La performance des équipes de rugby, notamment le XV de France et l'équipe d'Angleterre, suscite de vives réactions dans la presse étrangère. Cet article explore les différentes perspectives et analyses des médias internationaux concernant les matchs récents, les joueurs clés et les enjeux du Tournoi des 6 Nations.

La Réaction de la Presse Anglaise Après la Défaite Face à l'Irlande
Après la douloureuse défaite (21-42) des Anglais face à l’Irlande, la presse anglaise n’a pas mâché ses mots. Disons-le tout de suite, la lourde défaite du XV de la Rose face à l’Irlande sur la pelouse de Twickenham a eu l’effet d’une bombe outre-Manche.
Alors que les Anglais faisaient clairement partie des grands favoris pour remporter ce Tournoi des 6 Nations 2026, il n’est aujourd’hui plus du tout question de créer l’exploit en France lors de la dernière journée pour soulever le trophée : "Il y a quelques semaines, Borthwick exhortait les supporters anglais à se rendre en masse à Paris pour ce que tout le monde espérait être le match décisif du Grand Chelem. Ils préféraient faire la queue devant un bar en béton plutôt que de continuer à assister à cette humiliation infligée par une équipe irlandaise censée être sur le déclin. La série de 12 victoires consécutives de l’Angleterre semble soudainement lointaine."
Une fois le constat collectif effectué, un homme était au centre de l’attention. Pour sa toute première sélection en tant que titulaire, Henry Pollock a encore fait parler de lui. Le troisième ligne est devenu l’un des plus grands animateurs du jeu. Et en parlant d’individualités, le joueur de 21 ans est peut-être l’un des rares dont la place n’est pas menacée dans la presse pour le prochain match en Italie.
La Remise en Question de Steve Borthwick
En parlant de Steve Borthwick, lui non plus n’a pas été épargné ! Dans les colonnes du Telegraph, le poste du sélectionneur a été remis en question le soir même de cette défaite : "Le mandat de Steve Borthwick à la tête de l’équipe d’Angleterre risque de prendre fin. Si la défaite contre l’Écosse a été un réveil brutal pour l’Angleterre, cette humiliation totale à Twickenham face à l’Irlande a mis à nu la fragilité du projet mené par Steve Borthwick."
Si le conditionnel est de mise quant à l’avenir du sélectionneur, le constat est clair : "ce fut l’un des pires jours du mandat de Steve Borthwick. Leur système a échoué."

Le XV de France : Une Charnière en Or et une Performance Saluée à l'Étranger
Titularisée pour le match d’ouverture du Tournoi des Nations contre l’Irlande, la paire Antoine Dupont - Matthieu Jalibert a été étincelante. Et si le XV de France comptait dans ses rangs la meilleure charnière du monde ? Une question légitime qui ne mérite pas vraiment de débats enflammés tant la réponse paraît évidente. Sans trop se mouiller, et en toute objectivité, aucune équipe dans le monde n’est capable d’aligner un duo aussi dangereux qu’Antoine Dupont et Matthieu Jalibert.
« Les Irlandais ont tenté de neutraliser Dupont. Il n’a pas produit sa magie habituelle, mais Jalibert, lui, en a fait régner une. L’ouvreur a constamment menacé le ballon. A-t-on seulement réfléchi à l’influence de la simple présence du demi de mêlée sur les ouvertures créées par l’ouvreur ? », interroge le journaliste spécialisé Stuart Barnes, avant d’affirmer : « Nous pourrions assister à la naissance du plus grand duo français à la charnière de tous les temps. »
Dupont et Jalibert se rendent service mutuellement et les étincelles produites contre l’Irlande vont (certainement) faire mal à une équipe galloise en perdition. « Dès que leur attention se porte sur le centre du terrain, Dupont disparaît. 6 Nations. Un véritable casse-tête et une aubaine pour l’équipe de France. Fabien Galthié et son staff ont peut-être trouvé le dernier ingrédient secret pour régner sur le monde.»
Matthieu Jalibert is the World's BEST Fly-Half!
