PSG - Nantes : Une Histoire Riche en Confrontations Mémorables

Le Paris Saint-Germain (PSG) et le FC Nantes, deux clubs emblématiques du football français, ont une longue histoire de confrontations passionnantes. Ces rencontres, riches en émotions et en moments mémorables, ont contribué à forger la légende de ces deux équipes.

Le Parc des Princes, théâtre de nombreuses confrontations entre le PSG et Nantes.

PSG / OM une rivalité brûlante - Les plus beaux buts de l'histoire du Classique de la Ligue 1

Statistiques Générales des Matchs PSG - Nantes

Le Paris Saint-Germain va recevoir samedi le FC Nantes pour la 53ème fois (sans comptabiliser les deux finales de Coupe de France victorieuses disputées au Parc des Princes mais officiellement sur terrain neutre). Au global, les Parisiens l’ont emporté à 31 reprises (59,6%), concédé 9 nuls (17,3%) -dont un qui déboucha sur une séance de tirs-au-but remportée par les Nantais- et 12 défaites (23,1%).

Ces chiffres témoignent de la domination historique du PSG dans cette confrontation, bien que Nantes ait su, à certaines périodes, rivaliser avec le club de la capitale.

Moments Clés et Matchs Mémorables

Il y eut quelques PSG - Nantes d’antologie, au nombre desquels, bien sûr, la finale de Coupe de France 1983 ou encore la formidable tentative de remontée après un match aller perdu 0-2 qui déboucha sur un fatidique 5-3, en 1981.

Ces matchs restent gravés dans la mémoire des supporters des deux camps, témoignant de l'intensité et de la passion qui entourent ces rencontres.

FC NANTES - PARIS SAINT-GERMAIN

Tableau Récapitulatif des Confrontations Récentes

Voici un tableau récapitulatif des confrontations récentes entre le PSG et Nantes, illustrant la fréquence et l'issue de ces matchs :

Date Compétition Match Résultat
Sam., 21 janv. Ligue 1 Nantes - PSG 0 - 2
Sam., 6 avr. Ligue 1 PSG - Nantes 1 - 0
Dim., 14 janv. Ligue 1 Nantes - PSG 0 - 1
Sam., 3 Sept. Ligue 1 Nantes - PSG 0 - 3

Ce tableau met en évidence la régularité des rencontres entre ces deux équipes, ainsi que la tendance récente en faveur du PSG.

Anecdotes et Faits Marquants

Au-delà des statistiques et des résultats, l'histoire des matchs PSG - Nantes est également jalonnée d'anecdotes et de faits marquants.

