La victoire du XV de France contre la Nouvelle-Zélande (30-29) au Stade de France a enflammé la presse française, tandis qu'en Nouvelle-Zélande, on commence à parler de malédiction. Ce fut un combat de chaque instant, où le XV de France a fait preuve d'une belle résilience.

La Réaction Emphatique de la Presse Française
En gros caractère, L'Équipe titre sur cet exploit majuscule, évoquant une partie magnifique, monstrueuse d'intensité et indécise jusqu'au bout. La "furia tricolore" a trouvé le moyen de renverser ce match si mal embarqué, et cela dit quelque chose de sa défense, d'un acharnement à ne pas craquer, des ressources morales de ce groupe, encense le journal sportif.
De son côté, Le Parisien parle d'un "succès de prestige" et d'"un point d'honneur" qui a permis aux Bleus de faire "chavirer" le Stade de France. Là aussi, le quotidien évoque "un mental à toute épreuve" et "la solidité des leaders" du XV de France. "Quel pied ce fut!", "un match d'une beauté à couper le souffle", s'enthousiasme quant à lui le Midi Olympique après la victoire "héroïque" des Bleus. Cette rencontre "eut ainsi à la fois la beauté du diable et le chic d'une soirée de la Belle Epoque", image le "Midol".
La Presse Néo-Zélandaise Entre Humour et Inquiétude
Dans la presse néo-zélandaise, point de superlatifs mais de l'humour pour évoquer la troisième défaite consécutive des All Blacks face aux Français. "C'est sûrement ridicule de penser qu'un terrain de rugby puisse être hanté mais...", entame le New Zealand Herald en faisant allusion au Stade de France.
Les médias néo-zélandais s'interrogent sur la manière dont les All Blacks peuvent neutraliser Antoine Dupont, considéré comme le "meilleur joueur du monde".
Revue de Presse Après la Défaite Face aux All Blacks
Après la claque reçue à Wellington face aux All Blacks (43-17), le XV de France a fait l'objet de critiques de la part d'une presse étrangère et française pas forcément tendre. La presse néo-zélandaise, mais aussi française, ne s’est pas montrée tendre envers le XV de France après sa défaite face aux All Blacks.
The New Zealand Herald titre que « Les All Blacks ont infligé une victoire écrasante à la France », soulignant bien il se doit que les Bleus alignaient une « équipe résolument inexpérimentée », sujet dont s’est nourrie depuis des semaines la presse locale.
Stuff résume que « La décision de la France de remanier son équipe s’est retournée contre elle. Là, elle a été complètement surclassée par une impitoyable équipe des All Blacks. Galthié doit assumer une grande part de responsabilité de cette défaite après avoir effectué 10 changements ahurissants dans son XV de départ après une première performance impressionnante ».
Rugby Pass indique qu'« Une équipe néo-zélandaise plus vive et plus clinique a surclassé une équipe française qui manquait du même tranchant qu’à Dunedin. De toute évidence, ce qui avait si bien fonctionné la semaine précédente a tourné au chaos : touches brouillonnes, plaquages manqués, collisions molles, coups de pied perdus ».
Planet Rugby, lui, qui reconnaît que le XV de France s’est « effondré », n’a pas manqué de tacler les commentateurs néo-zélandais pour leur « manque de respect » envers les joueurs français.
Midi Olympique écrit que « Les Bleus ont pris une leçon de violence pure. Arrivés bouffis d’espoir, ils ont finalement été broyés par une armée noire redevenue impitoyable », dans une analyse d’après-match. « Dans la capitale néo-zélandaise, les Bleus ont été fessés, culs nuls, par une équipe revancharde et ayant partiellement gommé les errements du premier test ».
L’Equipe, elle, s’attarde notamment sur « le trou d’air des Bleus qui s’est transformé en gouffre » entre la 20e et la 40e minute. « Le quinze de France a ruiné un avantage numérique et encaissé trois essais des All Blacks pour un 19-0 rédhibitoire ».
Richard Knowler, journaliste à Stuff, écrit après les déclarations de Scott Robertson à l’issue de la rencontre à Wellington de « vouloir encore s’améliorer pour le dernier test » : « Il est temps de passer aux choses sérieuses. Les All Blacks, après avoir goûté au sang, vont vouloir punir les Français d’avoir décidé, dans leur sagesse, de venir en Nouvelle-Zélande avec un groupe remanié. Robertson aura un désir ardent de renvoyer les Bleus chez eux avec peu de souvenirs heureux ».
L'entraîneur Jason Holland a confirmé que l’intention des All Blacks était de faire tourner leur équipe pour le troisième test.
Le XV de France a affronté celui de la Nouvelle-Zélande dans un climat de défiance dont il s'est nourri, samedi à Dunedin. "Ça nous a motivés. Il n'y a eu aucun respect, par rapport aux 42 joueurs présents ici (pour la tournée d'été, ndlr). On n'a reçu que des moqueries de la part de la presse néo-zélandaise", a réagi un Mickaël Guillard rayonnant en n°8, lors de la courte défaite tricolore (31-27).
