C'est une période difficile que traverse le Paris Volley. Lourdement battu à Sète lors de la dernière journée (3-0), puis exclu des play-offs sur tapis vert, il a perdu vendredi une rencontre qu'il avait gagnée initialement sur le même score (3-1). Le match Paris-Ajaccio de la 16e journée, qui a dû être rejoué à cause d'une erreur de la table de marque, a abouti au résultat inverse de la première fois avec la victoire des Corses (3-1).
Ajaccio avait déposé un recours pour une erreur de la table de marque, qui a été accepté. Les Corses ont donc joué leur deuxième match en trois jours, puisqu'ils avaient joué en match... avancé de la 21e journée face à Rennes (3-0). Les Parisiens ont gagné le premier set (25-22) avant de perdre les trois suivants (25-16, 25-23, 29-27), face notamment à la réussite du pointu José-Luis Gonzalez (15 points, 14/25 et 1 ace). Blessé, il n'avait pas joué le premier match.
Emmené par Nikola Gjorgiev, son pointu macédonien, (26 attaques gagnantes, autant de points marqués), le Paris Volley est finalement venu à bout d'Ajaccio (25-19, 23-25, 19-25, 25-17, 15-12), samedi lors de l'affiche de la 15e journée de Ligue A. Jorge Fernandez et Ardo Kreek se sont, eux, distingués au block (quatre contres chacun). Du côté des Corses, les 24 points de Jovica Simovski et les six contres de Brett Dailey n'ont pas suffi.
Les Ajacciens Daniel Petrov, Dejan Radic, Florian Lacassié et Jose Luis Gonzalez.
La montée du Gazelec Ajaccio
Le GFCA Ajaccio : Une Ascension Remarquable
C'est l'histoire d'un club qui empile les émotions fortes et écrit le début de sa belle histoire avec le volley français sur quelques mois. Sur la carte, le GFCA Ajaccio est le petit nouveau, passé de l'anonymat à l'une des places fortes de l'Hexagone en un rien de temps. Bien sûr, on est loin de Paris - Tours, de ce duo qui squatte les palmarès nationaux version XXI esiècle.
Le ton est bien différent, mais il a son charme. Les sports co se résumaient au mot football jusque-là sur l'île de Beauté. Mais un autre ballon rond est en train de s'inscrire dans le paysage. Dans son U Palatinu - une salle flambant neuve pouvant accueillir 5.000 personnes -, le GFCA bouscule les standards insulaires.
Un peu comme en Ligue A, où l'équipe de Frédéric Ferrandez s'est brutalement immiscée tout en haut. Ces dernières années, Ajaccio était une équipe assez régulière de l'élite, mais pas assez pour prétendre aux play-off, jamais atteints. C'était avant 2013-2014 : une deuxième place de la saison régulière, derrière Tours mais devant Paris, avant de faire trembler les équilibres et le club de la capitale en demi-finale des play-off (deux défaites 3-2).
« C'est du bonheur, dit aujourd'hui le président Antoine Exiga, père de l'ex-international et actuel libero de Tours Jeff Exiga. Moralement, on est bien, administrativement aussi. »
Le retour aux affaires n'a pas fait perdre le sourire au club corse, malgré un « effectif renouvelé à 50 % » et le départ de certains éléments clés comme le réceptionneur-attaquant Emmanuel Ragondet. Face à son ancien joueur, Ajaccio a perdu le duel des costauds samedi à Cannes (3-1). Mais cette équipe - 2 een compagnie de Paris aujourd'hui - reste fidèle au changement de dimension opéré il y a quelques mois. Avec en perspective « la grande fête » du 4 décembre.
En plus d'étonner pas mal de monde, le parcours du GFCA lui a ouvert les portes de l'Europe. Après la promenade face aux Bosniens de Brcko (deux fois 3-0) au tour précédent, place à un tout autre morceau. Izmir débarque en Corse début décembre pour le 8 ede finale aller de la Coupe CEV, gagnée par le Paris Volley en 2014.
« C'était inattendu, c'est historique pour la Corse du sud, mais aussi pour la Corse tout court, car seul Bastia en foot avait goûté à la coupe d'Europe avant nous, savoure Antoine Exiga. On va essayer de titiller cette équipe, c'est la cerise sur le gâteau pour nous. » Bref, du bonheur à n'en plus finir.
De quoi considérer le GFCA, déjà, comme l'un des membres du top 3 ou 4 français ? « Je ne crois pas, répond Antoine Exiga. Continuons notre route tranquillement. Tout va bien, mais le sport de haut niveau est rarement linéaire. Il faut rester prudents. On a des compétitions à gérer tous les trois jours, c'est nouveau pour nous. Il faut gérer la récupération différemment, d'autant qu'en Corse, c'est avion obligatoire sur chaque déplacement. Cela pèse aussi sur notre budget qui reste l'un des plus petits de Ligue A. C'est un handicap que nous connaissons, on ne va pas pleurer. » Surtout pas. Pas maintenant…

Les volleyeurs ajacciens ont ramené un succès précieux de leur déplacement dans la capitale. Le GFCA volley-ball a décroché une précieuse victoire, ce mardi soir, sur le parquet du Paris volley. Les joueurs de Frédéric Ferrandez se sont imposés 0-3 (23-25, 29-31, 21-25) et entretiennent ainsi l'espoir du maintien, avant d'accueillir Saint-Nazaire, ce samedi, au Palatinu.
Cette prochaine rencontre, face à l'avant dernier du championnat, sera capitale pour l'avenir des Diables Rouges, au sein de la Marmara Spike League.
Tableau des équipes : GFCA Ajaccio et Stade Poitevin
| Poste | GFCA Ajaccio | Stade Poitevin |
|---|---|---|
| Réceptionneur-attaquant | Bratoev (BU), Lacassie, Boyer, Lavagne | Demirovic, Duhagon, N'Gapeth, Dubreuil |
| Libero | Watten (US) | Hébert, Korovyanskyy |
| Pointu | Talia, Simovski (MAC) | Krolis (PB) |
| Central | Dailey (CAN), Petreas (GRE), Verhoeff (HO) | Brizola (BRE), Sabljak (CR) |
| Passeur | Jaumel, Dereymez | Halilovic (BO), Thaller (PB) |