Bienvenue dans le Texas Cowboy ! Et plus précisément à proximité de Fort Alamo, pour rencontrer les San Antonio Spurs, une franchise NBA (National Basketball Association) qui résonne forcément dans le cœur des Français grâce à un certain Tony Parker. Le basketteur, pas le rappeur.
Avant que Tony P ne vienne cimenter la relation entre la France et les San Antonio Spurs, la franchise texane dispose déjà d’une longue histoire. Certes, peu couronnée de succès en dehors de 1999, mais qui remonte jusqu’en 1967, année de fondation des Dallas Chaparrals lors de la saison inaugurale de la ABA, ligue concurrente de la NBA.
Pas grand-chose à signaler sur cette période, si ce n’est que devant le peu d’intérêt suscité à Dallas, la franchise bascule en mode Texas - sans plus de succès - pour une saison avant de déménager à San Antonio pour devenir les Gunslingers - bandits armés. Un nom jamais porté officiellement puisqu’avant le premier match de la saison 1973-74, il est changé pour Spurs. Ils débarquent en NBA en 1976, lors de la fusion des deux ligues. Ils sont d’ailleurs avec les Nuggets, les Nets et les Pacers les quatre seules équipes ABA qui demeurent encore aujourd’hui en NBA.
En 1973, alors que la franchise de basketball professionnelle quitte Dallas pour s’installer à San Antonio, une question se pose : comment nommer cette nouvelle équipe ? À l’origine, l’équipe évoluait sous le nom de Dallas Chaparrals dans l’ABA (American Basketball Association). Le déménagement à San Antonio s’accompagne d’une volonté claire : repartir sur des bases locales.
Un concours baptisé “Name That Team” est organisé par la presse pour solliciter l’avis des supporters. Plus de 5 000 propositions sont reçues. Le mot fait référence aux éperons que portent les cow-boys sur leurs bottes, élément typique de l’imaginaire texan. Il incarne à la fois l’histoire de la région, un certain esprit d’indépendance, et une dynamique sportive.
Le nom “Spurs” offre une opportunité graphique forte : l’éperon devient un élément central du logo. Dès 1976, la franchise intègre l’éperon stylisé à la place du “U” dans le mot “SPURS”. Entre 1989 et 2002, la franchise tente une variation avec des teintes plus vives - les “Fiesta colors” - sans jamais abandonner l’éperon. Depuis 2002, un retour à une palette plus sobre s’est imposé, avec une modernisation progressive du design.
Contrairement à de nombreuses franchises qui ont multiplié les refontes ou expérimentations graphiques, San Antonio a misé sur la constance. Le logo a évolué sans rupture, conservant toujours son idée fondatrice. Une approche qui conforte la perception d’un club stable, rigoureux et fidèle à son territoire. Il est traditionnellement noir avec des inscriptions blanches et argentées. Le mot « SPURS » est inscrit en lettres majuscules sur la poitrine, avec l’éperon emblématique intégré à la place du « U », élément graphique devenu indissociable de l’identité de la franchise.
Liserés blancs ou argentés bordent souvent le col et les manches, renforçant l’aspect épuré du design.
Lors de la fin des Sixties et le début des eighties, le franchise player se nomme George Gervin et il terrorise les défenses adverses avec son finger roll.
Mais en 1987, les San Antonio Spurs mettent la main sur David Robinson lors de la Draft. Qu’importe qu’il faille attendre deux saisons pour qu’il termine son cursus au sein de la Navy pour rejoindre la franchise. David Robinson change le destin des San Antonio Spurs. Petit à petit, les Spurs deviennent des contenders dans la Conférence Ouest en entourant l’Amiral de joueurs comme Sean Elliott, Vinny Del Negro ou encore Avery Johnson. Et Dennis Rodman, même si le caractère de l’ailier fort ne colle pas avec celui de Robinson.
Malgré cela, les San Antonio Spurs n’arrivent pas à atteindre les Finales NBA. Pire, lorsque David Robinson se blesse lors de la saison 1996-97, l’équipe s’écroule.
On décide alors de ranger les lassos et les pétoires pour faire place à l’artillerie lourde : un bon gros tank des familles afin de perdre un maximum de matchs et ainsi maximiser les chances lors de la Draft suivante. Le plan se déroule sans accroc et dès la saison suivante les San Antonio Spurs reviennent sur le devant de la scène.