La Démonstration Française à Cardiff
Au terme de la démonstration française au Principality (12-54), la presse étrangère n’a pas cherché longtemps ses mots. Le Wales Online, le quotidien de référence de la principauté, parle d’une victoire historiquement « écrasante », la plus marquante des Bleus dans la capitale galloise, et décrit une équipe à la fois « surdouée et clinique », capable d’empiler huit essais avec une maîtrise presque insolente. En Angleterre, The Guardian évoque une formation tricolore « impériale », lancée à un « rythme de grand chelem », portée par une jeunesse qui joue vite, ose tout et semble ne jamais douter.
Journaliste au Telegraph, Charles Richardson va plus loin encore. Notre confrère écrit ceci : « Le plus effrayant dans cette performance française, c’est qu’ils ont dû remplacer leurs deux centres par des joueurs qui, au niveau international, sont encore des novices, sans que cela se remarque. Ils semblent toujours aussi redoutables : mortels avec le ballon, ambitieux, mais aussi très soudés. Quelle relève ! » Un hommage appuyé à la profondeur d’effectif et à la maturité précoce de cette nouvelle génération, superbement incarnée par les Palois Fabien Brau-Boirie et Emilien Gailleton à Cardiff, dimanche après-midi.
Même tonalité admirative sous la plume de Steve James, dans les colonnes du Times : « Encore plus de souffrance et de records indésirables pour le Pays de Galles, mais une nouvelle démonstration de la classe de la France et, parfois, de la poésie de son jeu. » Au cœur des éloges, un chef d’orchestre.
L'Éloge de Matthieu Jalibert et Théo Attissogbe
Matthieu Jalibert est qualifié en Irlande de « masterful ». Magistral. Inspiré. L’ouvreur français aurait « dirigé le tempo et ouvert les brèches », alternant vista, précision et coups de pied chirurgicaux. Dans plusieurs comptes rendus celtes et britanniques, son match est décrit comme une démonstration de contrôle et d’intelligence. Sur les ailes, c’est la tornade. Théo Attissogbe cristallise l’enthousiasme. The Guardian le présente comme « le leader offensif » d’un « festival tricolore », tandis que d’autres médias saluent son activité incessante et sa capacité à « déchirer la ligne galloise ».
Au-delà des individualités, c’est le collectif qui fascine. Nos confrères du Times insistent : « ruthless » (« impitoyable »), « irrésistible », « en feu ». La sémantique internationale oscille entre admiration et vertige.
« No Dupont, no problem. » : La France Prouve sa Valeur Sans Son Capitaine
“No Dupont, no problem.” L’analyse est lapidaire, et elle est partagée par deux quotidiens britanniques, The Times et The Daily Telegraph. “Antoine qui ? ”, ose même le Telegraph. Sans son capitaine et “talisman”, en convalescence après une fracture maxillo-zygomatique survenue le 21 septembre, le XV de France avait besoin d’une victoire contre l’Italie vendredi 6 octobre à Lyon pour se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe du monde de rugby. Et comme le souligne le journal londonien, les Bleus ont battu les Transalpins “à plate couture” (60-7) pour “se préparer à affronter l’Irlande, l’Afrique du Sud ou l’Ecosse dimanche prochain à Paris”.
“Les Azzurri se sont montrés trop nerveux, trop fautifs et incapables de contrer l’agressivité et la puissance des Français”, déplore le quotidien italien Il Giornale.
La performance des Bleus n’est pas passée inaperçue dans la presse étrangère. “Vive la France*. Vive la différence*, les déguisements, les couleurs, la folie et ses accents musicaux qui ont servi de toile de fond à la qualification des hôtes de la Coupe du monde pour les quarts de finale”, s’enthousiasme The Irish Times, en français dans le texte. L’envoyé spécial du quotidien irlandais, qui note que le XV de France a traversé la phase de poule “sans accroc”, a visiblement apprécié sa soirée à Lyon : “Ce fut une nuit de fête, avant, pendant et après le match.”
