Le Stade Français Paris Rugby : Ambition, Performance et Nouvelle Direction

Club historique du rugby hexagonal, le Stade Français Paris Rugby incarne depuis sa création en 1883 une tradition mêlant ambition et performance. À travers une gestion professionnelle et un organigramme bien établi, le Stade Français s’appuie sur une stratégie de développement pérenne. Le club s'appuie également sur un effectif mêlant jeunes talents et joueurs expérimentés, souvent issus des meilleures nations du rugby mondial. Cette diversité permet d'allier puissance, vitesse et créativité sur le terrain. Évoluant dans une enceinte emblématique, le Stade Français bénéficie d’une infrastructure moderne et adaptée aux exigences du rugby professionnel. Grâce à un modèle économique structuré, le club parisien s’appuie sur un budget stable et une gestion rigoureuse des salaires pour garantir sa compétitivité. Avec une identité forte, un projet clair et des ambitions affirmées, le Stade Français Paris Rugby continue de jouer un rôle majeur dans le rugby français.

Hans-Peter Wild : Un Propriétaire Passionné

Le Dr Hans-Peter Wild, propriétaire du club de rugby parisien depuis 2017 et président depuis 2019, considère le Stade Français comme « un hobby ». L'homme d’affaires suisse de 82 ans a pris le temps de dresser le bilan de ses six ans à la tête du club, son passe-temps coûteux mais pour lequel il explique « prendre du plaisir quand on gagne, pas quand on perd, tout simplement ».

Mardi, à l'heure du petit-déjeuner, Hans-Peter Wild (81 ans), a reçu L'Équipe pour faire le bilan de la saison écoulée. Il est revenu sur le choix du nouveau staff - Laurent Labit et Karim Ghezal - et s'est projeté sur la saison prochaine, qu'il espère enfin couronnée de succès.

Bilan de la Saison Écoulée

Interrogé sur le bilan de la saison, qui s'est achevée par une élimination en barrages face au Racing 92 (20-33, le 3 juin), Hans-Peter Wild répond : « Je rappelle que la saison précédente avait été un désastre (le Stade Français avait terminé à la 11e place). Personne n'imaginait donc qu'à la fin de cette saison, nous serions quatrièmes. Sans l'expulsion de Marcos Kremer (dès la 5e minute), nous aurions eu nos chances de nous qualifier pour les demi-finales. La saison est réussie. »

Malgré un nouvel échec à Jean-Bouin face au Racing 92, il reconnait qu'ils doivent changer ça, car c'est lié à leur indiscipline, mais aussi aux absences de joueurs clés. Wild ajoute que le Racing a une belle équipe aussi, avec des joueurs très chers !

Selon Wild, il y a des joueurs qui ne progressent pas depuis des années, et c'est moins le cas aujourd'hui. Il souligne l'importance de garder leurs meilleurs joueurs, citant des exemples comme Jonathan Danty, Gaël Fickou, et Waisea Nayacalevu, qui auraient rendu l'équipe meilleure s'ils étaient restés. Il insiste également sur le développement des joueurs, prenant l'exemple de Danty qui est devenu meilleur depuis qu'il joue au Stade Rochelais.

Hans-Peter Wild est convaincu que la nomination de Laurent Labit et Karim Ghezal est la bonne décision. Gonzalo Quesada est un très bon entraîneur qui leur a fait franchir un palier. Il compte sur Laurent et Karim, mais aussi Morgan Parra, un vrai leader, et Paul Gustard pour leur faire franchir le suivant. Wild insiste sur le fait qu'il faut développer des leaders, car il n'y en a pas assez dans leur équipe.

Le Centre de Formation et le Recrutement

Le centre de formation n'est pas assez performant. Pascal Papé (directeur de la formation de 2017 à 2021) a fait du bon travail mais il était frustré car il n'y avait pas suffisamment de relations avec l'équipe première et malheureusement, ça n'a pas changé. Kobus Potgieter (manager de la performance) a développé son académie en Allemagne et sait comment développer un centre de formation. Est-ce qu'il dirige le nôtre ? Non. Mais ce sera le cas dans le futur.

Le recrutement est un problème car ils n'ont aucune structure. On va changer ça la saison prochaine. Les décisions prises dans le recrutement ne sont pas assez bonnes. Quand Laurent (Labit) sera au club, ils en discuterons sérieusement. Pour l'instant, il le laisse tranquille. Il doit être concentré à 100 % sur l'équipe de France et la Coupe du monde (8 septembre-28 octobre). Mais l'un des autres problèmes est qu'ils n'arrivent pas à mieux intégrer les recrues étrangères. Ce sera une des missions de Karim (Ghezal). Paul (Gustard) aura également un rôle important avec sa culture britannique. Il faut mieux s'occuper d'eux en dehors du club.