Autre changement majeur chez les Spurs, Gregg Popovich commence son mandat sur le banc de l’équipe. Alors General Manager des Spurs, Popovich s’est lui-même désigné coach à la place de Bob Hill. Les Twin Towers David Robinson - Tim Duncan sont flippantes pour le reste de la NBA, même si les Finales NBA sont une fois de plus absentes.
Ce n’est que partie remise lors de la saison 1998-99 - marquée par le lock-out - puisque les Spurs atteignent cette dernière marche. Mieux, ils remportent leur premier titre NBA face aux New York Knicks.
L'ÂGE D'OR DES SAN ANTONIO SPURS - PARTIE 1 : L'AMIRAL À BORD - LNS #47
L'Ère de Dominance des Spurs (1999-2014)
Ou pas, car ce titre de champion est d’abord sans lendemain. Il faut attendre 2003 pour revoir les San Antonio Spurs redevenir les patrons de la NBA. Avec dans leur rang un petit Français nommé Tony Parker qui s’est imposé comme titulaire à la mène et un feu follet argentin qui dynamite les second units adverses, monsieur Manu Ginobili. Bien sûr, les Bruce Bowen et Stephen Jackson apportent aussi leur contribution.
S’ils ne parviennent jamais à réaliser le back-to-back, les Spurs de Gregg Popovich sont toujours une référence. La recette est simple sur le papier : une équipe solide, des role players capables d’élever leur niveau de jeu et surtout un trio de stars - pas forcément les plus hype ou les plus flashy. L’accent est mis sur la défense et le jeu collectif, et cela porte ses fruits de nouveau en 2005 et 2007 - avec Tony Parker MVP des Finales en 2007.
Trois titres en cinq ans, la trace laissée par Tim Duncan, Tony Parker, Manu Ginobili et Gregg Popovich est conséquente. Mais la dynamique s’essouffle un peu avec la fin des années 2000. Le noyau dur des San Antonio Spurs est vieillissant et on se dit que l’équipe arrive à la fin de son cycle. L’ensemble reste solide et cohérent, mais d’autres franchises semblent mieux armées pour aller chercher le titre.
D’ailleurs il faut attendre 2013 pour retrouver les Spurs en Finales NBA. Une confrontation perdue face au Miami Heat. Ce nouvel élan vient en partie d’un jeune homme récupéré via un trade lors de la Draft 2011, un certain Kawhi Leonard (récupéré contre George Hill, envoyé aux Indiana Pacers).
Une évolution qui permet à San Antonio de s’offrir une revanche face au Heat de LeBron James en 2014. Et là, c’est la totale, la quintessence du basket collectif, le sommet de l’œuvre de Gregg Popovich.
Malheureusement, l’histoire d’amour entre Kawhi et les Spurs ne dure pas. Alors qu’il était appelé - avec LaMarcus Aldridge arrivé à l’été 2015 - à prendre le leadership pour assurer le succès des Spurs après la fin du Big Three Duncan (retraite en 2016) - Ginobili (retraite en 2018) - Parker (départ aux Hornets en 2018), des blessures ternissent sa relation avec le staff de San Antonio qui n’a d’autre choix que de l’échanger aux Raptors contre DeMar DeRozan en 2018.
D’un coup lors de l’été 2018, les San Antonio Spurs perdent donc leur passé (Ginobili et Parker) ainsi que leur présent/futur (Kawhi Leonard). Il faut donc passer en mode reconstruction à San Antonio.
DeJounte Murray (parti aux Hawks), Derrick White (aux Celtics), Keldon Johnson (toujours aux Spurs), Devin Vassell (idem) et Jeremy Sochan (idem) sont les choix de Draft les plus marquants à partir de 2016 pour poser les nouvelles bases de la franchise. Mais Gregg Popovich a un plan.
Il sait qu’en 2023, l’opportunité de faire venir un nouvel intérieur capable de changer le visage des Spurs se présente. Le premier pick prévu à la Draft est le Français Victor Wembanyama. Pour avoir un maximum de chance de mettre la main dessus, les Spurs laissent filer la saison 2022-23 (seulement 22 victoires pour 60 défaites). Ils héritent du premier choix et sélectionnent donc Wemby.
