Plus de 50 ans après sa construction, le stade Georges-Pompidou de Valence s’apprête à connaître une transformation sans précédent. L’enceinte, jamais rénovée depuis son ouverture, accueille aujourd’hui les matchs de Pro D2 du Valence Romans Drôme rugby (VRDR), qui vise à moyen terme une montée en Top 14. Pour porter cette ambition, la Ville de Valence a fait le choix d'engager un vaste chantier de rénovation du stade Pompidou.
Ce lundi 24 novembre, la Ville de Valence, les coprésidents du Valence Romans Drôme rugby (VRDR), les architectes et le chef d’entreprise de Koésio Piéric Brenier ont dévoilé le projet de future enceinte sportive destinée à accueillir 10 000 personnes. Déjà partenaire de Valence Romans, il avait décidé de construire un tout nouveau stade ultra-moderne de 7000 places pour le club Drômois dans la zone Rovaltain face à la gare de Valence TGV. Mais coup de tonnerre ce mardi 15 avril : Pieric Brenier a annoncé que ce projet ne verrait finalement pas le jour.
Un nouveau grand stade devait voir le jour entre Valence et Romans grâce au soutien du groupe Koésio et son PDG Pieric Brenier. Ils font le choix de rénover le stade Pompidou.
Ce projet est porté par l’entreprise drômoise Koesio et son président, Pieric Brenier, bien décidé à aider les Damiers à atteindre le Top 14 d’ici 5 ans. La ville de Valence a annoncé la construction d’un nouveau stade, le Koesio Stadium, sur le territoire de Valence Romans Agglomération. Après le projet de nouveau stade pour le VRDR avorté (Koesio Stadium), les principaux acteurs avaient annoncé au mois d'avril une rénovation du stade Pompidou, à Valence.
Ce lundi, ces mêmes acteurs ont précisé les contours d'un "projet ambitieux mené en un temps record", qui prévoit à l'horizon 2027 un stade Pompidou doté d'une capacité de 10.000 places dont 5.600 couvertes, d'une grande fan zone, d'un parking réaménagé, le tout pour 25 millions d'euros. Le but est d'accompagner le Valence Romans Drôme Rugby dans son objectif d'intégrer le Top 14.
Dans un premier temps, Valence-Romans vise surtout les phases finales. « Ce n'était pas l'objectif de base, mais on a pris le bon wagon » se projette Fortassin, sans omettre que son équipe était encore 15e il y a un an, à la mi-saison 2024-25. « Si personne ne nous prend la place, on va la garder », complète Méret. Et, si possible, dans le top 4, histoire de recevoir un barrage à Pompidou.
Avec ce nouveau stade, le VRDR espère intégrer le top 6 de Pro D2 en termes de budget. Actuellement à 9 millions annuellement, il devrait monter à 13 millions, avec notamment davantage de billetterie (de 900.000 euros de gain par an aujourd'hui à 2,5 millions espérés en 2029) et 2 millions annuels de plus en gains en sponsoring / "hospitalités" (les événements extérieurs organisés au stade, bodega ou salons).
Un Stade Multi-Usage et Moderne
Conçu par l’agence d’architecture Jacques Ferrier Marchetti Studio, le stade comprendra une pelouse en gazon synthétique, 7 000 places (avec la possibilité d’une future extension pour atteindre 10 500 places) dont 2 000 places pour l’accueil VIP, des terrasses en tribune, une bodéga grand public les jours de matchs (une brasserie la semaine).
A terme, le stade proposera 10 000 places dont 5 600 couvertes. L’entrée principale, les circulations, le parvis et l’ensemble des espaces de service seront entièrement restructurés pour proposer des parcours plus fluides, une signalétique claire et une qualité d’accueil "comparable aux stades de nouvelle génération". Une fan zone de 6 300 m2 et une bodega de 1 000 m2 renforceront l’attractivité événementielle du site les jours de match comme hors-match.
Au total, l’enceinte modernisée comportera 5600 places couvertes. Enfin, un parvis verra le jour dans la foulée de l’entrée principale pour favoriser les animations avant et après les matches, et le stationnement sera repensé pour « faciliter la mobilité de tous ».
Le projet prévoit la création d'un parvis de 6.300 mètres carrés, une esplanade permettant d'organiser des réceptions. Une bodega de 1.000 mètres carrés complétera l'attirail. Le projet prévoit 370 places de stationnement voitures, 25 deux roues, 75 arceaux (donc capacité de 150 vélos).

Financement et Partenaires
Estimé à 25 millions d’euros, le chantier prévoit la création d’une tribune couverte de 2900 places en face de l’existante. Le financement du chantier est partagé. Le président de Koésio Piéric Brenier apporte 6 millions d’euros, autant que la Ville de Valence. Valence Romans agglo, la Région, le Département, le Valence Romans Drôme rugby et l’État complètent l’investissement. Les raisons sont multiples : l’analyse détaillée des économistes a conclu à une hausse de 75 % du budget nécessaire pour la construction du stade, passant de 44 millions d’euros à 77 millions, avec la possibilité de dépasser les 80 millions.
