Mondial de Handball Féminin : La France décroche le bronze face aux Pays-Bas dans une petite finale haletante

Championne du monde en titre, l'équipe de France s'est consolée avec une belle médaille de bronze ce dimanche, lors d'une petite finale hachée et indécise jusqu'en prolongation. Les joueuses de Sébastien Gardillou l'ont conquis à l'arraché contre les Pays-Bas (33-31 a.p.).

Ce dimanche, les Bleues ont su se remobiliser pour décrocher une jolie médaille de bronze mondiale face aux Pays-Bas et au chaud public de Rotterdam (33-31 a.p.). C'est le 16e podium de leur histoire, le 8e au Championnat du monde, une belle réussite pour une équipe décimée par les absences de cinq cadres (Chloé Valentini, Laura Flippes et Estelle Nze Minko en pause maternité ainsi que Laura Glauser et Grace Zaadi, blessées).

Après la grande frustration de l'Euro fini au pied du podium il y a un an, Sébastien Gardillou obtient sa première médaille en tant que sélectionneur, lui qui en avait déjà une collection en tant qu'adjoint d'Olivier Krumbholz (2016-2024). C'est surtout la toute première que les Bleues remportent sans le monument Krumbholz à leur tête. Le rayon de soleil d'une nouvelle ère.

Deux jours après avoir été déchues de leur titre mondial en demi-finales contre l'Allemagne (23-29), les vice-championnes olympiques ont retrouvé l'énergie déployée durant le quart face au Danemark (31-26). Comme lors du match de groupes perdu devant les Néerlandaises lundi (23-26), elles ont vécu une entame très délicate (1-4, 5e).

Un match plein de rebondissements

Mais cette fois, elles ont su inverser la tendance en s'appuyant sur une défense agressive et les arrêts d'Hatadou Sako. Revenues à hauteur au quart d'heure de jeu (6-6, 15e), elles ont pris les devants avant la pause (12-10, 29e). C'était le début des montagnes russes.

Trop imprécises à la passe et inefficaces face à la gardienne batave Yara Ten Holte, les Bleues ont à nouveau dû courir après le score (17-20, 40e). Elles ont cependant résisté, admirables de vaillance. Elles ont recollé à 21-21 (49e), se sont retrouvées avec deux longueurs de retard (21-23, 51e) avant de revenir encore et de reprendre l'avantage à moins de 15 secondes du terme grâce à une percée de Tamara Horacek (26-25, 60e).

Dans une folle ambiance, l'arrière droite star des Pays-Bas Dione Housheer a offert une prolongation à son équipe d'un maître shoot à 3 secondes de la sirène (26-26, 60e). Les Françaises ont cependant maîtrisé les dix minutes supplémentaires en exploitant les balles perdues adverses et le jeu à deux pivots (30-27, 66e). Dans les ultimes instants, deux buts de Pauletta Foppa et de Léna Grandveau ont plongé le banc bleu dans l'euphorie (33-30, 70e).

Les Bleues ne connaissent que trop bien ces drôles de rencontres, où il est encore possible de tout perdre, malgré le rêve déjà brisé d’un magnifique doublé. Elles ont quitté Vienne les mains vides, il y a un an, battues par la Hongrie dans le même match pour la troisième place de l’Euro. Elles auront une montagne à renverser, ce dimanche face au peuple oranje, pour s’offrir une autre sortie.

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« Ça va être un énorme combat. Tout le monde a d’énormes raisons de performer et de faire quelque chose sur ce match-là », prédit Emmanuel Mayonnade, qui entraîne à Metz les quatre meilleures buteuses tricolores - Sarah Bouktit, Lucie Granier, Suzanne Wajoka et Léna Grandveau - et qui connaît par cœur cette équipe néerlandaise, avec laquelle il a été sacré champion du monde en 2019.

« Pour les Bleues, il y a la déception de la demi-finale vendredi et celle du dernier Euro. C’est un scénario qu’on n’a pas envie de voir se répéter. Ce n’est pas arrivé depuis très longtemps que la France ne prenne pas de médaille deux fois consécutivement. »

L’enjeu n’est pas moins fort pour les Néerlandaises, qui ne sont plus montées sur le podium d’une grande compétition depuis six ans et qui joueront le match de leur vie, dans une vibrante Ahoy Arena. « Elles sont portées par un engouement incroyable. Cette équipe s’appuie quand même sur une stabilité assez énorme : il n’y a que deux joueuses de ce collectif que je n’ai pas connues », observe le technicien de 42 ans, qui a quitté la sélection en 2021.

« Est-ce que c’est un problème de renouvellement, ou est-ce que les anciennes continuent de performer ? Et la dernière des illustres Estavana Polman et Lois Abbingh ? « Tout le monde doit y penser, c’est une évidence. Tout est construit autour de ces filles-là. Et les joueuses d’aujourd’hui savent vraiment ce qu’elles leur doivent », souligne encore Emmanuel Mayonnade.

Après l'argent en 2021 et l'or en 2023, l'équipe de France enchaîne une troisième médaille consécutive aux Mondiaux, avec un métal différent. "On ne va pas cracher sur cette médaille. Cela en fait une de plus dans la collection", s'est réjoui Pauletta Foppa au micro de beIN Sports.

Au-delà des nerfs, elles ont été consciencieuses. Elles ont été très appliquées par rapport à d'habitude. vives émotions de sport. se parer du bronze lors des Mondiaux. le public de Rotterdam. lob magnifique ! But de Pauletta Foppa ! de la victoire, toute seule comme une grande. deux minutes de la fin.

