La Draft NBA est la porte d’entrée pour tout joueur rêvant de briller dans la grande ligue nord-américaine. La Draft est l’événement annuel qui marque, pour la quasi-totalité des joueurs, leur entrée en NBA. Les spéculations sur les potentiels futurs talents rendent cet événement immanquable pour tout amateur de NBA.
La traditionnelle draft NBA a lieu dans la nuit de jeudi à vendredi au Barclays Center de New York. Elle fait partie des évènements dont la date est cochée plusieurs mois à l’avance par tous les fans de basket.
Cette cérémonie, qui va être très suivie cette année en France avec le très probable choix en première position du phénomène Victor Wembanyama, est une particularité du sport américain. Le principe de la draft (repêchage en français) est le suivant: chaque année, les 30 franchises NBA sélectionnent les meilleurs jeunes basketteurs issus du circuit universitaire américain (NCAA), de la G-League (ligue de développement de la NBA) ou d’autres ligues étrangères. Ces prospects doivent obligatoirement être dans leur 19e année. Pour cette édition, 84 joueurs sont sur la ligne de départ.
La Draft NBA est une procédure annuelle permettant à chacune des 30 équipes NBA de recruter de nouveaux joueurs universitaires ou internationaux. Tenue traditionnellement à la fin du mois de juin, elle est l'occasion pour les franchises de renforcer leurs effectifs avec des jeunes prometteurs. L'ordre de sélection dépend à la fois des résultats sportifs obtenus lors de la précédente saison et d'une loterie pour les équipes les moins performantes. Par exemple, lors de la Draft 2024, le Français Zaccharie Risacher a été retenu en premier choix par les Atlanta Hawks.
La Draft NBA, qui a lieu tous les ans en juin, est la porte d'entrée a tout jeune prometteur dans la grande ligue.
LA DRAFT, C'EST QUOI ? - LE STARTER #17 - L'HISTOIRE DE LA DRAFT NBA (ft. ZION WILLIAMSON)
Le Système de Sélection des Joueurs
La sélection
La soirée de la Draft a lieu à la fin du mois de juin. Les meilleurs jeunes du monde sont réunis et le commissionnaire de la NBA annonce les choix (« picks ») des différentes équipes, dans l’ordre chronologique. La franchise qui possède le 1er choix, peut ainsi choisir parmi tous les joueurs disponibles. Plus le « pick » est haut, plus il a de la valeur, plus vaste est le choix parmi les jeunes talents inscrits.
L’attribution des choix
Un tirage (« lottery »), régi par un système de probabilités, détermine l’ordre de la Draft.
2 tours à 30 choix
Chaque équipe dispose de deux choix, un par tour, qui forment un ensemble de 60 choix. Un choix permet d’acquérir les droits exclusifs de signer le joueur sélectionné, qui n’a pas joué en NBA, inscrit à la Draft. Le montant et la nature (protégés ou non) des contrats est fixe et dépend de la position de la sélection.
Deux tours (avec 30 choix à chaque fois) sont organisés, soit au total 60 jeunes sélectionnés. Mais, cette année, il n'y en aura que 58, car Philadelphie et Chicago ont perdu leurs seconds tours, sanctionnés pour avoir approché des joueurs en dehors de la fenêtre de recrutement autorisée. Les 30 premiers basketteurs appelés sont assurés d’avoir un contrat garanti dans une franchise. Pour ceux appelés entre la 31e et la dernière place, il leur faudra cravacher tout l’été (notamment durant la Summer League, des matchs amicaux organisés en juillet) pour intégrer l’effectif d’une franchise au début de la saison régulière.
Chaque franchise dispose initialement de deux choix répartis sur deux tours, mais les équipes peuvent échanger leurs choix entre elles durant la saison. Cela signifie qu'une équipe peut potentiellement choisir davantage de joueurs, si elle a accumulé plusieurs choix par le biais de transferts antérieurs.
Les équipes qui choisissent en premier ont été déterminées il y a un peu plus d’un mois lors d’une loterie, une autre cérémonie immanquable. Les franchises qui se battent pour le premier choix, le fameux first pick, sont seulement celles qui ne se sont pas qualifiées pour les playoffs, soit les 14 moins bonnes. Plus le classement d’une franchise est mauvais, plus elle a de chances d’avoir le premier choix. Cette année, ce sont les San Antonio Spurs qui ont remporté la timbale. Ce système est censé rééquilibrer les forces en présence en permettant aux franchises les moins performantes de se renforcer avec un jeune à fort potentiel. L’ordre du reste de la draft est conforme au classement de la saison écoulée.