Et le journaliste irlandais de saluer la performance de “l’alchimiste du rugby français”, Fabien Galthié, qui a été capable de “se concentrer sur le jeu de son équipe” plutôt que “sur les pronostics quotidiens quant au rétablissement d’Antoine Dupont”. Son remplaçant, Maxime Lucu, a réalisé “un excellent match”, permettant à la France de jouer vite après un excellent travail des avants Anthony Jelonch, Charles Ollivon et Grégory Alldritt.
Une Défense Impénétrable
En passant huit essais à l’Italie, la France a montré “qu’elle serait dangereuse, avec ou sans le retour de son capitaine”, renchérit la BBC. Le niveau de jeu des Bleus n’est égalé “que par l’Irlande ou l’Afrique du Sud”, observe Planet Rugby : “Malgré tous les feux d’artifice allumés par leur ligne arrière, c’est sur les fondamentaux que la France brille. En défense, c’est la meilleure équipe du tournoi.”
“Ne vous y trompez pas”, avertit le site spécialisé, cette équipe de France a “quelque chose de très spécial” et “il faudra quelque chose de monumental pour stopper son parcours dans la compétition”. Notamment parce qu’après les blessures de Dupont et de l’ouvreur Romain Ntamack - avant le début de la compétition -, les Bleus ont montré au monde qu’ils avaient d’autres talents fous en réserve.
Le site Planet Rugby salue ainsi le match du demi d’ouverture Matthieu Jalibert contre l’Italie, “absolument exquis, jouant avec la vitesse et la précision des plus grands No 10”. “C’est un meneur de jeu talentueux”, qui a désormais “le vent en poupe”, et il représente une menace “au moins aussi forte que Ntamack”, ajoute The Times. Pour le quotidien britannique, reste à savoir si Jalibert “peut tenir la barre” d’un match couperet tel que celui qui attend les Bleus en quarts de finale.
Ces derniers avancent à chaque match avec un slogan, “Unis pour un rêve”, souligne The Daily Telegraph. Alors qu’ils rentrent à Paris, où ils joueront leur prochain match (et tous les autres s’ils se qualifient), “leur rêve se poursuit - et seule une équipe formidable pourra y mettre fin”.
La Victoire Face à l'Italie à Lille : Analyses et Commentaires
À Lille, le XV de France a dominé l’Italie (33-8) et signé une troisième victoire consécutive dans le Tournoi. La victoire 33-8 du XV de France face à l’Italie a nourri les commentaires de la presse étrangère. Troisième succès consécutif dans le Tournoi, confirmation d’une dynamique solide, ambitions de grand chelem : les observateurs britanniques, irlandais et italiens saluent la puissance tricolore, tout en pointant certaines zones d’ombre.
Dans The Telegraph, le constat est lucide : "La France n’a peut-être pas produit son meilleur rugby, mais a démontré une efficacité clinique en transformant les erreurs italiennes en points", un style qui illustre la solidité collective des hommes de Fabien Galthié. Le quotidien britannique insiste aussi sur la gestion de l’effectif et l’adaptation tactique : "Ce n’était peut-être pas une démonstration éblouissante, mais Thomas Ramos, appelé à l’ouverture après la blessure de Jalibert, a su mener l’attaque avec autorité, et la combinaison de jeunes talents comme Gaël Dréan et des cadres comme Antoine Dupont a payé."
Du côté italien, la déception domine. La Gazzetta dello Sport titre sans détour : "quanti errori a Lilla : la Francia ringrazia e chiude la pratica 33-8" - littéralement : “tant d’erreurs à Lille : la France remercie et clôt la pratique 33-8”.
Dans The Times, l’analyse est plus nuancée : "Le match était équilibré, si ce n’est sur la capacité des hôtes à frapper comme l’éclair. Jusqu’aux dix dernières minutes, la France ne menait que 19-8. Thomas Ramos ? Quand il est arrière, il est le pianiste secondaire de l’équipe et l’ensemble est harmonieux ; À l’ouverture, ce fut parfois moins le cas et on se dit qu’en Écosse, la France aura besoin de Jalibert, le meilleur ouvreur du continent actuellement".
