L’histoire de Kobe Bryant est celle d’une ascension fulgurante et d’une légende forgée sur les parquets de la NBA. Fils de basketteur, il devient très tôt la star de son lycée et s'inscrit à la draft (marché aux joueurs) NBA de 1996, sans même être passé par une université.
Les Hornets de Charlotte le sélectionnent, mais le sportif fait clairement savoir qu'il ne jouera que pour les Los Angeles Lakers. Si jeune et déjà ambitieux... Cette détermination précoce allait marquer le début d'une carrière exceptionnelle.

Les débuts et l'ascension vers les sommets
1996 - L'arrivée en NBA
Kobe Bryant n’a même pas 18 ans quand il participe à la Draft en 1996. Il est sélectionné en 13e position par… les Charlotte Hornets. Ses droits avaient toutefois déjà été transférés aux Lakers de Los Angeles, l’équipe de ses rêves, qui venaient de faire l’acquisition d’un nouveau joueur en provenance du Magic d’Orlando en la personne de Shaquille O’Neal.
1997 - La star du Slam Dunk Contest
Kobe gagne le concours de dunk du All-Star Game 1997. Kobe Bryant, qui n’est encore qu’un rookie (première saison en NBA), remporte son tout premier trophée en NBA lors du All-Star Game 1997 à l’issue du Slam Dunk Contest. Son dunk, en passant la balle entre les jambes, reçoit l’ovation du public. Son ascension est irrésistible et en 2000, il remporte son premier championnat. Les Lakers conserveront leur titre les deux saisons suivantes. Kobe est alors au sommet.
1998 - Le passage de témoin face à Michael Jordan
Kobe Bryant est sélectionné au All-Star Game lors de sa deuxième saison NBA. L’événement se tient dans l’antre du Madison Square Garden de New-York et devient vite le match du passage de témoin entre le diamant brut des Lakers et le meilleur joueur de tous les temps, Michael Jordan, qui effectue alors sa dernière saison avec les Bulls de Chicago.
2002 - MVP du All-Star Game à Philadelphie
Double champion NBA avec les Lakers, Kobe Bryant réalise un match époustouflant lors du All-Star Game 2002 en inscrivant 31 points en plus de ses cinq rebonds et cinq passes décisives. Une performance qui lui vaut d’être désigné MVP de la rencontre. Mais lors de la remise de son trophée, il sera copieusement hué par le public de Philadelphie, la ville où il a pourtant fait son lycée. La raison ? Son équipe avait notamment éliminé les Sixers en 2001 lors des NBA Finals.
2003 - Record à 3 points
Kobe Bryant prend feu derrière la ligne des trois points face aux Seattle Supersonics et inscrit un nombre record (qui tient toujours aujourd’hui et qu’il partage avec Donyell Marshall) de 12 paniers longue distance, dont neuf à la suite (aussi un record NBA). Il termine la rencontre avec 45 points, et la victoire (119-98).
2005 - Plus fort que Dallas
Passablement énervé alors que son équipe n'a inscrit que 74 points le match précédent, Kobe Bryant prend les choses en mains face aux Dallas Mavericks et marque 62 points en trois quart temps seulement, soit plus que le total de l’équipe adverse (61 points). Les Lakers étant largement en tête, il ne jouera plus une minute dans ce match.
2006 - Performance d'anthologie
Un peu plus d’un mois après la rencontre face à Dallas, Kobe Bryant se transforme en extra-terrestre venu d’une autre galaxie en enfonçant 81 points dans les gencives des Raptors de Toronto (et cela avec plus de 60% de réussite aux tirs s’il vous plaît). Une performance thermonucléaire qui lui permet d’être l’auteur de la 2e meilleure performance à la marque après les intouchables 100 points de Wilt Chamberlain en 1962.
2007 - La machine à scorer
Qui peut arrêter Kobe ? Cette année-là, l’arrière des Lakers enchaîne quatre matchs consécutifs avec 50 points ou plus. Oui, oui. Vous avez bien entendu : 65 points face à Portland, puis 50 face à Minnesota, 60 face à Memphis et 50 face aux Hornets. Rideau.
2008 - MVP de la ligue... enfin !
Cela reste une anomalie dans sa carrière. Et une injustice énorme. Mais l’année 2008 est la seule fois où Kobe Bryant remporta le trophée de MVP de la NBA à l’issue de la saison régulière. Stratosphérique les deux saisons précédentes, les performances médiocres de son équipe - éliminée à deux reprises au 1er tour des playoffs - ne sont pas étrangères à cette erreur de l’histoire de la NBA.
