Gonçalo Ramos au PSG : Analyse Tactique et Avenir Incertain

Recruté l'été dernier, Gonçalo Ramos incarne une déception pour le Paris Saint-Germain. Son avenir dans la capitale française est plus menacé que jamais.

Malgré un statut de remplaçant, Gonçalo Ramos n’a pas voulu entendre parler d’un départ du Paris Saint-Germain l’été dernier. L’attaquant portugais de 23 ans était pourtant convoité. Newcastle ou encore l’AC Milan se sont renseignés sur son profil, mais l’ancien buteur du Benfica Lisbonne a tout refusé. Pour Gonçalo Ramos, l’objectif était de rester au PSG et de regagner sa place de titulaire, malgré l’éclosion d’Ousmane Dembélé à ce poste.

Le plan de l’attaquant portugais ne se déroule pas -du tout- comme prévu. Au contraire, ses performances agacent de plus en plus et son match catastrophique à Marseille lundi soir n’arrange rien. Titulaire en raison des nombreuses absences dans le secteur offensif (Doué, Dembélé, Barcola), l’attaquant d'1m85 a peut-être grillé sa dernière cartouche.

« Gonçalo Ramos confirme une nouvelle fois qu’il ne sera jamais qu’un simple remplaçant chez nous. Son match ce soir est encore une fois d’une pauvreté technique. Excellent buteur en sortie de banc mais ça s’arrête là » confirme sur X Alexandre Carvalho, fondateur de GolacoTV et suivi par plus de 10.000 followers. Il n’est pas le seul à dresser ce constat.

« WZE et Ramos ne doivent plus goûter au XI. C’est un endroit trop compliqué pour eux. Définitivement » tranche de son côté Mathieu Faure, exaspéré par les prestations de Zaïre-Emery et de Ramos en tant que titulaires à Marseille lundi soir. « Gonçalo Ramos à chaque fois qu’il est titulaire avec le PSG, c’est compliqué » abonde à son tour le journaliste Romain Collet-Gaudin.

Critiqué il y a quelques temps pour son choix de se passer de Gonçalo Ramos, Luis Enrique commence finalement à mettre tout le monde d’accord en ce qui concerne le buteur portugais, lequel semble tout simplement inadapté à la philosophie de ce PSG actuel.

Néanmoins, Gonçalo Ramos, de retour à la compétition mardi contre le Bayern, devrait emmagasiner du temps de jeu ce samedi. Premièrement, elle a marqué la fin d’une période, pas toujours facile à vivre, sans compétition pour le Portugais après l’entorse à la cheville contractée le 16 août au Havre. Deuxièmement, elle a démontré que Luis Enrique plaçait certains espoirs dans ce retour en décidant d’en faire sa première option offensive, en sortie de banc, dans un match de cette envergure, alors que l’attaquant de 23 ans était à court de rythme et a été préféré à Randal Kolo Muani ou Marco Asensio.

L’avant-centre n’a pas vraiment eu l’occasion de se mettre en évidence pendant ses vingt minutes de jeu, mais sa fraîcheur physique, son état d’esprit et sa disponibilité sur le terrain ont été appréciées par le staff après la rencontre.

« Ça fait du bien d’être de retour et je suis prêt à aider l’équipe dans tous les matchs que nous avons, a commenté Ramos après la rencontre. Les opportunités peuvent se présenter, encore faut-il les saisir.

Une manière comme une autre de signifier à Ramos qu'il ne compte définitivement pas sur lui. Pour le moment ?

L'occasion pour le buteur portugais, formé à un autre poste, de prouver qu’il mérite peut-être mieux qu’un rôle de doublure.

PSG Actu: Gonçalo Ramos STATISTIQUES folles révélées maintenant

Un Profil Inadapté au Style de Luis Enrique ?

Après un exercice 2024-2025 à rallonge, le PSG tire la langue depuis le début de l’exercice 2025-2026. Malgré sa première place en Ligue 1, le club francilien paraît moins dominateur et reste sous la menace de ses concurrents avant son déplacement ce dimanche (20h45) au Groupama Stadium pour y défier l’OL en clôture de la 12e journée. Un choc pour lequel Luis Enrique fait face à une avalanche de forfaits avec les absences d’Achraf Hakimi, Nuno Mendes ainsi que de Désiré Doué et Ousmane Dembélé.

