Qui commente le handball sur beIN SPORTS ?

Le commentaire sportif est bien plus qu’une simple description des actions sur le terrain. Dans l’univers du handball français, ces voix deviennent les complices de nos émotions, transformant chaque match en épopée collective.

beIN SPORTS s'apprête à diffuser l’IHF Mondial masculin de handball du 14 janvier au 2 février 2025 qui se jouera en Norvège, au Danemark et en Croatie. La retransmission comprendra les plus belles affiches du tournoi, dont l’intégralité des matchs des Bleus diffusée en exclusivité sur beIN SPORTS.

L'équipe de commentateurs de beIN SPORTS

Pour cet événement majeur, beIN SPORTS a constitué une équipe de commentateurs et de consultants de premier plan :

  • Thomas VILLECHAIZE et François-Xavier HOULET commenteront les plus belles affiches sur place.
  • Mateo BENOIST-FRITSCH, Xavier HAMEL et Dominique VERDON complèteront l’équipe de commentateurs.
  • Mary PATRUX sera entourée de Daniel NARCISSE, Thierry OMEYER et de Nikola KARABATIC pour présenter les rencontres, débriefer et analyser les meilleurs moments.

Ces professionnels du micro doivent naviguer entre technique pure et vulgarisation, s’adressant autant aux connaisseurs qu’aux néophytes découvrant cette discipline. Leur défi quotidien ?

Chaque commentateur handball développe sa propre philosophie face au micro. L’exercice présente des défis spécifiques à cette discipline. Une partie significative de l’audience découvre les règles du hand lors des grandes compétitions, nécessitant un équilibre délicat entre vulgarisation et expertise technique. Cette dualité s’observe particulièrement lors des phases de jeu rapide, où la pédagogie doit s’adapter à l’intensité du moment.

Les COMMENTATEURS de BEIN SPORTS SE LACHENT ! (PART I)

François-Xavier Houlet : La voix du handball

Ancien demi-centre de l’équipe de France (64 sélections) dans les années 1990 et 2000, François-Xavier Houlet s’est imposé comme la voix du handball à la télévision, avec son compère Thomas Villechaize. Il est la voix du handball en France.

Au côté du journaliste Thomas Ferro Villechaize, l'ancien international français livre habilement analyses et anecdotes comme il distribuait le jeu sur le terrain. Pourtant, certains s'agacent du poids médiatique de « Zouzou », surnom familial repris sur les terrains. Le consultant du diffuseur du Championnat de France et des compétitions internationales de hand est en parallèle un agent influent, au portefeuille riche d'une bonne vingtaine de joueurs, dont plusieurs internationaux français : Kentin Mahé, Melvyn Richardson, Elohim Prandi ou encore Valentin Porte, présents au Mondial.

Selon Thomas Ferro Villechaize, l'acolyte de « Zouzou », le surnom de François-Xavier Houlet, depuis bientôt dix ans, « son rôle d'agent lui apporte une connaissance plus profonde du marché ».

beIN et son consultant voient de nombreux avantages à cette double fonction. « Quand on parle de hand, il est omniscient, s’enthousiasme Thomas Ferro Villechaize. Je m’appuie sur cela à la base, mais son rôle d’agent lui apporte une connaissance plus profonde du marché et du circuit. »

Les déplacements permettent de leur côté au consultant de coller au plus près des acteurs. « Match après match, semaine après semaine, je vois l’évolution des joueurs sur le terrain. Mais aussi leur comportement en dehors. J’échange avec les clubs. Le suivi n’est pas seulement par téléphone et devant ma télé. »

Au fil des ans, son portefeuille de joueurs s’est bien épaissi. Jusqu’à en faire un sujet sensible pour certains clubs... même si ceux-ci ne souhaitent pas l’exprimer publiquement. « Normal ! Quand tu discutes avec lui, tu parles en même temps au mec qui commente les matches de ton équipe et à l’agent de différents joueurs que tu vas vouloir recruter ou prolonger », réagit un acteur du milieu.

beIN Sports ne mentionne jamais l’autre activité de son expert, ni dans les bandeaux de présentation ni à l’évocation d’un de ses joueurs pendant le direct. Thomas Ferro Villechaize préfère annoncer un joueur « proche » du consultant.

« Je le trouve très indépendant, réplique Ferro Villechaize. Avec ses joueurs, qu’ils soient bons ou non, il commente objectivement, ne triche pas ! » Sur le temps dédié au hand non plus. Sept jours sur sept, du vendredi au dimanche soir pour beIN Sports, le reste du temps comme conseiller... et toujours en indépendant.

