Radio Marseillette joue un rôle important dans la promotion et la couverture du rugby à XIII dans la région. La station diffuse régulièrement des émissions et des commentaires en direct des matchs, permettant aux auditeurs de suivre les performances de leurs équipes locales et de rester informés sur l'actualité de ce sport.
Chaque week-end de match, les fidèles auditeurs de Radio Marseillette suspendent leurs oreilles à ses commentaires avisés lors des retransmissions en direct des rencontres de Carcassonne XIII. On ne présente plus Denis Arcas dans le giron treiziste carcassonnais.

Stade Albert Domec à Carcassonne
Denis Arcas : La Plume et le Micro du Rugby à XIII
Denis Arcas, excellent commentateur de Radio Marseillette, vient d’écrire un livre sur le rugby à 13. Ce que l’on sait peut-être moins, c’est que le commentateur de Radio Marseillette a publié un ouvrage de 540 pages sur le rugby à XIII, qui aborde 820 matchs. Un intense travail de recherche d’archives pour cet ancien pratiquant, qui pourrait se voir prolonger d’un tome II.
Portant le nom de "Rugby à 13 - Le rugby de la liberté 1933-1941", de la naissance à l’interdiction, cette œuvre de 550 pages est actuellement sur les presses d’un éditeur.
La Passion de Denis Arcas pour le Rugby à XIII
À quand remonte votre passion pour le rugby à XIII ? Cette passion remonte à ma plus tendre enfance, que j’ai passée à Ventenac-Cabardès. Elle m’a été transmise par ma famille, notamment par mon père qui était, lui-même, un passionné de rugby à XIII. Mais également par la presse écrite qui, à cette époque-là - à la fin des années 50 et au début des années 60 - ouvrait largement ses colonnes à la discipline. France Inter diffusait également des matchs en direct le dimanche après-midi. À travers elle, je connaissais tous les joueurs sans les avoir jamais vus. Le déclic, je l’ai eu à l’occasion d’un match à Domec entre les Australiens et une sélection composée de joueurs de Lézignan et de Carcassonne. À partir de ce jour-là, je n’ai plus quitté la Pépinière.
Quand je suis venu habiter à Carcassonne, j’avais des copains de collège qui pratiquaient le rugby à la MJC. Je les ai donc suivis pour faire mes classes avec les minimes. Je suis un "enfant" de Louis Delon. En 1968, nous avons été champions de France en cadets à Brutus avec, entre autres, Christian Burgos et Christian Seguy. Plus tard, j’ai rejoint les rangs de St-Jacques XIII.
C’est toujours dur de s’expatrier et, à une certaine époque, ce n’était effectivement pas simple. Quand, dans les années 70-80, je me promenais en voiture avec le pare-soleil AS Carcassonne XIII, je me demandais si on n’allait pas me crever les pneus. Mais cela n’est jamais arrivé. J’ai toujours eu des amis qui supportaient le XIII Catalan. Par contre, ça a parfois été compliqué en famille, car mes enfants sont rugbystiquement catalans et leurs idoles étaient des joueurs de St-Estève, qui dominaient alors le rugby à XIII et n’étaient pas trop appréciés du côté de Carcassonne.
Personnellement, je la vois d’un bon œil. Pour nous qui sommes des enfants de cette MJC de "Loulou" Delon, c’étaient des entités très fortes. Mais, à un moment donné, il faut vivre avec son temps. Et les personnes qui ont accepté aujourd’hui la responsabilité de la formation ont vraiment des arguments pour que cette nouvelle structure tienne la route. La MJC représentait la formation du XXe siècle, l’Academy représente celle du XXIe. Mais, mon idole absolue, même s’il est vrai que je n’ai pas vu jouer "Pipette", reste Gilbert Benausse, que je n’ai jamais vu évoluer sous les couleurs carcassonnaises puisqu’il était déjà parti à Lézignan. Plus près de nous, je dirai Bernard Guilhem, qui m’a laissé en mémoire des essais fantastiques.
L’envie m’est venue dans les années 1990. Mais, à ce moment-là, je n’avais pas le temps. Une fois à la retraite, je me suis donc lancé, sans toutefois en parler à personne car je n’étais absolument pas sûr d’aller au bout du projet. Le plus gros travail a été le celui de recherche car j’ai consulté énormément d’archives. Pour cela, je me suis essentiellement appuyé sur la presse, que j’ai pu consulter aux archives départementales de l’Aude et des P.O., car les clubs possèdent peu de documents de cette époque-là. Il m’a fallu beaucoup de patience car, avec l’écriture, cela m’a pris quatre ans.
C’est une période contrastée car le rugby à XIII est parti de rien. Et, juste avant la guerre, en cinq saisons, il est devenu en termes de popularité le second sport national après le football. Un match international France - Pays de Galles a rassemblé plus de 30 000 personnes à Bordeaux. Cela constituait le record d’affluence, toutes disciplines confondues, pour une manifestation sportive hors Paris. Ceci explique d’ailleurs en partie ce qui s’est passé ensuite au moment de Vichy. Pour les locaux, il y a également un chapitre consacré à la construction, entre les années 1932 et 1935, du stade Albert Domec qui, à terme, allait être "l’un des plus beaux parcs des sports de France" de l’époque. Plusieurs pages sont également consacrées aux clubs audois.
Avant sa parution, cela a été compliqué car il m’a fallu un an pour trouver un éditeur. Il a reçu un bon accueil, même s’il rencontre les mêmes difficultés que le rugby à XIII. À savoir que, quand vous n’avez pas accès aux grands médias, il est difficile de se faire connaître. Je ne m’attendais pas à vendre des milliers de livres car il est difficile de toucher des régions comme celles de Bordeaux ou de Roanne, où ce sport a disparu.
Ne pas rester en rade : samedi 27 avril à 15 h 30, le VARL 13 accueillera Toulon pour le compte du championnat de France Élite 2. Les Toulonnais pourraient payer la note d’une prise de conscience des joueurs du VARL. Évidemment, ce match se jouera sur le stade Jérôme-Rieux de Villegailhenc.
Barrage en nationale 2 : grâce à sa victoire face à Apt, l’équipe 2 du VARL 13 disputera un match de barrage pour le compte du championnat de France Nationale 2. L’adversaire du VARL 13 sera Caumont, ce dimanche 28 avril à 15 heures, sur le stade Jérôme-Rieux de Villegailhenc.
Deuxième grand loto : le VARL 13 donne rendez-vous ce samedi 27 avril à 21 heures en la salle polyvalente de Villegailhenc pour son 2e grand loto. 16 quines, 4 cartons pleins, 1 consolante. 10 € les 3 cartons. Le thème en sera "bœuf grillades". À ne pas manquer !
Malgré la défaite à Carpentras, le VARL 13 tient bien en main le premier trophée du Master Robert-Rocalve.

VARL 13
Classement au Master Robert Rocalve (25 Avril)
| Position | Équipe | Points | Matchs Joués |
|---|---|---|---|
| 1er | Villegailhenc-Aragon RL | 30 | 19 |
| 2e | US Ferrals | 17 | 19 |
| 3e | Villeneuve-Minervois | 10 | 18 |