Rabah Slimani (35 ans), qui n'avait plus été "capé" depuis la Coupe du monde 2019, corrobore : "On nous avait promis l'enfer, on nous a appelés l'équipe bis, les coiffeurs, je ne sais pas quoi… Cette équipe peut faire quelque chose, on l'a prouvé ce soir".
Joris Segonds, qui honorait sa première sélection, après avoir notamment joué pour "France développement" contre l'Uruguay l'an passé, ajoute : "C'est frustrant, mais en même temps, on est tellement fier d'avoir rivalisé face à cette équipe des All Blacks. Tout le monde nous annonçait un enfer, plus de 50 points encaissés…".
Fabien Galthié a déclaré : "Il faut tirer un coup de chapeau aux joueurs, ils croient en eux. Il faut qu'ils continuent de croire en eux", en vue du deuxième des trois affrontements prévus face aux Kiwis, samedi prochain à Wellington.
Pour le site internet Stuff, la performance de Gaël Fickou et ses coéquipiers est donc à saluer : "Les All Blacks, toujours en manque de cohésion au moment d’attaquer le Rugby Championship, ont bien failli être punis par les valeureux Français de Fabien Galthié, qui considéraient clairement le troisième test comme leur meilleure chance de gagner un match de la série. Ils méritent tous notre profond respect".
Du côté du New Zealand Herald, le quotidien de référence au pays du long nuage blanc, on opte pour un bulletin de notes largement positif concernant les joueurs du XV de France.
Le New Zealand Herald a rendu hommage à l'arrière palois Théo Attissogbe après son match réussi face aux All Blacks. Parmi les joueurs français honorés, le 2e ligne du LOU Mickaël Guillard obtient la note de 8 avec ce commentaire : « il avait fière allure en avançant. Il a totalement mérité son premier essai (17e) et, lorsque les All Blacks multipliaient les passes après contact, en milieu de rencontre, ce numéro 8 élancé a été l'un des rares Français à apporter plus de puissance. Il a soutenu ses efforts avec courage pendant 80 minutes. »
Mais le joueur tricolore qui fait le plus l'unanimité c'est le jeune arrière Théo Attissogbe (20 ans) qui, lui est crédité de la note maximale de 9 avec un commentaire apologétique : « ce fut le meilleur joueur du match. Arrivé avec une grande réputation, il l'a justifiée par son énergie et sa vivacité. De belles courses, capable de nettoyages décisifs dans l'intensité de la fin de partie.
Les médias néo-zélandais se demandent comment les All Blacks vont empêcher l’actuel “meilleur joueur du monde” de briller sur la pelouse du Stade de France, samedi 16 novembre.

Le média Stuff parle d’une « énorme frayeur », notant de nombreuses lacunes défensives des All Blacks face à une France « privée de ses cadres » mais incroyablement bien organisée. Du côté du Guardian, on décrit un match à suspense, un « thriller » dont la Nouvelle-Zélande est sortie « à peine vivante ».
À Dunedin, quarante-cinq joueurs cadres manquaient à l’appel, et pourtant, les jeunes appelés ont répondu présent avec audace et maîtrise.
La Nouvelle-Zélande a subi la plus lourde défaite de son histoire, samedi en Rugby Championship contre l'Afrique du Sud (43-10). La presse n'a pas été tendre avec les All Blacks le lendemain.
Le New Zealand Herald résume que « Rarement, peut-être jamais, les All Blacks ont été battus de cette manière. Ils ont été anéantis. Les leaders autoproclamés de l'innovation dans le rugby mondial ont été balayés, et leur héritage en a pris un coup. Perdre ne nuit pas forcément à l'image, mais les défaites record, si. »
L'ancien capitaine Kieran Read a dénoncé un manque de combativité, estimant que l'équipe manquait d'une « colonne vertébrale » solide.
Le média Stuff a estimé qu'il était logique de voir la Nouvelle-Zélande chuter au troisième rang mondial, après une performance marquée notamment par 46 plaquages manqués.
Tableau Récapitulatif des Réactions de la Presse
| Média | Pays | Réaction |
|---|---|---|
| L'Équipe | France | Exploit majuscule, partie magnifique |
| Le Parisien | France | Succès de prestige, mental à toute épreuve |
| Midi Olympique | France | Match d'une beauté à couper le souffle, victoire héroïque |
| The New Zealand Herald | Nouvelle-Zélande | Victoire écrasante des All Blacks dû à l'inexpérience des français |
| Stuff | Nouvelle-Zélande | Equipe française remaniée surclassée par les All Blacks |
Analyse du jeu des All Blacks [France-Nouvelle Zélande]
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