Créé en 1999, Noisy-le-Grand Handball est fortement engagé dans la vie locale et associative, permettant la pratique du Handball en loisir et en compétition au niveau national. Depuis sa création, le club connaît une progression régulière dans les championnats nationaux féminins. Noisy-le-Grand Handball se veut être une association familiale mais aussi performante en s’appuyant sur une évolution constante dans tous les domaines de la vie associative.
Le club souhaite s’ancrer durablement sur son territoire. Lors des matchs, le club fait intervenir des associations locales afin de créer une dynamique commune autour des matchs à domicile mais surtout dans le but de participer à l’innovation locale. En dehors du gymnase, nous nous impliquons également dans le tissu social local. L’objectif premier en termes de formation est que chacun et chacune puissent devenir citoyen et citoyenne de demain en portant les valeurs de notre club mais aussi de notre ville.
En 1999, l’association Noisy-le-Grand Handball devient autonome et a su se montrer performante pour monter en deuxième division française féminine lors de la saison 2003-2004. Parallèlement à cette progression sportive, le club a toujours voulu promouvoir la formation des joueurs et joueuses mais aussi des encadrants et des arbitres.
Nous poursuivons ainsi sans cesse notre structuration pour atteindre l’objectif d’accession VAP qui nous permettra de prétendre à la montée en LFH ! Et le NLGHB93 ne cesse de progresser en structurant son ambition sociétale et en ayant conscience de sa responsabilité territoriale. Cela passe de manière privilégiée par s’assurer d’une présence suffisante de dispositifs d’acquisition ou de maintien de conditions de développement de la jeunesse locale, notamment féminines.
Et c’est pourquoi nous avons décidé de nous mobiliser sur un projet ambitieux autour de la citoyenneté, de la féminisation et du sport au cœur de la Seine-Saint-Denis à l’aube des JO de 2024.
Cette association loi 1901 a la chance d'avoir son équipe première féminine évoluant en deuxième Division niveau nationale (D2F), les Louves🐺 , ainsi que son équipe réserve, en Nationale 2. Forte de ces deux équipes qui permettent au club et à la ville de Noisy-le-Grand d'avoir une couverture nationale, elle peut aussi compter sur ses différentes équipes amateurs féminines et masculines lui permettant de développer une synergie à la fois sportive et associative.
Le slogan de l’association Hand’Joy incarne leurs valeurs. Située en Seine-Saint-Denis et créée par l’ancienne handballeuse française, Amina Tounkara, en 2020, l’association promeut l’égalité des chances et favorise l’inclusion par le sport, mais également par l’art et la culture.
« Avec Hand Joy, il y a une vraie volonté de tendre la main. J’ai vécu des moments difficiles dans ma vie, et je pense qu’à ce moment-là, si on m’avait tendu la main, ç’aurait été plus simple », explique la jeune femme de 26 ans originaire d’Aulnay-sous-Bois.
Cette année, Hand’Joy célèbre ses quatre ans de la plus belle des manières, en publiant une série de bande dessinée, “Championnes : ici aussi, on peut briller”. Composées de quatre tomes, ces bandes dessinées racontent l’histoire de quatorze jeunes filles issues du département de la Seine-Saint-Denis.
Cette série de BD est le fruit de l’un des trois programmes proposés par Hand’Joy: “Championnes”, une initiative portée sur l’inclusivité. Le programme “l’Éducation d’abord » vise à l’insertion socioprofessionnelle et enfin “Dessinons l’égalité” est axé sur la sensibilisation.
Les quatorze jeunes filles, toutes pratiquantes de handball, ont participé au programme Championnes. Au début de cette aventure, elles ne se connaissaient pas, mais de fil en aiguille, elles ont tissé des liens à travers différentes activités liées au sport, à la culture, mais également grâce à ce travail d’écriture.
Chaque tome aborde une thématique différente : la santé physique et mentale, l’égalité des genres, la confiance en soi et le racisme. « J’ai dû faire face à deux ligaments croisés. Le premier tome raconte la convalescence de Chloé suite à une opération de ligaments croisés. Une histoire inspirée de celle de Manon, 17 ans, originaire de Noisy-le-Grand.
« J’ai rencontré des difficultés physiques. J’ai dû faire face à deux ligaments croisés. On se demande comment on se relève après cette épreuve. Avec cette bande dessinée, on se rend compte que l’on n’est pas seule. On se reconnaît toutes dans au moins une bande dessinée.