Le quotidien britannique ajoute une observation savoureuse sur la mêlée : "Selon un proverbe français, un surnom révèle la personnalité d’un homme. Le pilier droit français Dorian Aldegheri est surnommé "Doudou", comme une couverture réconfortante ou une peluche. De l’autre côté de la mêlée, Simone Ferrari, le numéro 3 italien, a mené dimanche la mêlée la plus puissante du tournoi."
Enfin, The Guardian résume l’impression dominante : "La France possède des qualités martiales, mais ses joueurs sont avant tout de grands artistes, susceptibles de remporter le grand chelem." À l’étranger, le verdict est clair : sans être flamboyants de bout en bout, les Bleus impressionnent par leur maîtrise, leur profondeur d’effectif et leur capacité à punir la moindre erreur.
La Victoire Éclatante Face à l'Irlande : Un XV de France Impressionnant
Les Bleus ont frappé fort face à l’Irlande (36-14). Avec une première période étouffante et un rythme infernal, le XV de France a marqué les esprits de la presse étrangère. Nicolas Depoortere et Anthony Jelonch ont livré un grand match, à l’image de leur équipe, face à l’Irlande.
Au lendemain de leur large victoire contre l’Irlande jeudi soir, marquée notamment par une première mi-temps stratosphérique à l’issue de laquelle ils menaient 22-0, les Bleus sont couverts d’éloges par toute la presse étrangère. Bien sûr, c’est en Irlande qu’on en parle le plus. Et si « l’indigence » du XV du Trèfle sur cette rencontre inquiète les médias là-bas, ils ne manquent pas de saluer la prestation des hommes de Fabien Galthié.
Les Réactions Enthousiastes de la Presse Irlandaise et Anglaise
« La France a mis en pièces l’Irlande de Farrell lors d’une nuit de cauchemar à Paris », résume le site the 42. Pour The Irish Examiner, « la France était sublime. Un schéma établi, il semblait impossible de le déjouer ». Dans un autre article du quotidien de Cork, un journaliste détaille les « règles qu’il ne faudrait jamais enfreindre à Paris » : « toujours commander une soupe à l’oignon, éviter le Louvre comme la peste après 10h du mat’ et ne jamais, ô grand jamais, laisser la France prendre l’avantage sur les plaines de Saint-Denis. »
Les « zéro » scandés par le public du Stade de France quand le speaker donnait le score après chaque essai des Bleus en première mi-temps ont beaucoup marqué les observateurs et les supporters irlandais… Le plus averti d’entre eux, l’ancien numéro 10 du XV du Trèfle Ronan O’Gara, a assuré dans sa chronique dans The Irish Examiner qu' »aucune équipe au monde n’est aussi dévastatrice que les Français lorsqu’ils ont le vent en poupe ».
« Dans tous les scénarios d’avant-match, la capacité à rivaliser de l’Irlande était directement liée à sa capacité à empêcher les locaux de trouver leur rythme », a expliqué le manager de La Rochelle. « L’Irlande a échoué trop tôt et trop souvent dans cette tâche ». Une impression partagée par l’ancien ailier de l’Angleterre Chris Ashton sur la BBC : « Aucune autre nation dans ce championnat n’aurait transformé ça en un essai. » L’ancien joueur s’est encore montré dithyrambique lors du dernier essai, inscrit par Théo Attissogbe à la dernière minute de jeu : « Quelle superbe manière de terminer la rencontre ! Quel signal envoyé par les Bleus aux autres nations ! » « Ça me fait aimer le rugby. Les Français.
Une Équipe de France Potentiellement Destructrice
Selon les journalistes de la BBC, les Bleus ont frappé fort et marqué les esprits : « Sans les tauliers Uini Atonio, Grégory Alldritt, Damian Penaud et Gaël Fickou, on a eu là un aperçu du potentiel destructeur de la France. » Pour Planetrugby, « il est très tôt dans le tournoi pour désigner une nation comme future championne. Mais la France a certainement des joueurs clés pour y parvenir (…) Mickaël Guillard a été élu meilleur joueur du match, mais en réalité, ce titre aurait pu revenir à n’importe quel membre du 5 de devant ou des trois-quarts. Les tenants du Tournoi des 6 Nations ont offert à leurs supporters 50 premières minutes de rugby exceptionnel. »
Planetrugby relève bien bien eu ce « stress à la fin du match qui n’aurait pas dû être là et qui sera probablement une clé du débrief français », mais tout le monde est unanime : c’est un très grand XV de France qui a entamé ce Tournoi des 6 Nations.