Houlet estime d’ailleurs qu’il ne pourrait financièrement pas se permettre d’exercer la seule activité de consultant. Néanmoins, tout le monde le reconnaît, sa position serait intenable dans le milieu du foot, aux enjeux bien plus puissants.

Il sourit et réagit en citant Claude Onesta, l’ancien sélectionneur des Bleus : « Si la notoriété du handballeur doit lui faire gagner deux fois plus d’argent mais devenir deux fois plus con, j’aurais tendance à dire : restons dans la situation actuelle. »

François-Xavier Houlet, la voix du handball sur beIN Sports, sera aux commentaires de la finale de Proligue entre Caen et Sélestat, mercredi 4 et dimanche 8 juin 2025.

Installé dans le pays d’Auge, celui qui est également parrain du club de Douvres-la-Délivrande évoluera un peu à domicile.

Caen est une belle surprise alors que Sélestat était attendu à ce niveau. Caen est une équipe dont on savait qu’elle était capable d’un exploit, d’être euphorique. Mais là, ils ont remporté leurs quatre matches de play-offs, ce n’est pas rien ! Normalement, Sélestat est au-dessus, ils sont habitués de ces matches-là, mais pourquoi pas ? En tout cas, ce sera une belle opposition de styles.

Il faut surtout qu’ils conservent le même état d’esprit. Rester concentrés, avec la même solidarité et la même débauche d’énergie. Ils ont toujours été supérieurs à leurs adversaires de ce point de vue.

C’est une équipe très bien construite, malgré une masse salariale relativement modeste pour la Proligue (552 000 €, N.D.L.R.). Il y a un mélange d’expérience, avec Rudy Seri ou Yannis Mancelle, des jeunes prometteurs comme Reyhan Zuzo ou Adam Gnago, et des joueurs aux noms pas forcément ronflants, mais qui font une très belle saison, comme Jordan Allais ou Sacha Mantz. Et puis, on ne peut pas nier l’importance de Jean-Emmanuel Kouassi dans les buts.

C’est une équipe qui renvoie une belle image collective, très agréable à voir jouer. Elle présente un jeu cohérent, avec énormément d’envie. Même quand elle a eu un coup de moins bien, en avril, on n’a pas senti d’inquiétude. On ne sait pas où elle va s’arrêter.

Dans sa progression, le Caen HB peut s’appuyer sur un bel outil, avec le Palais des Sports. Vous qui connaissez toutes les salles de France, qu’en pensez-vous ?

Il a été bien conçu, intelligemment foutu. Il n’y a pas grand-chose à redire ! L’affluence est là pour le montrer : il se passe quelque chose à Caen, et il n’y a pas beaucoup de villes où c’est le cas.

Au même niveau, une première : Sans doute sollicité par une connaissance au sein de l’Atlantique Seudre Handball, le journaliste sportif de la chaîne BeIN Sport Thomas Villechaize a pris 46 secondes de son temps pour adresser un message de “soutien” aux Trembladais.

Thomas Villechaize y va donc de son message d’encouragement « choc ». « Vous n’avez pas intérêt à perdre à Royan, sinon, je vous démonte tous! [...] Y’a quoi à Royan, à part un Franprix et un supermarché Casino ? Donc, vous avez intérêt à gagner. C’est votre dernière chance de ne pas être ridicules, même si vous avez fait une saison de m... »

Commentateur attitré de l’équipe de France féminine, Xavier Hamel s’apprête à couvrir l’EHF EURO 2024 diffusé en intégralité sur beiN SPORTS.

Lors du démarrage de beIN SPORTS qui possédait les droits des J.O. de Londres 2012, il y avait énormément de matchs à commenter. J’ai été alors sollicité et on m’a présenté Amélie Goudjo et François-Xavier Houlet qui étaient déjà consultants. En effet, ma première compétition a été celle des garçons en 2015, au Qatar puis le Mondial féminin au Danemark, la même année.

Depuis Rio 2016, hormis sur deux compétitions, l’équipe de France a systématiquement remporté un titre ou une médaille. C’est un immense privilège et une chance de suivre les performances de l’équipe de France. C’est un groupe que l’on aime suivre parce qu’il est vraiment très agréable.

Je n’ai ni routine, ni superstition particulière. Je ne mets pas le même carnet de notes dans le même cartable (rire). Avec internet, il y a toujours des possibilités d’aller regarder ce que font les équipes et les joueuses étrangères sans forcément déranger le service vidéo de de l’équipe de France. De nombreuses vidéos sont en effet présentes sur les sites des fédérations. J’essaie de rester le plus objectif et le plus naturel possible.