Dans ce duel de grandes déçues, il n’y aura qu’une consolation à la fin.

Elles auront bataillé jusqu'au bout. Les joueuses de l'équipe de France ont arraché la médaille de bronze des championnats du monde de handball, dimanche 14 décembre, en faisant plier les Pays-Bas (33-31), nation-hôte du tournoi, en passant par la prolongation. Les joueuses de Sébastien Gardillou se seront compliqué la tâche en passant à côté des entames de première et de deuxième périodes.

L'impact offensif de Sarah Bouktit et les multiples parades de Hatadou Sako dans les buts ont permis de gommer les nombreuses erreurs à la création des Tricolores, qui ont égalisé à cinq minutes de la fin du temps réglementaire. Menées 25 à 24, elles ont été remises à hauteur par Pauletta Foppa, qui a obtenu à son tour l'exclusion pour deux minutes d'une Néerlandaise, avec un jet de sept mètres ensuite converti par Alicia Toublanc (25-25).

Ni frustrées, ni assommées, les Bleues ont ensuite parfaitement négocié la prolongation en faisant la course en tête de bout en bout, avant d'exulter.

Après avoir répondu présent dos au mur contre le Danemark, l'équipe de France féminine de handball, tenante du titre, s'est effondrée vendredi soir à Rotterdam contre l'Allemagne en demi-finale du Mondial (29-23). Les Bleues affronteront pour la médaille de bronze dimanche (17h30) à Rotterdam l'équipe des Pays-Bas, battue dans l'autre demi-finale par la Norvège (35-25).

Comme un signe annonciateur des difficultés à venir, elles ont débuté par un tir manqué de Clarisse Mairot, qui les avait lancées contre les Danoises en quarts de finale (31-26) en réussissant ses quatre premiers tirs.

Deux jours plus tard, elles ont été moins en réussite au tir (Foppa un mètre au-dessus, 15e), en échec notamment face à l'ancienne gardienne de Brest Katharina Filter, qui a par exemple détourné un pénalty de Sarah Bouktit sur une balle d'égalisation dans un temps fort français (6-10, 16e, à 11-12, 24e).

Gardillou a également sorti la boîte à outils en seconde période, prenant un temps mort dès la 36e minute, relançant Sako dans le but, plaçant comme face aux Danoises Pauletta Foppa (habituelle pivot) au poste d'arrière droite, où lui a succédé Mairot... En vain. L'équipe de France a sans cesse couru après le score, trop friable et en retard en défense (rouge pour Oriane Ondono, 45e), approximative en attaque (passe interceptée de Léna Grandveau, 38e, en touche de Tamara Horacek, 42e).

Elles chantent, sautent et dansent sur le terrain comme si elles avaient conservé leur titre et gagné la médaille d’or. Même si ce n’est pas le cas, leur joie est sincère, immense. Belle à voir.Au bout d’un long suspense avec 10 minutes de rab en prolongation, les Bleues du hand sortent du Mondial avec une médaille de bronze. Elles sont allées la chercher en battant, dans une ambiance de feu et toute orange avec 15 000 fans néerlandais, les Pays-Bas chez elles.

« Je suis heureux pour ce groupe. J’ai aimé le caractère de cette équipe avec des filles qui ont énormément travaillé et su se remettre en question. C’est vraiment chouette », se réjouit le sélectionneur Sébastien Gardillou au micro de BeIN Sports.

Si on leur avait dit, il y a 3 semaines, que le Championnat du monde se terminerait avec cette récompense, les Bleues de Sébastien Gardillou, privées de nombreuses cadres, auraient signé des deux mains. Car cette médaille évite de parler d’échec. Au contraire, elle permet d’envisager l’avenir qui doit conduire cette nouvelle génération jusqu’aux Jeux de Los Angeles dans deux ans et demi avec un peu de confiance.

« Ça a été une petite finale difficile mais ce dernier match, on voulait vraiment le gagner, se félicite la capitaine Tamara Horacek. C’est trop chiant de finir quatrième. On le sait car on l’avait déjà testé et nous n’en voulions plus. Quand on a commencé la préparation, on ne savait pas où on allait mais nous avons tenu jusqu’à la fin. Je suis fière de cette équipe-là et de cette médaille. Vraiment fière.»

Les matchs serrés et étouffants se sont comptés sur les doigts d’une main dans ce Mondial trop déséquilibré avec des sélections pas toujours au niveau dans la première phase. Cette petite finale pour la troisième ou quatrième place a fait partie de cette minuscule liste de rencontres à suspense.

Les deux sélections n’ont pas arrêté de passer et de repasser l’une devant l’autre. Les Bleues ont mené à la pause (12-11) mais l’avance n’a jamais été suffisante pour en profiter. Les Néerlandaises sont toujours restées à l’affût en reprenant souvent les commandes. À défaut d’être de grande qualité, la partie a été spectaculaire.

En prolongation, avec une Hatadou Sako intraitable et une Sarah Bouktit efficace, les Bleues ont mené (30-27, 65e) avant de s’imposer en maîtrisant la fin de match avec une énorme énergie.

Un an après une décevante quatrième place à l’Euro en 2024, la France peut au final savourer son retour sur un podium. En attendant celui des (futures) mamans et des blessées, cette équipe a de l’avenir. « Sommes-nous sur un beau chemin ? Je l’ignore encore mais bravo aux filles. Elles m’ont offert une belle médaille, ma première comme sélectionneur.

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