Dans l’imaginaire collectif, les joueurs NBA sont des géants. Pourtant, certains des basketteurs les plus marquants de l’histoire n’ont jamais dépassé 1m70. La NBA, souvent perçue comme une ligue de géants, a également vu briller des joueurs de petite taille.
La taille moyenne des joueurs NBA n’a pas cessé d’évoluer au fil des décennies. Selon les données issues de RunRepeat, la taille moyenne NBA a atteint un pic historique en 1987 avec 2,01 m. Elle est estimée à 199,59 cm, selon les effectifs officiels NBA.
Il est important de noter qu’avant la saison 2019-2020, les tailles des joueurs NBA étaient mesurées avec chaussures, ce qui pouvait ajouter jusqu’à 2-3 cm.
Voici quelques-uns des joueurs les plus petits qui ont marqué l'histoire de la NBA :
- Tyrone “Muggsy” Bogues - 1,60 m : Le plus petit joueur de l’histoire de la NBA, Muggsy a disputé 14 saisons, principalement avec les Charlotte Hornets.
- Monte Towe - 1,70 m : Connu pour sa carrière universitaire brillante, il a également joué brièvement en NBA.
- Nate Robinson est un des plus petits joueurs de NBA, car il ne mesure que 1m75.
⭐ Une étoile à 1m75 : Isaiah Thomas (le second du nom, pas celui des Bad Boys) est le plus petit joueur NBA à avoir été All-Star ces 30 dernières années.
Nate Robinson compense sa petite taille par une détente énorme, avec plus d'un mètre de détente sèche (sans prendre d'élan).
Dans l’histoire, quelques petits ont marqué les esprits : On se souvient tous du meneur Muggsy Bogues, le plus petit joueur de l’histoire de la NBA avec ses 1m59, Earl Boykins (1m65), Spub Webb, grand gagnant du Slam Dunk Contest en 1986 ou plus récemment Nate Robinson, qui a remporté trois fois le concours de dunk en 2006, 2009 et 2010.
Mais actuellement, un joueur d’1m75 se fait remarquer, non pas en remportant un Slam Dunk Contest, mais par son jeu, son talent, et surtout en devenant l’un des meilleurs meneurs de la conférence Est.
Les plus jeunes ne le savent peut-être pas mais si Isaiah Thomas s’appelle comme il est, c’est en référence à la légende des Detroit Pistons durant les années 1980, Hall Of Fame en 2000, Isiah Thomas.
Malgré sa petite taille, grâce à un travail acharné, une persévérance certaine, un entourage toujours présent pour lui, et il faut le dire, un talent incroyable, Thomas a réussi à devenir le leader de la plus belle franchise de la NBA depuis sa création.
Si le basket-ball et l’art du dunk sont souvent une affaire de taille, certaines exceptions subsistent parfois.
TOP 10 SHORTEST DUNKERS EVER
Voici un retour sur quelques performances marquantes au concours de dunks :
Spud Webb et son Dunk Mémorable de 1986

Le 8 février 1986 à Dallas, Anthony Jerome Webb, de son vrai nom, a choqué le monde de la balle orange dans sa ville natale. Un des joueurs les plus petits de l'histoire de la NBA du haut de son 1,68 m, « Spud » a bien réussi à défier tous les pronostics au coeur d'une salle chauffée à blanc, qui venait d'admirer Larry Bird remporter le tout premier concours de tirs à 3 points de l'histoire.
Rookie à l'époque, et invité pour faire office d'attraction en raison de sa petite taille, l'Américain n'a pas mis longtemps pour éliminer ses concurrents un par un en enchaînant les acrobaties, s'offrant un duel face à un certain Dominique Wilkins, champion en titre.
En finale, Webb remet ça. Un nouveau dunk à 360°, puis un autre avec un rebond sur le sol et la planche finit par le propulser vers la victoire, entérinant sa légende de ressort sur pattes.
Spud Webb créait la sensation en remportant le Slam Dunk Contest. Avec son mètre 70, le natif de Dallas remportait ce concours dans cette ville texane lors du NBA All-Star Weekend organisé à la Réunion Arena. Belle coïncidence, le 87ème joueur de la draft 1985 a détonné avec sa détente sèche en démontrant qu’il avait les bras solides pour rivaliser avec des dunkeurs plus grand que lui.
Au premier tour, « Spud » réussit trois dunks grâce auxquels il obtient respectivement les notes de 46, 48 et 47 points. Avec 141 points totalisés au compteur, le meilleur de tous les participants, Webb se qualifie pour les demi-finales en compagnie de Stansbury et Gérald Wilkins avec respectivement 123 et 119 points cumulés.
En finale, les deux coéquipiers d’Atlanta s’affrontent en terminant chacun avec la même note cumulée suite à trois nouveaux dunks réussis : 138.
Voici le détail de ses dunks lors de la finale :
- 1er dunk: après une bonne prise d’élan, il claque un dunk arrière.
- 1er dunk: partant du milieu de terrain, il fait rebondir le ballon au sol, le récupère et se positionne pour claquer un dunk arrière à deux mains. Il obtient la note de 50 et remercie le public en remuant le poing droit levé en étant assis sur le parquet.
