Pôle Espoir Volley Féminin : Formation d'Excellence pour les Jeunes Talents

Le Pôle Espoir Volley Féminin est une structure essentielle dans le paysage sportif français, dédiée à la formation de jeunes volleyeuses à haut potentiel. Ces pôles, répartis sur le territoire, jouent un rôle crucial dans le renouvellement des effectifs des équipes de France et des clubs professionnels.

Objectifs et Fonctionnement des Pôles Espoirs

Le Pôle Espoirs volley-ball féminin est labellisé conformément au plan de performance fédéral 2017-2024. Son objectif est de participer au renouvellement des effectifs des équipes de France et des clubs professionnels. Le Pôle regroupe des jeunes volleyeuses à potentiel souhaitant s’investir intensément dans leur projet sportif dans des conditions préservant leur projet scolaire. L’accession à la structure est possible de la quatrième à la seconde. La sortie se fait au plus tard l’année de première, où la réussite atteint 100% depuis 10 ans. Chaque sportive doit atteindre le maximum de SES propres capacités pour accéder à SON meilleur niveau.

La formation au CREPS s’étale sur une à quatre années en fonction du niveau de départ. L’entraîneur effectue un bilan chaque saison et juge de l’opportunité du maintien dans le Pôle ou de la réorientation du projet.

L'exemple du CREPS de Wattignies

Margot Gadiou, volleyeuse au LAMVB, a intégré le pôle espoir régional au CREPS de Wattignies. « Le CREPS de Wattignies est une structure de sport de haut niveau accueillant plusieurs sports. Plusieurs Amiénois font partie de ce CREPS au sein des pôles volley filles et garçons. Nous sommes deux, Léandre Phalempin et moi. Parmi les différents pôles, il y a un pôle espoir féminin de 13 filles, et un pôle France volley masculin de 15 garçons.

« On jongle entre entraînements et cours au sein de l’enceinte du CREPS, mais aussi dans le collège ou le lycée affilié. On a un emploi du temps aménagé nous permettant de pouvoir s’entraîner un maximum. On a environ 13 heures de volley par semaine, 2h30 de renforcement et musculation, sans oublier les entraînements en club le vendredi et les matchs le week-end. La saison est fatigante, nous n’avons presque pas de jours de repos entre compétitions et entraînements, et les blessures sont vite arrivées. On est donc suivies par des médecins et des psychologues tout le long de notre parcours dans la structure. En dehors des entraînements, on peut avoir accès à un sauna et à un bain froid pour la meilleure récupération possible. On est logées dans des internats où on est surveillées et aidées par des assistants d’éducation.

« Le sport de haut niveau est un milieu difficile et compétitif. Au moment de l’entrée au CREPS on s’engage sans savoir combien de temps nous allons rester : 3 ans, 2 ans, 1 an, 6 mois, voire moins… A tout moment on peut partir et le staff ou la direction peut aussi décider de mettre fin à l’aventure.

« Le CREPS est plus que juste un espace d’entraînement, c’est ta deuxième maison, et tes coéquipières sont ta deuxième famille. Quand on n’a ni entraînement, ni cours, on se retrouve au synthétique où on joue aux cartes, au volley, au rugby ou au foot. D’ailleurs, il se passe toujours quelque chose, il y a des stages, les venues des équipes de France… Mais la vie au CREPS n’est pas que de l’amusement et du plaisir, on est obligé d’avoir une certaine rigueur et la vie de sportif de haut niveau met une certaine pression parfois difficile à supporter. Au milieu d’année, une de nos coéquipières a quitté le pôle pour raison psychologique.

« L’apport sportif du CREPS n’est pas que technique, il est aussi mental grâce à une préparation pour nous souder encore plus au niveau collectif et pour éviter que la pression et le stress n’entravent notre jeu. Le scolaire est aussi important que le sportif.

« Le CREPS est un terrain de rencontres. On se fait des amis dans les différents pôles, on devient amis avec des personnes qui habitent dans le sud et sans le CREPS je ne les aurais pas rencontrées. L’année prochaine je ne serai plus au CREPS. En vrai, j’ai adoré cette année mais elle a été très intense et reprendre une année normale va être reposante. En quittant le pôle, tout ce qui a été appris va resservir, même en cas d’arrêt du sport car on y apprend la rigueur, l’acharnement, l’entraide… L’ambiance de l’internat et les entraînements vont me manquer mais pas la pression et la fatigue, ni les trajets en train pour faire des allers-retours le week-end entre le CREPS et chez moi.

