Le plus grand stade de hockey du monde : un projet ambitieux à Saint-Pétersbourg

Alors que la KHL (Ligue continentale de hockey) ne prétend plus rivaliser sportivement avec la NHL (Ligue nationale de hockey), elle peut se distinguer par des projets d'envergure. L’obsession du toujours plus grand n’existe pas qu’en Amérique.

Le président du SKA Saint-Pétersbourg, Gennadi Timchenko, a annoncé un projet pharaonique : la construction de la plus grande aréna de hockey au monde. Il projette maintenant rien moins que la plus grande aréna du monde : 22 400 places, soit plus que le Centre Bell de Montréal (21 288).

Future Saint Petersburg - Coop Himmelb(l)au Wins Competition to Design a New Ice Hockey Arena

L’idée est qu’elle soit prête pour le championnat du monde 2023, dont l’attribution à la Russie ne serait qu’une formalité avec un tel atout.

Timchenko a évalué ce projet à 20 milliards de roubles (260 millions d’euros), plus qu’un stade de la récente coupe de monde de football - et Timchenko sait de quoi il parle en la matière puisque sa compagnie Stroytransgaz a construit ceux de Volgograd et Nijni Novgorod.

La question se pose de savoir si une telle capacité est justifiée. Certes le SKA a fait du bon travail pour populariser le hockey à Saint-Pétersbourg, mais il y a une marge avec l’adoration quasi-religieuse pour ce sport à Montréal. La salle ne se remplirait que pour les grandes occasions, alors que le Centre Bell est tout le temps plein.

Intérieur du Centre Bell à Montréal

Autres stades de hockey notables

Bien que le projet de Saint-Pétersbourg ambitionne de devenir le plus grand, d'autres arénas de hockey méritent d'être mentionnées :

  • Centre Bell (Montréal): Actuellement l'une des plus grandes arénas de hockey, avec une capacité de plus de 21 000 places.
  • Autres arénas en Amérique du Nord: De nombreuses autres grandes arénas accueillent des équipes de NHL et d'autres ligues de hockey.

Voici un tableau comparatif de quelques-unes des plus grandes arénas de hockey au monde :

Aréna Ville Capacité
Centre Bell Montréal 21 288
Future aréna de Saint-Pétersbourg (projet) Saint-Pétersbourg 22 400

Quid de la saison en cours pour le SKA Saint-Pétersbourg ?

En attendant ce grand projet, quid de la saison qui commence ? Le SKA n’a pas recruté de nom de résonance équivalente.

Sa recrue la plus célèbre est Naïl Yakupov, ancien n°1 de draft NHL qui y a toujours déçu, pas par manque d’envie mais par manque de résultats : s’il a appris à travailler défensivement en devenant un simple joueur de troisième ou quatrième ligne ces dernières années, il n’a plus guère exprimé son potentiel offensif avec un faible temps de jeu.

Ce joueur qui fonctionne à la confiance est « chouchouté » à Saint-Pétersbourg : il a tout de suite été placé dans des conditions idéales à l’aile droite de la première ligne avec Nikita Gusev et Pavel Datsyuk, deux joueurs subtils qui peuvent libérer par leur intelligence de jeu les espaces dans lesquels il peut s’engouffrer avec sa vitesse.

Yakupov a marqué sur son premier tir à sa première présence du premier match de préparation, mais il a parfois encore tendance à trop en faire, y compris dans le jeu sans palet en quittant sa position. C’est donc un joueur qui devra être coaché en permanence - ce qui n’a guère été le cas depuis sa première année NHL avec Ralph Krueger - par Ilya Vorobyov, qui a succédé à Znarok aux commandes de l’équipe de Russie et maintenant du SKA.

Saint-Pétersbourg semble avoir gagné dans cet échange, surtout à moyen terme. Même plateforme idéale pour le jeune Andrei Kuzmenko. En finissant par convaincre le CSKA de l’échanger contre le plus polyvalent et défensif Sergei Kalinin, le SKA a offert à ce talent offensif ce que les Moscovites ne pouvaient pas lui offrir : une place en deuxième ligne aux côtés de Nikolaï Prokhorkin et de la révélation de la dernière saison en équipe de Russie, Aleksandr Barabanov.

S’il y a une faiblesse par rapport à ce grand rival, c’est qu’il semble y avoir moins de solutions et de polyvalence au centre : après la non-reconduction de Shipachyov, l’équipe de Saint-Pétersbourg est plus que jamais dépendante de la bonne santé du désormais quarantenaire Pavel Datsyuk.

Mais aux ailes, en défense et même dans les cages (c’est maintenant Magnus Hellberg qui a remplacé Koskinen comme partenaire gênant du jeune gardien russe Igor Shestyorkin), la profondeur de banc reste forte.

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