Ce devait être une fête mémorable pour le troisième titre de champion de France de football de l'histoire du Paris Saint-Germain après ceux de 1986 et 1994. Malheureusement, les cérémonies au Trocadéro ont été gâchées par de violents incidents, conduisant à l'annulation de la parade prévue sur la Seine.
Les joueurs du PSG ne sont restés que quelques minutes au Trocadéro pour brandir le trophée de champion de France de Ligue 1 en raison de débordements qui ont fait 30 blessés, dont 3 membres des forces de l’ordre. Le trophée Hexagoal, récompensant le champion de France de football, a été remis lundi peu après 19 h 30 aux joueurs du PSG au Trocadéro. Mais la cérémonie a été écourtée, six minutes montre en main. Pas de discours ni de remise de médailles comme le veut le protocole.
Affrontements entre ultras et CRS, autocar pillé au pied de la tour Eiffel, voitures et vitrines vandalisées: de violents incidents ont gâché lundi les cérémonies au Trocadéro pour le troisième titre de champion de France du Paris SG, provoquant une polémique sur le dispositif de sécurité mis en place.
La tension est montée progressivement à partir de 18 heures. Avant la remise du trophée, l’arrivée des joueurs a été retardée par des incidents. Des jets de fumigènes puis des supporters escaladant un échafaudage installé le long du palais de Chaillot ont retardé la cérémonie. Le speaker leur a demandé de descendre. "Sinon la tour va tomber, on ne peut pas accueillir les joueurs dans ces conditions", a-t-il lancé, alors que le bus transportant l'équipe se trouvait à proximité de la place. Des ultras ont ensuite défié les CRS. Ils ont lancé des barrières de sécurité sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué en jetant des grenades assourdissantes.
Selon l’AFP, les premiers affrontements qui ont éclaté au bord de la scène ont mis aux prises des supporters, visiblement des ultras de la tribune Auteuil, et des stewards du club, avec jets de fumigènes sur les stewards pendant cinq minutes environ. Pendant que les joueurs en costume recevaient leur trophée en quatrième vitesse, les perturbateurs ont ensuite déployé une banderole "Liberté pour les ultras", en référence à la politique de sécurisation du Parc des Princes mise en place il y a trois ans par le précédent président du PSG Robin Leproux (2009-2011), en réaction à de nombreux débordements.
La foule a également envahi la tribune réservée à la presse, poussant les journalistes à l'évacuer dans le chaos.
Réactions et Conséquences
"C'est la faute aux ultras, on n'a pas eu le droit à notre fête à cause d'eux", ont déclaré des supporters en quittant l'esplanade du Trocadéro, où de 10.000 à 15.000 personnes avaient pris place au plus fort du rassemblement, selon la préfecture de Police. "On aurait pu prévoir l'ampleur de l'évènement, mais cela a été sous-estimé", a jugé de son côté Fabien Vanhemeryck, secrétaire national d'Alliance, le second syndicat des gardiens de la paix.
Devant l'ampleur des incidents qui ont débordé sur les Champs-Elysées, le club et son parraineur Nike ont annulé "pour des raisons de sécurité" la mini-croisière que devaient faire les joueurs sur la Seine pour exhiber leur trophée aux supporteurs, selon une porte-parole de l'équipementier. "Il n'y aura plus de manifestation festive sur la voie publique pour le PSG", a déclaré ensuite le préfet de police de Paris, Bernard Boucault, dressant un bilan de 30 blessés, dont trois membres des forces de l'ordre et 21 interpellations pour jets de projectiles et dégradations.
Ils avaient déjà entraîné 21 interpellations, trois gardes à vue et 16 blessés parmi les forces de l'ordre, selon une source policière. Des scènes de dispersion brutales ont aussi été enregistrées autour de certains ponts de la capitale après l'annulation de la parade.
Le calme était revenu un peu plus tôt sur la place de Trocadéro, rouverte à la circulation vers 21h00, même si en contrebas, des supporteurs continuaient alors à faire face aux forces de l'ordre sur le pont menant à la Tour Eiffel, où certains ont même pillé un autobus de touristes, selon des images de télévision.
Des journalistes de l'AFP ont vu du mobilier urbain vandalisé, trois cafés aux vitrines brisées, un abribus cassé et plusieurs voitures endommagées aux abords de la place du Trocadéro, investie par de nombreux véhicules de secours d'urgence.
Certains ultras ont d'abord jeté des fumigènes sur les stewards du club, puis des supporteurs ont escaladé un échafaudage installé le long du palais de Chaillot, retardant les festivités.
Les joueurs n'ont pas pris le temps de s'adresser à la foule comme cela était prévu et ne sont finalement restés que cinq minutes sur le podium, devant lequel les attendaient plusieurs milliers de supporteurs encadrés par un nombre visiblement insuffisant de stewards du club.
7 vitrines endommagées. Des débordements avaient déjà éclaté lors des premières célébrations des supporteurs parisiens dans la nuit de dimanche à lundi sur les Champs-Elysées, qui avaient entraîné 21 interpellations et le placement en garde à vue de trois personnes, selon une source policière.
Au total, 7 vitrines avaient été endommagées et 16 membres des forces de l'ordre blessés lors de la dispersion des supporteurs du club, régulièrement confronté ces dernières années aux débordements d'une partie de ses ultras.
