland évoqueront donc les années 1990.
Des Choix de Réalisation Suspects
Toutes les années 1990 ? Non. Commence ensuite la deuxième partie de la mise à mort de Luis Fernandez lors d’une séquence évoquant la perte du titre en 1996, avec des propos à charge contre l’entraîneur d’alors, puis un long passage pour parler de l’arrivée de Yannick Noah la veille de la finale, et de tous ses bienfaits.
Une astucieuse ellipse nous emmène alors directement en 2003 pour… dire du mal de Luis Fernandez. Il est ici fait état du conflit qui l’opposait à Ronaldinho, soutenu par le président du PSG de l’époque, Laurent Perpère. Les trois protagonistes ont leur temps de parole, le tout au service d’un montage que l’on qualifiera pudiquement d’orienté.
On passe ensuite à Pauleta, en montrant quelques buts, le match du maintien face à Sochaux, puis on évoque le plus succinctement du monde les récents problèmes de supporters, un ajout à la va-vite de la dernière finale de coupe de France, et voilà.
Bien sûr, un reportage d’1h30 implique forcément des choix, et des pans de l’histoire peuvent clairement passer à la trappe. Néanmoins, ceux opérés ici sont plus que suspects. Les intervenants qui ont connu la période post-Canal+ se comptent sur les doigts d’une main.
À croire que le réalisateur voulait aller au plus vite à la période dite faste, quitte à survoler voire ignorer des personnages importants. Dont la plupart n’auraient pourtant pas été bien durs à contacter, et se seraient certainement exprimé avec plaisir. En ce sens, la demi-seconde où l’on aperçoit Dahleb jongler est presque insultante.
Et puis arrive Canal+. Il n’est nullement question de parler de la fin de la présidence de Francis Borelli et de son départ précipité par le nouvel actionnaire, le reportage précise simplement que, dès l’arrivée de la chaîne cryptée, les paillettes sont là - le tout avec des belles images de danseuses brésiliennes ne datant probablement pas de 1991.
Sauf que le PSG avait d’abord construit sa base avec une armée de joueurs talentueux, intelligents et surtout besogneux avant que les stars ne jaillissent… Bref, le reportage nous vend que Canal+ a fait du PSG un club formidable immédiatement…
Un Film Malhonnête ?
En dehors des focus sympathiques, mais pas réellement novateurs, sur Raí, Pauleta et deux matches importants, le film prend le parti de décrire deux points de conflit - dans une période où les anecdotes, positives comme négatives, sont nombreuses.
Une fois de plus, il faut bien faire des choix et mettre l’accent sur certains aspects. Et là, le film n’est plus seulement incomplet ou ressassé, il est purement malhonnête. Tous les commentaires se dirigent vers l’entraîneur parisien, mettant en avant tous ses défauts et ses échecs, sans jamais parler de ses qualités et réussites.
Pire encore, les intervenants ayant voulu atténuer le propos ont été coupés au montage - c’est le cas de Daniel Bravo, qui avait imputé la perte du titre aux joueurs. Ainsi, seule la paranoïa de Fernandez a coûté la victoire finale en première division et, pire encore, le reportage présente quasiment Yannick Noah comme le seul responsable de la victoire finale d’un PSG aux abois - qui s’était pourtant bien hissé jusque-là sans lui.
D’ailleurs, lorsque Youri Djorkaëff parle du PSG 1995/1996 comme de l’équipe qui jouait le mieux dans l’histoire du club, aucun mérite ne semble être attribué à Luis. Sur les images de la finale, il n’est nullement fait mention du fait que Luis a exhorté Ngotty à tirer lui-même le coup franc victorieux.
Fernandez est juste présenté comme le jeune plouc qui s’est mis à dos les joueurs… et qui a fait perdre le titre à son équipe. D’après le Parisien, Canal+ prévoit de transposer le concept à d’autres clubs.
Le Cas Ronaldinho
Et rebelote sur la partie concernant Ronaldinho. Le montage ne présente Luis que comme le tortionnaire qui ne faisait pas jouer le Brésilien, certainement par pur plaisir. D’ailleurs, la narration de l’histoire commence fin 2002.
