Rayan Rupert : L'Ascension d'un Jeune Talent Français aux Portland Trail Blazers

Rayan Rupert, né le 31 mai 2004 à Strasbourg, est un joueur de basketball français qui évolue actuellement chez les Portland Trail Blazers en NBA. Fils de Thierry Rupert (ancien joueur international français de basket) et frère d’Iliana (joueuse de l’Équipe de France et joueuse WNBA), il fait partie des espoirs du basket français.

Rayan Rupert à l'échauffement face aux Atlanta Hawks (Crédit: Getty Images)

Un Parcours Vers la NBA

Formé à l’INSEP après être passé par l’Élan Chalon, la JS Coulaines et le SCM Le Mans durant ses plus jeunes années, Rayan Rupert a marché dans les pas d’Ousmane Dieng (joueur français du Oklahoma CIty Thunder en NBA) et R.J. Hampton (joueur NBA au Miami Heat) en allant jouer une saison chez les New Zealand Breakers en NBL (championnat d’Australie).

Il mesure 1m98 et pèse 84kg, et évolue au poste d’arrière. Il séduit notamment par son activité et sa polyvalence défensives, lui qui possède une envergure de 2m21 ! Plongé dans le monde du basket dès son plus jeune âge, Rayan Rupert s’illustre aussi par son intelligence de jeu.

Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 juin 2023, la Draft NBA a rendu son verdict. Rayan Rupert a été sélectionné en 43e choix de la Draft NBA 2023 par les Portland Trail Blazers, avec ses compatriotes Victor Wembanyama (1er choix), Bilal Coulibaly (7e choix) et Sidy Cissoko (44e choix).

Au micro de BeInSport, il avouait : Je suis vraiment content. C’est beaucoup d’émotions avec tous mes proches. Être drafté par Portland, c’est incroyable. J’avais fait un work-out avec eux dernièrement et ça s’était bien passé. Cette chute un peu inattendue et l’attente interminable n’ont pourtant pas refroidi Rayan Rupert.

Le Sarthois a pu compter sur le soutien, à distance, de sa sœur Iliana, elle-même draftée en WNBA en 2021 (Las Vegas Aces). Elle avait confié vouloir veiller toute la nuit pour suivre l’évènement. « Je suis très excitée car je sais qu’il en a toujours rêvé.

Rayan Rupert incarne parfaitement la nouvelle génération de talents français qui multiplient les expériences internationales avant de rejoindre la NBA. Formé dans le système français avec le Centre Fédéral (2019-2021) puis le Pôle France (2021-2022) en NM1 Membre du programme 'Next Stars' avec les New Zealand Breakers lors de la saison NBL 2022-23 Sélectionné par les Portland Trail Blazers au 2e tour de la Draft NBA 2023 (43e choix global) Auteur d'un match à 14 points contre Oklahoma City Thunder en NBA et d'une performance à 27 points face aux SLC Stars en G League avec Rip City Remix

Avec son bagage technique forgé à l'INSEP et son expérience internationale acquise en Océanie, Rupert possède désormais tous les atouts pour franchir le cap professionnel et perpétuer l'héritage familial au plus haut niveau.

Les Défis et la Progression en NBA

Désormais chez les Portland Trail Blazers, Rayan Rupert a besoin de temps pour se faire une place en NBA. Il est actuellement barré par des meneurs/arrières très talentueux comme Shaedon Sharpe et Scoot Henderson. Durant ses deux premières saisons NBA, Rupert a fait des allers-retours entre la NBA et l’équipe de G League (ligue de développement de la NBA) affiliée aux Portland Trail Blazers, dans le but d’avoir plus de temps de jeu.

En 2024-2025, le joueur passé par l’INSEP a disputé 52 matchs pour Portland, affichant une moyenne de 3,0 points et 1,3 rebond en 9 minutes par match. En deux exercices NBA, Rupert totalise 91 apparitions (dont 12 titularisations), avec des moyennes de 3,4 points, 1,8 rebond et 1 passe décisive en 12 minutes de jeu.

Quatre matches cette semaine, trois défaites pour les Trail Blazers même si, individuellement, il y a du positif à retenir. Sept points en trente secondes pour une victoire les Clippers mercredi, avec en prime les éloges du coach Chauncey Billups devant l'équipe dans le vestiaire.

« J'étais content, j'ai fait une bonne entrée, tout le monde m'a félicité. J'essaie d'être le plus performant possible pendant le temps que j'ai sur le terrain. Parfois, c'est par le scoring, parfois par la défense. Après, en NBA, il y a 82 matches. Tu n'as pas vraiment le temps de réfléchir, tu dois directement passer au suivant », note l'arrière.

Le match suivant, il a inscrit 14 points en 23 minutes mais perdu contre Oklahoma City. À Phoenix, Rupert n'a pas trop eu l'occasion de se montrer (2 points en 7 minutes). Comme prévu, Portland (2-5) fréquente le bas de classement.

