Pourquoi le PSG ne gagne pas la Ligue des Champions : Les raisons

Alors que le Paris Saint-Germain (PSG) domine la Ligue 1 en France, le club peine à s'imposer en Ligue des Champions de l'UEFA. Malgré la présence de stars comme Messi, Neymar et Mbappé, le PSG a été éliminé de la compétition par le Bayern Munich la saison dernière. Les Bavarois s'étaient imposés 4-0 sur l'ensemble des deux manches, dont une victoire 0-1 au Parc des Princes au match aller. L'Olympique de Marseille reste, jusque-là, l’unique club français à avoir soulevé la Coupe aux grandes oreilles.

Ancien directeur sportif du club champion de France, Leonardo évoque quelques raisons, qui bloquent la consécration du Paris Saint-Germain en Europe alors qu’il rafle presque tout en France chaque saison. Dans une interview accordée à Globoesporte, l’ancien dirigeant parisien a répondu à la question sur l’incapacité du club de la capitale à remporter la Ligue des Champions.

Les raisons évoquées par Leonardo

« La Ligue des Champions n’est pas facile à gagner. Manchester City vient de la gagner après 15 ans d’efforts. C’est un ensemble de choses, des équipes comme le Real Madrid, Milan, Manchester United, ces équipes, si elles sont dans un bon ou un moyen moment, tout se passe naturellement.

Le joueur veut aller dans ces clubs, la presse veut parler de ces clubs. Ils ont infiniment plus de fans que les autres clubs. Ces stades ont des traditions infiniment supérieures à celles des autres clubs. Tout cela est donc déjà en place, cela existe, c’est une chose établie. Il est déjà difficile d’entrer dans ce groupe d’élite. Bien sûr, le fait de ne pas avoir gagné, c’est un peu comme avoir un boulet attaché à la cheville. Mais le PSG fait déjà partie de ceux qui peuvent gagner », a déclaré le Brésilien.

« Il connaîtra des moments meilleurs ou pires, il a touché le poteau en finale contre le Bayern Munich et a perdu 1-0, a atteint une demi-finale plus tard et a perdu contre Manchester City. Tôt ou tard, cela arrivera », a ajouté l’ancien entraîneur de l’AC Milan et de l’Inter Milan.

Il fait même légèrement mieux que sa campagne victorieuse conclue en 2025 en moyenne par match, que ce soit en nombre de buts marqués (2,9 contre 2,2), de buts encaissés (1,4 contre 1,7), de possession de balle (64% contre 61%) ou de tirs tentés (21 contre 18). Il compte trois points de plus qu'au même stade de la phase de ligue l'an dernier. Le tout avec une équipe jamais vraiment au complet. Les blessures successives d'Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Achraf Hakimi et les pépins physiques en pagaille n'ont pas aidé à parfaire une alchimie dès le départ contrariée par l'absence de préparation à l'intersaison.

Luis Enrique a reconnu pour la première fois quelques failles de son équipe, vendredi, après la victoire difficile contre Auxerre (1-0), trois jours après avoir invoqué "l'injustice" d'un "football de merde" lors de la défaite chez le Sporting (1-2). "Il manque un peu de confiance et de précision pour finir les occasions", a-t-il concédé en conférence de presse. Sur les deux dernières sorties cumulées, ses joueurs n'ont marqué qu'à deux reprises en 44 tirs. A l'évidence, son équipe ne tourne pas au maximum de son potentiel. Elle ne s'est imposée que lors de six de ses 12 derniers matchs (trois nuls, trois défaites), dans le temps réglementaire. Elle a été éliminée de la Coupe de France dès les seizièmes de finale par le Paris FC - une première depuis 2014 - et a laissé la tête de la Ligue 1 à Lens pendant presque deux mois.

C'est une des raisons qui ont poussé le coach espagnol à presque espérer disputer un tour de plus en Ligue des champions. "Pour être honnête, je ne suis pas sûr que ce soit mieux de se qualifier parmi les huit premiers. On ne jouerait pas les barrages, alors qu'il va nous manquer aussi quatre matchs de Coupe de France", avait-il assumé avant le déplacement chez le Sporting.