Et ça ravit tout le monde, même les supporters britanniques : » « Quel plaisir de voir Jalibert, Bielle-Biarrey et Guillard. Plein de talent, un rugby positif. Bravo ! », commentait l’un d’eux sous un article de la BBC : « Réjouissant. Ça me fait aimer le rugby. Les Français.
La Déroute de l'Angleterre Face à l'Irlande : Une Analyse Impitoyable
Les espoirs de titres du XV de la Rose viennent sûrement de s’envoler, ce samedi 21 février. Sur la pelouse de Twickenham, l’Angleterre a connu une terrible défaite contre l’Irlande (21-42), lors de la troisième journée du Tournoi des 6 Nations 2026. Devant son public, la formation d’Henry Pollock a sombré, sans parvenir à accrocher les wagons entre eux.
Annoncée comme l’un des deux favoris au titre suprême, avec la France, l’Angleterre tombe de haut avec ce nouveau revers, qui plus est à domicile. Cette issue amène les médias britanniques à être particulièrement durs avec leurs joueurs et le sélectionneur Steve Borthwick.
L'Humiliation Totale de l'Angleterre
Du côté du Telegraph, il n’a fallu que quelques heures pour voir plusieurs papiers évoquer la déroute du XV de la Rose. Selon le journal, “l'humiliation à Twickenham prouve que l'Angleterre a été démasquée” par rapport à son niveau réel. “Si la défaite contre l'Écosse a été un réveil brutal pour l'Angleterre, cette humiliation totale infligée par l'Irlande à Twickenham a mis à nu la fragilité du projet mené par Steve Borthwick”, indique le journaliste Gavin Mairs, chef de la rédaction rugby.
Pour le journal britannique, “l'Irlande s'est montrée impériale […] d'une manière qui n'avait plus été vue depuis son Grand Chelem, en 2018” et a souligné la qualité de l’ouvreur Jack Crowley “impressionnant pour sa première titularisation du Tournoi.” De l’autre côté, “l'Angleterre était tellement morose, tellement décevante et dans un tel désarroi”, selon des propos issus d’une autre analyse. Certains secteurs de jeu sont ciblés.
La Presse S'Attaque aux Cadres
Pour la rédaction de Rugbypass, certaines personnalités ont pris la parole en leur nom. Ainsi, la référence des informations de transferts Neil Fissler a indiqué que : “Le rugby anglais a besoin d'un meilleur entraîneur que le robotique Steve Borthwick.” Éditorialiste régulier pour le site international, l’ancien international anglais Andy Goode a tenu les propos suivants : “L'Angleterre a suivi l'exemple de Steve Borthwick, sans inspiration et terne. Finalement, deux défaites consécutives ont coulé les espoirs anglais. “Le visage affiché durant ces défaites soulève des questions quant aux tactiques de Borthwick et à la mentalité de son équipe”, ponctue le média.
Ce dimanche, les colonnes anglaises n’ont pas beaucoup de pitié pour le sélectionneur Steve Borthwick. “Ce fut l'un des pires jours du mandat de Steve Borthwick. Dans l’effectif du XV de la Rose, le capitaine Maro Itoje est également critiqué. “Il a mené l'équipe lors de son 100e match international sous les yeux de son père, mais tout s'est ensuite dégradé.”
La Réaction en Irlande : Inquiétudes et Remises en Question
Dans l’Hexagone, les 7,24 millions de téléspectateurs présents devant France 2 (un record pour un match d’ouverture selon la chaîne) ont profité d’une équipe de France éblouissante. En Irlande, toutefois, l’heure était moins à l’optimisme.
