Soyons réalistes en cette avant-saison 2024-2025 : il sera difficile pour la Jeu d’obtenir autant d’émotions que sur la saison qui vient de s’écouler. Pour la première fois de son histoire, Bourg-en-Bresse a atteint la finale de l’Eurocup et a confirmé quelques semaines plus tard avec une deuxième demi-finale d’affilée en Betclic Elite. Cerise sur le gâteau, Zaccharie Risacher a quitté l’Ain par la très grande porte en étant appelé en premier à la draft NBA, ce qui était tout bonnement impensable un an plus tôt. Une mise en valeur exceptionnelle pour le club phare d’une ville de seulement 40 000 habitants.
Cet incroyable exercice à 68 matches, dont la moitié à Ekinox, a boosté son budget, bouclé autour des 9 millions d’euros contre 7,35 de prévisionnel. Pour cette nouvelle année, les finances devraient revenir dans la courbe de progression habituelle entre 7,5 et 7,8 millions d’euros. Ce qui sécurise toujours la présence de la JL, unique représentant français dans l’antichambre de l’Euroleague cette saison, au sein du top 4 financier français.
Il y a désormais à gérer le jour d’après. « Comme à chaque fois que nous faisons de très bonnes saisons, beaucoup de joueurs sont sollicités et nous avons du mal à les garder. On part souvent de zéro, mais les ambitions et l’exigence sont les mêmes, voire encore plus élevées », disait Frédéric Fauthoux en début de préparation au Progrès. Huit départs ont été enregistrés cet été dont ceux des internationaux tricolores Axel Julien et Bodian Massa - en plus de Zaccharie Risacher - mais aussi des Américains Isiaha Mike, Jeremy Morgan, Bryce Brown, JeQuan Lewis et E.J. Rowland.
Le 26 juin dernier, la JL Bourg a réussi son pari quand les Atlanta Hawks ont choisi Zaccharie Risacher en première position de la draft NBA. Ailier de 19 ans et 2,06 m, Zaccharie Risacher rejoint une équipe déjà compétitive, qui a frôlé les playoffs la saison dernière, une rareté dans un système agencé pour permettre aux franchises les plus médiocres sportivement de choisir les meilleurs néophytes.
« C’est incroyable, c’est difficile de mettre des mots sur ce que j’ai pu ressentir, parce que c’était indescriptible », a déclaré le numéro un de la Draft 2024. S'il a déjà été deux fois médaillé mondial en catégories de jeunes, Zaccharie Risacher n'a néanmoins pas été retenu dans la sélection élargie en vue des Jeux de Paris. Il va donc pouvoir se consacrer pleinement à son intégration en NBA.
Après Victor Wembanyama et Bilal Coulibaly l’an dernier, Zaccharie Risacher (19 ans) pourrait être la star française de la draft cette année. Formé à l’ASVEL, le fils de Stéphane est présenté depuis plusieurs années comme un futur grand. Après Stéphane, vice-champion olympique avec les Bleus en 2000, voici Zaccharie.
Dans la famille Risacher, le talent se transmet de père en fils et même de père en fille (Ainhoa, 16 ans, a joué cette saison ses premiers matches à l’ASVEL) et aujourd’hui le fils prend son envol, bien entouré par une famille très branchée basket. Dès ses années de formation et ses premiers matches, Zaccharie Risacher a séduit ses éducateurs puis ses entraîneurs. A l’ASVEL puis à la JL Bourg, il s’est imposé comme l’un des meilleurs shooteurs du championnat.
Excellent en Betclic Elite ou en EuroCup, Zaccharie Risacher qui a deux modèles, son père et Kevin Durant, a montré de belles dispositions offensives à son poste d’ailier. Il est excellent à 3 points avec 37,7% de réussite sur 3,3 tentatives en Betclic Elite et 56% en EuroCup sur 3,1 tentatives de moyenne.
« Zaccharie est un joueur grand (2m07 pour un ailier-arrière, Ndlr), adroit. Il défend parfaitement sur beaucoup de joueurs, il peut prendre au marquage des joueurs de styles différents. Il est très intelligent, il n’a pas peur d’aller au combat dans les moments chauds. Finaliste de l’EuroCup avec Bourg face au Paris Basketball, il a décidé de franchir le pas, il fera partie le 26 juin des Français qui se présenteront à la draft.
