Au milieu des manifestants, il est très difficile de ne pas remarquer un basketteur de 2m03. Par sa taille, mais aussi et surtout par son éloquence, l'ancien joueur à la courte carrière NBA Royce White est devenu l'un des orateurs les plus en vue à Minneapolis, où les manifestations contre le racisme après la mort de George Floyd se poursuivent. Cette position de leader et d'orateur peut également surprendre les férus de basket américain, qui se souviennent de ce joueur atypique, qui refusait notamment de prendre l'avion car il souffre d'un trouble de l'anxiété généralisé. Une maladie qui l'a d'ailleurs certainement privé d'une jolie carrière en NBA.
Et pourtant, mégaphone à la main, chemise blanche ou costume sur le dos, il a été aperçu dans des vidéos, parlant avec assurance à des manifestants présents sur place, récoltant des applaudissements à la fin de chaque phrase. Former Iowa State basketball star Royce White, who grew up in Minneapolis, with a rousing speech. En très peu de temps, quelques centaines de personnes étaient sur place pour soutenir l'initiative. «Cela montre comment nous pouvons nous rassembler avec des mots», explique-t-il dans son discours le 30 mai. Ensemble, ces manifestants ont posé un genou à terre sur une autoroute afin de bloquer la circulation, à la manière du footballeur américain Colin Kaepernick.
«Nous avons prouvé que nous pouvons manifester en paix, malgré toutes les histoires qui nous sont montrées aux informations ces derniers jours», a-t-il proclamé.
Voici un garçon comparable à «un Boris Diaw plus discipliné, un meilleur Anthony Mason ou un Chris Webber moins athlétique» (Fox Sports). «Le comparer à d'anciens joueurs serait voué à l'échec, corrige Sporting News. Ils sont peu à avoir eu sa taille (2,03 m), sa puissance et une telle capacité à organiser le jeu.» Grâce, entre autres, à un dribble bas et maîtrisé, Royce White s'occupait de tout la saison dernière à la faculté d'Iowa State : points (13,4), rebonds (9,3), passes (5)... Et un bémol, presque un indice, ce faible 49,8% aux lancers-francs.
La ligne, le seul endroit où l'on est à la fois seul avec soi même et au milieu de tous, le facteur d'angoisse par excellence, un vide devant les pieds, une falaise simulée. la hauteur.»My old enemy....... #Heights ????????? Il a une peur bleue de prendre l'avion et a exigé d'effectuer en bus les voyages des Rockets, lesquels connaissaient son problème quand ils l'ont retenu à la sortie de l'université. Embringué alors dans une quête vaine pour obtenir Dwight Howard où il fallait des monnaies d'échange, Houston a pris le risque de retenir le plus grand talent brut sans être regardant sur les défauts.
Un pari en conscience qu'avait déjà pris Iowa State après qu'il a été viré par les Minnesota Gophers, l'unversité de son état natal. Mais un pari que les Texans risquent de perdre car la peur de l'avion n'est qu'une partie du problème de White, qui souffre plus globalement de troubles de l'anxiété. Un mal apparu alors qu'il avait dix ans et qui a été révélé dans un documentaire tourné le soir de la Draft. Après un temps de négociations, Houston a accepté de lui aménager des conditions particulières. Ce qui lui a permis de faire quelques apparitions modestes en présaison (2,3 points à 27% en 12 minutes et 4 matches). Ceux-ci ont voulu l'envoyer en ligue mineure avec deux autres rookies, il a refusé, vexé.
Aujourd'hui, la lecture de son histoire et de son avenir devient complexe, entre le beatwriter du Houston Chronicle qui accuse le club d'agir de façon «pathétique» et le journaliste star de Yahoo! qui estime que White est «chanceux» d'avoir un employeur patient. Le joueur a prévenu : entre sa santé et la NBA, il ne peut que choisir la première. Sachant qu'il devait rencontrer lundi le manager général des Rockets, Daryl Morey, cette étonnante story pourrait vite tirer à sa fin. Certains se demanderont sûrement qui est ce joueur, d'autres le reconnaîtront comme l'un des choix de Draft les plus WTF que la NBA ait connu.