Critères de Sélection et Effectifs

L’effectif du pôle Volley féminin pour la saison 2023-2024 est constitué de 16 joueuses, sélectionnées sur un ensemble de qualités : physiques, mentales, de compétences techniques et tactiques liées au niveau du de jeu. La majorité d’entre elles, sont issues des sélections régionales d’Île-de-France. Mais le pôle est aussi ouvert aux régions limitrophes. À partir du mois de février, l’entraîneur du Pôle accueille les candidates pour effectuer un test.

Pôle d'Excellence Sportif: L'exemple de Liévin

Notre ville de Liévin a la particularité de réunir en un seul et même endroit des équipements sportifs divers et variés, ce qui en fait un lieu unique dans la région. C’est pourquoi on lui a donné le nom de “pôle d’excellence sportif”. Le RC Lens, l’Arena Stade Couvert, la faculté des sports de Liévin, des clubs de haut niveau (handball, volley, water-polo…), de nombreuses associations sportives, le label Terre de Jeux 2024, l’Agglomération de Lens-Liévin aime le sport !

Un campus de 110 hectares à vocation “Sport, Santé & Bien-être » comprenant l’Arena Stade Couvert, la Faculté des Sports, Nauticaa, la Halle Vézilier ou encore le Terril de Pinchonvalles et également un parc d’activités de 7 hectares prêt à accueillir et favoriser la création et le développement de votre entreprise : Vivalley Park. Ici s’installent des starts-up, des PME, TPE… spécialisées dans les thématiques sport, santé ou bien-être. Proche du park, le futur bâtiment « Vivalley Center » verra le jour courant 2022. Il sera le siège du cluster Vivalley et aura pour vocation de développer les entreprises.

Accolées à l’Arena Stade Couvert de Liévin, les installations du Pôle espoir, l’un des quinze du genre en France, sont idéalement implantées à quelques centaines de mètres du collège Descartes-Montaigne, d’un côté, et du lycée Henri Darras, de l’autre. Les internats - celui des filles est séparé de celui des garçons - se situent également sur place, de même que, bien évidemment, les équipements sportifs. Les garçons ont entre 13 et 15 ans, les filles 15 et 17 ans. Ils viennent durant deux ans (trois pour les filles) avec l’espoir de réaliser leur rêve : devenir footballeur professionnel. Énormément de candidats, très peu d’élus et un si long chemin devant eux.

Depuis 1995, La Faculté des Sports et de l’Éducation Physique de Liévin propose aux étudiant(e)s une offre de formation diversifiée et stabilisée du Bac+ 2 au Doctorat.

Le parc de Rollencourt est connu de tous. On y trouve une piste d’athlétisme, des gradins, un terrain de football sur herbe et deux terrains synthétiques dernier cri. Géré par la ville de Liévin, le parc abrite notamment plusieurs associations sportives comme l’USAL Athlétisme, l’USAL Football ou encore le Triathlon Club de Liévin. Chaque semaine, on note également la présence de nombreux joggeurs qui viennent courir dans le bois attenant. Le Parc de Rollencourt est aussi un endroit prisé par le pôle espoirs de football de la FFF (Fédération Française de Football) qui s’entraîne chaque jour sur les terrains.

Appartenant à la ville mais géré par la société Equalia dans le cadre d’une délégation de service public, le centre aquatique Nauticaa est un endroit très prisé à Liévin. On compte pas moins de 400 000 entrées chaque année. C’est dire ! Surtout, cet établissement profite aux jeunes scolaires liévinois qui viennent apprendre à nager, aux étudiants de la fac des sports pour leur cursus universitaire ou encore aux associations comme les Dauphins Liévinois ou la Natation synchronisée de Liévin.

Déjà ancienne et bien connue, la Halle Vézilier est le symbole même des associations sportives liévinoises. D’abord connue et reconnue à travers la France pour abriter le club du Basket Club Liévinois qui a évolué au troisième niveau national, la halle Vézilier permet de pratiquer bien des disciplines comme le javelot, le judo, le ju-jitsu, l’aïkido, la musculation et le tennis de table.

Peu de Liévinois le savent mais le terril de Pinchonvalles est le plus long terril d’Europe, le terrain de jeu idéal pour les amateurs de cross country ou de rando. Géré par le département du Pas-de-Calais, le terril est d’un grand intérêt écologique par la diversité de sa faune et de sa flore. Il existe trois parcours pédestres allant de 1,5 à 5 kilomètres et il vous est possible de prendre la fameuse trame verte offrant des espaces de détente et de loisirs.