Zaccharie Risacher pourrait même être n°1 de cette draft comme un certain Victor Wembanyama l’année dernière. Selon ESPN, il est projeté dans le Top 3. Mais beaucoup d’observateurs n’y croient pas, ils pensent qu’il n’est pas suffisamment complet pour être n°1 : « Ceux qui critiquent sont des gens qui n’ont jamais joué. Ce serait ridicule de refuser, on ne sait pas ce qui peut se passer ensuite, il peut se blesser… C’est le bon moment pour lui après son année à Bourg.
Il faut qu’il progresse encore en défense même s’il est déjà bon et qu’il choisisse mieux ses shoots. On dit qu’il n’y a pas de défense en NBA mais, dès qu’on ne défend pas, on ne joue pas. Il faut qu’il soit plus constant aussi, il a fait une belle saison avec une adresse de folie en EuroCup. Plusieurs franchises NBA le veulent, je pense que les Américains s’y connaissent pas trop mal en termes de talent. A 19 ans, Zaccharie Risacher intéresse, en effet, plusieurs équipes.
« C’est un rêve ! Ça représente beaucoup pour moi. Quelque chose… de grand et qui m’a toujours fait rêver ! C’est aussi un défi que j’ai hâte de relever ! J’ai grandi en regardant mon père, c’était mon héros. Et vers 10-11 ans j’ai commencé à regarder la NBA. Celui que j’ai beaucoup regardé, c’est Kevin Durant. C’est lui qui m’a beaucoup inspiré. C’est le début de quelque chose de grand, d’une belle histoire j’espère.
Avec Victor, on ne s’est pas encore parlé, mais franchement ça donne envie et c’est très inspirant pour moi. Mais avant de prendre la route pour les Etats-Unis, il a une saison à terminer avec la JL Bourg. Annoncé régulièrement comme futur premier choix de la draft 2024, Zaccharie Risacher poursuit son développement et son épanouissement à Bourg-en-Bresse.
Opposé aujourd’hui aux Ukrainiens de Prometey en quart de finale de l’Eurocoupe, le club bressan peut écrire son histoire et continuer à faire augmenter la cote du français auprès des scouts NBA.Il est souvent décrit comme le successeur de Victor Wembanyama mais Zaccharie Risacher, 18 ans, est un phénomène différent. Moins programmé que la licorne Wemby, le fils de l’ancien international Stéphane Risacher (123 sélections) se développe à son rythme entre discrétion et travail, ses valeurs cardinales.
"Je prends de la distance mais je suis sur les réseaux comme n’importe qui", confie le jeune ailier à propos de la place de numéro 1 dans les prévisions de la draft."Je prends les informations qui sont toujours pour moi incertaines car on est à quatre mois de la draft. C’est devant mes yeux mais je suis vite recentré sur ma vie qui est réelle et pas derrière un téléphone. Je regarde d’abord le classement de Betclic Elite, puis d’Euroligue et enfin de NBA. Bilal (Coulibaly) et Victor ont montré la voie pour les joueurs français. C’est très inspirant pour moi", explique-t-il.
Des bons gènes, Zaccharie en a, tout comme sa sœur Aïnhoa, 16 ans qui joue à l’ASVEL. Stéphane, le père, a été un grand joueur français dans les années 90, remportant le titre de champion de France en 1997 avec le PSG Racing avant de poursuivre sa carrière en Grèce à l’Olympiakos puis en Espagne à Malaga où est né l’aîné de la famille.
Si Stéphane ne mesure que 2m03, ils évoluent au même poste avec des caractéristiques similaires d’ailier athlétique et performant aussi bien en attaque qu’en défense."Évidemment, je suis un papa très heureux", confie le vice-champion olympique à Sydney en 2000."Qu’il fasse premier, Top 3, Top 5 ou même Top 10... Que les gens se rendent compte de la qualité de Zaccharie et que cela soit unanime, c’est quand même pas mal", sourit le paternel.
C’est dans le cocon de la JL Bourg que Zaccharie et sa famille ont choisi de s’installer pour l’année de l’éclosion après trois ans à l’ASVEL. A l’image de Wemby, c’est un autre prospect français qui a choisi de quitter le club de Tony Parker lors la dernière saison avant la draft. Autour de Freddy Fauthoux, le coach de JL Bourg que Risacher avait connu à l’ASVEL quand il était assistant, le calme, le travail, le collectif sont mis en avant.
Pour sa première réelle saison pleine, Zaccharie tourne à 10 points, 3,5 rebonds, 1 passe et 38% à 3 points en seulement 22 minutes. Car le jeune prospect s’inscrit clairement dans un projet collectif ambitieux avec des temps de jeu très répartis entre chaque joueur de l’effectif. Si l’aspect basket se passe bien, il y a aussi l’agitation médiatique et la lumière faite sur le club.