2009 - Un club très fermé
Lors du premier match des Finals NBA face au Magic d’Orlando, Kobe Bryant se démultiplie et termine le match avec une ligne de stats époustouflante : 40 points, huit rebonds, huit passes décisives, ainsi qu’une interception et deux contres. Une performance qui lui permet alors de rejoindre Michael Jordan, Jerry West et Shaquille O’Neal comme les seuls auteurs d’un match 40/8/8 lors des NBA Finals. Un club plutôt fermé.
2010 - Meilleur marqueur de l'histoire des Lakers
Kobe Bryant devient le meilleur marqueur de l’histoire des Lakers après un dunk qui lui permet de passer devant le légendaire Jerry West (le joueur qui sert de logo à la NBA). Un moment spécial dans la carrière de joueur.
2010 - Le 5e sacre
Kobe Bryant remporte son 5e titre après une bataille épique lors des NBA Finals face aux Celtics de Boston. C’est un titre de plus que Shaquille O’Neal, et un de moins que Michael Jordan.
2014 - Kobe Bryant dépasse Jordan
C’est sur deux lancers francs que Kobe Bryant finira par dépasser Michael Jordan sur la liste des meilleurs marqueurs de l’histoire de la NBA.

Les moments difficiles et la rédemption
Kobe est alors au sommet, mais sa carrière connaît des tourments. Le basketteur admet l’existence des rapports sexuels, mais conteste le viol. Les poursuites pénales sont abandonnées en septembre 2004 mais il perd certains sponsors comme Nutella.
Son déclin est aussi sportif : une guerre d’ego pousse les dirigeants des Lakers à se séparer de Shaquille O’Neal, l’autre star de l’équipe. S’ensuivent quatre ans de vaches maigres, au bout desquels Kobe se décide à jouer plus collectif et à soigner son image. Peu à peu, la franchise californienne remonte la pente.
Les dunks emblématiques de Kobe Bryant
Kobe Bryant a marqué son sport pour l’éternité et inspiré des générations d’athlètes. 5 fois champion de la NBA avec les Los Angeles Lakers, élu meilleur joueur des finales NBA en 2009 et 2010 et 4ème meilleur marqueur de l’histoire de la NBA avec 33.643 points marqués, Kobe Bryant était un sportif hors norme. Et pour se le rappeler, voici un petit florilège de ses plus beaux dunks.
Kobe Bryant face aux Magic (2002)
Kobe a longtemps été considéré comme un joueur individualiste, incapable de faire gagner le titre NBA aux Lakers sans son partenaire Shaquille O’Neal. Black Mamba, comme il était surnommé, était aussi un compétiteur terrible qui ne supportait pas qu’un adversaire puisse être meilleur que lui. Tracy McGrady, des Magic d’Orlando, a réveillé la bête. La réponse est à l’image de Kobe, impitoyable.
Kobe Bryant face aux Knicks (2003)
Durant la saison 2002-2003, Kobe est dans la forme de sa vie et dispute l’une des meilleures saisons de sa carrière. La star Shaquille O’Neal se blesse souvent et c’est le moment où Kobe Bryant se décide à bâtir son empire chez les Lakers. Ce dunk face aux Knicks de New York est surpuissant.
Kobe Bryant face aux Suns (2005)
Les adversaires ont souvent subi Kobe Bryant. Patron incontesté des Lakers en 2005, Kobe Bryant lâche un dunk monstrueux face aux Suns de Phoenix et en profite pour marcher sur leur meneur phare Steve Nash. Une certaine manière de marquer son territoire.
Kobe Bryant face aux Hornets (2008)
Kobe Bryant a toujours été un showman phénoménal. Et ce talent ne s’exprimait pas seulement par des spots publicitaires légendaires mais aussi sur le terrain. Ici face aux Hornets de Charlotte, Kobe est seul au monde et offre aux 18000 spectateurs du Staples Center un dunk inoubliable.
Kobe Bryant face aux Clippers (2013)
En 2013, les Lakers n’est plus la franchise qu’elle était autrefois et le règne de Kobe sur la NBA commence à légèrement faiblir. Les prétendants au titre de roi du championnat se pressent mais Black Mamba veille au grain. Ici, Blake Griffin des Clippers de Los Angeles montre des muscles mais le patron des Lakers répond et de la plus belle des façons.
Bonus : Kobe Bryant face aux Jazz (2016)
Le 13 avril 2016, Kobe Bryant dispute le dernier match de sa carrière face aux Jazz de Utah. Tous les amis et fans du champion se sont réunis au Staples Center et Bryant explose son record de la saison avec près de 60 points marqués dans le match. Une pure masterclass. Ce ne sont pas les adieux de Kobe au basket, mais l'incroyable héritage qu'il lui laisse.
Le 7 mai 2008, Kobe est enfin élu meilleur joueur de NBA. Le temps de goûter à son immense notoriété internationale lors des Jeux de Pékin, que les Etats-Unis remportent, et il glane un 4e titre NBA en 2009.