Andy Farrell « Confronté à Son Plus Grand Défi »
« Pendant 50 minutes, la stratégie visant à imiter les tendances mondiales d’un rugby basé sur le jeu au pied et les transitions rapides s’est poursuivie. Le résultat est désastreux : l’Irlande a offert le chaos à une équipe de France qui était déjà capable de le provoquer elle-même », regrettait le quotidien irlandais.
Dans une chronique pour l’Irish Examiner, l’entraîneur irlandais du Stade Rochelais Ronan O’Gara admettait de son côté que « la compétitivité de l’Irlande était directement liée à sa capacité à empêcher les hôtes de trouver leur rythme. L’Irlande a échoué trop tôt et trop souvent dans cette tâche. Aucune équipe de rugby au monde n’est aussi dévastatrice que les Français lorsqu’ils ont le vent en poupe ».
Les choix du sélectionneur irlandais, en place depuis 2020, n’ont pas convaincu sur l’île verte. « Ce résultat n’a surpris personne, mais cela n’a pas rendu moins choquant de voir une équipe autrefois si brillante devoir s’adapter à sa nouvelle réalité », s’indignait l’Irish Independent, qui estime qu’Andy Farrell est « confronté à son plus grand défi à ce jour après le match déséquilibré ». Le média irlandais estime même qu’il existe désormais « une nouvelle réalité qui donne à réfléchir ».
L'Angleterre Inquiète Face à la Montée en Puissance du XV de France
En Angleterre, le Guardian n’a pas été tendre avec ses voisins irlandais. « Peu importe la polémique autour des brèves publicités diffusées pendant le match sur ITV. Les supporters irlandais auraient sans doute préféré une coupure totale de 80 minutes, ou à défaut, une soirée entière d’émissions culinaires. Au lieu de cela, ils ont dû assister, impuissants, au massacre incessant des visiteurs par des hôtes visiblement affamés. » Mais ce dernier n’a pas manqué de se montrer inquiet pour le XV de la Rose, futur adversaire des Bleus en clôture du Tournoi : « il faudra une équipe de très haut niveau pour battre la France à Paris cette année, et les voir attaquer sera un véritable régal. L’Irlande n’a pas tant été vaincue que surclassée par des adversaires qui seront encore plus dangereux avec un ballon sec à leur disposition ».
Le XV de France en Route vers le Grand Chelem : La Presse Étrangère Se Fait une Raison
Au lendemain du nouveau succès bonifié du XV de France face à l'Italie (33-8), la presse étrangère s'est fait une raison et voit les Bleus remporter le Tournoi des 6 Nations 2026. La presse étrangère s’est fait une raison : le XV de France se dirige selon elle vers le Grand Chelem.
C’est la chute du papier de la BBC. Et elle donne parfaitement le ressenti actuel de la presse étrangère au sujet du XV de France, qui domine outrageusement le Tournoi des 6 Nations 2026 : « Tout autre résultat qu’un Grand Chelem serait désormais perçu comme un échec pour cette grande équipe de France ».
L'Encensement du XV de France par la Presse Étrangère
Cette presse étrangère, elle est sous le charme de la bande de Galthié. « Cette équipe de France semble invincible », estime Planet Rugby. Qui poursuit : « La France est en route pour le Grand Chelem et, franchement, il est difficile d’imaginer qui pourrait l’arrêter. Actuellement, les autres équipes se contentent des miettes ».
« La France est désormais une tout autre machine. […] Ses joueurs sont avant tout de grands artistes », mentionne le quotidien anglais The Guardian, pendant que The Telegraph écrit : « Peut-on arrêter cette procession française ?[…] En l’état actuel des choses, personne ne peut dire que les Bleus ne méritent pas de réussir ce Grand Chelem ».
Du côté de l’Irlande, The Irish Examiner fait dans la sobriété et l’efficacité en affirmant que « la France est vraiment bien placée pour conserver son titre ». Même son de cloche pour La Gazzetta Dello Sport, pour qui « la France domine largement le Tournoi ».
Un Tournoi Remporté en Écosse ?
La supériorité actuelle du XV de France est telle que les Bleus pourraient d’ores et déjà s’offrir le gain du Tournoi des 6 Nations 2026 lors du déplacement en Écosse lors de la prochaine journée (samedi 7 mars).