Promis à un bel avenir après avoir joué en NCAA du côté de Minnesota puis Iowa State, la carrière de Royce White a pris un mauvais tournant dès son début. Drafté en 12e position par Houston, les Rockets l'ont envoyé dans l'actuelle G-League, chez les Vipers de Rio Grande Valley entre 2012 et 2013. Le résultat de premières embrouilles autour des troubles du jeune joueur, qui souffrait d'hyper-anxiété. Puis, il a été transféré aux Kings en 2014, où il a surtout joué pour Reno, l'équipe de développement de Sacramento. Enfin, depuis 2016, il joue à London, un club de basket de la ligue nationale du Canada. Il a d'ailleurs été champion et MVP de cette même ligue en 2017.
Le calvaire s'est finalement plutôt bien transformé pour le joueur qui s'est peu à peu reconstruit, après avoir pourtant été nommé par Daryl Morey comme le pire choix de Draft de l'histoire. Pourquoi parler de lui ? Car dans la NBA récente, White a été le « premier » à souffrir de troubles émotionnels et à en parler. En ce moment, on voit les joueurs comme DeMar DeRozan, Kevin Love ou encore Kelly Oubre Jr se confier sur ce dark side que certains ont et dont ils n'osent pas parler. Mais White se sent pionnier en cela.
Bien qu'il fut le premier joueur récent en NBA à parler de cela, le problème là-dedans, c'est la visibilité peu importante qu'a toujours eu Royce White. Dès lors, on peut être amené à se dire deux choses. La première, c'est celle évoquée précédemment. Si Royce White n'a pas été entendu au moment où il le souhaitait, c'est en partie parce qu'il n'était pas assez connu. Débarquer en tant que rookie et vouloir secouer la Ligue sur un sujet aussi épineux, c'est tendu. Aujourd'hui, DeMar DeRozan, puis Kevin Love et Kelly Oubre Jr sont connus et reconnus à travers le monde entier. Ils ont notamment attendu cette assise pour s'exprimer sur ces axes. Deux sont multiples All-Stars, et le dernier peut tout de même jouir d'une certaine côte de popularité car c'est un vrai joueur de NBA.
Royce White, lui, a toujours eu du mal à se mettre en avant et à se montrer, que ce soit au niveau du jeu comme, par conséquent, avec les médias qui lui attachaient forcément peu d'importance. Mais cela aurait peut-être pu être évité, du moins il aurait été possible de ne pas exiler le joueur en lui collant une étiquette de type « malade ». D'où la deuxième question que l'on est amené à se poser. Est-ce que le problème n'a pas été pris dans le mauvais sens ? C'est-à-dire, au lieu de se dire qu'on ne l'a pas écouté car il méritait peu d'attention au vu de son niveau dans la grande ligue ; n'aurait-il pas été préférable de l'accompagner dès le début dans ses problèmes émotionnels et psychologiques ?
Ce qui lui aurait permis de surmonter ses troubles, d'être performant sur le terrain et de devenir bon, sachant que l'ami White en avait du talent. Quoi qu'il en soit, bien qu'il y ait eu un impact négatif sur Royce White, il y a tout de même un point positif à tout cela. La parole a été libérée, que ce soit chez les grands joueurs de NBA comme les joueurs qui n'ont pas su s'imposer dans la grande ligue. Cela va peut-être amener à un débat et pourquoi pas trouver des solutions aux troubles auxquels les joueurs sont confrontés.
Si on doit illustrer cette notion, on peut faire appel au cas incontournable de Royce White. Talent atypique et certain, l'intérieur drafté par les Rockets était plein de promesses. Mais voilà que ce dernier a un mal bien particulier : une anxiété exacerbée, qui lui rend impossible de se déplacer en avion. Si la NCAA donnait assez de temps entre les rencontres au joueur pour adapter ses trajets, le rythme infernal de la NBA ne le permet pas.
Alors évidemment, une problématique comme celle-ci aurait pu être anticipée par les recruteurs et les dirigeants. Mais qu'en est-il pour des problématiques plus discrètes, plus gérables mais qui vont pour autant tourmenter la carrière du joueur ? Un mal difficilement pris en charge, mal accompagné, un stress, des problématiques d'images vont ainsi empêcher à des prospects, pourtant intrinsèquement capables d'évoluer en NBA, de le faire. Ces maux sont susceptibles d'être très nombreux, et bien souvent les joueurs qui en sont victimes vont se heurter à des murs d'incompréhension.
