Pierre Desproges, connu pour son humour noir et son cynisme mordant, n'épargnait pas le monde du football. Ses observations, souvent provocatrices, offrent une perspective unique sur ce sport populaire.

Pierre Desproges
Le Football Vu par Desproges
Pour Desproges, le football était loin d'être une source d'admiration. Il le percevait comme un spectacle grotesque, dépourvu de grâce et d'élégance. Voici quelques-unes de ses critiques les plus marquantes:
"Voilà bien la différence entre le singe et le footballeur. Le premier a trop de mains ou pas assez de pieds pour s'abaisser à jouer au football."
Cette citation souligne la vision dépréciative de Desproges envers les footballeurs, les comparant de manière irrévérencieuse aux singes.
"Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ?"
Il exprime son dédain pour l'esthétique du football, le considérant comme un sport dépourvu de beauté et d'harmonie.
"Quelle harmonie, quelle élégance l'esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de bœufs éteints."
Cette description imagée et sarcastique dépeint les joueurs de football de manière peu flatteuse, soulignant leur manque de grâce et leur comportement qu'il juge vulgaire.
"Je vous hais, footballeurs. Vous ne m'avez fait vibrer qu'une fois : le jour où j'ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques."
Cette déclaration exprime un mépris profond envers les footballeurs, allant jusqu'à se réjouir de leurs malheurs.
Et si le sport était commenté par Pierre Desproges ? | Archive INA
"Quand j'étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l'école ou dans la rue. On me disait : "Ah la fille, ah la fille !" ou bien "Tiens, il est malade", tellement l'idée d'anormalité est solidement solidaire de la non-footballité."
Desproges raconte son expérience personnelle de rejet du football dès son enfance, soulignant la pression sociale pour se conformer à cette passion collective.
L'Humour comme Arme de Critique
Pour Desproges, l'humour était un moyen de désacraliser les institutions et les passions populaires, y compris le football. Il utilisait l'ironie et le sarcasme pour révéler ce qu'il considérait comme les absurdités et les excès de ce sport.
"On peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. Au reste, est-ce qu'elle se gêne, elle, la mort, pour se rire de nous ?"
Cette citation illustre la philosophie de Desproges selon laquelle rien n'est sacré et tout peut être soumis à la critique par le rire.

L'humour noir, une arme contre l'absurdité.
Le Contexte Social et Culturel
Les critiques de Desproges envers le football s'inscrivent dans un contexte plus large de critique sociale et culturelle. Il remettait en question les valeurs dominantes et les comportements de masse, utilisant l'humour comme un outil de contestation.
"Je suis le contraire d'un artiste engagé. Je ne peux pas être engagé."
Cette déclaration souligne la position de Desproges en tant qu'observateur détaché, refusant de s'engager dans des causes politiques ou sociales.
"Je hais toute l'humanité. Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien. Plus je connais les femmes, moins j'aime ma chienne."
Cette citation exprime la misanthropie de Desproges, son aversion pour l'humanité qu'il préférait aux animaux.
Tableau Récapitulatif des Critiques de Desproges envers le Football
| Thème | Citation |
|---|---|
| Esthétique du football | "Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ?" |
| Comportement des footballeurs | "vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron" |
| Réaction face aux malheurs des footballeurs | "Je vous hais, footballeurs. Vous ne m'avez fait vibrer qu'une fois : le jour où j'ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine" |
| Pression sociale | "tellement l'idée d'anormalité est solidement solidaire de la non-footballité" |