Objectifs et Ambitions

Depuis son arrivée en 2017, le Stade Français n'a rien gagné. Il est toujours impatient. Mais c'est dur, même pour les grands clubs, comme pour le Bayern Munich. En football, vous pouvez acheter des joueurs très chers, mais ça ne semble pas fonctionner non plus. Regardez le Paris-Saint-Germain.

L'objectif pour la saison prochaine est d'être dans le top 6 chaque saison.

Max Guazzini et son Engagement

L'ex-président du Stade français, figure importante du rugby en France depuis de nombreuses années, ne décolère pas de l'élimination des Bleus en quart de finale du Mondial. Quatre mois après, la douloureuse a encore du mal à passer. Dans un entretien accordé au JDD, l'ancien président du Stade français regrette, encore et toujours, l'arbitrage du fameux quart de finale de l'équipe de France face à l'Afrique du Sud.

Le discours est tranchant et l'ancien boss des soldats roses s'attaque à Ben O'Keeffe et son équipe : "Pendant quatre ans, on s’est préparés pour être champions du monde. Et là, qu’est ce qui s’est passé en quarts de finale face à l’Afrique du Sud ? Une défaillance arbitrale ! Il y a eu quatre fautes contre la France qui n’ont pas été sifflées.

Proche du staff et des joueurs, Max Guazzini fut un témoin privilégié du groupe France durant le Mondial. Si l'homme parle en son nom, on se rappelle de l'immense déception des Tricolores, et de la colère d'Antoine Dupont au soir de la défaite. Et il n'était pas le seul, Jonathan Danty et d'autres prenant bien volontiers le pas du capitaine en s'engouffrant dans la brèche de l'arbitrage.

Guazzini poursuit : "J’ai passé le jour d’après avec les joueurs et franchement, c’était une atmosphère très particulière. Le soir, j’ai dîné avec Fabien et d’autres personnes du staff. C’était quand même une désillusion terrible.

Dans cet entretien, l'ancien avocat et patron de la radio NRJ évoque son ancien joueur Fabien Galthié, devenu un fidèle ami. Sur le gril ces derniers temps après des résultats moins flamboyants mais surtout une communication qui interroge, le sélectionneur de l'équipe de France doit affronter les premiers remous d'une fonction historiquement propice aux critiques. Mais Max Guazzini prend la défense de l'ancien demi de mêlée : "C’est un grand professionnel, qui a beaucoup d’empathie. Les gens ne le savent pas, il appelle les familles des joueurs s’il y a des soucis. Il est très humain mais ne le montre pas. Et c’est quelqu’un qui vit intensément ce qu’il fait."

Avant de retrouver les jours heureux, le technicien a renoué avec la victoire face à l'Écosse au terme d'un match loin d'être abouti mais rassurant sur l'état d'esprit. "On n’est pas là pour donner des leçons. On est là pour gagner des matchs. Et dans l’histoire, on n’a pas toujours gagné en Ecosse", confiait-il en conférence de presse à Murrayfield.

Par ailleurs, l’ancien président du Stade Français, Max Guazzini, était candidat sur la liste de Rachida Dati pour conquérir la mairie de Paris. C’est une figure parisienne qui a rejoint la candidate de la droite, toujours ministre de la culture. Rachida Dati a officialisé les 163 noms présents sur sa liste pour tenter de ravir la mairie à la gauche les 15 et 22 mars prochains.

L’homme, aujourd’hui âgé de 78 ans, avait également dirigé la radio NRJ après avoir participé à ses débuts dès la libéralisation des ondes par François Mitterrand en 1981. Mais c’est bien au rugby que Max Guazzini dédie sa carrière. En 2004, il démissionne d’NRJ pour se consacrer à son club, le Stade Français, qu’il dirige alors déjà depuis 1992. Sous sa gouvernance, le Stade Français passe de la quatrième division au Top 14.

Ce n’est pas la première fois que le septuagénaire s’engage pour une campagne municipale de la capitale. En 2001, il avait apporté son soutien au socialiste Bertrand Delanoë, puis à sa successeure Anne Hidalgo en 2014, avant de soutenir le candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel en 2020. Toutefois, l’ancien patron s’était toujours arrêté à un simple soutien.

Tableau Récapitulatif des Transferts du Stade Français

Arrivées Départs
Hugo N'Diaye (Rouen) Treize joueurs sont officiellement sur le départ
Tanginoa Halaifonua (Grenoble)
Andy Timo (Massy)
Brad Weber (Chiefs, NZL)
Jules Gimbert (Bordeaux)
Hugo Zabalza (Bayonne)
Zack Henry (Pau)
Joe Marchant (Harlequins, ANG)
Pierre Boudehent (La Rochelle)

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