Les recruteurs peuvent obtenir des conseils, consulter des experts mais ils n'ont pas la prétention d'être des médecins, des psychologues ou de lire dans la tête des joueurs. La situation dans laquelle on mettra les prospects, que ce soit à travers la soirée de la draft ou à travers les a priori sur ce dernier peuvent également réduire à néant un excellent travail de découverte des joueurs.
Avec les récentes sorties dans la presse de DeMar DeRozan et de Kevin Love, l'opinion publique commence à prendre plus au sérieux la détresse psychologique que vivent certains joueurs ou certaines stars NBA. Dans ce contexte, on ne peut que repenser au cas Royce White, à qui nous avions consacré un article dans le numéro 39 de REVERSE, alors qu'il tentait de se faire une place dans la grande ligue. Palpitations. Sueurs froides. Jambes qui flanchent. Tremblements. Souffle coupé. Bouffées de chaleur.
« C'est comme si j'étais en train de mourir. » Voilà comment Royce White décrit ce qu'il ressent quand il est frappé par une crise d'angoisse. Rien à voir donc avec la petite boule au ventre au moment d'entrer en classe pour une interro de maths. Non, le rookie des Rockets est vraiment malade. Et ça a de quoi en dérouter plus d'un, surtout quand on regarde l'animal, barbu et tatoué : 2,03 m, 122 kg, et cette façon de faire lever les salles bondées du championnat NCAA comme personne. Impossible donc d'imaginer que le gaillard est rongé par l'anxiété, que le moindre imprévu peut générer la pire des crises de panique.
Sur le terrain pourtant, White est un autre homme. Il improvise dans son rôle d'ailier-passeur qui ressemble à celui de Boris Diaw. Du basket jusqu'au bout des ongles, on vous dit. A l'heure de ces lignes cependant, Royce White est au chômage technique (ou presque). La première franchise (et la seule) a lui avoir donné une chance dans le milieu professionnel en le draftant en juin dernier voulait l'envoyer en D-League.
On dit souvent que l'important c'est le voyage, pas la destination. Pour Royce White, c'est tout l'inverse. Angoissé par l'avion, la star d'Iowa State évitait dès qu'elle le pouvait ce mode de transport, s'enquillant des heures de route pour disputer certains matches à l'extérieur, sans conséquence le plus souvent sur son rendement sur le parquet. Une phobie qui n'est pas sans rappeler celle de Dennis Bergkamp, footballeur hollandais flamboyant des années 90 (quand Arsenal faisait encore peur à toute l'Angleterre) et complètement paniqué à l'idée de s'envoyer en l'air. Le problème, c'est qu'on peut réussir sa carrière de footballeur pro en Europe sans prendre l'avion, moins celle de basketteur aux Etats-Unis. Forcément.
A la différence de Bergkamp, Royce White n'a pas la phobie des avions. Beaucoup l'ont écrit pourtant, caricaturant sa maladie. « Quand je rentre dans un avion, je me sens un peu mal à l'aise mais je ne panique pas dans la cabine. Ce qui engendre mon stress, c'est la préparation ! Si j'ai un vol à midi, je vais m'inquiéter de 8h à 12h. Un sentiment de stress m'envahit. Voilà ce que c'est vraiment l'hyper-anxiété. Et ce sentiment peut me surpasser parfois. Je peux tomber malade, me sentir partir. Donc c'est vrai que je n'aime pas l'avion mais je peux prendre l'avion.
Voici donc l'un des nombreux symptômes engendrés par sa maladie, un mélange d'anxiété extrême, de troubles obsessionnels compulsifs et de troubles de stress post-traumatique. Rien que ça. Dans sa famille, il n'est pas un cas isolé. Sa mère et sa grand-mère aussi sont de grandes angoissées. Pour lui, le phénomène s'amplifie à l'âge de 10 ans, alors qu'il joue au basket avec son meilleur ami, LaDream Yarbrough. Ce dernier s'effondre en plein entraînement. Problème cardiaque. Quand son grand-père vient le chercher à l'école ou chez des amis, White verrouille systématiquement toutes les portes du véhicule et ne cesse de poser cette question « Tu sais où on est, hein ? ».