Lorsque l’équipe de France n’a pas franchi le tour préliminaire du Mondial 2019 au Japon, cela ressemblait vraiment à un accident et on l’avait traité comme cela. Et la suite nous a donné raison parce qu’elles sont revenues en 2020 avec l’argent à l’Euro puis l’année suivante avec le titre olympique. Cela pourrait paraître bizarre parce que la performance avait justement été au rendez-vous mais je ne conserve pas un très bon souvenir du Mondial 2021 en Espagne. Il y avait des restes de Covid avec peu de monde dans les salles qui étaient dépourvues d’ambiance. Les supporters scandinaves et les Français avaient peu fait le déplacement. La compétition avait été organisée à la va-vite. L’équipe de France devait jouer à Barcelone et finalement elle a disputé ses matchs à Granollers dans une salle un peu vieillotte.

À contrario, au Japon, malgré la contre-performance lors du Mondial 2019, cela reste un bon souvenir. Des Mondiaux depuis 2015, c’est la seule fois où nous avons quitté l’Europe. L’ambiance était complètement différente et je me souviens d’une organisation très impressionnante.

C’est un sacré souvenir : j’ai encore en tête les images de Hambourg. On ne s’attendait pas forcément à ce que l’équipe de France l’emporte. Le groupe était vraiment bon et on a senti vraiment qu’il y avait quelque chose qui se passait. Je n’oublie pas aussi le titre en 2018 remporté à domicile. Il y a également le titre Mondial de l’année dernière. Très franchement, je pense que je n’avais jamais vu une équipe de France aussi forte. Elles ont déroulé du début à la fin : au tour principal, il y a eu ce match extraordinaire contre la Norvège.

Pour les filles, c’était sans doute l’énorme objectif de leur vie de sportive. Elles ont été performantes mais le fait d’avoir perdu en finale a dû leur laisser une petite cicatrice sans doute à refermer. Il y a peut-être des joueuses qui avaient d’autres idées en tête, peut-être plus personnelles, qui finalement sont restées dans l’équipe, donc le groupe n’a pas énormément changé. Le fait qu’Olivier Krumbholz ne soit plus là, c’est forcément quelque chose qui change aussi la vie des joueuses même si elles connaissent très bien Sébastien Gardillou.

« Il y a un an, vous commentiez le Mondial égyptien depuis le siège de beIN Sports. Retrouver le terrain, cela change tout ? C'est vraiment le supplément d'âme. Pouvoir simplement se présenter aux entraînements d'avant-match, pouvoir échanger avec les joueurs, avec les supporters, donne une tout autre perspective... L'authenticité revient contrairement au côté un peu factice de la cabine. Cela humanise à nouveau quelque chose qui était froid et un peu aseptisé, l'an passé.

Je dois tout à Charles Biétry (l'ancien directeur éditorial) qui a vu en moi des compétences que je ne soupçonnais pas. Il savait que j'avais pratiqué un peu le hand et m'a fait confiance, même si j'ai aussi manifesté un peu d'intérêt. J'ai dû travailler énormément parce que je n'avais pas toute la "culture handballistique". J'ai tout lu sur la discipline, j'ai réécouté les matches de Fred Brindelle (commentateur des années Canal+) qui était mon modèle. Comme un élève studieux, je me suis fait plein de mémos, des classeurs sur tout ce qui paraissait. Je ne voulais pas qu'on dise : lui, c'est un peintre. Je suis arrivé de manière très humble.

Je ne me suis jamais inventé un personnage. Dans la vie, je suis comme ça, entier, généreux, sans filtre... et j'essaye de faire la même chose dans mes commentaires. Qu'on puisse ne pas aimer, je l'entends totalement puisque je mets beaucoup de ma personnalité. Par exemple, j'ai toujours assumé être de parti pris et, parfois, de mauvaise foi avec l'équipe de France, j'ai un côté un peu franchouillard. Qu'on ne me demande pas d'être objectif avec les Bleus ! Je vis ça comme une histoire d'amour passionnée. En 2017, lors la finale du Mondial à Paris-Bercy (France-Norvège, 33-26), j'ai quitté un peu mon rôle de journaliste et je n'ai pas pu retenir mes larmes... J'ai coupé mon micro, donc ça ne s'est pas entendu, mais j'étais terriblement ému par cette communion avec le public. Quand ça allait moins bien ces derniers temps, je repensais à ce moment et je me disais que j'allais forcément le revivre un jour.