Auteur du but vainqueur contre Nice (1-0), le week-end dernier, Gonçalo Ramos pourrait profiter des nombreux blessés pour débuter face aux Gones. Auteur de 5 buts en 15 apparitions cette saison au PSG, le tout en 699 minutes, le Portugais peine à convaincre quand il commence les matchs mais s’illustre en sortie de banc.

"Et ce que fait un joueur comme Gonçalo Ramos, qui a été recruté très cher pour être le buteur de cette équipe, tu te dis qu’à chaque fois qu’il est titulaire on reste tout un petit peu sur notre faim", résumait Jérôme Rothen courant octobre au sujet du buteur lusitanien.

"Et pourquoi? Parce que lui n’arrive pas à se mettre au niveau de ses coéquipiers, il n’arrive pas à se mettre au niveau des titulaires habituels. […] Le problème c’est que Gonçalo Ramos est emprunté dans ses gestes techniques. Il n’est pas à la hauteur des espérances et de la progression qu’on espérait voir de lui. Quand il est titulaire, il est très rarement tueur et buteur alors qu’il a beaucoup joué dernière donc il a perdu du crédit."

Souvent bien placé dans la zone de vérité, Gonçalo Ramos ne parvient pas à suffisamment participer au jeu pour convaincre Luis Enrique. Et même quand il redescend pour s’intégrer aux combinaisons offensives avec ses partenaires, le Portugais peine à trouver des solutions ou une certaine justesse technique dans les petits espaces.

Une situation qui peut étonner compte-tenu de son rôle d’attaquant et de ce que l’on attend des numéros 9 modernes à la Erling Haaland ou à la Harry Kane. Mais les difficultés du Parisien sembleraient presque logiques quand on sait qu’il a pendant longtemps évolué à un autre poste, celui de numéro 8 où il enchaînait surtout les courses et les aller-retours entre les deux surfaces.

Au micro de RMC Sport, Renato Paiva, qui l’a eu sous ses ordres du côté des jeunes de Benfica entre 2018 et 2021, a raconté comment il avait changé la carrière de Gonçalo Ramos en le changeant de poste, et surtout pourquoi il l’avait fait.

"Trois ans à travailler ensemble tous les jours, c’est beaucoup de temps. Quand j’ai commencé à travailler avec Gonçalo, il était un an plus jeune que le reste de l’équipe. C’était un U16 alors que j’entraînais les U17. Et Gonçalo était un milieu de terrain, un numéro 8. C’était un milieu box-to-box du fait de sa capacité à travailler sur le terrain. C’est rapidement devenu un joueur box-to-box, c’était incroyable", s’est souvenu le technicien lusitanien avant de pointer les manques de Gonçalo dans l’entrejeu.

"Mais il courrait beaucoup trop si l’on réfléchit du point de vue tactique donc on a essayé de corriger ça."

Avant de continuer: "Mais une chose très importante a attiré mon attention au sujet de Gonçalo: il marquait beaucoup de buts en tant que milieu. Rien qu’en étant intelligent, en occupant les espaces. On pourrait dire: 'la balle allait tout le temps vers Gonçalo'. Mais Gonçalo était toujours très bien placé et en particulier dans la surface, dans la zone de vérité."

Jugé pas assez technique, pas assez impressionnant physiquement pour dominer au milieu de terrain, Gonçalo Ramos a finalement été aligné comme attaquant par Renato Paiva. D’abord dans un rôle de deuxième buteur, en soutien du numéro 9. Puis comme plus haut à la pointe de l’attaque des jeunes de Benfica.

"Il aurait pu devenir un milieu correct mais il pouvait devenir un très bon numéro 9", a fini par résumer son ancien mentor. "Parce qu’il n’avait besoin que d’une, deux ou trois touches pour marquer un but alors que quand vous êtes un milieu de terrain, vous avez besoin de plus que ça. Il faut, par exemple, une très bonne relation avec le ballon."

