Depuis son élection en 2014, Fouzi Lekjaa est une figure centrale du renouveau du football marocain. En tant que président de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), il a mis en œuvre une stratégie rigoureuse qui a transformé le paysage footballistique du pays. Derrière le roi Mohammed VI, il est l’homme qui porte le projet du renouveau du football marocain.
À son arrivée, le football marocain était en crise. La sélection nationale n'avait pas participé à une Coupe du Monde depuis 1998 et n'avait pas dépassé le deuxième tour de la Coupe d'Afrique des Nations depuis 2004. C'est un Maroc malade, au niveau des résultats, qu’il récupère au moment de son élection. Des performances bien ternes qui ne l’empêchent pas de faire preuve d’une grande ambition, dès les premières années. Ce ne sera pas le seul témoignage de son ambition et de son optimisme.
Une Vision Stratégique pour le Développement du Football
Les succès récents du football marocain trouvent leur origine dans un constat d'échec dressé au milieu des années 2000. En 2008, lors d’une conférence décisive, le Roi Mohammed VI annonce un plan d’envergure pour relancer le sport et surtout le football, avec l’ouverture de l’Académie Mohammed VI. À quel point ce moment a-t-il été un tournant stratégique? Je dirais que lorsqu’on crée une structure comme celle-là, on ne peut pas prévoir.
En 2011, la Botola Pro devient professionnelle. Concrètement, qu’est-ce que cela a changé dans l’organisation, les méthodes et les exigences du football local? Ce qui change vraiment, c’est 2014. Le Président Fouzi Lekjaâ a vraiment apporté beaucoup de professionnalisme. Il avait une vision qui était la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Il a d'abord poussé les clubs à devenir un peu plus professionnels par leur organisation.
L’année 2016 marque l’arrivée d’Achraf Hakimi et en 2017 le Maroc parvient à se hisser en quarts de finale de la CAN. Est-ce que c’est à partir de là que votre travail commence réellement à porter ses fruits? En réalité, il y a eu deux périodes. Il y a eu celle de l'académie avec Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui était l’initiateur de tout ça et qui a été visionnaire. Donc lui a posé les bases. L'académie devait être un modèle et c’est ce qu'on est arrivé à faire.
Le deuxième point de bascule, c'est l'arrivée de Fouzi Lekjaâ, l'actuel président de la Fédération Marocaine de Football, qui a été élu en 2014. Cette année-là, je devais quitter l'académie et il m'a proposé de devenir Directeur Technique National.
L'ambition est que le Royaume joue « un rôle central dans le développement du football africain ». Une légitimité que Fouzi Lekjaa appuie sur la réussite locale, fruit d’un travail entamé il y a « 16 ans » avec l’Académie Mohammed VI.

L'Académie Mohammed VI : Un Modèle de Formation
En 2008, le Roi Mohammed VI a annoncé un plan d'envergure pour relancer le sport, en particulier le football, avec l'ouverture de l'Académie Mohammed VI. L’Académie Mohammed VI a vu émerger des joueurs devenus aujourd’hui des cadres de la sélection comme Nayef Aguerd, Youssef En-Nesyri ou encore Azzedine Ounahi. Quelles étaient les lignes directrices de la formation que vous aviez mises en place pour produire ce type de profils? Nous avons créé un environnement vraiment professionnel avec des jeunes qui jouaient au football seulement pour le plaisir, avec l'espoir qu'un jour ils en fassent leur métier.
L’Académie Mohammed VI est souvent citée comme l’un des projets les plus avancés du continent africain. Qu’est-ce qui, selon vous, la différencie des autres centres de formation? Les infrastructures, déjà. Elles sont exceptionnelles. Il y a entre 60 et 80 enfants qui ont six terrains, plus un terrain couvert, plus la scolarité avec des professeurs qui viennent à l'intérieur de l'académie et il y a un petit centre médical et une salle de musculation.
En 2011, la Botola Pro est devenue professionnelle, transformant l'organisation, les méthodes et les exigences du football local. En 2014, Fouzi Lekjaa a apporté un professionnalisme accru, poussant les clubs à se structurer de manière plus rigoureuse.
OFFICIEL : Fouzi Lekjaa déclare la guerre à l'injustice de la CAF !
Le Rôle International de Fouzi Lekjaa
Fouzi Lekjaa ne se limite pas au développement du football marocain. Il est également une figure influente au niveau continental et international. Sans surprise, le président de la fédération royale marocaine, Fouzi Lekjaa, devrait être confortablement élu. Sans surprise, puisqu’il était le seul candidat, le Sud-Africain Patrice Motsepe a été réélu sans opposition à la présidence de la Confédération, prolongeant ainsi son mandat à la tête de l’organisation jusqu’en 2029.
Le Marocain Fouzi Lekjaa, influent président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et président de la commission des Finances de la CAF, et l’Égyptien Hani Abou Rida, dont il se dit que la limite d’âge a été supprimée pour lui (71 ans), gardent leur siège (avec 49 et 35 votes).
Proche de Lekjaa, Yahya fait partie des fidèles alliés d’Infantino en Afrique, capable de faire passer les décisions et les messages dont il a besoin.
Tableau : Principales Réalisations de Fouzi Lekjaa
| Année | Événement | Description |
|---|---|---|
| 2014 | Élection à la présidence de la FRMF | Début de la transformation du football marocain |
| 2016 | Arrivée d'Achraf Hakimi | Renforcement de la sélection nationale |
| 2017 | Quart de finale de la CAN | Progression significative de l'équipe nationale |
Vers un Avenir Prometteur
Le président de la Fédération marocaine de football, Fouzi Lekjaa, souhaite briser les frontières sportives. Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football, appelle de ses vœux une révolution du calendrier international via l’organisation d’un « championnat commun ». Si le format exact reste à inventer, l’objectif est clair : sortir de l’isolement pour progresser. Cette vision dépasse le cadre du Mondial 2030, que le Maroc co-organisera avec l’Espagne et le Portugal.
Alors que le Maroc traverse une période de turbulences après ses récentes performances mitigées, Regragui reste sous pression. Mais malgré les critiques, le sélectionneur national bénéficie du soutien indéfectible de Lekjaa.