Nous entamons le bilan collectif de la saison du PSG en Ligue 1 avec l’analyse des temps de jeu et des différentes compositions d’équipe mises en place par Tuchel puis Pochettino. L’occasion de mettre en évidence la profondeur de l’effectif parisien, mais aussi le sempiternel manque de stabilité dans les onze de départ parisiens.
Le PSG a donc terminé la saison avec 82 points, soit 2.16 de moyenne par match. Mise à part la première année sous Kombouaré (puis Ancelotti), il s’agit de la plus mauvaise moyenne de points de l’ère QSI. Le coach argentin n’a cependant pas réussi à reprendre la place de leader et il a à son « actif » quatre défaites en Ligue 1 en 21 matches.
Les 8 défaites concédées cette saison constituent en tous les cas un record depuis que les Qataris ont les commandes du club. La moitié de ces défaites le furent contre les équipes à la lutte pour le titre (2 fois Monaco, Lyon et Lille), mais deux autres furent enregistrées face à des équipes relégables au moment du match (Nantes et Lorient). Les deux dernières datent du tout début de championnat (Lens et Marseille), avec une équipe en partie décimée moins de trois semaines après la finale de Champions League perdue face au Bayern.
En termes d’effectif, Paris a battu son record (au moins dans l’histoire récente) avec 33 joueurs utilisés en Ligue 1 (dont 5 avec un seul match). Pour la seconde année consécutive, le PSG a aligné un onze de départ différent à chaque match de Ligue 1 disputé.
Uniquement prisé par Pochettino, le 4-2-3-1 a été utilisé 16 fois pour 12 victoires, 2 nuls et 2 défaites. Le 4-4-2 a été vu 9 fois (dont 6 par Tuchel) pour des résultats plus que douteux : 4 victoires, 1 nul et 4 défaites (Lens, Marseille, Monaco et Lorient). Le 4-3-3 est le dispositif qui a le mieux réussi aux Parisiens avec 8 victoires et 1 défaite (face à Monaco).
Au poste d’arrière droit, 5 joueurs se sont relayés : Florenzi 17 matches, Dagba 14, Kehrer 5, Kurzawa et Pembélé 1. Marquinhos-Kimpembe fut le duo le plus souvent à l’œuvre avec 14 matches de Ligue 1 (+6 en Champions League). La seconde charnière la plus utilisée, Kehrer-Kimpembe, a subi la défaite à 3 reprises en 6 rencontres (Lens, Marseille, Lorient). Enfin le duo Marquinhos-Diallo a remporté les 5 matches de Ligue 1 dans lesquels il fut reconduit, sans encaisser le moindre but, mais les adversaires affrontés n’étaient pas d’un gros calibre (Brest, Rennes, Montpellier, Metz, Angers).
En attaque, Paris a disputé 14 matches de championnat sur les 38 avec 4 « attaquants » au coup d’envoi. Mais c’est le dispositif avec 3 « offensifs » qui a été le plus souvent retenu (18 fois) dont quatre fois pour le trio Sarabia-Mbappé-Kean. Encore une fois, ces 27 compositions offensives différentes témoignent de la difficulté à trouver un onze-type.
Les blessures constituent évidemment la principale cause de ce turnover incessant. En intégrant les suspensions et les absences dues au covid, on recense la bagatelle de 233 matches manqués rien qu’en Ligue 1. Hormis le cas Bernat qui n’aura donc disputé que deux rencontres (ligaments du genou touchés lors du 2e match de la saison), c’est Neymar qui cumule le plus de matches manqués (12 pour blessure, 5 pour suspension, 3 pour raisons diverses comme le Covid). Verratti a lui été forfait à 17 reprises, juste devant Icardi avec 16. Le Néerlandais a donc eu le 8e temps de jeu de tout l’effectif en Ligue 1. Scénario improbable en début de saison.
Tuchel comme Pochettino ont profité de la nouvelle règle relative aux changements en en effectuant en moyenne 4 par partie. L’écart entre Kimpembe et les autres « Titis » est vraiment conséquent, même si Dagba a au final pas mal joué et a même doublé son temps de jeu par rapport à la saison précédente. Utilisé à 7 reprises entre septembre et décembre (dont 1 titularisation), Ruiz a disparu de la circulation ensuite et va quitter le club. Kalimuendo, lui, a été aligné d’entrée à Lens avant de justement rejoindre le club nordiste où il a brillé (28 matches joués, 13 fois titulaire, 7 buts et 3 passes décisives).