- 1er dunk: nouveau 3-60 en partant du coté du terrain.
- 2e dunk: après un échec, il fait rebondir le ballon au sol qui tape la planche afin de le récupérer et le claquer main droite.
Autres Moments Marquants du Concours de Dunks
1988, le point d'orgue de la rivalité entre Michael Jordan et Dominique Wilkins
Il y a des rivalités qui ont marqué l'histoire de la grande ligue, et celle entre Michael Jordan et Dominique Wilkins au concours de dunks en fait partie. Deuxième volet d'un opus commencé en 1985, et remporté par Wilkins, l'édition 1988 a offert certaines figures légendaires. Ce jour-là, Michael Jordan va forger son surnom de « His Airness ».
En face, la concurrence est pourtant rude, puisque après deux des trois passages, Wilkins mène (100 à 97). Vient alors la dernière tentative. Le joueur d'Atlanta ne se rate pas, l'inverse même, mais n'obtient qu'une note de 45. Une petite injustice, qu'« ir » Jordan ne va pas manquer de convertir en victoire.
Parti du milieu de terrain, il saute depuis la ligne des lancers francs... le temps s'arrête presque, tant la jeune superstar de 22 ans donne l'impression de planer dans l'air de Chicago avant d'écraser le ballon dans le cercle. Un dunk mythique en hommage à Julius « Docteur J » Erving, qui obtient bien évidemment la note maximale et qui offre le titre à « MJ », sur son parquet.
2000, Vince Carter écoeure la concurrence
C'est peut-être la performance individuelle la plus marquante de l'histoire des concours de dunks, tant Vince Carter a fait cavalier seul. Pourtant, l'événement connaît un coup de froid depuis un certain temps. Sa popularité est moindre depuis la dernière passe d'armes de 1988 entre Jordan et Wilkins, les stars le boycottent et il a même été annulé en 1998 et 1999.
L'année suivante donc, en 2000, le jeune joueur des Raptors arrive pour tout relancer, et c'est un bon candidat, puisqu'il émerveille déjà la ligue grâce à ses qualités athlétiques hors normes. À Oakland, il fait face à de sérieux concurrents, menés par son coéquipier serial-scoreur Tracy McGrady et Steve Francis. Pourtant, ces derniers seront éclipsés, la faute à une avalanche de dunks plus fous les uns que les autres réalisés en chaîne par Carter.
Définitivement imbattable cette soirée-là, les yeux rivés vers la caméra, il lance un « It's over » (« C'est fini »), avant même la fin du concours, pour passer à la postérité.
2004, Fred Jones prive Jason Richardson du triplé
Si Mac McClung peut glaner un triplé historique samedi à San Francisco, un autre joueur a lui aussi été tout proche de réaliser cet exploit. En 2004, Jason Richardson arrivait à Los Angeles en tant que double tenant du titre (2002 et 2003). Mais c'est un jeune joueur des Indiana Pacers, Frederick Jones, qui va gâcher la fête.
Sous les projecteurs et poussé par un public du Staples Center qui n'attend que lui, Richardson veut faire le show, mais se brûle les ailes en voulant tenter l'impossible. S'il arrive malgré tout à se hisser en finale, le joueur des Warriors se heurte à un Fred Jones plus réaliste mais pas moins spectaculaire, qui finit par l'emporter à la surprise générale, la faute, certainement, à un Richardson un peu trop ambitieux.
2016, un duel au sommet entre Zach Lavine et Aaron Gordon
Outre la dernière pige de Kobe Bryant dans match des étoiles, c'est surtout le duel entre Zach Lavine et Aaron Gordon au concours de dunks qui aura illuminé le week-end du All-Star Game. À Toronto, ces deux jeunes athlètes ont ravivé la flamme d'un événement en perte de vitesse depuis des années.
Zach Lavine, champion en titre, et Aaron Gordon n'ont pas mis longtemps avant d'expédier Andre Drummond et Will Barton aux oubliettes. Tout au long d'une finale dantesque, les deux feux follets ne vont rien lâcher, enchaînant les scores parfaits à coups de dunks plus fous les uns que les autres. Acrobaties à 360°, « reverse windmill », « rider », tout y passe et au bout du suspense, c'est Lavine qui finira par s'imposer, signant un doublé.
Tableau des Plus Petits Joueurs NBA
| Joueur | Taille | Faits Marquants |
|---|---|---|
| Tyrone “Muggsy” Bogues | 1,60 m | Plus petit joueur de l'histoire de la NBA |
| Earl Boykins | 1,65 m | Joueur le plus petit à marquer 30 points ou plus dans un match |
| Spud Webb | 1,68 m | Vainqueur du Slam Dunk Contest en 1986 |
| Monte Towe | 1,70 m | Dunk le plus petit en NBA |
| Isaiah Thomas | 1,75 m | All-Star et meneur exceptionnel |
Ces joueurs prouvent que la taille n'est pas le seul facteur de succès dans le basket-ball. Leur détermination, leur talent et leur persévérance ont inspiré de nombreux athlètes à travers le monde.