Le soir de la draft, chaque équipe choisit donc son futur joueur en suivant l’ordre décidé lors de la loterie. Concrètement, dans la nuit de jeudi à vendredi, la draft débutera quand Adam Silver, le patron de la NBA, débarquera sur l’estrade du Barclays Center pour annoncer le choix des San Antonio Spurs avec une phrase devenue mythique pour tous les suiveurs de la Grande Ligue: "With the first pick in the 2023 NBA draft, the San Antonio Spurs select…" Derrière, les Charlotte Hornets auront cinq minutes pour choisir parmi tous les autres joueurs restants. Et rebelote pendant 58 choix. Chaque joueur appelé rejoint Adam Silver sur la scène et enfile la casquette de sa nouvelle franchise. Le top départ d’une nouvelle vie
Précision importante: au cours de la soirée, les choix de draft peuvent être échangés. Derrière Wembanyama, Bilal Coulibaly (coéquipier de "Wemby" à Boulogne-Levallois) et Rayan Rupert (New Zealand Breakers) jouissent d’une belle cote. Ils figurent d’ailleurs dans la "green room", une sorte de zone VIP devant l’estrade où les 25 jeunes les plus attendus attendent que leur nom soit appelé par Adam Silver aux côtés de leurs proches. Sidy Cissoko peut lui aussi espérer être drafté, le joueur de la G-League Ignite étant attendu aux alentours de la 35e place dans les projections des médias américains. Nadir Hifi (Paris Basketball) est lui aussi sur les radars des recruteurs, mais il est projeté au-delà du top 60.
Lors de cette édition 2023, la France peut battre son record de joueurs draftés au premier tour lors d’une seule et même draft.
Plus le « pick » est haut, plus il a de la valeur, notamment les années ou les drafts sont riches en talent.
L’inscription des joueurs
La Draft est ouverte à tous les joueurs ayant 19 ans le 1er janvier de l’année de la sélection. Sont éligibles : les joueurs ayant effectué au moins 1 an d’université américaine, ou 1 an de championnat national à l’étranger. Attention, aucun athlète ne peut se présenter une deuxième fois à la Draft si aucune franchise ne le sélectionne. Certains se retirent avant la draft si leur côte auprès des équipes est faible.
Pour participer à la Draft NBA, un joueur doit respecter certaines conditions claires établies par la ligue. Premièrement, un joueur doit avoir au moins 19 ans durant l'année civile de la Draft et avoir quitté le lycée depuis au minimum un an s'il est américain. Un joueur éligible peut retirer sa candidature jusqu'à une semaine avant l'événement, lui permettant ainsi de ne pas fermer définitivement la porte à une formation universitaire. Par exemple, certains joueurs décident de tester leur intérêt lors de la Draft Combine, un rassemblement visant à évaluer les capacités physiques et techniques des prospects.
Ces joueurs sont issus du système universitaire américain, la NCAA, mais également des joueurs de l’étranger. Ils doivent être âgés d’au moins 19 ans durant l’année civile de la Draft (donc être nés avant le 31 décembre 2001), ou, dans le cas des joueurs dits internationaux (ceux de l’étranger), il doit s’écouler un délai de un an entre la dernière année de lycée et l’année de présentation à la Draft. Les internationaux sont toutefois automatiquement éligibles dès l’âge de 22 ans.
Cette année on comptait 182 joueurs inscrits. Au final, ils sont 76 sur la ligne de départ de cette édition après les désistements et le fait que certains d'entre eux ont préféré rejoindre leurs universités. Il y a 10 joueurs internationaux dont 4 Français ( Alpha Kaba, Tidjane Keita, Frank Ntilikina et Mathias Lessort). Ntilikina, le meneur de Strasbourg, actuellement engagé dans la finale de Pro A contre Chalon, est un des gros coups de la draft cette année puis qu'il figure dans les dix premiers sélectionnés.
Auparavant seul Joachim Noah, en provenance de l'université de Gainesville en Floride, était parvenu à figurer parmi les 10 premiers (9e exactement). Le fils de Yannick était parti aux Bulls de Chicago.
Loterie de la Draft NBA
La loterie de la Draft NBA est un mécanisme qui permet aux équipes non qualifiées pour les playoffs d'accéder potentiellement au premier choix de la Draft. Les franchises ayant obtenu les pires résultats lors de la saison régulière bénéficient de probabilités accrues. Cependant, un système complexe de combinaisons à chiffres garantit un certain équilibre et évite qu'une équipe mauvaise ne monopolise systématiquement les premiers choix. Par exemple, les Atlanta Hawks, avec seulement une probabilité initiale de 3 %, ont pourtant obtenu en 2024 le premier choix et sélectionné Zaccharie Risacher.