Lui et moi, c'est un peu le feu et la glace. Il ne se met jamais en avant, analyse les choses de manière extrêmement précise. Et, surtout, il a une connaissance encyclopédique du hand. J'adore les consultants curieux qui transmettent avec passion leur érudition. Je le mets au même niveau qu'un Jacques Monclar (consultant basket sur beIN), il est de cette trempe. C'est une chance.

La récurrence d'un Mondial ou un Euro chaque année ne dévalorise-t-elle pas un peu le produit télé ? Non, c'est absolument nécessaire pour la visibilité du hand. Il y a très peu de matches amicaux pour les sélections et la Golden League va disparaître. On ne va pas s'en cacher, même si, en termes de licenciés, c'est formidable, le handball reste un sport de niche.

J'adore le hand mais j'ai été embauché à beIN pour faire de la présentation et ça me manque aussi beaucoup. J'espère faire partie de l'aventure de la Coupe du monde de foot au Qatar.

Toute ma carrière, j'ai travaillé avec des femmes, j'ai été élevé par une mère célibataire, j'ai une soeur... Cela fait partie de moi. Vraiment, je ne comprenais pas qu'on puisse encore imaginer qu'une femme puisse servir de pot de fleurs à la télé. Je ne comprendrai jamais cette vision rétrograde des choses.

En France, une femme qui se marie, sauf si elle émet la volonté contraire, va porter le nom de son mari. C'est totalement anormal. Moi, j'ai voulu prendre le nom de ma femme, contrairement à certainement 98 % des hommes en France. Mes enfants s'appellent Ferro, je m'appelle Thomas Ferro Villechaize et c'est très important pour moi. »

Nous accueillerons ensuite Xavier HAMEL, commentateur du championnat de France de Handball sur les antennes de Bein Sport. Nous évoquerons avec lui le déplacement des jaunes et noirs à Paris, samedi.

Avant un passionnant déplacement à Toulouse, nous faisons le point sur le classement des chambériens dans cette Liqui Moly StarLigue qui touche presque à sa fin.

Quand Charles Biétry repère Thomas Villechaize en 2016, ce dernier n’affiche pas encore la culture handballistique qui le caractérise aujourd’hui. Sa méthode d’apprentissage relève de l’acharnement pur : lecture exhaustive de tous les ouvrages sur la discipline, réécoute systématique des matchs commentés par Fred Brindelle durant l’époque Canal+.

Villechaize assume totalement son parti pris franchouillard avec l’équipe de France, vivant cette relation comme une histoire d’amour passionnée.

Avec 64 sélections en équipe de France dans les années 1990-2000, François-Xavier Houlet apporte une légitimité sportive incontestable au duo qu’il forme avec Villechaize. Sa personnalité tranche radicalement avec celle de son partenaire. Houlet privilégie la transmission de son érudition à la mise en avant personnelle, analysant chaque séquence avec une précision chirurgicale.

L’histoire retiendra que Mariama Signaté fut la première femme à commenter des matchs de handball masculin sur une chaîne française. Son parcours de joueuse lui confère une crédibilité indiscutable : 149 sélections en équipe de France entre 2004 et 2014, deux participations olympiques, deux titres de vice-championne du monde. Le succès de son approche se mesure dans les chiffres : la finale France-Croatie qu’elle commente établit un record d’audience avec plus de 525 000 téléspectateurs, devenant la plus grosse audience handball de la saison 2018-19.

L'émotion face au micro

Villechaize revendique son approche émotionnelle, refusant l’objectivité froide au profit d’une communion assumée avec les Bleus.

Pour les matchs de Proligue, chaque club conserve la liberté de fournir ses commentateurs. La crise sanitaire a profondément marqué les conditions d’exercice de ce métier. Villechaize évoque cette période avec émotion, décrivant ses déplacements dans des aéroports déserts comme une ambiance Walking Dead. Cette expérience révèle l’importance cruciale du public dans la médiatisation du handball. Le retour des spectateurs ravive instantanément la flamme des commentateurs, démontrant combien leur travail s’nourrit de cette énergie collective.

Ces voix continuent de façonner notre rapport au handball français, transformant chaque rencontre en moment de partage collectif.

En conclusion, les commentateurs de handball sur beIN SPORTS sont bien plus que de simples narrateurs. Ils sont des passionnés, des experts et des figures emblématiques qui contribuent à faire vivre le handball français avec émotion et expertise.

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