L’impact sportif n’est pas immédiat (toujours 22 victoires en 2023-24) car Victor Wembanyama est protégé et limité dans son temps de jeu, mais la hype revient à San Antonio. Le futur de San Antonio passe désormais par le Français. Mais surtout, il va s’écrire sans Gregg Popovich.
Vieillissant, fatigué et affaibli, le symbole des Spurs depuis plusieurs décennies a décidé de prendre une retraite bien mérité au printemps 2025. Pop’ avait déjà cédé sa place sur le banc depuis plusieurs mois, hospitalisé.
Pour un bon nombre de fans de basketball français, les San Antonio Spurs représentent une franchise iconique de l’histoire de la NBA, en partie du à l’incroyable carrière que Tony Parker a réalisé au sein de la franchise Texane.

Les Titres NBA des San Antonio Spurs
Les San Antonio Spurs ont remporté cinq titres NBA au cours de leur histoire. Leur premier sacre date de 1999, sous la direction de Gregg Popovich et avec Tim Duncan en figure centrale. Ils récidivent en 2003, puis en 2005 et 2007, consolidant une dynastie basée sur la régularité, la défense et un jeu collectif précis. Leur cinquième titre, acquis en 2014 face au Miami Heat de LeBron James, est souvent considéré comme l’un des exemples les plus aboutis de basket collectif moderne.

La Contribution Française aux Spurs
Les San Antonio Spurs, une franchise emblématique de la NBA, ont une longue et riche histoire avec les joueurs français. Des légendes comme Tony Parker aux espoirs actuels comme Victor Wembanyama, les Français ont laissé une marque indélébile sur l'équipe texane. Cet article explore cette relation spéciale et met en lumière les contributions des joueurs français aux Spurs.
Les Joueurs Français Emblématiques
- Tony Parker: Sans doute le plus emblématique des joueurs français aux Spurs. Il joue pour l’équipe de 2001 à 2018, remportant quatre titres NBA (2003, 2005, 2007, 2014) et le titre de MVP des Finales en 2007. Il a marqué l’histoire de la franchise et du basket français.
- Boris Diaw: Arrivé en 2012, il a joué un rôle important dans l’équipe championne de 2014 aux côtés de Tony Parker.
- Nando de Colo: Sélectionné par San Antonio en 2009, il a rejoint l’équipe en 2012 et y est resté jusqu’en 2014.
- Victor Wembanyama: Drafté en première position en 2023, il représente un immense espoir pour le basket français.
- Sidy Cissoko: Drafté en 44e position en 2023, il l’équipe en même temps de Wemby.
Bruce Bowen et Dominique Wilkins sont 2 joueurs ayant un lien avec la France. Comme évoqué plus haut, Wilkins est né à Paris. Bruce Bowen a commencé sa carrière professionnelle en France avec Le Havre en 1993-94 puis à Evreux la saison d’après. Après une saison aux USA en CBA il revient en France pour une saison à Besançon. Depuis Bowen parle un petit peu français et à son arrivé dans le Texas. Cela lui à permis de vite se rapprocher de Tony Parker.
Tableau des titres NBA des San Antonio Spurs:
| Année | Adversaire en finale | Résultat |
|---|---|---|
| 1999 | New York Knicks | 4-1 |
| 2003 | New Jersey Nets | 4-2 |
| 2005 | Detroit Pistons | 4-3 |
| 2007 | Cleveland Cavaliers | 4-0 |
| 2014 | Miami Heat | 4-1 |

Les Spurs et Paris : Une Affaire d'Amour
Avant de venir cette année à Paris, les Spurs sont déjà venus une première fois le 8 octobre 2003. Après avoir été champion NBA, Tony Parker et sa bande viennent jouer un match de présaison face aux Grizzlies à Paris bien accompagnés du trophée Larry O’Brien. En 2006, ils reviennent pour le NBA Europe Live Tour.
Le NBA Europe Live tour était une collaboration entre la NBA et l’Euroligue 11 matchs avaient eu lieu entre la France, la Russie, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne. 4 équipes NBA avec San Antonio en France, les 76ers en Espagne et en Allemagne, les Clippers à Moscou et les Suns en Italie et en Allemagne.
Revenons en Janvier 2025, les 23 et 25 janvier. San Antonio va jouer son 4eme et 5eme match en France face aux Pacers à l’Accor Arena. A cette occasion Paris va vivre au rythme de la NBA et de nombreuses activités seront à retrouver un peu partout dans la capitale.