Rupert n'a pas trop eu l'occasion de se montrer (2 points en 7 minutes) contre Phoenix. Alors Rupert va continuer à travailler, comme il l'a fait tout l'été en mettant l'accent sur son shoot. « J'ai un coach indiv' de France, Jimmy Vérove, qui est venu avec moi. On travaille tous les soirs. Le placement des pieds, le rythme de mon shoot, mon poignet, ma main gauche, comment la stabiliser et on met beaucoup, beaucoup de répétitions. Plus on travaille, plus on a confiance », insiste le joueur d'1,98 m qui passe aussi des heures en salle de muscu.

« Le but, ce n'est pas de prendre le plus de poids possible. Une de mes forces, c'est ma rapidité en défense, mes appuis donc il ne faut pas être lourd pour rien. Il faut prendre du bon muscle. Le plus important c'est vraiment d'être gainé, d'être dur, athlétique », précise le Blazer. Il retrouvera vendredi un autre joueur français qui veut se muscler intelligemment, Victor Wembanyama.

Début mars, l'entraîneur des Portland Trail Blazers avait envoyé un sacré signe de confiance à son rookie français de 19 ans en lui confiant le soin de défendre sur le candidat au titre de MVP du Oklahoma City Thunder. "C’est notre plus gros travailleur, aucun joueur ne bosse autant que Rups, l'avait félicité Chauncey Billups. Personne ne travaille plus que lui, personne ne tire plus que lui." Et même s'il avait commis quelques fautes grossières ce soir-là, tout semble déjà pardonné.

Ce mercredi soir, le Français a débuté son troisième match consécutif avec la franchise de l'Oregon face aux Atlanta Hawks (106-120). Avec 7 points, 6 rebonds, 5 passes décisives et un gros contre sur De’Andre Hunter en bonus, il a réalisé un match complet sous le feu des projecteurs.

Dans le cas Rupert, l'ancien meneur des Pistons souhaite récompenser la progression de son arrière : "Il s’est vraiment amélioré partout depuis cet été, dans sa compréhension du jeu, dans son tir, dans son dribble…" Résultat : l'arrière parti faire ses gammes en Nouvelle-Zélande à 18 ans est devenu un joueur 3&D comme la NBA les adore. Capable de défendre sur le meilleur attaquant adverse chaque soir, il tourne également cette saison à près de 42% de réussite à trois points.

Et même quand il se trompe, Rayan Rupert fait plaisir à son coach : "Chaque erreur qu’il fait, il la fait avec agressivité, déclarait-t-il début mars. C’est ce que j’adore chez lui, et je lui ai dit. Il n’a peur de rien." Un stakhanovisme qu'apprécie également son coach personnel Jimmy Vérove : "Il travaille sept jours sur sept, peut prendre jusqu'à 5 000 tirs par semaine, confiait-il pour L'Equipe. Ce n'est pas le gamin qui a le plus d'atouts à la base mais par le travail acharné, il rattrape tout."

« Une de mes forces, c'est ma rapidité en défense, mes appuis donc il ne faut pas être lourd pour rien. Il faut prendre du bon muscle »

Rayan Rupert et l'Équipe de France

Cet été, l’ancien de l’INSEP s’est engagé pour deux ans, plus une en option dans l’Oregon. Et au-delà de se faire une place en NBA, Rayan Rupert devient aussi un candidat à l'équipe de France : "J’ai rencontré le staff de l’équipe de l’équipe de France il y a un mois, racontait-t-il cette semaine dans NBA Extra. J’ai pu échanger avec Vincent Collet et Boris Diaw. Ils voulaient être sûrs que j’étais intéressé par l’équipe de France."

Sa gâchette et ses qualités de défense en sortie de banc pourraient faire du bien à une équipe de France pourvue de joueurs créatifs cet été. "Je suis très attaché à la sélection française, c’est quelque chose de très important pour moi. Je leur ai dit que j’étais à leur disposition pour quoi que ce soit", s'est-il réjoui.

Mais avant d'être la bonne surprise des Jeux Olympiques de Paris 2024, Rayan Rupert a une saison à finir. Et si les Blazers n'ont plus rien à jouer, lui a tout à gagner.

La Colonie Française en NBA

Depuis la draft de Tariq Abdul-Wahad (Ex-Olivier Saint-Jean) en 11e position par les Kings en 1997, la colonie française n’a jamais cessé de grossir en NBA. Avec 35 joueurs tricolores ayant évolué dans la grande Ligue au cours de l’histoire, la France est le 2e pays le plus représenté, derrière le Canada.

Du vétéran Nico Batum, avec ses 13 saisons, à la nouvelle pépite Killian Hayes, 12 joueurs français ont défendu les couleurs de notre cher pays en NBA l’année dernière. Bien qu’ayant eu un rôle limité au sein des Bucks, un Français, Axel Toupane, a même soulevé le trophée Larry O’Brien. Du côté d’Utah, Rudy Gobert a quant à lui participé à son 2e All Star Game et a raflé son 3e trophée de Défenseur de l’année.