Installé en attaque par Renato Paiva, Gonçalo Ramos est rapidement devenu une machine à marquer. En Youth League, d’abord, où il a joué en étant surclassé pendant ses premières saisons entre 2018 et 2020. Sur son ultime campagne dans la compétition, ses 8 buts et 3 passes décisives en 9 rencontres ont bien aidé Benfica à se hisser jusqu’en finale. Malheureusement, son doublé dans le duel final n’a pas suffi pour battre les jeunes du Real (2-3). Mais cela, en revanche convaincu ses coachs de l’installer comme titulaire avec l’équipe réserve du club lisboète, en D2 portugaise, et toujours sous les ordres de Renato Paiva.

Là encore, Gonçalo Ramos s’est rapidement rendu indispensable par sa capacité à se trouver toujours au bon endroit pour marquer.

"Les collègues, c’est une plaisanterie mais c’était vrai, les collègues appelaient Gonçalo 'le Sorcier'. C’était comme un sorcier parce que le ballon allait toujours vers Gonçalo. Gonçalo était là et le ballon arrivait vers lui. Il était un peu comme un magicien", s’est encore remémoré avec sourire l’entraîneur passé notamment par l’Independiente del Valle en Equateur ou par Botafogo au Brésil.

"Parfois Gonçalo ratait son tir mais le ballon continuait sa route et ça faisait but. Il marquait de toutes les façons possibles et les gens disaient que c’était un magicien, un sorcier."

Enfin lancé à la pointe de la réserve, Gonçalo Ramos a signé un début de saison 2020-2021 assez fou avec 7 buts et 3 offrandes pour ses partenaires dès les quatre premières journées de la saison en deuxième division. Et ce qui devait arriver arriva, Gonçalo Ramos s’est retrouvé convoqué chez les grands en D1 pour ne plus jamais quitter le groupe.

"Le coach de l’équipe première de Benfica l’a convoqué pour travailler avec eux…Et il n’est jamais revenu pour jouer avec nous", a encore glissé Renato Paiva. Mais c’est normal, c’est pour ça que l’équipe B existe."

En l’espace d’un peu moins de trois saisons avec Benfica, Gonçalo Ramos a continué de marquer des buts en pagaille pour rapidement être considéré comme les grands talents du Portugal à son poste. Si bien que pendant le mercato estival en 2023, de nombreux grands clubs européens ont cherché à le recruter. Malgré une sérieuse concurrence, le PSG a finalisé son recrutement (via un prêt avec une option d’achat automatique à 65 millions d’euros).

Problème, il débarque dans un PSG où Kylian Mbappé est encore là et qui vient de boucler les signatures d’Ousmane Dembélé et Randal Kolo Muani. Et forcément, son temps de jeu en souffre et sa progression est freinée. Surtout que Gonçalo Ramos ne semble pas véritablement convenir au style Luis Enrique à Paris. Si bien que depuis son arrivée en France et malgré de nombreuses apparitions, le buteur n’a pas réussi à s’installer. En particulier quand il débute les matchs, il ne se montre pas convaincant.

"Quand tu fais appel à un joueur comme Gonçalo Ramos pour jouer dans le système de Luis Enrique, pour moi ce n’est pas possible parce que ce n’est pas son style. Pour moi Gonçalo Ramos c’est un vrai numéro 9 de surface", a analysé Jean-Pierre Papin courant octobre à l’antenne de RMC.

"C’est quelqu’un qui est aussi capable de jouer dos au but. Mais dans l’équipe qu’aligne généralement Luis Enrique, ce joueur-là tu n’en as pas besoin."

Une vision des problèmes de Gonçalo Ramos partagée par Renato Paiva: "Je pense que la façon dont Luis Enrique conçoit le football et la manière dont il veut que son équipe joue, il utilise aussi le numéro 9 pour faire le lien dans les actions. Il veut qu’il s’implique dans des jeux en triangle, dans le fait d’amener le ballon vers la surface adverse. Le PSG n’est pas une équipe qui fait une vingtaine de centres dans la surface pendant les matchs. Ce n’est pas une équipe qui utilise son buteur uniquement pour marquer des buts. Tout le monde est impliqué dans l’action, dans la construction du jeu. Et c’est le problème, le point où Gonçalo souffre selon moi. A ces niveaux-là, quand Gonçalo sort de la surface, il a des problèmes."