Une sneaker hommage : La Kobe Bryant x Nike Dunk Low Draft Day
À l’été 2026, Nike s’apprête à dévoiler une paire qui promet de devenir l’un des moments forts de l’année sneaker : la Kobe Bryant x Nike Dunk Low Draft Day. Cette Dunk Low célèbre le début d’un parcours, l’anticipation d’une carrière légendaire, et l’histoire d’un joueur dont le nom restera gravé à jamais dans l’ADN de Nike. Kobe Bryant, depuis ses débuts jusqu’à sa retraite, a marqué le basketball et la culture sneaker de façon indélébile, et cette édition “Draft Day” raconte visuellement ce moment charnière où tout a commencé.
La Dunk Low, silhouette née dans les années 80 et initialement pensée pour le basketball universitaire, s’est transformée au fil des décennies en véritable icône lifestyle. Associer cette silhouette à Kobe Bryant pour une édition qui rend hommage à sa draft, au moment où il a été choisi par les Hornets, était une évidence narrative : une paire qui capture l’idée de début, de potentiel brut, et de destin à écrire.
Kobe Bryant a été drafté par les Hornets en 1996, mais échangé immédiatement aux Lakers, pour qui il a joué toute sa carrière NBA. La Kobe Bryant x Nike Dunk Low Draft Day célèbre cette draft éclair, avec une palette qui fait immédiatement écho à l’univers des Charlotte Hornets. La base de la sneaker est construite en cuir blanc, visible sur la toebox perforée, les panneaux latéraux et le col de cheville. Les passages de lacets et les garde-boues se parent de cuir violet, avec un effet peau de serpent, en référence à la Mamba Mentality. Pour compléter la panoplie des Hornets, on retrouve des touches turquoise sur les Swoosh et les lacets ronds. Les Swoosh portent également un effet peau de serpent, et sont légèrement vieillis, pour donner à la sneaker un aspect vintage. La paire repose sur une semelle intermédiaire immaculée, ainsi que sur une semelle extérieure violette, légèrement translucide et embellie par le logo de Kobe.
Ce qui distingue véritablement la Nike Dunk Low “Draft Day”, ce sont les petits détails chargés de sens. Là où certaines collaborations se limitent à une étiquette ou un logo spécial, cette édition intègre des éléments qui rappellent directement Kobe Bryant et le moment de sa sélection en NBA. Une inscription discrète comme “Draft 96” ou simplement “8/24” pourrait apparaître sur la semelle intérieure ou le talon, agissant comme un rappel subliminal de la carrière à venir. Même le choix d’une coupe basse pour une édition si narrative n’est pas anodin : c’est une silhouette qui parle de jeunesse, de potentiel, de début de voyage, contrairement à des silhouettes montantes qui évoquent davantage la protection ou l’expérience. Ici, l’essence est dans l’énergie du commencement, et la Dunk Low s’y prête parfaitement.
La Kobe Bryant x Nike Dunk Low Draft Day est une relecture d’un moment fondateur. Elle parle à ceux qui connaissent l’histoire de Kobe, à ceux qui vivent la sneaker comme un vecteur d’identité, mais aussi à ceux qui apprécient une paire qui vient avec une narration visuelle forte. On ne porte pas simplement cette Dunk Low pour son style, mais pour ce qu’elle incarne : un souvenir, un début, un pari sur l’avenir.

Le dunk : un geste emblématique du basket-ball
Depuis les débuts du basket ball moderne, le dunk fascine. Des légendes comme Michael Jordan, Kobe Bryant, Vince Carter ou LeBron James ont marqué l’histoire en sublimant ce geste spectaculaire.
Devenu très populaire dans les années 80, le dunk remonte à une époque où le basket n’était pas médiatisé. Ce geste, sûrement le plus spectaculaire de la balle orange, est apparu dans les années 30.
Un journaliste du Times de l’époque écrira que le joueur a lancé la balle vers le bas dans le cerceau, un peu comme un client d’une cafétéria qui trempe sa pâtisserie dans son café. Tremper en anglais se dit « dunk ».
C’est à partir des années 40 qu’un véritable tournant dans l’histoire de la balle orange apparaît. Basé à son origine sur un jeu de passes léché et des fondamentaux dans les années 20-30, le basket a évolué, faisant la part belle au physique.
Les universités ont commencé à empiler des joueurs de plus en plus grands, au grand regret de certains techniciens de l’époque. Le jeu se tourne désormais vers les pivots dans la raquette au point que ça en devienne parodique.
Au point même que les dunks soient interdits dans les universités à partir de 1967. Dans un premier temps, l’argument de la sécurité est avancé mais c’est bel et bien l’impact d’un joueur que les instances veulent limiter. Kareem-Abdul Jabbar, Lew Alcindor à l’époque, doté de prédispositions athlétiques et physiques, écrase toute concurrence et la NCAA ne voit pas cela d’un bon œil. Cette interdiction sera en vigueur jusqu’en 1976.