Un voile pudique a été jeté sur l’année précédente, quand Fernandez a récupéré un joueur inadapté au football européen pour en faire un cador de la sélection brésilienne - Scolari avait d’ailleurs félicité personnellement Fernandez pour le travail accompli avec le Brésilien.
Non, le reportage ne commence à raconter l’histoire que… lorsque cela commence à chauffer entre les deux hommes. Ronaldinho fait monter une prostituée dans sa chambre pour une mise au vert ?
À l’heure où l’affaire Zahia fait trembler l’équipe de France, le reportage décrit ce fait comme quelque chose de banal, et même Perpère trouve qu’il aurait été bon de fermer les yeux sur le sujet. De même, il est annoncé laconiquement que dès janvier, à son retour de vacances du Brésil, Ronaldinho est sur le banc.
En oubliant de préciser que son retour de vacances s’est fait avec une semaine de retard - le numéro 10 dansait encore à Rio quand le PSG a repris la compétition -, et qu’il avait subi là-bas une opération dentaire contre l’avis des médecins du club… Mais Ronaldinho reste présenté comme le pauvre footballeur brimé.
Bilan : Un Outil de Propagande ?
Luis prend pour tout le monde à trois reprises dans le reportage, sans que d’autres événements ne soient réellement relatés. Pourquoi un tel choix et un tel acharnement ? La réponse peut se trouver au niveau de la production du documentaire.
Canal+ a participé à sa conception - Cyril Linette figure parmi les crédits au titre de son poste de directeur des sports de la chaîne cryptée -, et en est surtout le diffuseur. En conséquence, il fallait bien parler de sujets qui ne mouillaient pas trop la quatrième chaîne.
Tout concentrer sur Luis Fernandez - qui a toujours été en conflit avec l’actionnaire lorsqu’il était entraîneur - était la solution évidente. la superbe campagne de Ligue des Champions 1994/1995 - les huit victoires consécutives, un record, et la victoire en quarts face à Barcelone -, qui aurait permis - sacrilège !
Tous ces sujets ont été occultés, car ils auraient finalement mis en cause ce qu’a fait la chaîne cryptée. C’est aussi simple que cela. Mieux valait tout mettre sur le dos du benêt Luis Fernandez, déjà à moitié détesté par les supporters, et faire du « populisme », pour reprendre les termes de Perpère, en montrant le sourire de Ronaldinho…
Parmi les supporters parisiens qui ont connu les périodes 1994-1996 et 2001-2003, même ceux qui ne supportent plus l’animateur radio reconnaissent que le reportage est à charge envers le natif de Tarifa.
Qu’obtient-on au final ? Un reportage qui ne retrace pas l’histoire du club, qui fait appel à des intervenants pour entendre des banalités et surtout qui sert d’outil de propagande pour la chaîne cryptée dans ce qui n’est qu’une réécriture de l’histoire.
Le tout agrémenté d’images que l’on trouve facilement sur le site de l’Ina ou sur Youtube… Ou alors de belles illustrations : le documentariste a poussé sa caméra jusque sur la N118 ou sur le périphérique, pour un gros travail d’investigation.
Malgré tout, ce film reste flatteur. Il montre parfois des moments joyeux du club, et les supporters parisiens apercevront des visages qu’il est toujours bon de revoir. Mais il faut bien garder en tête que le PSG, ce n’est pas ça. La postérité du club parisien ne peut pas passer par des films comme celui-ci.

Tableau des confrontations PSG - Real Madrid
| Compétition | Match | Date | Résultat |
|---|---|---|---|
| Coupe UEFA | Real Madrid - PSG | 1992-1993 | 3-1 |
| Coupe UEFA | PSG - Real Madrid | 1992-1993 | 4-1 |
| Ligue des Champions | Real Madrid - PSG | 2017-2018 | 3-1 |
| Ligue des Champions | PSG - Real Madrid | 2017-2018 | 1-2 |