La Presse Européenne Analyse la Qualification du PSG en Finale de la Ligue des Champions

Au lendemain de la qualification du PSG pour la finale de la Ligue des Champions aux dépens d'Arsenal (1-0, 2-1), la presse européenne a largement commenté cette victoire. Les médias saluent le travail de Luis Enrique et la performance collective du PSG, tout en pointant les lacunes d'Arsenal.

La presse française célèbre la qualification du PSG pour sa deuxième finale de Ligue des Champions. «Libérés !» titre *L'Equipe*, soulignant que le PSG est «délivré des anciens fantômes». *Le Parisien* se réjouit : «Paris en finale, Paris en fusion !».

Paris REMPORTE le premier round ! VICTOIRE à Arsenal ❤️💙

Le quotidien régional ajoute : «Courageux et merveilleux, Paris poursuit son rêve et vole vers la finale». *Eurosport* titre «Un peu plus près des étoiles», tandis que *So Foot* écrit «Le PSG tient sa finale !».

Les réactions de la presse anglaise:

La presse anglaise, de son côté, a reconnu la supériorité du PSG sur les deux rencontres, tout en mettant en avant le manque d'un avant-centre de classe mondiale dans l'équipe anglaise. « Declan Rice avait appelé son équipe à montrer ses "grosses boules", mais ce dont elle avait vraiment besoin pour cette demi-finale, c'était d'un grand attaquant », résume Charlie Wyett du Sun.

D'ironie, il est également question dans l'analyse de Barney Ronay dans The Guardian : « Comment perdre un match de football, chapitre 94 : perdre en donnant l'impression de gagner - niveau avancé. » Il développe : « Les supporters du club ressentiront d'autant plus durement la douleur que, pendant 26 de ces 27 minutes, Arsenal livrait une performance brillante, lumineuse, dominante. »

Selon Ronay, « Arteta, lui, n'a pas de Dembélé. Il n'a même pas un Gabriel Jesus. Il possède une machine bien huilée, mais sans lame, sans tranchant ; tout le gâteau, mais sans le glaçage ». Martin Samuel du Times évoque le même problème : « Arsenal a un meilleur bilan défensif que Liverpool, mais était loin d'être menaçant. » Il fait le bilan des déconvenues des Gunners : « Manchester City, Liverpool et maintenant le PSG. Arsenal a encore échoué. Pas de beaucoup. Ça n'aurait jamais dû être le cas. » Tout en rappelant que « le PSG était la meilleure équipe sur les deux manches ».

Phil McNulty de la BBC, rappelle que le PSG « a dévasté l'élite de la Premier League lors de cette Ligue des champions. Arsenal a connu le même sort que Manchester City, Liverpool et Aston Villa ».

À la suite de cette élimination, « sous la surface, se cache une vérité bien gênante pour Arteta et Arsenal. Arsenal est désormais sans trophée depuis cinq ans ».

En ce qui concerne la rencontre, McNulty met en avant le gardien du PSG : « Gianluigi Donnarumma a de nouveau été l'ennemi juré d'Arsenal, tout comme à l'Emirates Stadium, réalisant deux arrêts exceptionnels en début de match. »

Le manager londonien Mikel Arteta fait l'objet de premiers doutes. De son côté, *The Guardian* pointe le cruel manque d'avant-centre dans l'équipe londonienne pour expliquer l'échec d'Arteta. «Du gâteau, pas de glaçage : l'Arsenal d'Arteta sent un fantôme familier», titre le quotidien britannique.

«Broken Art», titre *The Sun* avec une photo d'Arteta sur son site. Pour la Une de son journal, le tabloïd opte pour un subtil «Eiffel Power».

La presse italienne et espagnole:

Un international italien également mis en avant dans la presse italienne, et plus particulièrement dans *La Gazzetta dello sport* : «C'est le PSG, une fois de plus grâce aux arrêts de Gigio Donnarumma, qui décroche son billet pour la finale de la Ligue des champions», écrit Davide Chinellato.

Les Italiens se projettent déjà vers la finale contre l'Inter, le 31 mai à Munich. « L'équipe de Luis Enrique visera, lors de sa deuxième finale, la première Ligue des champions de son histoire, couronnement de cette obsession qui a traversé toute l'ère des Qataris. » Ainsi, « le PSG et sa jeunesse, son aura d'équipe d'avenir, constitueront un obstacle de taille pour l'Inter. Comme Arsenal l'aurait été, arrêté non seulement par les arrêts de Gigio, mais aussi par ses propres limites offensives ».

Quant à Alessandro Grandesso, toujours dans *La Gazzetta*, il évoque déjà le schéma tactique préféré de Luis Enrique : « Le PSG alignera un 4-3-3. Mais il est réducteur de parler d'un schéma précis avec Luis Enrique, qui en réalité ne joue jamais avec un attaquant, préférant un trident variable. » Où « les buts proviennent des pieds de Dembélé : 33, du jamais vu en carrière. Ailier de formation, le Français peut évoluer sur tout le front l'attaque, évoluant avec Kvaratskhelia, Doué ou Barcola ».