Trop limité techniquement pour s’intégrer durablement comme la principale arme offensive de Luis Enrique au PSG, Gonçalo Ramos possède néanmoins une qualité indéniable qui le rend sacrément utile dans la rotation francilienne: il marque. En 101 rencontres à Paris, Gonçalo Ramos a inscrit 38 buts soit plus d’un pion tous les trois matchs.

"Quand tu joues avec ce genre de joueurs, malheureusement, ce n’est pas lui qui devrait se mettre au niveau des autres. Ce sont les autres qui devraient se mettre à son niveau pour le faire marquer des buts. Parce qui lui, il a cette spécificité de marquer des buts", a encore insisté Jean-Pierre Papin au sujet du buteur portugais.

"Mais selon moi on ne joue pas assez avec lui."

"On demande à Gonçalo Ramos de faire comme Dembélé. Or, Gonçalo Ramos ne sera jamais Dembélé, c’est un vrai numéro 9. Et de quoi a besoin un numéro 9 dans la surface? De ballons."

Et malgré ça, comme l’a souligné Emmanuel Petit dans une émission de Rothen s’enflamme en octobre, Gonçalo Ramos reste "beaucoup plus prolifique quand il sort du banc" et plante dans des rencontres "qui ne sont pas des matchs pourris". En 2025-2026, le Portugais a marqué cinq buts toutes compétitions confondues. Et ses victimes ne sont autres que: Tottenham, l’Atalanta, Barcelone, Strasbourg et Nice.

"Peut-être qu’il serait mieux dans une équipe qui construit ses actions pour trouver son numéro 9 à la conclusion. Parce que c’est un buteur. Mais c’est aussi la raison pour laquelle il est toujours au PSG", a finalement conclu son ancien mentor Renato Paiva.

"Certes il ne s’intègre pas à 100% à la philosophie de Luis Enrique, mais il marque. Encore décisif face à l'OM après être sorti du banc, Gonçalo Ramos est plus que jamais le « supersub » du PSG et un élément précieux de l'effectif, malgré son temps de jeu limité. De quoi garantir son avenir au club, au moins à court terme.

Dans un monde du football où l'individualisme est souvent roi, Gonçalo Ramos dénote. Cantonné au banc de touche au PSG, le Portugais ne bronche pas et sait profiter de son faible temps de jeu pour marquer des buts et les esprits. Jeudi dernier, alors que l'OM célébrait déjà ce qui aurait pu être son premier titre en 14 ans, le Portugais est venu doucher l'euphorie marseillaise en égalisant à la 95e minute, six minutes seulement après son entrée en jeu.

Vous avez sans doute vu passer la statistique d'Opta et elle est éloquente. Gonçalo Ramos a inscrit 6 de ses 10 derniers buts à partir de la 90e minute et a marqué 28% de ses réalisations avec le PSG dans cet intervalle de temps (12 sur 43) depuis son arrivée au club. Gonçalo Ramo, o herói dos 90'!

« Il arrive à un moment du match où les défenseurs sont fatigués. Et comme, physiquement, c'est un animal, forcément, il leur fait mal », analyse Renato Paiva, qui l'a dirigé chez les jeunes à Benfica (2018-2019), dans L'Equipe du jour.

Pour l'entraîneur portugais, que le PSG a croisé l'été dernier avec Botafogo à la Coupe du monde des clubs, Ramos n'a pas le niveau technique pour être un titulaire en puissance sous Luis Enrique. « À l'époque, il courait beaucoup. Je me suis dit qu'avec lui, je tenais mon premier défenseur et mon buteur. Quand on a commencé à le faire jouer comme numéro 9, ça a été incroyable. De la cuisse, du genou, du tibia... Il pouvait tirer de n'importe quelle partie du corps, ça faisait but.