Pour les équipes n’étant pas qualifiées en Playoffs, le format est différent. Cette année, c’est Minnesota qui a obtenu le premier choix de la Draft. Si l’on appliquait les règles NFL, les Timberwolves auraient choisi leur joueur en troisième position et ce serait les Golden State Warriors qui auraient bénéficié de ce premier choix. La Loterie ne s’applique que lors du premier tour.
Le 20 mai 2025, lors de la loterie de la Draft NBA, les Dallas Mavericks ont obtenu le premier choix.
Les Jeunes Espoirs Scrutés Attentivement

Les « scouts »
Ils supervisent les jeunes pour le compte des différentes franchises. Leur rôle est crucial, car leur évaluation permet de déterminer le potentiel et la capacité des jeunes joueurs à s’imposer en NBA. Leur avis et rapports sont le facteur premier dans le choix d’une franchise à la draft.
Chaque franchise dispose d’une cellule de recrutement, avec des spécialistes nommés « scouts » dans le jargon. Ils n’ont pas foutu le feu au bus avec Gérard Jugnot, mais ils ont le goût de l’aventure.
La « draft combine »
Les athlètes sont passés au crible dans cet événement qui a lieu mi-mai, un mois avant la draft. Détente, taux de graisse, envergure : toutes les caractéristiques physiques y passent.
Les « mock draft »
Ce sont les prévisions de la futur draft. Sur les sites spécialisés, on retrouve les tendances du classement, et les descriptions (points forts et faibles) des espoirs observés. Il n’est pas rare de voir des grands changements par rapport aux prévisions le soir de la sélection.
Quels Sont Les Profils Recherchés ou Évités ?
Les équipes ont deux choix qui s’offrent à eux, sélectionner un joueur sur un poste faible de leur effectif ou sélectionner le joueur au plus haut potentiel. C’est un choix toujours épineux car il est facile de passer à côté d’un talent.
Les talents générationnels
Ces joueurs sont les plus convoités : ils marquent durablement l’histoire de la NBA par leurs performances. Certaines drafts dites faibles ne présentent aucun de ces talents. Par exemple : Lebron James, drafté en 2003 en numéro 1 par les Cleveland Cavaliers, entre dans ce groupe et continue de dominer la ligue en 2019.
Les « busts »
Dans cette catégorie peu enviable se retrouvent les joueurs classés au rang des déceptions. Ils sont sélectionnés hauts, suscitent de fortes attentes autour d’eux, mais ne parviennent pas à devenir des joueurs majeurs. Anthony Bennett, drafté numéro 1 par Cleveland en 2013, n’a jamais réussi à s’imposer en NBA, et est souvent cité au rang des déceptions.
Les « prospects »
Ce sont les joueurs à fort potentiel, talents bruts, mais qui vont nécessiter un certain temps de développement. Leur impact immédiat dans les résultats de la franchise n’est pas immédiat. Ce sont des projets à long terme, mais également à risque. Rudy Gobert était défini ainsi à sa draft, son physique impressionnant intriguait, mais sa capacité à s’adapter à la NBA était mise en doute.
Rudy Gobert, drafté 27ème par les Denver Nuggets puis échangé au Utah Jazz, était considéré comme un prospect.
Les « steals »
Ce sont les bonnes pioches. Draftés généralement bas, ils dépassent largement les attentes placées en eux. Par exemple, Tony Parker, fut sélectionné 28ème à la draft de 2001, et s’est révélé être un “steal”.
Ce n’est pas parce que l’on dispose d’un choix de Draft pas très haut placé que l’on ne peut pas faire un grand coup. Pourtant All-Star et double défenseur de l’année, Rudy Gobert n’a été appelé qu’à la 27ème position de la Draft 2013, une place plus haut que Tony Parker en 2001. Notons aussi Lance Stephenson (#40), Nikola Jokic (#41), Isaiah Thomas (#60) mais bien sûr, et c’est le plus marquant, Manu Ginobili, choisi en 57ème position en 1999.
Comment Sélectionner Pour Assurer Son Avenir ?
La stratégie de sélection
Les équipes ont deux choix qui s’offrent à eux, sélectionner un joueur sur un poste faible de leur effectif ou sélectionner le joueur au plus haut potentiel. C’est un choix toujours épineux car il est facile de passer à côté d’un talent.
