Le 31 mai à Munich, le Paris Saint-Germain a réalisé son rêve le plus cher en remportant la Ligue des Champions, rejoignant ainsi l'Olympique de Marseille comme le seul club français à avoir soulevé ce prestigieux trophée. La victoire éclatante de 5-0 contre l'Inter Milan a marqué l'histoire, effaçant le souvenir de Munich-1993 et inaugurant une nouvelle ère pour le club parisien.
Avec une équipe talentueuse et une stratégie bien définie, le PSG a dominé la rencontre de bout en bout, ne laissant aucune chance à l'Inter Milan. Cette victoire est le fruit d'un dépassement de fonction, où chaque joueur a su apporter un petit plus pour un grand effet, faisant pencher la balance du bon côté.

Une domination sans partage
La configuration du début de rencontre était prévisible, annonçant une soirée dorée pour Paris. Avec un onze type, à l'exception de Désiré Doué, préféré à Barcola, les hommes de Luis Enrique ont déroulé leur jeu, occupant la moitié de terrain adverse. L'Inter Milan, quant à lui, préférait laisser manœuvrer les Parisiens, espérant piquer en contre.
Le premier but
Le premier moment de chaleur est venu d'un centre de Vitinha, effleuré par Marquinhos. Vitinha, toujours lui, était à la baguette sur le premier but parisien. Aux abords de la surface, le Portugais trouvait un espace pour Doué, qui servait astucieusement Hakimi, seul face à la cage vide (12e).
Le deuxième but
L'Inter Milan a concédé un nouveau but sur un contre, au bout d'une chevauchée d'Ousmane Dembélé. L'ancien Barcelonais fixait son vis-à-vis avant de changer d'aile pour Doué, lequel déclenchait une reprise de volée déviée qui laissait Sommer impuissant (20e).
Étouffants, les Parisiens n'étaient pas rassasiés et donnaient l'impression de jouer dans un fauteuil. Les voir mener de 3 ou 4 buts à la pause n'aurait rien eu de scandaleux. Doué jouait sa finale de Ligue des Champions telle une finale de Gambardella, et s'offrait un numéro de funambule avant de voir sa frappe fuir le cadre, quand Dembélé ajustait mal son plat du pied sur un caviar de Doué.
En première période, la seule véritable situation italienne était à mettre à l'actif de Marcus Thuram, dont le coup de tête sur corner passait à côté de la lucarne de Donnarumma.
La seconde période
Paris pouvait plier le match dès le retour des vestiaires, mais Kvaratskhelia manquait deux grosses situations. Les Italiens ronronnaient plus qu'ils ne mordaient, et on était plus proche du 3-0 que du 2-1. Le troisième but ne se faisait d'ailleurs pas attendre longtemps, puisque Désiré Doué s'offrait un doublé. Au bout d'une contre-attaque, déclenchée par la talonnade de Dembélé, et prolongée par la chevauchée de Vitinha, Doué concluait d'un plat du pied pour se jouer de Sommer (63e, 3-0).
Tout le monde voulait se joindre à la fête, et l'entrant Barcola n'était pas loin de faire la décision au second poteau, mais sa reprise n'était pas cadrée. Kvaratskhelia faisait finalement la décision : Nuno Mendes récupérait dans son camp, Dembélé mettait sur orbite le Géorgien, qui s'en allait défier Sommer et le tromper d'un plat du pied à son tour (73e, 4-0). C'était une humiliation comme rarement vu dans une finale de Ligue des Champions, et Barcola faisait même perdre à Acerbi sa dignité en le laissant cloué au sol, avant de manquer le cadre (81e). C'était partie remise puisqu'il était passeur décisif pour l'entrant Senny Mayulu quelques instants plus tard (87e, 5-0).
Les Parisiens vivaient une fin de match au rythme des "Olé" de leurs supporters, pour qui la fête s'éternisera sans doute jusqu'à demain, voire après-demain sans sommeil. Ce soir, ils sont champions d'Europe, et dans des proportions jamais vues dans l'histoire.
Le PARCOURS du PSG en LIGUE DES CHAMPIONS 2025 !
Les artisans de la victoire
- Doué (9): Le jeune ailier a rapidement fait parler sa vitesse et ses qualités de percussion, servant parfaitement Hakimi pour l'ouverture du score et doublant la mise.
- Hakimi (8,5): L'international marocain a ouvert le score et a été actif sur son couloir.
- Vitinha (8): Le milieu portugais a contrôlé le tempo du match et a délivré une passe décisive.
- Dembélé (8): Titulaire dans un rôle de numéro 9 libre, il a été central dans la prestation parisienne, obtenant deux passes décisives.
- Kvaratskhelia (8,5): Le Géorgien a marqué le but du 4-0 et a été actif sur son couloir gauche.

