Les Meilleurs Rebondeurs de l'Histoire de la NBA

La NBA a vu passer, au cours de son histoire, de nombreux joueurs très dominants dans la raquette. Depuis toujours, les playoffs ont sublimé les meilleurs basketteurs de l'histoire. Cet article explore l'univers des rebondeurs, ces joueurs essentiels dont la domination dans la raquette a marqué l'histoire du basket-ball.

Qu'est-ce qu'un Rebond au Basket ?

Non, un rebond n’est pas le fait qu’un joueur de basket enchaîne deux sauts consécutifs - ou plus - comme s’il était une balle rebondissante. Il s’agit en réalité d’une statistique prise en compte lorsqu’un joueur récupère la balle après un tir manqué.

Les rebonds se divisent en deux catégories :

  • Les rebonds offensifs sont les rebonds pris par l’équipe qui attaque après un tir manqué. Un rebond offensif offre ainsi une deuxième chance à cette équipe de scorer.
  • À l’inverse, les rebonds défensifs sont les rebonds pris par l’équipe qui défend après un tir manqué par l’adversaire.

En effet, si les rebonds sont comptabilisées par la NBA depuis 1949-1950, la séparation entre rebond offensif et rebond défensif n’est effective qu’à partir de 1973-1974.

Si on retrouve parmi les meilleurs rebondeurs de l’histoire des joueurs au-dessus des deux mètres, l’important ce n’est pas la taille, ou en tout cas ce n’est pas suffisant pour être un bon rebondeur. Il faut aussi un sens de l’anticipation, du placement, des qualités athlétiques… et bien penser à box out son adversaire.

Les Légendes du Rebond

Ce stéréotype se retrouve parfaitement dans le top 10 des meilleurs rebondeurs de l'histoire de la NBA, constitué exclusivement d'intérieurs qui dominaient la raquette.

Les boss du rebonds sont Wilt Chamberlain (meilleur joueur en carrière avec 23924 prises) et Bill Russell (second, 21620 rebonds). Il faut noter pour les fanatiques de statistiques que pour ces mastodontes des raquettes, la distinction entre rebond offensif et rebond défensif n’était pas prise en compte à leur époque.

Wilt Chamberlain

Grâce à une carrière légèrement plus longue que Bill Russell (14 saisons contre 13) et à une plus grande production, Wilt Chamberlain trône tout en haut du classement des meilleurs rebondeur de l'histoire de la NBA. En carrière, Wilt Chamberlain tourne à un peu moins de 23 rebonds par match. Onze fois meilleur rebondeur de la ligue, il a dépassé la barre des 27 rebonds par match à deux reprises : des moyennes qui ne seront probablement jamais revues en NBA.

Lors des playoffs de la saison 1961-1962, le pivot a notamment réalisé la performance la plus exceptionnelle de sa carrière, rendant 56 points et 35 rebonds dans le Game 5 du premier tour de la « postseason » entre les Warriors de Philadelphie et les Syracuse Nationals.

Bill Russell

Bill Russell est l'un des deux grands maîtres du rebond en NBA, et est d'ailleurs l'un des deux seuls à dépasser les 20 000 prises en carrière (21 620 en carrière). Si sa carrière avait été légèrement plus longue, il trônerait peut-être tout en haut de ce classement. Quatre fois meilleur rebondeur de la ligue, il a, en moyenne, pris 22,5 rebonds par match au cours de ses treize ans de carrière. Durant dix d'entre elles, il tournait au moins à 21 rebonds par match, avec un pic à 24,7 en 1963-1964.

Kareem Abdul-Jabbar

Comment parler de NBA et de records sans évoquer le nom de Kareem Abdul-Jabbar ? Pendant vingt ans, le pivot a martyrisé ses adversaires dans la raquette, lui qui savait presque tout faire dans cette partie du terrain. La domination de Kareem Abdul-Jabbar va au-delà du rebond, où il n'a décroché qu'un titre de meilleur rebondeur de la ligue - en 1975-1976. Le sextuple MVP a également trôné dans deux autres catégories statistiques, les points et les contres.