« C’est réellement cette envie de nous raconter, mais aussi de raconter les autres, d’aider, et peut-être de changer certaines mentalités, qui nous a poussé à nous réunir pour la conception de ces BD », poursuit Maïssane. « Personnellement, j’ai eu des difficultés liées à la santé mentale dans le sport et je trouve que ce n’est pas assez pris en compte dans le milieu sportif et féminin. Avec ce projet de bande dessinée, Hand’Joy met à l’honneur la transmission et le partage d’expérience qui est l’une des valeurs centrales de l’association.
« La transmission, c’est important pour moi, car les jeunes, et surtout les jeunes filles, manquent de modèles d’identification. Si moi, Amina Tounkara, je vais parler à des jeunes filles issues des quartiers populaires, qui connaissent les mêmes trajectoires de vie que moi, elles sauront entendre mon message. Elles savent que j’ai été à leur place un jour », confie Amina Tounkara.
Le partage d’expérience est aussi le mot d’ordre de la marraine de l’association, Grâce Zaadi, internationale française de handball, championne du monde en 2017 et 2023, championne d’Europe en 2018 et championne olympique en 2021 à Tokyo.
« Ça me tient à cœur d’être la marraine de cette association parce que j’ai l’impression aussi de rendre ce qu’on m’a donné. La concrétisation de cette BD, c’est quelque chose qui me fait chaud au cœur. J’ai vu les filles et la façon dont elles ont évolué depuis le début de ce projet, mais aussi comment elles ont travaillé pour pouvoir matérialiser ça. C’est quelque chose de fort ! Cette transmission et cette identification passent également par l’image.
La série de bande dessinée Championnes représente quatre jeunes filles aux origines et physiques différents. Un détail qui était important pour les quatorze jeunes filles, mais aussi pour l’illustratrice Halimata K. et la graphiste Maude-Cécile Carette.
« Je trouvais ça important de mettre en valeur l’histoire de personnes réelles issues de banlieue. Dans la bande dessinée, il y a très peu d’histoires qui mettent en avant des personnes qui nous ressemblent », justifie Halimata.
« Ce qui est important dans ce projet-là, c’est de parler des filles dans le handball. Moi, je suis née en 1991 et les filles qui faisaient du foot, on n’en entendait pas trop parler… alors du handball, c’est une autre histoire (rires). « J’espère que cette BD pourra être distribuée massivement dans les lycées et collèges de Seine-Saint-Denis, parce que ce sont des personnalités que l’on voit peu dans la BD. Comment voulez-vous que des gens et des jeunes femmes s’identifient à des personnes qu’on ne voit jamais ? Ce n’est pas possible ! Même si elles sont jeunes, les quatorze championnes deviennent des modèles pour les jeunes filles avec ce projet de bande dessinée.
Elles ont conscience qu’elles donneront envie à des jeunes filles qui leur ressemblent de faire pareil. « On essaye de transmettre des messages et de dire aux jeunes filles qu’elles ne sont pas seules et que leur voix peut aussi être entendue. « À travers cette bande dessinée, on commence à devenir des modèles pour les petites filles.
Le club a permis à plusieurs jeunes joueuses d’éclore et d’accéder au plus haut niveau : Nina Kanto (notre marraine), Lesly Briemant , Hatadou Sako mais aussi Astrid N’Gouan, sont autant de joueuses aux multiples sélections en équipe de France qui ont marqué le club. « Ouvrons les champs des possibles et brisons les plafonds de verre. »
Depuis le mois de novembre, le Paris FC a annoncé la gratuité des places pour ses matchs en Ligue 2 et de D1 Arkéma. Une première mondiale que le Bondy Blog est allé découvrir.
Premier sport scolaire en France, le handball part certes de beaucoup moins loin que d’autres sports, mais nombreux sont les acteurs au sein du département à travailler à féminiser encore davantage la pratique et surtout parvenir à une égalité de conditions.
« On a dans le 93 tout un réseau de clubs qui travaillent très bien ensemble et constituent une sorte de chaîne dans la formation des joueuses. Une joueuse comme Eva Mbata, originaire de Bondy, a été formée à Aulnay et poursuit aujourd’hui à haut niveau chez nous en D2. Au total, il y a 4 joueuses dans notre équipe première cette année qui sont originaires de Seine-Saint-Denis », détaillait ainsi Jean-Christophe Naal, président du Noisy-le-Grand.
Parfois, ce sont même directement les joueuses qui s’impliquent, à l’image d’Amina Tounkara, une des gardiennes des Louves. Consciente, pour l’avoir vécu, des nombreux freins qu’il peut encore y avoir pour une jeune femme issue des quartiers populaires à choisir le sport de son choix, elle a créé en 2020 l’association Hand’Joy qui vise justement à donner aux jeunes filles des exemples de réussite proches d’elles.