Si son profil ne correspond à ce que veut Luis Enrique pour son attaquant axial titulaire, l'Espagnol a toujours loué son professionnalisme et l'utilise malgré tout quasiment à tous les matches (25 apparitions déjà cette saison). Gonçalo Ramos n'a lui pour le moment jamais fait part de ses états d'âme et a toujours tout donné quand il a eu à entrer en cours de jeu. « Normalement, quand tu marques autant et que tu ne joues pas, tu demandes à partir. Pas Gonçalo, et c'est sans doute pour ça que Luis Enrique l'aime autant, confie ainsi un proche de Ramos dans L'Equipe ce lundi. Mentalement et tactiquement, il t'offre des solutions.

Un constat partagé par le PSG, qui a rapidement fait savoir aux acteurs du marché que Gonçalo Ramos n'était pas disponible cet hiver. Au vu de ses statistiques et de son vécu en sélection, le « sorcier » du PSG sera convoqué pour la Coupe du monde 2026 cet été avec le Portugal.

Le Paris Saint-Germain a-t-il raté son recrutement estival dans le secteur offensif ? Si Bradley Barcola donne satisfaction, difficile d'en dire autant de Randal Kolo Muani, acheté pour plus de 90 millions d'euros à Francfort, et surtout Gonçalo Ramos, dont l'option d'achat à 65 millions d'euros a été levée en novembre dernier.

L'attaquant de 22 ans, qui avait plutôt bien lancé sa saison grâce à un doublé contre Marseille (4-0), a presque disparu des radars, avec cinq petites minutes de jeu en Ligue 1 depuis le 24 novembre.

L'ancien joueur de Benfica a certes été titularisé face à Revel (9-0) en Coupe de France, après la trêve hivernale, et il a même marqué contre la formation de R1. Mais il a vite repris sa place sur le banc conte Lens (2-0). La faute à quoi ? La presse portugaise a parlé d'un virus qu'aurait contracté le buteur, une information que le PSG n'a pas voulu confirmer ou infirmer. Dans tous les cas, même à 100%, Luis Enrique ne fait absolument pas confiance à Ramos, notamment lors des grandes affiches.

De là à envisager un départ ? Oui. Dès le mercato hivernal ? Ce n'est pas improbable, selon L'Équipe. La porte semble effectivement entrouverte pour l'attaquant portugais, mais il faudra pour cela qu'un club réalise une offre qui ne peut pas se refuser, c'est-à-dire supérieure au prix d'achat (80 M€). Il s'agirait toutefois d'un énorme constat d'échec pour la cellule de recrutement des champions de France. Et notamment pour le conseiller sportif Luis Campos, à l'origine du prêt avec option d'achat l'été dernier.

A priori, le PSG ne compte donc pas prêter le joueur cet hiver pour lui permettre de retrouver du temps de jeu et de la confiance ailleurs, par exemple dans son ancien club. Il restera sans doute à quai, et devra faire ses preuves lors des quelques minutes que son entraîneur lui accordera. C'est-à-dire en marquant. Problème : Ramos a perdu son sens du but, lui qui n'en a inscrit qu'un face à Monaco (5-2) en dehors de ceux marqués contre l'OM et Revel.

Dommage, car un boulevard semblait s'offrir à lui en début d'exercice face aux difficultés rencontrées par Kolo Muani dans l'axe. Kylian Mbappé préférant le côté gauche, l'international portugais aurait pu s'imposer durablement, mais Luis Enrique a finalement décidé d'installer son coéquipier français en pointe, avec Barcola pour animer l'aile.

«Le 9 de City, c’est qui ? Son nom, comment s’appelle-t-il ? Son nom, son nom ! Haaland. Voilà, voilà pourquoi Guardiola joue avec un vrai 9 et pas moi». Luis Enrique avait surpris tout le monde à la veille de la réception de Manchester City en Ligue des Champions. Avec cette déclaration, le coach espagnol taclait son propre avant-centre, Gonçalo Ramos, sous-entendant qu’il n’avait pas le niveau de son homologue norvégien et qu’il n’était pas un véritable numéro 9 de classe mondiale.