Ce fut beaucoup plus compliqué pour Fadiga dont le prêt fin janvier à Brest n’a pas permis de confirmer les espoirs placés en lui : il aura en fait plus joué en Ligue 1 avec Paris (6 entrées en cours de match sous Tuchel) qu’avec le club breton (4 entrées en jeu pour 39 minutes au total). Au total, si le temps de jeu des joueurs du cru est supérieur à la saison dernière (11.6 % contre 10.3 %), il repose trop majoritairement sur Kimpembe pour pouvoir y voir une vraie tendance positive. Le championnat indécis jusqu’au bout et la profondeur de l’effectif parisien n’auront pas permis aux jeunes pousses du club de montrer leur talent.
Les joueurs français (8 des 9 Titis plus Mbappé, Kurzawa et Diallo) représentent quant à eux 25 % du temps de jeu global en Ligue 1.
Un Répit Bienvenu pour des Crocos Meurtris
Le silence du week-end plane sur la Bastide. Pas de match, pas de clameur, mais dans l’ombre, les Crocos pansent leurs plaies. Après la victoire à Bobigny, le Nîmes Olympique s’offre une parenthèse inattendue. Des absents, des doutes, mais de l’espoir.
Pablo Martinez, guerrier discret, a serré les dents à Bobigny. Mais cette fois, le staff ne transige pas : repos total, soins, et reprise programmée la semaine prochaine. Même prudence pour Mickaël Salamone, le dernier rempart, touché à l’ischio. Les examens sont rassurants, mais la prudence est de mise.
Le cas Gino Caoki est plus sombre. Opéré de la cheville, le piston gauche voit sa saison filer entre ses doigts. Deux mois de rééducation, puis la réathlétisation… La fin du championnat semble hors de portée. Esteban Alberto, son possible remplaçant, revient à peine de blessure et vise un retour pour le 9 mars.
Des Retours Attendus, une Opposition Interne Cruciale
Jared Khasa (tendon d’Achille) et Oualid Orinel (mollet) reprennent doucement. Orinel, déjà en footing, devrait retrouver le groupe sous peu. Clément Depres, absent depuis quatre matches, pourrait goûter à la pelouse samedi lors de l’opposition interne. Sinon, rendez-vous début de semaine prochaine.
Ce week-end, pas de match officiel, mais une opposition interne orchestrée par le staff. Un moment clé pour jauger les organismes, relancer les convalescents et resserrer les liens.
Un Groupe Sous Tension, Mais Pas Résigné
Dans l’intimité du vestiaire, la fatigue se lit sur les visages. Mais la solidarité est intacte. Ce break, loin d’être un frein, pourrait bien être le tournant de la saison. Les Crocos, blessés mais pas abattus, préparent leur retour.
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Plusieurs joueurs de l'Hexagone vont participer à la Coupe du monde U20, du 27 septembre au 19 octobre au Chili (à suivre sur la chaîne L'Équipe et L'Équipe live foot). Parmi eux, des têtes bien connues de Ligue 1 et Ligue 2, mais aussi d'autres encore en cours d'éclosion ou... dans le foot amateur. Revue d'effectif.
Ils sont des habitués des pelouses pros
Rabby Nzingoula (France, 19 ans) est le seul joueur de cette Coupe du monde U20 à compter une saison pleine en Ligue 1, l'an dernier avec Montpellier (27 matches). Le milieu de terrain est revenu cet été à Strasbourg à l'issue de son prêt, mais n'a que très peu de temps de jeu : entré en jeu à deux reprises en toute fin de match, il a reçu un carton rouge à Monaco (2-3). Il compte sur cette compétition pour se relancer.
Un étage en dessous, Gessime Yassine (Maroc, 19 ans) compte déjà 55 matches de Ligue 2 avec Dunkerque. Cet ailier a réussi le grand saut entre les U19 Nationaux de Marignane-Gignac et la L2 à l'hiver 2024 et est, depuis, un élément important du club nordiste. Il compte déjà un but et trois passes décisives cette saison.
Gabin Bernardeau (France, 19 ans) compte lui aussi une petite expérience en National. Le milieu de terrain a en effet été l'un des piliers de la montée du Mans en Ligue 2 la saison passée (30 matches, 3 buts et 8 passes décisives). Cela lui a valu un transfert à Nice cet été et une apparition sur la pelouse de Benfica au 3e tour préliminaire de Ligue des champions en août, même s'il n'a, depuis, plus rejoué.