Le Pôle Espoir de Sablé-sur-Sarthe : Un Exemple de Réussite

Le pôle espoir féminin de volley de Sablé termine la saison en beauté, en obtenant le titre de champion de France, lors de l’interpôle à Issoire, près de Clermont-Ferrand. Le pôle espoir féminin de volley de Sablé a remporté l’interpole 2015. Composé des 16 meilleures jeunes filles du grand quart Nord-Ouest de la France - elles ont entre 14 et 17 ans - le pôle est entraîné par le duo Philippe Delaune et Alexis Mustière. C’est d’ailleurs le premier nommé qui s’occupe du recrutement.

« Le but du pôle est d’alimenter les équipes de France », explique Philippe Delaune. En France, on compte sept autres pôles comme celui de Sablé, ainsi que deux pôles France. Soit un total de 10 pôles, qui se sont affrontés du 1er au 3 avril, à Issoire, près de Clermont-Ferrand. C’est là que Sablé a raflé la mise, comme en 2 013. Mais ce titre, les filles sont allées le chercher.

Dans la première phase de cet interpole, les Saboliennes terminent premières ex aequo de leur poule. C’est au point average qu’elles font la différence pour terminer en tête. « On s’est dit que ça allait être chaud », avoue Philippe Delaune. Qualifiées dans une poule de 3, elles sortent LE match qu’il faut pour prendre la direction de la demi-finale. Face à Nancy, Sablé l’emporte deux sets à zéro.

En finale, les joueuses du duo Delaune-Mustière affrontent Mulhouse. Pour un match qui restera dans les mémoires de ces futures stars du volley féminin français. Menées un set à zéro, et 22-14 dans le deuxième, elles sont à trois points de la défaite. Philippe Delaune poursuit. On a changé quelques joueuses et d’optique tactique en se jetant dans la bagarre. Juliette Soula a sorti un match énorme. Et la magie a opéré…

Sablé empoche finalement le deuxième set, 25 à 23. Tie-break. Là encore, Sablé finit en trombe et l’emporte 15-9. « On passe de l’enfer au paradis », en sourit aujourd’hui Philippe Delaune. Pourtant, alors que la situation semblait désespérée, l’équipe de Sablé n’en menait pas large. On n’y croyait plus. Les filles pleuraient. Notre discours a alors été clair. S’il faut pleurer, ce sera après le match, pas pendant ! Un vrai choix de technicien qui a amené la gagne.

C’est la victoire d’un collectif. On a l’avantage d’avoir un effectif large et fort. À l’interpole, j’avais deux équipes compétitives en une. J’ai pu faire tourner, faire des remplacements, sans perdre en qualité sur le terrain.

Ce titre met aussi en avant la qualité du travail effectué au pôle sabolien. « C’est le fruit du travail de toute l’année. Et je suis heureux de la joie que ça a procurée aux filles, à leur entourage, avec cette sensation du travail bien fait. »

Avec 12 heures d’entraînement par semaine, les 16 chanceuses - qui évoluent en Nationale 3 ou 2 dans leurs clubs respectifs - vivent le volley à fond. Elles ne rechignent pas à venir aux entraînements. Elles l’attendent. Elles respirent le volley. Elles auront encore l’occasion de le montrer lors du championnat de France UNSS Élite, à Vichy, du 19 au 21 mai.

Pour autant, la scolarité n’est pas oubliée. « On gère le double projet, sportif et scolaire. Les résultats scolaires sont surveillés. Par exemple, un redoublement est un motif d’exclusion du pôle. » C’est aussi ça, l’exigence d’un pôle espoir.

L’autre but du pôle, en plus de gagner des matches, c’est de fournir les équipes de France. Ainsi certaines joueuses atteignent les équipes de France moins de 14/16/18 ans (indoor ou Beach). D’autres évoluent vers un niveau professionnel ou semi-professionnel, et/ou intègrent le Pôle France Junior de Toulouse. Depuis 2007, le Pôle Espoirs a formé à la 22 internationales Senior et 35 joueuses professionnelles françaises.

Menaces sur le Pôle Espoirs Féminin de Sablé-sur-Sarthe

Implanté depuis 25 ans à Sablé-sur-Sarthe, le pôle espoirs féminin pourrait disparaître à la lumière du cahier des charges de la Fédération française de volley-ball qui se veut plus exigeant en termes de haut niveau. La structure sabolienne a des inconvénients qui pèsent dans la balance.

Travailler la coiffe de balle au volley-ball - Entraînement - Exercices - Situations - Attaque

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