Classement UEFA et impact

Le Paris Saint-Germain s’est offert le plus grand succès de son histoire. Mais en remportant la Ligue des champions face à l’Inter Milan (5-0), le PSG a tout de même reculé au classement UEFA. En tête, c’est bien le Real Madrid qui devance Manchester City. Le club anglais dominait ce classement depuis deux ans. Derrière, les Parisiens sont cinquièmes, soit une place de mois que l’année passée.

Comment expliquer ce recul au classement des Parisiens ? Eh bien, le système de calcul fonctionne de sorte que les points des cinq dernières années soient pris en compte. Ainsi, les points comptés sont ceux de la saison 2020-2021, à la saison 2024-2025. Les 31 000 points obtenus par le club de la capitale française lors de la finale en 2019-2020 ne sont donc plus pris en compte. Ce classement pourrait encore légèrement évoluer avec la Coupe du monde des clubs (15 juin au 13 juillet 2025), compétition qui clôturera l’exercice 2024-2025.

Si le classement n’est pas important pour le moment, il déterminera les qualifiés pour la Coupe du monde des clubs 2029. Dans le top 50, sont également présents Lille, 31e, et Marseille, 45e.

L'expérience et la dynamique des adversaires

Finaliste en 2023 face à Manchester City (défaite 1-0), la formation des Nerazzuri est plus expérimentée que la Parisienne. L’âge moyen du joueur intériste est de 29,6 ans contre 23,6, le nombre de matches de C1 cumulé est aussi supérieur avec 830 matches contre 704.

Champion d’Italie en titre (qu’il a perdu face à Naples cette saison, l’Inter Milan a accompli un quasi sans-faute sur la scène européenne. Quatrième de la phase de championnat avec six victoires un nul (à City) et une défaite (sur la pelouse du Bayer Leverkusen), la formation transalpine a éliminé ensuite le Feyenoord Rotterdam (2-0, 2-1), le Bayern Munich (2-1, 2-2) et le FC Barcelone (3-3, 4-3, après prolongation).

De son côté, Monaco commence à remonter la pente après plusieurs mois de crise, ayant pris 10 points sur les quatre derniers matches de Ligue 1. Sa victoire samedi à Lens contre le désormais ex-leader, acquise à l'issue d'un scénario renversant (3-2), a fait du bien au groupe monégasque. "On a bien réagi, on est resté ensemble, on est resté focus", a salué le défenseur central Wout Faes. "Ça faisait plaisir de voir tout le monde se battre, ensemble, unis. Si on fait ça, que tout le monde met le cœur et l’intensité, on va s’éclater avec le ballon parce qu’on a de très bons joueurs."

"Paris ? C’est la meilleure équipe mais si on peut le faire à Lens, on peut le faire partout. Il faut y croire. Il faut rester humbles, bien travailler, garder la cohésion et tout est possible", a-t-il ajouté. "On espère continuer dans cette dynamique. On s’est dit qu’il fallait croire. Il faut prendre cette énergie positive et l’utiliser", a jugé le capitaine allemand Thilo Kehrer.

Le PSG visera tout de même la victoire contre les Magpies. Une qualification via le Top 8 lui permettrait de recevoir lors du huitième de finale retour. Un Top 4 étendrait cet avantage à dans un hypothétique quart de finale. Pour la première fois de la saison, tous les cadres parisiens devraient être présents. Achraf Hakimi est de retour de la CAN. Seul le jeune Quentin Ndjantou figurait dans le point médical du PSG en veille de match.

En conclusion, bien que le PSG ait remporté la Ligue des champions en 2025, des défis persistent quant à sa capacité à dominer durablement cette compétition. Les facteurs évoqués par Leonardo, combinés à l'expérience et à la dynamique des adversaires, jouent un rôle crucial dans ce contexte.

Le système secret de Luis Enrique qui a transformé le PSG

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