Une nouvelle thématique émerge sur l'Histoire du PSG, explorant l'évolution des tenues parisiennes qui, saison après saison, suscitent l'admiration ou la déception. Du rouge intégral au design Hechter, en passant par les bandes blanches, les couleurs du club sont un élément central de son identité.
Le Paris Saint-Germain a été fondé en 1970 en fusionnant le Stade Saint-Germanois, club de Saint-Germain-en-Laye, au Paris Football Club. Pour les couleurs, on souhaite associer le blanc du club sangermanois au bleu et rouge de la capitale. Elles sont présentes sur le blason du club parisien où figure une tour Eiffel rouge sur un fond bleu. Une large bande verticale rouge s’impose sur un fond bleu, séparé par deux lignes blanches verticales.

Le club garde le rouge et le bleu, couleurs de Paris, associés au blanc sangermanois. Il se trouve qu’à Saint-Germain, le roi avait une de ses résidences, couleur de la monarchie.
Les couleurs ont connu beaucoup de dérives mais les supporters s’efforcent de faire se pérenniser le modèle historique.
Évolution des Maillots du PSG : Des Années 2000 à Nos Jours
Les années 2000, une décennie marquée par des résultats sportifs en dents de scie et une ferveur populaire intense autour du club. En 2000/01, la saison s'inscrit dans la continuité des années 90 avec deux changements notables : le domicile perd ses liserés blancs et le col devient ras de cou. Un choix qui ne ravit pas les supporters, qui manifestent même à ce sujet. L’extérieur est lui dans la continuité des deux exercices précédents avec une tenue grise, mais cette fois-ci en déclinaison de teints.
Il faut attendre 2005/06 pour revenir aux sources, du moins au niveau de la tenue principale. Domicile traditionnel Hechter avec liseret blanc, écusson du club central et logo nike surélevé côté gauche. Un Hechter à l’écusson central, au logo nike surélevé et sponsorisé Thomson pour la dernière saison. L’extérieur est lui blanc avec de fines bandes bleues et rouges ainsi qu’un col bleu.
Côté visuel, on se rapproche d’un Hechter avec un résultat bleu nuit et une bande rouge malgré tout très fine. Le PSG sous ses couleurs historiques en 2007/08, plutôt rare dans les années 2000. Domicile Hechter bleu nuit avec la bande rouge centrale plus fine qu’à l’accoutumée. écusson de retour côté coeur. Les seules différences entre les deux viennent du teint de rouge et du col, l’un rouge l’autre bleu et d’un motif dessiné dans le rouge de la version 2007/08.
Extérieur couleur marron avec des imprimés fleurs de lys, tour eiffel et PSG en or. Col rouge ras du cou. Extérieur gris avec bande horizontale rouge et liseret noir. Esprit début des années 2000. Extérieur blanc avec des pois bleus et rouges, liserets rouges sur manches et col.
UN MAILLOT, UNE HISTOIRE : #EP2 PSG THIRD 03/04
Le Parc des Princes : Choisir sa Couleur, Choisir son Ambiance
La première chose à faire avant d’aller voir un match au Parc des Princes est de choisir la tribune dans laquelle vous souhaitez assister à la rencontre. Or quand on veut se rendre au stade pour la première fois, ce choix peut rapidement tourner au désastre. Pas question de laisser le vendeur de billets décider à votre place ou de ne vous fier qu’aux différents prix pour arrêter votre décision : vous pourriez vous retrouver à un endroit qui ne vous conviendrait pas du tout. Les ambiances et la façon de vivre une même rencontre sont très différentes d’un bout à l’autre de l’enceinte de la Porte de Saint-Cloud. Le plaisir que vous retirerez ou non du match dépendra ainsi directement de votre emplacement.
Pour commencer, il vous faudra décider si vous souhaitez suivre votre rencontre en Rouge ou en Bleu. Précisons pour qui s’interrogent qu’il n’est pas question ici d’évoquer une quelconque obligation de se peindre la figure avec une couleur symbolisant le PSG ! Jusqu’en 1998, les sièges du stade de la capitale étaient répartis en trois niveaux : Rouge, Bleu et Jaune. Les strapontins étaient d’ailleurs moulés dans un plastique dont la couleur correspondait à leur étage. Si tant est qu’il ait jamais détenu un quelconque cachet, ce mille-feuilles tricolore l’avait abandonné depuis longtemps. Avant leur disparition, ces strapontins avaient donc viré en un rouge un peu rosé, surmonté d’un bleu palot, puis d’un jaune pisseux.
