Le Paris Saint-Germain a affronté Aston Villa dans un match amical qui a tenu toutes ses promesses. Porté par le talent de ses joueurs offensifs, Paris s’est donné les moyens de forcer la décision et l'emporter (3-1). Au terme d’un match qu’il aura outrageusement dominé, le Paris Saint-Germain a remporté (3-1) la première manche de son quart de finale face à Aston Villa, en Ligue des champions.
Les Parisiens ont investi la moitié de terrain adverse dès le début du match en pressant haut et en se créant rapidement des situations avantageuses (85% de possession dans les dix dernières minutes, quasiment 100% dans le camp adverse). Coutumiers des démarrages (trop) en douceur depuis le retour de la trêve internationale, les Rouge et Bleu ont mis un point d’honneur à asseoir leur domination d’entrée.

Domination Parisienne et Réaction Mentale
Paris a complètement maîtrisé son sujet face à une équipe qui a refusé le jeu, et qui a été punie lorsqu’elle s’est découverte en fin de match. Quelques escarmouches parisiennes, avec notamment Dembélé qui forçait Martinez à se détendre (7e). Souvent «Kvara» dans les bons coups et plusieurs frappes de loin, par le capitaine Hakimi (18e) ou Vitinha (22e). Domination stérile du PSG ? En tout cas, pas si dangereuse que cela. En face, les Villans, eux, n’avaient rien. Longtemps, leur plus grand espoir est venu d’une sortie hasardeuse de Donnarumma (13e). Évidemment, dominer n’est pas gagner. Paris l’a déjà appris à ses dépens. Et en avait une nouvelle démonstration.
Mené contre le cours du jeu, Paris a une nouvelle fois fait étalage de ses ressources mentales. Héroïque lors de la double-confrontation face à Liverpool, Mendes était piégé comme un bleu par McGuinn, qui lançait un mouvement conclu par Rodgers (0-1, 35e). Pour le plus grand plaisir du Prince William, grand fan du club du Birmingham et totalement euphorique dans la corbeille du Parc. Il y avait de quoi. Efficacité maximale pour les joueurs d’Unai Emery, venus à Paris pour jouer le contre. Défense apathique du PSG sur le coup. Mais certainement pas coulé.
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Le Réveil Parisien et l'Éclat de Doué et Kvaratskhelia
Moins de cinq minutes après l'ouverture du score de Rogers, Désiré Doué a égalisé d'une frappe lumineuse sous la barre de Martinez (39e). Petit miracle pour Martinez (39e) face à Doué, qui ne laissait aucune chance au portier argentin d’une merveille de frappe enroulée pleine lucarne (1-1, 39e). L’homme en forme du moment a parlé, le talent a parlé. Le but anglais a fait du bien au PSG.
Après avoir ronronné, Paris était lancé. Et «Kvara» faisait chavirer le Parc à la reprise. Contre rondement mené, dribble chaloupé et mine dans la lucarne (2-1, 49e). Imparable. Du grand art. En première période, ces frileux anglais ont fait illusion en mettant le bus. Face à ce PSG-là, plus mordant, plus saignant, n’ayant pas peur de prendre des risques, ce n’était pas la même histoire.
Après avoir crocheté le pauvre Disasi qui venait tout juste de faire son apparition sur la pelouse, l’ancien joueur de Naples, élu homme du match, a réussi à placer son ballon dans un angle impossible d’une frappe splendide dans la lucarne. Un Parc en fusion pouvait rugir de plaisir, la victoire commençait à se dessiner.

Tableau des Statistiques Clés du Match
| Statistique | PSG | Aston Villa |
|---|---|---|
| Possession | 65% | 35% |
| Tirs | 29 | 7 |
| Tirs cadrés | 11 | 2 |
| Passes réussies | 550 | 200 |
Maîtrise Totale et Fin de Match Tendu
Complètement dépassé par l’agressivité des joueurs de Luis Enrique dans le contre pressing, Aston Villa n’a plus tenu le ballon plus de cinq secondes au retour des vestiaires. Paris avait déjà tiré à 20 reprises et cadré 8 de ses tentatives à l’heure de jeu (29 tirs pour 11 cadrés à l’issue du match). Aston Villa au bord de la rupture. Et qui n’était pas loin de concéder un penalty pour une main de l’ancien Marseillais Kamara (61e). Rien, disait M. l’arbitre. Hakimi (58e) et Beraldo (65e) faisaient travailler Martinez.
À force de pousser, Paris s’exposait forcément un peu, avec Donnarumma tranquille pour capter cette tentative de Rashford (72e). Les deux équipes en quête d’un but qui changeait tout en vue de la deuxième manche. La maîtrise était évidemment toujours parisienne. Et la délivrance aussi. Ouverture de Dembélé - plutôt discret pendant tout le match - pour Mendes, qui crochetait dans la surface avant de conclure (3-1, 90+2).
Le Joueur : Doué, Quel Toupet !
En conférence de presse mardi, Désiré Doué avait insisté sur sa volonté de « garder sa personnalité », tout en avouant en faire « parfois un peu trop ». Il n'a pas varié d'un iota face à Aston Villa, et son trop-plein d'énergie, dans toutes les zones de l'attaque, a permis au PSG de faire exploser le mur dressé par Unai Emery. Si Kvitcha Kvaratskhelia a été plus visible que lui en début de rencontre, le garnement parisien a haussé le ton à partir de l'ouverture du score anglaise, comme si celle-ci l'avait piqué dans son orgueil.
Après un tir vicieux depuis le côté droit que Martinez a capté difficilement, avec l'aide de son poteau, Doué a poursuivi son effort de l'autre côté de la surface, pour envoyer une frappe du droit magnifique qui a laissé Martinez de marbre (39e). Un tir d'autant plus remarquable qu'il était en déséquilibre, après avoir déposé Rogers. Deuxième plus jeune français à marquer en quarts de C1, buteur lors de ses quatre derniers matches avec Paris, Doué a frôlé le doublé dans la foulée, en obligeant l'Argentin à un arrêt peu académique des deux poings (43e). Il a ensuite libéré toute sa fougue d'un enchaînement zidanesque avec une roulette aux trente mètres, avant d'être contré (45e + 1). Il aurait pu être passeur décisif après la pause en menant un contre, quand Hakimi a buté sur Martinez (58e), et a conservé sa maestria technique, avec plusieurs enchaînements de grande classe jusqu'à son remplacement par Barcola, sous une standing ovation (72e).
Le Fait : Martinez Conspué Mais Pas Impressionné
Ennemi public du foot français depuis la finale de la Coupe du monde 2022 et ses multiples provocations à l'encontre des joueurs tricolores ensuite, Emiliano Martinez a eu droit à un accueil délétère au Parc des Princes. Conspué dès l'échauffement, insulté toute la soirée, hué à chaque touche de balle, le gardien argentin a malgré tout gardé ses nerfs avec un total de sept arrêts, dont celui chanceux face à Doué, où il a failli marquer contre son camp (39e). S'il n'a rien pu faire face aux tirs surpuissants sur les deux premiers buts parisiens, « Dibu » a évité un score plus sévère, avec notamment une horizontale devant Hakimi (58e). Mais il a mordu dans la feinte de Nuno Mendes en fin de rencontre (90e+ 2).