La Ligue de football professionnel (LFP) et la direction du club avaient voulu faire les choses en grand pour célébrer le titre parisien après une attente de 19 ans. Et quoi de mieux que la Tour Eiffel en toile de fond pour ravir les propriétaires qataris du PSG, bien décidés à faire de ce couronnement, le premier depuis leur prise de contrôle du club en 2011, un événement fastueux.
Des fumigènes et des pétards ont été lancés, la parade des joueurs sur la Seine a été annulée. Trente blessés sont à déplorer, selon la préfecture de police.
Trente personnes ont été blessées au cours des affrontements entre les casseurs et la police, qui a procédé à vingt-et-une interpellations.
Les échauffourées ont commencé vers 18 heures, lorsque des personnes sont arrivées en masse derrière la place du Trocadéro. Il y a eu des jets de fumigènes et de pétards. À 18h20, un speaker a demandé à la foule de se calmer et de ne pas pousser.
Mais des affrontements ont éclaté au bord de la scène entre des supporteurs, visiblement des ultras de la tribune Auteuil, et des stewards du club, avec jets de fumigènes pendant cinq minutes environ. Des supporteurs ont ensuite escaladé un échafaudage installé le long du palais de Chaillot, retardant les festivités.
Un membre du service de sécurité a également projeté une barrière sur les fauteurs de trouble massés au pied du podium, selon des images de télévision.
A 21 heures, le calme était revenu sur la place du Trocadéro, rouverte à la circulation, mais en contrebas, des supporteurs continuaient à faire face aux forces de l'ordre sur le pont menant à la Tour Eiffel, où certains ont même pillé un autobus de touristes, selon des images de télévision.
La préfecture de police de Paris a indiqué, aux alentours de 23 heures, que trente personnes ont été blessées, dont trois parmi les forces de l'ordre, au cours des débordements.
Les joueurs n'ont pas pris le temps de s'adresser à la foule comme cela était prévu et ne sont finalement restés que cinq minutes sur le podium, devant lequel les attendaient plusieurs milliers de supporteurs encadrés par un nombre visiblement insuffisant de stewards du club.
Malgré ces nombreux incidents, le mobilier urbain vandalisé, les commerces et voitures endommagés, la préfecture de police a défendu, dans la soirée, le dispositif de sécurité mis en place autour de l'événement.
Alliance, second syndicat des gardiens de la paix, a jugé pour sa part que les autorités avaient sous-estimé l'ampleur de la cérémonie de remise du trophée.
Après avoir battu Lyon (0-1) dimanche, en clôture de la 36e journée de Ligue 1, le PSG a empoché le titre de champion de France 2013. La remise du trophée, baptisé Hexagoal, a eu lieu lundi, vers 19h30, dans une ambiance d'abord très festive, mais qui a rapidement viré aux échauffourées entre groupes de casseurs et forces de l'ordre.
Vers 18 heures, les joueurs et le staff avaient quitté le Parc des Princes à bord d'un bus à impériale, afin de rallier le Trocadéro. C'est là que les débordements ont commencé. Les CRS et la gendarmerie mobile ont chargé plusieurs fauteurs de troubles. Du coup, les joueurs ont soulevé le trophée à peine quelques minutes, avant de quitter la place au grand dam des vrais supporteurs du PSG, qui ont regretté ce gâchis.
Les joueurs du PSG ont quitté le Parc des Princes à bord d'un bus à impériale - frappé du logo "Parisiens et champions" - vers 18 h 20, mais, une heure plus tard, ils n'avaient toujours pas atteint le podium dressé sur la place du Trocadéro, avec la tour Eiffel en arrière-plan.
Entre 10 000 et 15 000 supporteurs étaient massés sur la place, au plus fort de l'événement, pour célébrer le titre. Les premiers étaient arrivés à 18 h 15, a constaté un reporter du Monde. En attendant la venue des joueurs sur le podium, une trentaine de personnes ont grimpé sur une tour d'échafaudage. Une banderole indiquant "Liberté pour les ultras" a été déployée.
Alors que la majeure partie de la foule avait évacué la place, "un groupe de 400 à 500 personnes, sans doute des supporters ultra, [harcelait] toujours les forces de l'ordre près du podium", a affirmé la préfecture de police. "Et un autre groupe, de 100 à 200 personnes, bloque en partie la circulation sur les Champs-Elysées en marchant sur la chaussée."
A la demande des forces de l'ordre, la station de métro Trocadéro était encore fermée au public dans la soirée. A 20 h 30, plusieurs groupes continuaient à affronter les CRS, leur lançant des barrières de sécurité ou du verre pilé. Les forces de l'ordre répliquaient en jetant des grenades assourdissantes.
Las, le PSG et son sponsor, Nike ont annulé "pour des raisons de sécurité" la mini-croisière.

Tableau Récapitulatif des Incidents
| Type d'Incident | Nombre | Conséquences |
|---|---|---|
| Blessés | 30 | Dont 3 membres des forces de l'ordre |
| Interpellations | 21 | Jets de projectiles et dégradations |
| Vitrines Endommagées | 7 | Sur les Champs-Élysées |
| Véhicules Vandalisés | Plusieurs | Aux abords du Trocadéro |
Ces incidents ont non seulement gâché la fête pour les vrais supporters, mais ont également soulevé des questions sur la capacité des autorités à gérer de tels événements.