Année durant laquelle est créé le premier concours de slam dunk par l’ABA, reprise ensuite pas la NBA. Désormais, ce geste peut prendre toute sa grandeur. Tout le monde garde en mémoire un dunk de Julius Erving, Dominique Wilkins, Michael Jordan ou encore Vince Carter.
Aujourd’hui, le dunk dépasse les terrains de la NBA et se transforme en un spectacle à part entière, exporté aux quatre coins du monde par des équipes spécialisées en basket acrobatique.
Kobe Bryant Top 10 Dunks Of All Time (Must Watch)
Sur tous les continents - en Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique ou au Moyen-Orient - les shows dunk basket électrisent les foules, que ce soit dans des palais des sports ultramodernes, des gymnases, lors de grands événements sportifs internationaux, ou même en extérieur, sur des parquets éphémères en plein centre-ville. L’émotion reste la même : un public debout, des yeux rivés vers le cercle, un silence suspendu, puis l’explosion d’applaudissements quand le dunk fracasse l’arceau.
Inspiré de la culture NBA, du freestyle, du basket professionnel et des concours de dunks mythiques, le spectacle dunk basket est un mélange unique de sport, d’art, et de performance athlétique. Sur scène, les joueurs enchaînent figures acrobatiques, paniers à trois points, passes à l’aveugle et dunks aériens, dans une chorégraphie millimétrée, toujours en rythme avec une ambiance musicale intense.
On y retrouve la tension dramatique d’un quart temps de play offs, la magie d’un buzzer beater, la créativité d’un All-Star Game, mais sans classement, sans score à tenir. Seule compte l’énergie. Le show. Le moment.
Ce qui rend le spectacle dunk basket si puissant, c’est sa capacité à s’adapter à tous les formats d’événements, partout dans le monde. Dans un match NBA à Los Angeles, un tournoi international à Tokyo, une coupe continentale à Madrid, une foire commerciale à Dubaï, ou une cérémonie sportive à Londres, le show dunk peut être intégré dans toutes les programmations, quelle que soit la culture locale.
Qu’il s’agisse d’un match d’ouverture, d’une mi-temps de championnat de France, d’un dernier match de saison régulière, ou d’un événement corporate en marge d’un salon professionnel, ces shows font mouche.
Les artistes du dunk sont bien plus que de simples showmen. Ce sont des athlètes internationaux de haut niveau, formés dans des parcours variés : basket pro, gymnastique artistique, trampoline, freestyle, parfois même issus des sélections nationales de leur pays d’origine. Leur entraînement repose sur des heures de préparation physique, de travail technique, de répétitions d’enchaînements complexes, avec une exigence digne d’un championnat du monde ou des Jeux Olympiques.
Certains ont joué en Jeep Elite, en Pro A, en Euroleague, ou dans des clubs reconnus comme l’ASVEL, le CSP, le Real Madrid Basket, ou les Brooklyn Nets. Des noms comme Rudy Gobert, Stephen Curry ou d’anciens MVP inspirent leur travail. Leur engagement est total, et chaque show reflète un niveau de rigueur équivalent à celui des ligues professionnelles.
On a appris dimanche soir la mort de la légende du basketball Kobe Bryant à 41 ans dans un crash d’hélicoptère. Sa fille Gianna, âgée de 13 ans, et 7 autres personnes étaient présentes dans l’appareil et n’ont pas survécu.
Le 7 février, celui qui ne se faisait pas encore surnommer le “Black Mamba” avait d’abord établi le record au scoring (depuis battu) d’un Rising Stars Challenge, inscrivant 31 points (à 8/17 aux tirs et 13/16 aux lancers) pour l’Ouest, contre la sélection de jeunes joueurs de l’Est. Mais le lendemain, le 8 février donc, Kobe Bryant s’est néanmoins consolé en remportant le Slam Dunk Contest 1997, devant Ray Allen, Michael Finley, Darvin Ham, Chris Carr et Bob Sura. À ce jour, beaucoup considèrent cependant ce Slam Dunk Contest comme le pire de l’histoire.
En ce jeudi 23 août 2018, Kobe Bryant souffle ses 40 bougies. 40 ans passés sur la planète Terre, dont la moitié en NBA, sous les couleurs des Los Angeles Lakers. Pour marquer le coup, TrashTalk a décidé de vous proposer un Top 40 de ses actions les plus folles en carrière. Vu les nombreux exploits du bonhomme, la sélection n’a pas été facile et il a fallu exclure des dunks, des game-winners et autres shoots impossibles qui auraient mérité leur place. Évidemment, le classement est complètement subjectif car chacun a ses préférences. Le plus important, c’est de kiffer.