PSG : Qualification en Ligue des Champions, mais sans Conviction

Tenant du titre en Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain s'est qualifié pour les huitièmes de finale de la plus belle des compétitions européennes. Toutefois, l’impression laissée n’a pas forcément été rassurante, malgré le fait d'avoir assuré l’essentiel.

Un Match Difficile Face à Monaco

Comme lors de la manche aller, les pensionnaires du Parc des Princes ont été bousculés par une coriace équipe de la Principauté (2-2, 5 à 4 aux scores cumulés). Après la rencontre, Kvaratskhelia l’a reconnu :

« Si on a pensé qu’on pouvait être éliminé ce soir ? Bien sûr, tout peut se passer dans le football. Monaco est une très bonne équipe. Ils défendent et attaquent bien. Quand ils ont marqué, on a perdu un peu en confiance. »

De son côté, Luis Enrique a été moins dur :

« On a mérité cette qualification, mais ç’a été difficile parce que pour moi le résultat était compliqué, c’était un match piège. Il y a des moments où tu perds la précision et c’est difficile de récupérer le niveau. Il faut être heureux de ce qu’on a fait, d’avoir surmonté ce moment compliqué. »

MONACO 1-0 PSG : ANALYSE TACTIQUE DU MATCH

Réactions de la Presse Sportive

Mais la presse sportive n’a pas forcément apprécié le spectacle proposé par les Parisiens.

  • L’Equipe titre «Sans gloire» avant de parler d’un «Paris endormi» qui a «arraché une qualification inquiétante».
  • Le Parisien, qui a titré «Pas de quoi rugir», est également déçu par cette équipe qui «a connu toutes les peines» pour sortir Monaco.
  • Le Figaro indique que «sans briller ni rassurer, le PSG écarte Monaco et file en 8es de finale» et qu’il a été «bousculé».
  • France Bleu Paris évoque aussi «un match compliqué» pour les tenants du titre.

Le Parisien ajoute :

«Rien de ce que les champions d’Europe ont déployé dans les matchs de Coupe d’Europe auparavant n’était présent. Ni la hargne, ni la maîtrise, ni les vagues offensives qui finissent, parfois, par perforer l’édifice adverse (…) Monaco a été meilleur que Paris pendant vingt minutes à l’aller, 45 au retour, et aussi dans un temps additionnel brûlant, ce qui dessine une élimination assez logique, favorisée par l’erreur de jeunesse de Coulibaly, 21 ans. Ce genre de cadeau, a priori, n’existe pas ensuite quand la « vraie » Ligue des champions revient. Paris doit ressembler à lui-même s’il veut durer.»

Le média français pointe du doigt notamment la première période des Parisiens ou encore le milieu de terrain.

Le Figaro ajoute :

«Les joueurs de Luis Enrique, menés à la pause, ont longtemps semblé éteints, à l’envers. Il a fallu attendre l’expulsion de Mamadou Coulibaly, peu avant l’heure de jeu, pour les voir prendre les devants au score et l’ascendant dans le jeu. Ce n’est qu’en supériorité numérique qu’ils sont parvenus à faire la différence. Marquinhos et Khvicha Kvaratskhelia pour les buts d’un PSG qui n’a ni brillé, ni rassuré»

Inquiétudes sur le Collectif

Ce qui ne rassure pas du tout le journaliste de RMC Sport, Daniel Riolo :

«Le tout collectif absolu doit évidemment être mis en avant et est une grande base des victoires dans le foot mais il y a, à un moment, des gens qui sont essentiels même dans un collectif. Il a été étourdissant et étincelant l’année dernière et, aujourd’hui, il n’existe plus parce que Fabian Ruiz n’est plus là, Vitinha est nettement moins en forme à l’image de sa prestation ce soir (mercredi soir) et de ses prestations récentes qui sont en dessous du Vitinha fantastique qu’on a connu. C’est un PSG sans moteur et sans Dembélé, ça ne pourra pas être le PSG de l’année dernière. On pourra me refaire toutes les théories sur le collectif et sur ce que dit Luis Enrique, je n’y crois pas. Il faudra un grand Dembélé parce que Doué dans cette position, même s’il reste un joueur de classe internationale, je ne crois pas que ce soit encore un faux 9 du niveau que Dembele a montré pendant quatre mois qui lui ont permis d’avoir le Ballon d’or. Et je ne crois pas que même avec un Zaïre-Emery bon, tu as la qualité technique et d’impact que tu avais au temps de la splendeur de Vitinha-Neves-Ruiz l’an passé. Fabian Ruiz était essentiel dans l’équilibre et l’impact physique, ça manque au PSG. Ca ne veut pas dire que ça va mal se terminer, mais là il manque des choses essentielles à Paris.»

Guy Lacombe, interrogé par Le Parisien, estime que ce PSG «n’est pas encore au niveau de l’année passée, où il était vraiment exceptionnel» et qu'il faudra montrer autre chose contre le Barça ou Chelsea.

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