Troubles de stress post-traumatique. CQFD. Lors d'un tournoi AAU, son coach est même obligé de lui tenir la main pour calmer une crise de panique. Un prospect au même titre que DeMarcus Cousins ou John Wall. A DeLaSalle High School, il est champion de l'état dès sa première saison et, ce, grâce à un shoot au buzzer en finale. L'angoissé chronique qui brille une fois sur le parquet, avouez que l'histoire est belle. Mais Royce White n'est pas tout blanc.
Royce White c'est un peu l'épine dans le pied des Houston Rockets depuis le début de la saison. Alors que le gamin est bourré de talent et pourrait être un vrai plus dans le jeu offensif altruiste et redoutablement efficace des Rockets, Royce White enchaîne les DNP et les soucis de santé. Présent une fois de temps en temps sur le banc, Royce White n'a pas joué la moindre minute en saison régulière. Un vrai gâchis quand on connaît le potentiel du garçon. Pour cette raison, les Houston Rockets ont donc décidé de l'envoyer en D-League, histoire qu'il ne perde pas son basket en attendant qu'il arrête de perdre la boule.
Selon FOX Sports, ce petit passage en D-League est plutôt une bonne nouvelle pour le joueur et son équipe, un signe que le processus de "guérison" est en cours. En attendant, c'est donc chez les Rio Grande Valley Vipers que le rookie, choisi en 16e position par les Rockets en juin dernier, va maintenant tenter de se faire une place. Il retrouvera son partenaire de draft, Terrence Jones, arrivé depuis 3 matches et qui tourne à 19 points et 17,7 rebonds (!!) de moyenne. Pour sa première sortie, l'ex-ailier de Kentucky a planté 27 points et 16 rebonds.
Avec moins de déplacements et des trajets un peu moins longs, on peut espérer que Royce White retrouve un peu de confiance et de plaisir. C'est tout ce qu'on lui souhaite.
Avec ses 2m18, Kristaps Porzingis pourrait devenir l'un des plus grands combattants jamais vus à l'UFC. Ancien All-Star NBA, le Letton a confié à SportaCentrs envisager sérieusement une carrière en arts martiaux mixtes après avoir rangé ses baskets : « Le MMA est un sport qui me tient particulièrement à cœur. Il est numéro un en termes d'audience. C'est ce qui me passionne, alors j'ai décidé de participer à un nouveau projet MMA. Tout est encore en cours de développement, et je pourrai vous en dire plus lorsque nous approcherons du résultat final. »
Porzingis précise avoir déjà testé la discipline : « J'ai essayé le MMA, mais j'ai promis à l'un des clubs que je représentais que je ne le ferais pas pendant ma carrière. Drafté en 2015 par les New York Knicks, Porzingis a rapidement marqué la ligue par sa taille et sa polyvalence. Après quatre saisons à New York, il a signé un énorme contrat avec les Dallas Mavericks, avant de passer par Washington, Boston et Atlanta.
Alors que l'UFC s'apprête à entrer dans une nouvelle ère avec sa diffusion sur Paramount+, de plus en plus d'athlètes de haut niveau songent à enfiler les gants de MMA. S'il concrétise son projet, Porzingis évoluera probablement chez les poids lourds, avec ses 109 kg et ses 2,18 m, dépassant ainsi l'actuel plus grand combattant UFC, Tallison Teixeira (2m01 ). De plus, il rejoindrait une courte liste de basketteurs passés par le MMA, comme Royce White, Deron Williams ou James Johnson, ce dernier ayant même défié Jon Jones.
Ainsi, avec son gabarit unique et son passé de sportif de haut niveau, le Letton pourrait bien écrire une belle page de son histoire dans l'octogone. Abdoul Abdouraguimov vs. Car à cette époque, Royce est aussi un petit branleur. Délaissant l'école malgré de bonnes aptitudes. Il sèche les cours et se fait prendre en pleine triche lors d'un exam. Obligé de changer d'établissement, il reste à Minneapolis et rejoint le lycée d'Hopkins, connu pour son usine à champions. C'est ici qu'il se signalera vraiment aux yeux de l'Amérique.