Fodé Sylla (France, 19 ans) et Anthony Bermont (France, 20 ans) ont tous deux suivi un parcours analogue. Purs produits de la formation lensoise, ils ont été envoyés en prêt l'an passé pour s'aguerrir, respectivement à Yverdon (D1 suisse) et Annecy (Ligue 2). Avec succès : une saison pleine plus tard, ils ont chacun leur chance cette année (3 apparitions pour Bermont, 2 dont une titularisation pour Sylla).
Reste le cas du gardien Tao Paradowski (France, 20 ans). Auteur d'une saison pleine en National à Nîmes, en 2023-2024, il n'est pas parvenu à enchaîner et sort d'une saison blanche en Ligue 2 à Pau. Barré l'an passé par Bingourou Kamara, il l'est désormais par un autre espoir du poste, Noah Raveyre (ex-AC Milan).
Ils pointent le bout de leur nez
Rapatrié par Brest en janvier 2025 après une demi-saison réussie en prêt à Concarneau (National), Justin Bourgault (France, 20 ans) a été freiné par des blessures, mais a tout de même marqué à Toulouse en mars (victoire 4-2). Djylian N'Guessan (France, 17 ans) a lui aussi connu quelques apparitions en L1 l'an passé (8 matches dont 3 titularisations à Saint-Étienne). Très surveillé l'été dernier, avec une offre jusqu'à 7,5 millions d'euros, il n'a pas encore joué cette saison, après avoir contracté une blessure en préparation.
Au coeur de l'hiver, Lucas Michal (France, 20 ans) a su profiter de quelques blessures pour gratter du temps de jeu à Monaco (9 entrées en jeu). Mais depuis mars, il n'a joué que 16 minutes, n'a pas été retenu dans le groupe pro de la saison mais a vu, dans le même temps, son départ bloqué par Monaco cet été - Brest et Nantes lui faisaient les yeux doux.
Noham Kamara (France, 18 ans), entré en jeu à deux reprises l'an dernier, est régulièrement appelé dans le groupe du PSG.
Hamza Koutoune (Maroc, 19 ans), recruté par Nice en provenance de l'Académie Mohammed VI, vient d'être prêté à Annecy pour s'aguerrir (3 matches de L2). Le prêt, c'est aussi l'option choisie pour Rento Takaoka (Japon, 18 ans), envoyé par Southampton à Valenciennes - les deux clubs ont le même propriétaire. Cet attaquant a déjà marqué deux buts cette saison en National.
Pour eux, il faut encore patienter
Le jeune milieu de terrain monégasque Mayssam Benama (France, 20 ans) a rejoint Annecy en prêt à la toute fin du mercato. Jamais aligné avec l'ASM pour l'instant, il n'a pas non plus fait ses débuts avec le club haut-savoyard. Il en va de même pour Ilane Touré (France, 19 ans), Bradel Kiwa (France, 19 ans) et Yanis Benchaouch (Maroc, 19 ans) pour l'instant cantonné aux U19 et à la Youth League avec Monaco, tout comme Tadjidine Mmadi (France, 18 ans) et Ibrahim Gomis (Maroc, 20 ans), dans la même situation à Marseille.
Appelé de dernière minute, Moustapha Dabo (France, 18 ans) n'a pas non plus eu sa chance avec Nantes, malgré un début de saison intéressant chez les U19. Lisandru Olmeta (France, 20 ans), le fils de Pascal, a rejoint Bastia en prêt de Lille mais reste doublure et n'a pas encore joué. Il reste aussi du chemin pour Amos Ochoche (Nigeria, 19 ans), arrivé à Reims à l'été 2024 et pas toujours titulaire en réserve.
Le cas de la Nouvelle-Calédonie
Qualifiée pour le tout premier Mondial U20 de son histoire, la Nouvelle-Calédonie va affronter la France dans un duel historique, le 5 octobre (22 heures). La plupart des joueurs sélectionnés évoluent dans le Championnat local, indirectement rattaché à la FFF - le vainqueur de la Coupe de Nouvelle-Calédonie entre en lice au 7e tour de la Coupe de France.
TUCHEL VIRE DU PSG, POCHETTINO LE REMPLACE. BON OU MAUVAIS CHOIX ?



| Équipe | Points | Moyenne de Points par Match | Défaites |
|---|---|---|---|
| PSG | 82 | 2.16 | 8 |