Elvin Hayes

Plus l'on monte dans ce classement, plus on recule dans le temps. La preuve avec Elvin Hayes, premier choix de la Draft 1968 qui a marqué les années 70. Sans être le plus grand (2,06 m), Elvin Hayes avait un sens du placement qui lui permettait de récupérer de très nombreux ballons. 1978 NBA champion Elvin Hayes defined the power forward position with his unique combination of strength and agility. The Hall of Famer totaled more than 27,000 points and 16,000 rebounds in his 16 year career.

Moses Malone

Pivot de la fin des années 70 à la fin des années 80, Moses Malone est assurément l'un des pivots les plus dominants de son époque. Le rebond était une de ses qualités premières, lui qui a été meilleur rebondeur de la NBA six fois. RIP Moses Malone aka The Chairman of the Boards.

Tim Duncan

Tim Duncan est l'un des intérieurs les plus dominants de ces vingt-cinq dernières années en NBA. Joueur complet qui n'avait presque aucun défaut, le rebond faisait évidemment partie de sa panoplie. En dix-neuf ans de carrière, il en totalise 15 091. Légende des San Antonio Spurs, Tim Duncan fait partie de la génération dorée de la franchise, aux côtés de Tony Parker et Manu Ginobili. Il était le fer de lance de ce Big Three, qui a apporté cinq titres à la franchise, lui qui a été deux fois MVP de la NBA (2002 et 2003).

Karl Malone

S'il était surtout pour sa capacité à inscrire des points, Karl Malone était également un excellent rebondeur. Parmi les intérieurs les plus dominants des années 90, sa relative petite taille (2,06 m) ne l'a pas empêché de dominer les raquettes à une période où les grands pivots faisaient légion. Son talent lui a permis d'être MVP de la NBA à deux reprises (1997 et 1999), mais aussi de faire partie de la Dream Team de 1992.

Robert Parish

Pivot dominant tout au long des années 80, Robert Parish avait fait du rebond l'une de ses spécialités. Légende des Boston Celtics, Robert Parish a aidé la franchise du Massachussetts à remporter quatre titres NBA, dans une équipe où figurait notamment Larry Bird.

Kevin Garnett

Légende des Minnesota Timberwolves et des Boston Celtics, Kevin Garnett a nettoyé les raquettes pendant plus de vingt ans. All-Star à quinze reprises, Kevin Garnett a également remporté deux trophées individuels : le MVP en 2004 et celui de meilleur défenseur de l'année en 2008.

Dwight Howard

Monstre de puissance et d'athlétisme, Dwight Howard est un des pivots les plus dominants du XXIe siècle en NBA. Les performances du n°1 de la Draft 2004 sont d'autant plus impressionnantes car il a évolué à une période où la NBA a peu a peu délaissé le jeu intérieur pour favoriser le tir extérieur.

LeBron James et les Records

LeBron James est devenu jeudi 25 mai le meilleur marqueur de l’histoire en playoffs NBA. La superstar de Cleveland, 32 ans, a surpassé le record du légendaire Michael Jordan (5 987 points) lors du troisième quart-temps du cinquième match de la finale de la conférence Est contre Boston.

LeBron James a franchi, dans la nuit de mardi à mercredi contre les Pélicans de la Nouvelle Orléans, le cap des 50.000 points en NBA, saison régulière et playoffs confondus. Un accomplissement inédit. À 40 ans, «le Roi», comme il est surnommé, n’en est pas à son coup d’essai quant à ce qui est de battre des records.

L’ailier star des Lakers de Los Angeles LeBron James a, en effet, dépassé Kareem Abdul-Jabbar au classement des meilleurs marqueurs NBA, saison régulière et playoffs inclus. Ses 26 unités lui permettent toute fois de battre le record avec désormais 44 157 points inscrits en carrière.

Déjà détenteur du record de points inscrits durant la « postseason », le quadruple champion NBA aura besoin, à son rythme actuel, de 14 matchs pour prendre la deuxième place de Karl Malone (36 928) au classement de la saison régulière, et d’encore 64 matchs pour se hisser sur la première manche, devant Kareem Abdul-Jabbar (38 387).