Profitant de la nécessaire remise à niveau des structures avant l’organisation de la coupe du monde 1998, le Paris Saint-Germain a entrepris quelques travaux, améliorant la sécurité des tribunes, leur signalétique, et changeant du même coup tous les sièges. Les dirigeants du club se sont intelligemment adaptés à la mode du moment en optant pour de nouvelles teintes de plastiques, accordées à celles du blason. L’ancien rouge, trop fade, fut ainsi remplacé par un pourpre bien soutenu, le bleu pâle fit place à un marine plus sobre, et le jaune fut totalement abandonné, au profit du même bleu marine.
Le choix de coloris qui vous sera proposé lors de votre achat de places n’aura par conséquent rien d’esthétique. Il s’agit uniquement de savoir si vous préférez assister à la rencontre au premier ou au deuxième niveau du Parc des Princes ! Pour le premier niveau, en Rouge, vous serez assis au plus près du terrain. Au rez-de-jardin en quelque sorte. Même si les premiers rangs sont généralement réservés à l’année par les abonnés, les places restantes n’en restent pas moins situées à une poignée de mètres de la ligne de touche en latérales.
Le jeu gagne en vitesse depuis le niveau Rouge, et peut se montrer très spectaculaire. Vous verrez les montées des ailiers, leurs appels de balle, ou le placement des gardiens et leurs anticipations, suivant que vous avez choisi un virage ou une latérale rouge. Le gros avantage que donnent ces places réside donc dans ce sentiment de faire partie du jeu, l’illusion d’être sur le terrain. Pour ceux qui souhaitent se rendre compte, ou montrer à un proche à quel point le football professionnel est un sport de vivacité et d’anticipation, c’est l’idéal.
En revanche c’est ce même sentiment de vitesse, omniprésent, qui entraîne le principal désagrément de ces emplacements situés au bas du Parc. L’écrasement, le manque de profondeur dus à la position peu élevée des sièges vous empêchera de distinguer parfaitement certaines phases de jeu, si elles sont trop éloignées de vous. Il pourrait donc vous arriver de ne rien apercevoir lorsqu’un but est inscrit de l’autre côté du terrain.
Pour le balcon, en Bleu, les avantages sont quasiment opposés. Surplombant les gradins rouges, votre vue plonge sur le terrain. Il n’est donc pas question de distinguer les traits du visage de votre joueur préféré, ou d’espérer vous faire filmer par les caméras du direct. La représentation que vous aurez du jeu sera totalement différente du niveau bas. Vous distinguerez les blocs-équipes se déplacer, s’étirant ou se concentrant au gré des actions. Cet aspect, assez proche de celui rendu à la télévision, en plus étendu, facilite beaucoup la lecture tactique d’une rencontre.
Le revers de la médaille, c’est que là aussi les places situées en bas des gradins sont généralement squattées à l’année par les abonnés. Les rangs sont numérotés depuis le bas. Au rang 1, vous serez collés à la rambarde en béton, gênante si vous avez de grandes jambes. Au rang 30, vous risquez de vous retrouver adossé à la paroi extérieure du Parc. L’étage bleu s’est vu scindé entre la tribune bleue haute et la tribune bleue basse. Alors même si le stade a été étudié de manière à ce que le plus mal placé des supporters ait un point de vue très acceptable, si vous le pouvez, privilégiez les emplacements en Bleu bas, plus agréables.
Chaque partie de l’enceinte de la Porte de Saint-Cloud a son histoire et son identité propres, ses habitudes, et par conséquent son type de supporters.
Chronologie des Événements Clés
- 1904: Le Stade Saint-Germain, club omnisports, est fondé à Saint-Germain-en-Laye.
- 1970: Fondation du Paris Saint-Germain par fusion du Stade Saint-Germanois et du Paris Football Club.
- 1973-1974: Le design Hechter est arboré dès la saison en Division 2.
- 1995: Coupe de France.
- 1998: Coupe de France.
En conclusion, le choix des couleurs au PSG est bien plus qu'une simple question esthétique. Il s'agit d'un héritage, d'une identité et d'une expérience à part entière pour les supporters.