« La base de notre travail est toujours la même, elle tourne autour de la confiance en soi, dans son corps et dans ses chances. Mais on décline ce travail selon des formes différentes », ponctuait la jeune femme de 25 ans qui vient de lancer en compagnie de la championne olympique Grâce Zaadi, qui a grandi à Villepinte, le programme Championnes. Soit un accompagnement de 14 jeunes filles du département les invitant à voir dans le sport un moyen de socialisation et d’émancipation.
Ce samedi soir, Isolina, 10 ans, est fière. Avant le match opposant les « grandes » de son club, le Noisy-le-Grand handball à Toulouse, elle a pu accompagner Eva Mbata, joueuse originaire de Bondy sur le terrain pour la présentation des équipes. Et elle a remporté avec son club le mini-challenge organisé par le Comité 93 à la mi-temps.
« Quand c’est possible de ne faire des matches qu’entre filles, je préfère, témoigne cette jeune fille, qui jouera encore en équipe mixte jusqu’à ses 13 ans. Car certains garçons sont embêtants, ils ne te font pas la passe, juste parce que tu es une fille.
Samedi 11 novembre, c’était en effet la fête du hand au Palais des Sports : pour la deuxième fois de leur histoire - la 1ère édition avait eu lieu l’année dernière - Tremblay, l’hôte des lieux, et Noisy-le-Grand avaient mis leur forces en commun pour organiser deux matches de haut niveau, l’un masculin, l’autre féminin.
Une double confrontation qui était saluée notamment par Béatrice Barbusse, vice-présidente de la Fédération et grande défenseuse de l’égalité femmes-hommes à travers le sport : « Des doubles matches comme ça, c’est parfait. D’abord parce que ça permet aux hommes de voir qu’il y a des femmes qui évoluent à haut niveau, même si je pense qu’ils le savent car on est quand moins machistes que d’autres sports. La preuve vivante de son constat avait les traits d’Aaliyah, 12 ans. Cette jeune pivot du Tremblay handball avait bien apprécié le match des Louves de Noisy avant de donner de la voix sur celui des garçons. « C’est le premier match de D2 féminine que je vois en vrai. Chez nous à Tremblay, il n’y plus d’équipe féminine à partir des U13 donc on n’a pas tellement l’occasion de voir du handball féminin de haut niveau.

Après une défaite la semaine dernière, les rêves de montée semblent malheureusement compromis pour nos Louves. L’objectif est donc simple : préparer la prochaine saison de la meilleure des manières et offrir du spectacle aux supporters. Malgré la défaite de la semaine dernière, on a pu assister à quelques belles performances individuelles, notamment celle d’Apolline Feuvrier qui a su créer des décalages et se mettre en bonne position sur son aile. Elle a inscrit 6 buts, dans des positions pas toujours évidentes.
C’est un transfert qui risque d’agiter le mercato de la Ligue Butagaz Énergie : Astride N’Gouan, l’une des pivots les plus titrées et respectées de France, vient de s’engager avec Noisy-le-Grand après deux saisons à Paris 92. Formée à Noisy le Grand, Astrid N’Gouan avait retrouvé le Paris 92 en 2022 après avoir brillé à Brest Bretagne Handball et Metz Handball. Avec Metz, elle a décroché deux titres de championne de France (2019, 2022) et ajouté trois Coupes de France à son palmarès (2018 avec Brest, 2019 et 2022 avec Metz). Connue pour sa présence physique (1,87 m), son engagement total sur le terrain et sa capacité à fédérer, N’Gouan apportera son mental de compétitrice à une équipe de Noisy ambitieuse pour essayer de remonter en D2F.
Ton empreinte restera à jamais dans nos mémoires et dans le cœur de notre club. C’est avec une immense et profonde tristesse que j’ai appris, ce matin, le décès de Zaïnaba Saïd-Anzum.
Mes premières pensées vont à son mari, ses 3 enfants, sa famille et ses proches. Elle les aimait tant. Ils et elles l’ont accompagnée ces derniers jours avec beaucoup de courage et de dignité. Je suis personnellement particulièrement dévasté par cette perte car je connaissais Zaïnaba de longue date. Elle était une femme formidable, tellement sincère dans ses convictions et son engagement. Elle laisse la trace d’une femme droite et forte. Dans sa délégation de conseillère départementale déléguée en charge du sport, toujours présente, notamment aux côtés des acteurs sportifs, elle a porté avec force l’ambition du sport pour tous. J’aimerais tant la remercier encore et encore pour tout. Pour tout ce qu’elle m’a apporté, pour tout ce qu’elle nous a apporté. Nous pensons à elle, à ses proches. 🙏