Il conduit son équipe à un bilan parfait de 31 victoires pour aucune défaite. Rivals.com fait de lui le deuxième meilleur ailier du pays dans sa catégorie. Son lycée, Hopkins, est même classé 10ème au ranking final de USA Today cette année-là (2009). Fort logiquement, l'enfant chéri du Minnesota décroche une bourse sportive pour jouer pour l'université de sa région, les Minnesota Gophers. Un vol de vêtements dans un magasin suivi d'un accrochage avec l'agent de sécurité, quelques mois avant le début de la saison, met la carrière du jeune espoir en suspens.
Petite connerie, grosse conséquence. Royce est suspendu. Le coach, Tubby Smith, l'autorise à prendre part aux entraînements mais, un mois plus tard, rebelote. White est accusé du vol d'un ordinateur sur le campus. Incriminé à tort selon lui, il s'estime traqué par la police et frôle la paranoïa. Une information publiée sur la toile avant même que le staff de l'équipe ne soit mis au courant. Ambiance.
Il pense même arrêter le basket et se terre dans un studio d'enregistrement où il se consacre à son autre passion : la musique. Une pièce sans fenêtre où Royce White se coupe du monde et se replonge dans son hobby délaissé. « C'était l'un des meilleurs moments de ma vie. Je me suis retrouvé dans quelque chose que j'adorais. Mes séances en studio me boostaient. Le natif du Minnesota est un touche à tout. Fan d'écriture, il rédige des poèmes, des scénarii et parle même d'un projet de documentaire sur sa propre histoire.
Enfermé dans une bulle, White passe des nuits blanches. Il y apprend le piano, seul. « Quand j'avais 18 ans, je ne pensais qu'au basket et aux filles. C'est le moment que choisit l'un des plus grands programmes de basket NCAA pour lui faire un appel du pied. L'immense Kentucky de John Calipari. « Pourquoi ? Parce que ma copine était enceinte et qu'on allait avoir le bébé en janvier ou février. Non, là encore, le futur joueur des Rockets détonne et choisit de se relancer dans une fac beaucoup moins huppée qui présente l'avantage d'être située à trois heures de Minneapolis : Iowa State.
White se crée une routine. Entraînements, repas à heure fixe, etc. Des détails pour beaucoup, mais un fonctionnement ultra-important pour les hyper-anxieux toujours à la recherche d'un cadre. Sur le terrain aussi, White se rassure. Deux ans après son départ du lycée, il joue enfin son premier match universitaire, contre Lehigh. 25 points - 11 rebonds. Propre. Le premier de ses 10 double-doubles de la saison. Il s'offrira même un triple-double contre Michigan. Battu par Kentucky (futur champion) lors du 2ème tour du tournoi final, White quitte la NCAA la tête haute, avec à l'esprit l'idée d'avoir sauvé sa carrière.
Quand il rejoint le gymnase d'Iowa State où l'attendent staff, amis et supporteurs, Royce White n'en mène pas large. Nous sommes à quelques instants du début de la draft et (évidemment) le joueur vedette des Cyclones n'a pas fait le déplacement jusque sur la Côte Est. Il est sagement resté en Iowa, espérant un choix dès le premier tour. Jonathan Hock est là avec sa caméra, il nous fait vivre ces coulisses extraordinaires. White est en stress. A deux doigts d'être pris de panique, il force un sourire et finit par saluer les dizaines de personnes qui ont pris place autour des tables pour suivre l'évènement sur l'écran géant.
Mais Royce White s'échappe vite et s'enferme à l'étage dans le bureau du staff, avec son entourage dont Fred Hoiberg, son coach. Au téléphone, son agent lui annonce que toutes les franchises sont en train de renoncer à le sélectionner. Un vrai crève-cœur quand on voit les joueurs déjà choisis. Toutes ? Sauf les Houston Rockets de Kevin McHale qui a le 16ème choix… Bingo ! Le futur rookie éclate alors en sanglots dans les bras de sa mère. Sentiment de fierté énorme surtout quand il se remémore les paroles de son docteur à 18 ans : « L'industrie du basket est de nature à détruire un individu comme toi ».
Quelques heures plus tard, il est 5h du matin.

Royce White lors d'un match avec Iowa State
Voici un tableau récapitulatif des statistiques de Royce White à Iowa State :
| Saison | Points | Rebonds | Passes | Lancers-francs |
|---|---|---|---|---|
| Iowa State | 13,4 | 9,3 | 5 | 49,8% |