Chaque année de nouvelles têtes françaises font leurs grands débuts dans la Ligue. Mais chaque année ou presque, des têtes bien connues la quittent.

AccueilJoueursRayan RupertRayan Rupert (1,99 m, né le 31/05/2004 à Strasbourg) est un joueur de basket originaire de France, évoluant avec Portland Trail Blazers en NBA lors de la saison 2025-2026. En NBA, Rayan Rupert a des stats de 1,1 points, 1,1 rebonds, 0,3 passes décisives en 8 matchs joués.Statistiques 2025-2026Derniers matchsDans la famille Rupert, le basketball coule dans les veines comme une évidence génétique. Rayan, né à Strasbourg d'origines martiniquaise et marocaine, a grandi dans l'ombre prestigieuse de son père Thierry, ancien capitaine de l'équipe de France, et de sa sœur Iliana, douzième choix de la draft WNBA 2021.

Liste des Français en NBA pour la saison 2025-2026

La saison NBA 2025-26 s’annonce record pour les Français en NBA. En effet, jamais les Bleus n’ont été aussi nombreux dans les effectifs NBA. Et certains devraient jouer les premiers rôles comme Victor Wembanyama et Rudy Gobert.

  • Victor Wembanyama, San Antonio Spurs - saison NBA 2025-26. Après une saison gâchée par une thrombose veineuse, Wemby revient le couteau entre les dents après un été très studieux : retraite dans un temple Shaolin, cours particuliers avec Hakeem Olajuwon et Kevin Garnett.
  • Auteur d’une très bonne saison rookie, dauphin de Stephon Castle pour le titre de rookie de l’année, Zac’ va être très attendu à Atlanta.
  • Après un retour en NBA réussi aux Sixers, Guerschon a rejoint l’une des meilleures équipes de l’Est : les Knicks.
  • Une saison de plus, peut-être la dernière pour Batman. Il sera l’un des nombreux vétérans de cette équipe des Clippers, toujours en quête de son premier titre.
  • Chaque année Bilal montre une magnifique progression et on n’en attend pas moins de lui cette année à Washington, où son rôle pourrait devenir encore plus important, notamment en porteur de balle.
  • Auteur d’une saison rookie très intéressante, il faudra confirmer pour le jeune intérieur français.
  • Champion NBA avec le Thunder, Ousmane a de nouveau connu une saison compliquée sur le plan individuel.
  • Choisi en 12e position de la Draft, l’intérieur aura une carte à jouer dans une équipe en reconstruction, mais son coach a déjà prévenu : rien ne lui sera donné.
  • Le jeune meneur arrive dans une équipe des Nets en reconstruction totale et très, très jeune. Malgré cela, il faudra faire ses preuves car deux autres meneurs ont également été draftés au premier tour : Ben Saraf et Egor Demin.
  • Comme on pouvait s’y attendre, la première saison en NBA de l’ailier n’a pas été simple, cloué sur le banc des Knicks, Tom Thibodeau ne donnant pas facilement sa chance aux rookies.
  • La saison passée, Moussa a convaincu aux Hornets, au point de décrocher un contrat standard.
  • Après une saison rookie mitigée, Tidjane devra montrer des progrès et de la régularité pour passer un cap et s’installer durablement dans la rotation des Hornets.
  • Le jeune intérieur arrive dans une équipe des Wolves qui espère jouer les premiers rôles et il ne sera pas simple de s’imposer.
  • Troisième saison dans la grande ligue pour Rayan, mais sera-t-elle enfin la bonne ? Dans une équipe des Blazers qui pourrait jouer les trouble-fêtes à l’Ouest, l’ailier français aura fort à faire pour remonter dans la rotation.
  • En two-way contract avec Portland, Sidy sait qu’il a un contrat très précaire et il devrait continuer de faire les allers-retours entre la NBA et la G-League.
  • Drafté au second tour par le Magic, Noah Penda est probablement le rookie français le plus mature à débarquer cette année en NBA.
  • Après une bien belle carrière universitaire à Stanford, l’intérieur débarque en NBA non loin de là, à Sacramento.
  • Sélectionné en 51e position de la dernière Draft, Mohamed Diawara devrait probablement passer une bonne partie de la saison en G-League.

Voici un tableau récapitulatif des statistiques de Rayan Rupert en NBA :

Saison Équipe Matchs joués Points par match Rebonds par match Passes décisives par match
2024-2025 Portland Trail Blazers 52 3.0 1.3 -
Total en NBA Portland Trail Blazers 91 3.4 1.8 1

Un contrat hybride permettant d’alterner NBA et G League (nombre de jours NBA limité). Selon la ville et l’affiche, comptez généralement 50 € à 200 € en prix d’entrée, et davantage pour les meilleures sections. Appuyez-vous sur notre article (mises à jour) et nos pages “équipe”. Oui : packs complets (hôtel, transferts, billets officiels, accompagnement francophone).

RAYAN RUPERT, L'ENTRETIEN : sa saison rookie avec les Trail Blazers, l'adaptation à la NBA

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