Les notes des joueurs
Voici une analyse des performances individuelles des joueurs clés du PSG :
- Donnarumma (7,5): Attentif et participant à la fête des siens avec une belle parade.
- Marquinhos (7,5): Sérieux et appliqué, il a montré son leadership.
- Pacho (8): Solide dans les duels, il a fait preuve d'une détermination sans précédent.
- Mendes (7): Sérieux et appliqué, il a bloqué les montées de Dumfries.
- Neves (7,5): A réalisé un match plein, tenant tête au milieu interiste.
- Ruiz (7,5): Un vrai métronome, alimentant les attaquants parisiens.
L'Inter Milan impuissant
Du côté de l'Inter Milan, la performance a été décevante :
- Sommer (3): Impuissant face aux attaques parisiennes.
- Dumfries (3): N'a pas pu exprimer sa vitesse.
- Pavard (2,5): En grandes difficultés tout au long de la partie.
- Acerbi (2): Beaucoup de difficultés, gêné par le pressing adverse.
- Bastoni (3): Régulièrement mis en difficulté par les attaquants parisiens.
- Dimarco (2): Coupable sur deux des buts encaissés.
- Barella (3): Totalement submergé, incapable de se sortir de la pression adverse.
- Calhanoglu (3,5): Impuissant, incapable de ressortir le ballon proprement.
- Mkhitaryan (3): N'a pas été capable de proposer la moindre solution.
- Thuram (4): Le seul Interiste à avoir créé un peu de danger.
- Lautaro Martinez (2,5): Une soirée très compliquée, rarement en position de marquer.
Un adversaire rarement mené
Avant la finale, l'Inter Milan n'avait été mené que pendant 16 minutes et 38 secondes durant la totalité de la saison de C1, soit 1,2% de ses matchs. Le PSG savait donc à quoi s'attendre, mais a su imposer sa domination dès le début de la rencontre.

Munich, ville porte-bonheur ?
Pour la cinquième fois de l'histoire de la Ligue des Champions, Munich a accueilli la finale. A chaque fois, les clubs vainqueurs (Nottingham Forest, Marseille, Borussia Dortmund et Chelsea) ont remporté leur première coupe aux grandes oreilles dans la capitale bavaroise. La cinquième finale à Munich a donc été favorable au PSG, qui n'avait jamais gagné la C1.
Un PSG offensif et collectif
Cette saison, le PSG a enregistré son plus grand nombre de victoires (10) et marqué son plus grand nombre de buts (33) sur une même campagne européenne. Il a également enregistré son plus grand nombre de tirs en moyenne par match (18,6) sur une saison de C1 depuis 2003-2004.
Lors de cette édition 2024-25 de la Ligue des Champions, six joueurs différents ont été impliqués sur au moins cinq buts de leur équipe (Dembélé, Hakimi, Barcola, Doué, Mendes et Ruiz). Dans l'histoire de la C1, seuls le Bayern de 2019-20 et Manchester City de 2021-22 ont fait très légèrement mieux.
Joao Neves, un joueur clé
À 20 ans, Joao Neves est déjà un joueur indispensable du PSG. Le milieu international portugais est le joueur qui a effectué le plus de pressings à haute intensité sur cette saison de Ligue des Champions (824). Il est également le joueur du Paris Saint-Germain qui tacle le plus (57).
| Statistique | Valeur |
|---|---|
| Pressings à haute intensité | 824 |
| Nombre de tacles | 57 |
L'Inter, roi des centres et des coups de pieds arrêtés
La défense parisienne a dû se montrer vigilante car cette saison, l'Inter Milan a marqué 42% de ses buts à la suite de phases arrêtées (11/26, penalties inclus). Par ailleurs, aucune équipe n'a marqué plus de buts à la suite de centres que l'Inter Milan (7) en Ligue des champions cette saison.
Une soirée héroïque
Largement dominateurs tout au long de la rencontre (23 tirs dont 8 cadrés, 59 % de possession), les Parisiens ont été auteurs d'un pressing de haute intensité dès les premiers instants. Un effort payant pour les joueurs de Luis Enrique qui ont très vite ouvert le score : parfaitement servi par Désiré Doué dans la surface adverse, Achraf Hakimi n'avait plus qu'à conclure d'un plat du pied une passe qui a surpris toute la défense interiste, à la 12e minute de jeu.
Huit minutes plus tard, le PSG, irréprochable, a su profiter d'un contre pour doubler la mise. Le passeur Désiré Doué s'est mué en buteur après avoir repris un centre d'Ousmane Dembélé d'une reprise de volée. Déviée, elle n'a laissé aucune chance au gardien suisse de l'Inter, Yann Sommer, qui aura passé une bien mauvaise soirée.