Néanmoins, entré en jeu face aux Cityzens, l’ancienne pépite de Benfica avait eu l’occasion de parapher le succès parisien en inscrivant un but dans les derniers instants (90e+6). Hier soir, le PSG était de retour au turbin en accueillant le Stade de Reims sur la pelouse du Parc des Princes, dans le cadre de la 19ème journée de Ligue 1. Et à quelques jours d’un autre match important contre Stuttgart en Ligue des Champions lors de la 8e et ultime journée de la phase de championnat, Luis Enrique a décidé d’opérer quelques changements en laissant reposer certains joueurs.

Ce turnover a donc permis à Gonçalo Ramos d’être titulaire aux côtés de Khvicha Kvaratskhelia et Ousmane Dembélé dans la composition de départ face aux Rémois. Un trio que de nombreux observateurs voient comme le trident offensif le plus complémentaire et polyvalent que l’entraîneur espagnol puisse aligner depuis l’arrivée hivernale de l’ailier géorgien. Malheureusement pour l’international portugais, il a eu un trop gros nombre de déchets dans le dernier geste.

Face à Reims, Gonçalo Ramos a tiré à trois reprises pour deux frappes cadrées bien arrêtées par Yehvann Diouf (14e, 26e). Il aurait pu mieux faire sur l’occasion opportuniste où il s’emmêle les pinceaux (26e) : «Gonçalo Ramos ? Le plus intéressant, c’est l’équipe. Nous avons créé moins d’occasions aujourd’hui. Je n’ai rien à remettre en question au niveau de mes joueurs. Je le répète : l’idée générale, c’était de gagner bien sûr, mais au-delà du résultat, c’était difficile de créer des occasions. Au-delà de ça, je n’ai pas à me plaindre de l’attitude de mes joueurs. Ils ont tout essayé. Mais il n’y a pas eu beaucoup d’espaces et il fallait trouver des solutions», a préféré relativiser Luis Enrique.

Les statistiques restent toujours correctes pour Ramos avec 6 buts, 2 passes décisives, en seulement 14 apparitions toutes compétitions confondues. Moins Gonçalo Ramos joue sur une rencontre, plus il marque. En effet, sur ses 6 buts marqués TCC, quatre ont été inscrits lors d’une rentrée en jeu (OL, RC Lens en Coupe de France, Manchester City, Monaco) : «sur ce type de partie, il y aura peu d’occasions de but. Tu vas avoir beaucoup le ballon mais c’est difficile de trouver des espaces, cela se joue sur les occasions de but. On a eu beaucoup le ballon mais c’est difficile de trouver des espaces pour créer des occasions de but. Il faut avoir de la réussite sur le peu d’occasions que tu vas avoir. On en a peu eu, c’est vrai, moins que d’habitude, mais quand tu réussis à prendre l’avantage au score et que tu te fais vite rattraper, cela nous a coûté la victoire», a conclu Luis Enrique.

Sur son blog personnel, Pierre Ménès a estimé que Gonçalo Ramos avait été payé trop cher au PSG : "J'ai du mal à payer un mec 80 millions d'euros pour qu'il soit joker de luxe."

Le journaliste a reconnu tout de même des qualités à l'attaquant portugais : "Quand il est remplaçant, il est extrêmement efficace parce qu'il arrive dans des matchs où les défenses adverses sont usées."

Pierre Ménès a enfin apporté un bémol aux performances de Gonçalo Ramos : "Quand il est titulaire, il est catastrophique. Mais il faut lui reconnaitre qu'il ne lâche pas, qu'il est motivé, qu'il se bagarre. Mais le jeu du PSG ne lui convient pas."

Le journaliste a estimé l'avant centre parisien peu compatible avec le jeu de Luis Enrique : "Ce n'est pas un jeu où on centre.

Voici un tableau récapitulatif des statistiques de Gonçalo Ramos au PSG :

Compétition Apparitions Buts Passes Décisives Minutes Jouées
Ligue 1 X Y Z ...
Ligue des Champions A B C ...
Coupe de France M N O ...
Toutes Compétitions 14 6 2 ...

En conclusion, l'avenir de Gonçalo Ramos au PSG reste incertain. Ses difficultés d'adaptation au style de jeu de Luis Enrique et son rôle limité dans l'équipe soulèvent des questions sur sa capacité à s'imposer durablement dans le club parisien.

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