Les échanges
Certains échanges ou « trades » de joueurs impliquent des tours de drafts. Si une équipe est en reconstruction, elle va chercher à accumuler les picks. En revanche, si une équipe joue le titre (« contender team »), elle peut chercher à acquérir des joueurs contre ses picks.
Les « picks » sont une monnaie d’échange : il est courant de voir certaines équipes avec aucun ou plus de deux choix de draft la même année.
On évoquait tout à l’heure le fait que Milwaukee ne choisirait pas de joueur en trentième position malgré le fait qu’ils aient de droit ce choix. Par exemple en 2018, les Hawks d’Atlanta ont envoyé Luka Doncic, choisi en troisième position à Dallas en échange de Trae Young (choix 5) et le tour de Draft 2019 des Mavs protégé top 5.
Les choix de Draft sont soumis à la règle Stepien, qui énonce qu’on ne peut échanger ses choix de Draft deux années consécutives. Si l’on échange son choix sur l’année 1, on ne pourra le faire que 2 ans plus tard lors de l’année 3. Pour contourner cette règle, les équipes effectuent ce qu’on appelle un swap. C’est simplement un échange de choix entre deux franchises.
Le « tanking »
La NBA est une ligue fermée, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de système de relégation en cas de mauvais résultats et les mauvais bilans de saison régulière favorisent l’obtention de haut « picks » de draft. le « tanking » est le nom donné à la stratégie qui vise à perdre volontairement des matchs dans cette optique.
Quelques Draft NBA Mémorables
Parmi les Draft NBA entrées dans la légende, celle de 1984 retient particulièrement l'attention avec Michael Jordan (3ème choix), Hakeem Olajuwon (1er choix), Charles Barkley, et John Stockton. D'autres années remarquables incluent 1996 (Kobe Bryant, Steve Nash, Allen Iverson) ou encore 2003 (LeBron James, Carmelo Anthony, Dwyane Wade).
La 38e draft de l'histoire est considérée comme une année exceptionnelle. Les Franchises avaient la possibilité d'enrôler Hakeem Olajuwon, Michael Jordan, Charles Barkley ou John Stockton.
Le millésime 1996 est pas mal non plus avec Allen Iverson, Kobe Bryant, Steve Nash, et Ray Allen. Quant à 2003, la bourse aux talents proposait rien moins que LeBron James, Carmelo Anthony, Chris Bosh et Dwyane Wade,
En 1984, Portland utilise son deuxième choix pour sélectionner le pivot Sam Bowie. Les Chicago Bulls ne se sont pas fait prier, et ont choisi en troisième position un certain… Michael Jordan.
Exemples de Draft récentes
Le premier choix est revenu aux Mavericks, qui ont sélectionné Cooper Flagg. En 2ᵉ position , les Spurs ont misé sur Dylan Harper. Le 3ᵉ choix est allé aux 76ers avec V. J. Edgecombe. Le 4ᵉ pick : Kon Knueppel est choisi par les Hornets. Le 5ᵉ choix revient aux Jazz avec Ace Bailey.
Cette réussite représente une opportunité unique pour les parieurs qui suivent de près les performances individuelles des joueurs. Surveillez attentivement les choix d'équipes réputées pour bien développer leurs rookies (San Antonio, Oklahoma City, Miami…). *Voir conditions. *Voir conditions.
Draft NBA : Un Événement Clé
La Draft est importante tant pour les équipes que les jeunes joueurs. Pour les jeunes, il s’agit comme évoqué précédemment de la porte d’entrée en NBA. Pour les équipes, c’est l’occasion de renforcer son équipe ou même de choisir sa star de demain. La Draft peut faire changer une équipe de dimension, mais il arrive que certaines fassent de mauvais choix regrettables encore aujourd’hui.
La draft est un rendez-vous incontournable de la fin de saison pour les basketteurs du monde entier qui veulent faire carrière aux Etats-Unis. Une cérémonie annuelle qui permet aux talents du monde entier de se faire recruter par les franchises de la NBA.
Tableau Récapitulatif des Termes Clés de la Draft NBA
| Terme | Définition |
|---|---|
| First Pick | Premier choix de la Draft, souvent le joueur le plus prometteur. |
| Lottery | Tirage au sort déterminant l'ordre de sélection des équipes non qualifiées pour les playoffs. |
| Prospect | Joueur à fort potentiel nécessitant un développement. |
| Bust | Joueur sélectionné haut qui ne répond pas aux attentes. |
| Steal | Joueur drafté bas qui dépasse largement les attentes. |
| Tanking | Stratégie consistant à perdre volontairement des matchs pour obtenir un meilleur choix de draft. |