Il rappelle enfin que « l'essentiel, pour Luis Enrique, c'est la compacité d'une équipe où chacun court, défend, presse et se propose. Ainsi, celui qui a le ballon au pied peut avoir au moins deux options ».

En Espagne, *AS* célèbre «la gloire de Luis Enrique», l'entraîneur espagnol du PSG. «Ce Paris est tout sauf tape-à-l'oeil», écrit l'autre quotidien madrilène *Marca*.

«La gloire est à Luis Enrique», titre le média espagnol *As*. Le journaliste qui a couvert la rencontre explique que «ce PSG aurait pu chuter par le passé à cause de cette soumission constante du rival. Cependant, la force avec laquelle il a surmonté les situations critiques dans cette Ligue des Champions, où il était dans les cordes en décembre, mérite l'admiration».

Certains médias ont même spéculé sur l'impact de l'absence de Mbappé : «Et si le PSG gagnait la Ligue des Champions sans Mbappé ?», ose *Marca*. Le journaliste espagnol Pablo Polo développe son argumentaire : «Il faut féliciter Luis Enrique. Ce PSG a le même courage et la même malice qui les ont tragiquement fait tomber dans le passé. Ce PSG ne spécule pas, il joue avec le ballon, en transition, et avec un rythme terrifiant.»

L'analyse est sensiblement la même pour Claudia Espinosa, de *Sport*. «Au-delà des individualités, Luis Enrique a construit une équipe. Dans toutes ses lettres. Après des mois de décisions, certaines plus controversées que d'autres, il a réussi à amener le Paris Saint-Germain en finale de la plus haute compétition continentale.» Là aussi, la journaliste salue le travail de l'entraîneur espagnol. «Un immense mérite, le sien. Sans Kylian Mbappé, il s'est redressé et a fait d'Ousmane Dembélé un footballeur plus meurtrier. Différentiel. Décisif. Et il a fait ressortir le meilleur de chacun des membres de son équipe.»

Tableau récapitulatif des réactions des entraîneurs:

AspectLuis Enrique (PSG)Mikel Arteta (Arsenal)
État d'espritConfiant et concentré sur le processusDéterminé à renverser la situation
Collectif vs. IndividualitésImportance du collectif et de l'équilibreN/A
Respect mutuelAdmire Arteta et son travailN/A
ObjectifGagner le match retour et aller en finaleApprendre des erreurs et aller en finale

La presse européenne loue le collectif parisien. "Atteindre la finale est l'aboutissement de la transformation du PSG, d'une équipe à l'ego prétentieux à un collectif de football, ose Tom Kühner du média allemand *Bild*. "Messi, Neymar, Mbappé, ils sont tous partis. Et l’entraîneur Luis Enrique affirme avec assurance : 'Nous avons une meilleure équipe en attaque et en défense.'"

En Italie, on analyse déjà ce PSG qui se frottera à l'Inter en finale le 31 mai à Munich. "En gros, le PSG alignera un 4-3-3.

Au-delà de la performance collective, Gianluigi Donnarumma est particulièrement salué. Auteur d'une nouvelle performance XXL, le gardien Gianluigi Donnarumma est qualifié par *L'Equipe* de «passeport pour la finale», tandis que *Le Parisien* parle d'un «Superhéros, sauveteur justicier».

«Rassurant, dominateur et tonique, il s'est à nouveau montré au niveau d'une soirée européenne», écrit *Le Figaro*, qui termine l'analyse de la performance du portier parisien par cette phrase : «Du grand art». De son côté, *So Foot* ose un «Gianluigi Donnarumma, Ballon d'Or !»

En Italie, c'est bien le gardien du PSG et de l'Italie qui est sur toutes les lèvres. «Ce sera Donnarumma contre l'Inter», prévient *La Gazzetta dello Sport*. Le quotidien au papier rose souligne les «miracles» et les «arrêts impossibles» du portier parisien. Il met aussi en avant les anciens joueurs de Serie A, avec le «fantastique» Kvicha Kvaratskhelia et «le but magnifique» de Fabian Ruiz. Et de conclure : «Le PSG a grandi dans la compétition, mûrissant à partir de janvier jusqu'à devenir cette équipe capable de tout.»

La performance des Parisiens, tombeurs d’Arsenal en demi-finales, a été saluée par les médias internationaux, qui louent le changement de direction du club amorcé par l’entraîneur Luis Enrique.

«Finalement, le rêve d’Arsenal de remporter la Ligue des champions a connu le même sort que celui de Liverpool et d’Aston Villa : il a été broyé par les pattes monstrueuses de Gianluigi Donnarumma», confirme *The Telegraph*, qui estime que l’international italien va «hanter» pour longtemps l’ailier londonien Bukayo Saka. En finale de l’Euro 2021, le portier transalpin avait déjà repoussé le tir au but du virevoltant attaquant anglais, offrant le titre à l’Italie.

tags: #presse #europeenne #psg #arsenal