Dans le Panthéon des meilleurs marqueurs NBA, Kobe Bryant et Michael Jordan occupent la 4e et la 5e place.

Top 10 des dunks de LeBron James pour la saison NBA 2024-25 !

Performances Historiques en Playoffs

Les playoffs révèlent souvent le meilleur des stars NBA. Quand toute une équipe se transcende, les résultats peuvent devenir historiques.

Elgin Baylor : 61 points et 22 rebonds

C'est le cas du regretté Elgin Baylor, détenteur du record de points marqués dans un match d'une finale NBA. Opposé aux Celtics de Bill Russell ce 14 avril 1962, l'ailier va ainsi compiler 61 points (à 22/46 au tir) et 22 rebonds (en 48 minutes de jeu) pour permettre aux Californiens de l'emporter 126 à 121 et de mener 3-2 dans la série. Malgré une finale à plus de 40 points de moyenne, Elgin Baylor n'empêchera pas les Celtics de s'imposer lors des Game 6 et 7 pour rafler un nouveau titre. Un choc pour Elgin Baylor qui a disputé huit finales NBA sans en remporter la moindre.

Walt Frazier : Le don de soi

Avant de devenir un as du costume bariolé, Walt Frazier a incarné le don de soi à la new-yorkaise, celui qui a délivré toute une ville un soir de Game 7. C'était lors de la finale NBA de 1970 opposant les Knicks aux Lakers de Jerry West, Elgin Baylor et Wilt Chamberlain. Alors que les Californiens arrivaient à l'autre bout du continent le moral gonflé à bloc, les Knicks avaient besoin d'une performance extraordinaire ce soir-là pour décrocher le premier titre de l'histoire de la franchise. Ce dernier a notamment pris le meilleur sur Jerry West qui a vécu un cauchemar ce soir-là (26 points à 8/24 au tir, 0 passe décisive) et n'a pas hésité à aller se frotter aux grandes cannes de Wilt « The Stilt » par séquences.

Magic Johnson : 42 points, 15 rebonds et 7 passes décisives

Sur cet aspect, la performance réalisée par le rookie Magic Johnson à l'occasion de sa première finale NBA, en 1980, aura marqué l'histoire à tout jamais. Meneur de grande taille, le chef d'orchestre des Lakers se retrouve à devoir remplacer Kareem Abdul-Jabbar dans le Game 6 face aux Sixers, le pivot californien s'étant blessé à la cheville lors du match précédent. À 20 ans, « Magic » va alors se muer en homme à tout faire pour cumuler 42 points, 15 rebonds et 7 passes décisives, faire imploser les Sixers à domicile (123-107), offrir sur un plateau un titre de plus aux Lakers et décrocher le trophée de MVP des finales.

Michael Jordan : Le jour où Dieu s'est déguisé en Michael Jordan

Peut-être la performance la plus impressionnante de l'histoire : le jour où Dieu s'est déguisé en Michael Jordan, comme le déclarera Larry Bird après ce Game 2 du premier tour des playoffs 1986. Ce soir là, Michael Jordan a gagné ses galons de superstar, délivrant un modèle de jeu en isolation, terminant selon les besoins à mi-distance, avec la planche ou au forceps près du cercle. L'impression de voir une machine inarrêtable répéter ses gammes, possession après possession, sidérant un peu plus le Garden à chaque fois.

Hakeem Olajuwon : Une performance de rêve

Dans le classement des performances historiques en playoffs au cours d'une défaite, Hakeem Olajuwon tient lui aussi une belle place dans l'histoire. Pris à deux, à trois, et même à quatre sur certaines séquences, le pivot des Rockets a tout simplement été inarrêtable, à 19/33 au tir, 11/13 aux lancers-francs, 11 rebonds offensifs et 6 contres ! En double prolongation, les Sonics arracheront tout de même la victoire, plaçant la performance de rêve d'Hakeem « The Dream » au rang des plus prestigieux losers magnifiques de l'histoire.