  • Pedros-Loko : La quintessence du jeu à la nantaise : En route pour un titre de champion mémorable avec une seule défaite dans la saison, les joueurs de Coco Suaudeau reçoivent le PSG, champion en titre. Une courte victoire, 1-0, mais surtout, un but venu d'une autre planète. Une touche jouée rapidement par Benoit Cauet puis, la magie pure. Un ballet à deux, entre Reynald Pedros et Patrice Loko. Une un-deux aérien d'une absolue perfection. Timing, intelligence de jeu, coordination, efficacité de l'exécution, il y a tout. Le must, peut-être, étant ce temps de suspension de Pedros dans les airs, avant de servir son pote Loko.
  • José do Brasil : Il y avait quelque chose do Brasil dans ce FC Nantes 1983, dont Jean-Claude Suaudeau a toujours dit qu'elle était la plus grande équipe qu'il ait jamais eue sous la mimine. Et aucun moment n'a davantage symbolisé cette touche carioca que le but de José Touré en finale de la Coupe de France. Champion de France les doigts dans le nez, Nantes vise le doublé face au PSG. Juste avant la mi-temps, Touré donne l'avantage aux Canaris sur un exploit individuel. Bien servi par Seth Adonkor, il contrôle de la poitrine, enchaine avec deux jongles du pied droit (dont une aile de pigeon) avant de conclure d'une volée du gauche. C'est Pelé et Maradona dans la même action. Et pourtant, Nantes perdra 3-2 cette finale. Et n'a jamais réussi le doublé.
  • Le bijou de Pauleta : Au milieu d'une saison moribonde, le PSG retrouve Nantes à La Beaujoire. Mais les Parisiens ont un atout dans leur manche : un certain Pedro Miguel Pauleta. Le Portugais est lancé dans ce qui restera sa plus belle saison à Paris, terminant meilleur buteur du championnat (21 buts) avec le brassard de capitaine autour du bras. D'ailleurs, au moment de croiser la route des Canaris, il a marqué à chaque tour en Coupe de France. Cette demi-finale n'échappe à la règle. Parfaitement servi par Vikash Dhorasoo, il tente (et réussit) une volée en pivot et en pleine course qui fusille Mickaël Landreau en fin de match (86e). Les hommes de Guy Lacombe s'imposent 3-0 et filent au Stade de France où ils remportent le trophée face à l'OM (2-1).
  • Landreau ou la filouterie du siècle : Des 39 penalties arrêtés par Mickael Landreau dans sa carrière, celui-ci est très probablement le plus célèbre. Parce que sa victime, Ronaldinho, est prestigieuse. Parce que l'audace de son geste était un peu folle. Nantes mène 3-2 lorsque le PSG obtient un pénalty à la 82e minute. Ronaldinho va se charger de le tirer. Landreau, histoire de perturber le Brésilien, se positionne volontairement assez loin du point central de sa ligne de but. Il se décale sur sa droite, laissant un espace béant sur sa gauche. Ronnie mord à l'hameçon. Il tire… sur la droite du gardien nantais qui, après avoir fait mine de plonger à gauche, est resté du bon côté et stoppe la frappe du Brésilien. Un génial coup de bluff.
  • Une douce soirée de folie au Parc : Le PSG n'a pas encore cette étiquette "équipe de Coupe" dont il s'affublera bientôt. Mais ce 16e de finale retour fait partie de la légende parisienne dans l'épreuve. Vainqueur 2-0 à l'aller, le FCN monte à la capitale l'esprit tranquille. D'autant qu'il n'a pas perdu une seule fois par plus d'un but d'écart depuis le début de la saison. Très bien. Sauf qu'après 24 minutes, il est mené 3-0. Et virtuellement éliminé. Revenus à 3-2, les Jaunes éteignent l'incendie, mais le PSG a deux autres retours de flamme dans un Parc archi-plein et déchainé pour mener 4-2 puis 5-3 après… 65 minutes ! Les 25 dernières vont durer deux siècles pour Nantes, mais plus rien ne sera marqué, malgré quelques colossales occasions. Nantes s'en sort par miracle et le PSG a pris goût aux effluves de la Coupe. Un an de plus et il la remportera pour la première fois.
  • Et Karembeu devint fou… : 10 ans après le joyau de 1983, Paris et Nantes se retrouvent en finale de la Coupe. Mais celle-ci n'aura guère d'intérêt. Les Parisiens, nettement supérieurs, et tellement plus matures, s'imposent 3-0. Un cauchemar pour Nantes, qui encaissera autant de buts que d'expulsions (3). Mais c'est surtout une image qui va rester : celle de Christian Karembeu pétant les plombs après avoir provoqué le penalty qui va permettre au PSG d'ouvrir la marque à la 49e minute pour une faute sur Laurent Fournier. Karembeu ne supporte pas la décision et s'en va bousculer (pas trop méchamment, quand même), M.Harrel, l'arbitre. Logiquement expulsé, Karembeu laisse son équipe à 10. Elle encaisse trois buts en 10 minutes et lui prendra six mois de suspension, ramenés à trois en appel.
  • La réaction d'orgueil de Susic : De cette finale, souvent considérée comme la plus belle, l'histoire retient surtout le but "brésilien" de José Touré. Mais Paris a aussi eu son artiste. Et son héros. Safet Susic traverse pourtant la première période comme une ombre. Alors que le PSG rejoint les vestiaires avec un but de retard (1-2), l'entraîneur parisien Georges Peyroche le pique au vif en complimentant son adversaire et compatriote yougoslave Vahid Halilhodzic. Vexé, Susic revient sur la pelouse remonté comme un coucou. A la 65e minute, il se lance d'une succession de dribbles et de crochets. Aucun Nantais ne peut l'arrêter. Pas plus Seth Adonkor que Jean-Paul Bertrand-Demanes qui voit le ballon finir dans sa lucarne gauche. D'autant que Susic allait ensuite offrir à la victoire aux Parisiens en servant Toko sur un plateau (82e). Le genre de geste que le PSG, finalement vainqueur 3-2, va vite s'habituer à voir.
  • Une manita pour le champion : Le PSG domine le championnat lorsqu'il reçoit le FC Nantes, champion de France en titre. La saison précédente, les Nantais était venus humilier les Parisiens chez eux (0-3). Mais ce soir-là, tout se passer comme dans un rêve pour les troupes de Luis Fernandez. Dès la 5e minute, Valdes ouvre le score. Djorkaeff, d'un lob magnifique (31e), Loko (42e) et Raï (46e) enfoncent le clou. Alors que Le Guen vient de toucher le montant, Nouma, entré en cours de jeu, inscrit à la 90e minute le cinquième but synonyme de manita (5-0). Pour célébrer son but, l'attaquant va imiter le vol du canari devant la tribune des supporters nantais. L'image est restée célèbre. Comme le constat de Jean-Claude Suaudeau : "Paris jouait plus vite, sautait plus haut, accélérait plus fort, alors que nous avions deux temps de retard partout". Cette saison-là, Paris laissera finalement échapper le titre à Auxerre mais se consolera avec un succès historique en Coupe des Coupes face au Rapid Vienne (1-0.
  • Bravo sort la faucheuse : Quand le PSG reçoit Nantes en janvier 1995 dans les frimas de l'hiver parisien, il n'a pas abandonné l'idée de conserver son titre. Oui, Nantes est invaincu et solidement installé en tête, mais les Parisiens sont convaincus de pouvoir revenir. Ce choc doit être l'occasion d'une mise au point. Mais à la 23e minute, Daniel Bravo craque. Il s'emporte sur un tacle et fait valser Japhet N'Doram. Résultat, carton rouge et trois buts à venir pour les Canaris, un de Loko et deux de N'Doram, qui fera payer cash à Bravo son engagement un poil trop viril.
  • Le PSG achève Nantes aux tirs au but : Lors de la saison 2003/2004, Nantes brille en coupes où il atteint la finale en Coupe de la Ligue et la demi-finale en Coupe de France. Mais tout va s'écrouler en quelques jours. A chaque fois dans l'épreuve des tirs au but où le club de Loire-Atlantique but excelle d'habitude grâce à Landreau. Mais onze jours après avoir raté sa panenka face Sochaux au Stade de France, le gardien des Canaris n'aura pas le droit à sa revanche face au PSG pour une finale avant l'heure. Les Nantais ont une dizaine d'occasions, les Parisiens seulement une et demie. Pauleta, retenu avec la sélection du Portugal, est absent. Pourtant, il faut un éclair de la tête de Mario Yepes à la 90e minute pour répondre à Fabrice Fiorèse (50e) et arracher la prolongation. Tout se joue aux tirs du but. Et le héros, cette fois encore, ne s'appelle pas Landreau mais Lionel Letizi. Paris se hisse en finale (1-1, 4-3 tab) et soulèvera le trophée face à Châteauroux (1-0).

tags: #psg #nantes #coupe #de #france