Le budget global de ce nouveau stade est estimé à environ 44 millions d’euros. Il sera financé à 20% par Valence Romans Agglo et à 75% par le patron du groupe Koesio, Pieric Brenier, sur ses fonds propres. Le VRDR participera également à hauteur de 5% du montant.
- Valence Romans Agglo investit 5 millions d'euros
- La Région 3 millions
- Le Département 2,5 millions
- L'État 500.000 euros
Le club du VRDR ajoute 2 millions d'euros, pour la partie "fan zone et hospitalités".

Rénovation de la Tribune Élie-Cester
Dès mars 2026, la tribune Élie-Cester fera l’objet d’une rénovation lourde. Sa capacité sera portée à 2 700 places, dont 270 VIP, avec la création de deux salons premium, d’un espace presse modernisé, d’une salle d’interview en zone mixte et de terrasses panoramiques. La reconfiguration complète des niveaux intégrera une isolation renforcée, un traitement de l’air performant, un redimensionnement des sanitaires, des locaux techniques et des espaces médias, ainsi qu’un travail architectural mettant en valeur le béton, la pierre et les éléments vitrés.
Celle-ci, honorant la mémoire d’Élie Cester, sera d’ailleurs totalement réhabilitée afin d’améliorer le confort et « l’expérience spectateur ». Concernant la tribune Élie Cester, elle sera complètement réhabilitée. Elle comptera 2700 places dont 270 VIP, un espace presse moderne, deux terrasses et deux salons premium.
Construction de la Tribune Ouest
La construction de la tribune ouest débutera en avril 2026. Positionnée au plus près du terrain, à seulement 14,5 mètres contre 23,5 aujourd’hui, elle proposera 2 900 places couvertes réparties sur deux niveaux. Elle intégrera 12 loges modulables, 460 m2 de salons événementiels divisibles et plusieurs espaces de convivialité ouverts sur le terrain.
La principale nouveauté sera la construction d’une nouvelle tribune ouest couverte, en lieu et place des gradins. Elle contiendra 2900 places réparties sur deux niveaux, dont 540 pour les VIP avec des salons et 12 loges, ainsi que quatre buvettes ouvertes sur le terrain. Cette tribune sera équipée de pare-vents vitrés latéraux pour limiter l’effet du vent sur les supporters.
Démarche Écologique
La modernisation du stade s’accompagne d’une politique écologique. Les arbres préservés bénéficieront de protections renforcées, tandis qu’un programme de compensation de 500 000 euros permettra de planter 120 arbres supplémentaires, près de 6 000 m2 de prairie, 5 700 arbustes et 4 000 vivaces. Les porteurs du projet ont souhaité mettre en avant un projet respectueux de l'environnement.
Il est prévu de planter 120 arbres, 5.700 arbustes, 6.000 mètres carrés de "prairie". Les "seuls" arbres impactés seront ceux qui se situent sur l'emprise de la nouvelle tribune, indique le dossier de presse remis aux journalistes. Par ailleurs, les réseaux du parking seront prêts à accueillir des ombrières photovoltaïques. Des panneaux seront aussi installés sur 30% de la surface de la nouvelle tribune.
Impact Local et Emploi
Pour les travaux du stade Georges-Pompidou, la Ville de Valence fera appel à la filière BTP locale : 55 % des marchés de réhabilitation et 35 % de la tribune neuve sont attribués à des entreprises du territoire. Le chantier s’appuie par ailleurs sur une démarche poussée d’économie circulaire, avec un taux de valorisation matière visé de 75 %, le réemploi sur site ou via des plateformes locales, et l’intégration de plus de 20 % d’isolants biosourcés.
Les porteurs de projet affirment aussi que l'emploi local sera privilégié. "55 % des marchés pour la réhabilitation et 35 % pour la nouvelle tribune sont attribués à des PME, PMI et artisans spécialisés de l’agglomération", indique Valence Romans Agglo. Une bonne part des travaux seront effectués par des personnes en insertion professionnelle (6.150 heures au total indique l'agglo).
Calendrier des Travaux
Les travaux seront phasés afin de permettre la continuité des activités sportives et scolaires. La tribune Élie-Cester sera opérationnelle dès septembre 2026. Les travaux devraient débuter dès avril 2026. La tribune Elie-Cester devrait être comme neuve pour la reprise de la saison sportive 2026-2027. La nouvelle, en face, devrait sortir de terre avant l’année suivante, 2027-2028. La fin du chantier est espérée pour septembre 2027. Livraison des travaux pour la saison 2027-2028.