Allen Iverson : 48 points, 5 rebonds, 6 passes décisives, 5 interceptions

C'est l'histoire de David contre deux Goliaths, l'histoire d'une dynastie à laquelle un lutin de génie a voulu se frotter. Machine à scorer, Allen Iverson est déjà un monstre à cette époque, et le Game 1 de la finale ne va faire que confirmer ce constat. En mission dans sa tunique noire, « The Answer » va trouver la réponse à tous les pièges tendus par la bande de Phil Jackson, alignant 48 points, 5 rebonds, 6 passes décisives, 5 interceptions pour permettre à Philly d'arracher la victoire en prolongation (101-107). C'était il y a 18 ans, presque jour pour jour.

Tim Duncan : Face aux Nets du trio Kidd-Jefferson-Martin

Au sein de l'éclaboussante génération de stars du début des années 2000, Tim Duncan se démarque par son style. Face aux Nets du trio Kidd-Jefferson-Martin, Tim Duncan fait tout pour aider son équipe à décrocher ce Game 6 et boucler la série.

LeBron James : 22 ans et 152 jours

À 22 ans et 152 jours, le King va produire le premier grand match de sa carrière, l’acte fondateur de sa légende. L’épluchage de sa performance laisse rêveur. Le contexte d’abord : un Game 5 de finale de conférence. L’adversaire ensuite : les Pistons, champions 2004, puis finalistes 2005. Le lieu évidemment : le mythique Palace d’Auburn Hills. Les chiffres, pourtant épais, ne traduisent pas l’impression visuelle laissée par le jeune ailier des Cavs. Les Pistons, réputés pour leur défense, ont été impuissants face à un talent aussi prodigieux. Au micro, Steve Kerr parle d'une performance “Jordanesque”.

Kevin Durant : 49 points à 16/23 au tir, 17 rebonds et 10 passes décisives

Les Nets ont été secoués depuis le début de la série face aux Bucks, accusant les forfaits sur blessure de James Harden puis Kyrie Irving et restant sur deux revers avant d'aborder ce Game 5 décisif. Kevin Durant savait qu'il allait devoir endosser le costume de sauveur, et c'est exactement ce qu'il a fait. Auteur de 49 points à 16/23 au tir, 17 rebonds et 10 passes décisives pour une évaluation de 68, KD a démontré qu'il avait sa place dans la discussion pour le meilleur joueur de sa génération. Une chose est sûre, c'est le meilleur attaquant de ce début de siècle.

Shai Gilgeous-Alexander : 638 points

Il faudra attendre un titre pour couronner définitivement SGA nouveau roi de la NBA, mais on peut déjà souligner la campagne historique de Playoffs qu’il vient de produire. Avant même le dernier match (ou les deux derniers si les Pacers arrachent un match 7), Shai est d’ores et déjà le meneur avec le plus de points inscrits sur une campagne de Playoffs. Avec 638...

Classement des Meilleurs Rebondeurs NBA (Saison 2025-2026)

Vous trouverez sur cette page le classement des 50 meilleurs joueurs de NBA dans la catégorie "Rebonds" pour la saison NBA 2025-2026.

# Joueur Equipe Rebonds
1 Nikola Jokic DEN 12.5
2 Karl-Anthony Towns NY 11.9
3 Donovan Clingan POR 11.5
4 Rudy Gobert MIN 11.5
5 Victor Wembanyama SA 11.2
6 Jalen Duren DET 10.8
7 Jalen Johnson ATL 10.5
8 Bam Adebayo MIA 9.8
9 Kel'el Ware MIA 9.4
10 Alperen Sengun HOU 9.1

Wilt Chamberlain et Bill Russell, deux légendes du rebond.

Le Titre de Meilleur Rebondeur

Le titre de meilleur rebondeur de la NBA est attribué au joueur ayant la moyenne de rebonds la plus élevée durant la saison. Il fut créé lors de la saison 1950-1951, lorsque les rebonds furent comptabilisés pour la première fois. Avant la saison 1973-1974, il n'y avait pas de distinction entre les rebonds offensifs et défensifs. Wilt Chamberlain possède le record de rebonds pris (2 149), ainsi que le record de moyenne de rebonds (27,2) en une saison. Il est aussi le joueur ayant remporté le plus grand nombre de titres de meilleur rebondeur (11).

tags: #nba #meilleur #rebondeur