Pour avoir connu l’ascension de Wembanyama avant son départ de l’ASVEL, Freddy Fauthoux concède que ce vécu sert à tout le monde. "Oui, cela aide forcément un petit peu d’avoir fait cette saison avec Victor même s’il avait un rôle moindre par rapport à ce qu’il a eu à Boulogne. Mais on sentait déjà qu’il y avait quelque chose qui se passait autour avec les scouts, les télés américaines qui venaient à la salle. C’était une bonne expérience par rapport à ce qu’est en train de vivre Zaccharie qu’il a lui-même vécu puisqu’il était de temps en temps à l’entraînement avec nous. C’est vraiment bénéfique d’avoir déjà vécu ça".
Depuis plusieurs années, le club de la JL Bourg, est un exemple pour le basket français en matière de développement. Avec sa salle Equinox de 3500 places, un centre de formation attractif, des projets économiques qui dépassent le sportif, la gestion du club bressan est le modèle à suivre dans le basket français.Installé durablement dans le Top 8 et même cette année dans le Top 4, Bourg arrive à s’inviter à la table des gros poissons du championnat, Monaco, Lyon-Villeurbanne et Paris.
"Zaccharie nous apporte quelque chose du fait de sa présence ici", précise Julien Desbottes, président de la JL Bourg depuis 12 ans."C’est complètement nouveau pour nous. Cela fait venir beaucoup de monde en semaine car le week-end, c’était déjà souvent plein ici avant lui. On a beaucoup de scouts et de gens qui s’intéressent au basket. Ce qui m’intéresse, c’est que cela soit la cerise sur le gâteau pour lui car c’est lui qui a pris un risque en quittant l’ASVEL pour nous et qu’on se dise, déjà en mars, que ce pari est gagnant pour lui d’abord. Après on a toujours dit qu’il fallait que sa trajectoire individuelle s’inscrive dans la trajectoire collective et ça notre coach Freddy, a toujours été bon sur le sujet avec le staff et Anthony Brossard, son préparateur individuel", conclut-il.
Puisqu'il est désormais attendu vers les sommets de la draft, les pires bilans de la NBA auront plus de chance de sélectionner le Français. Aujourd’hui, les quatre cancres de la saison sont les Detroit Pistons, les Washington Wizards de Bilal Coulibaly, les Charlotte Hornets et, bien évidemment, les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama.
Le propriétaire de la franchise texane Peter J. Holt s’est même rendu personnellement à Bourg pour voir Risacher lors d’une visite globale en France en janvier dernier. Le week-end dernier, c’est le vice-président des Chicago Bulls Arturas Karsinovas qui est venu assister à l’opposition entre le Burgien et le Choletais Tidjane Salaün, lui aussi annoncé au premier tour de la draft tout comme le pivot français qui joue en Australie, Alexandre Sarr.
Si le joueur et la famille ont l'interdiction d'avoir de contacts directs avec les franchises, Stéphane, le père, rêve avant tout d'une franchise saine pour que son fils progresse sereinement."Le plus important est de continuer à progresser et d’atterrir dans l’équipe qui aura les meilleures intentions pour lui", explique-t-il."Des ailiers de 2m07-2m08 qui courent, qui shootent, qui contrent, avec une bonne vision du jeu, qui savent défendre, qui tirent à 3 points, qui pénètrent, c’est quand même assez singulier.

Zaccharie Risacher sous les couleurs de la JL Bourg
Malcolm Cazalon : Un Retour en France et des Ambitions Renouvelées
Quelques années avant lui, Malcolm Cazalon aurait pu (dû ?) devenir le premier joueur du club appelé dans la Grande Ligue. À l’été 2018, après la Coupe du monde U17, conclue sur une défaite des Français en finale face aux États-Unis (52-95), Julien Desbottes et Frédéric Sarre avaient mené une cour assidue auprès de l’un des trois leaders de la génération 2001 (16,4 points, 4,4 rebonds, 2,1 passes décisives et 3 interceptions de moyenne) - avec Killian Hayes et Théo Maledon - alors que Tony Parker souhaitait le conserver. Banco.
Fin août, la « Jeu » annonçait la signature du premier contrat professionnel de trois ans de Malcolm Cazalon. Pourquoi ce choix ? « La décision est venue de lui. L’ASVEL avait entériné le projet Théo Maledon et le projet Sofiane Briki, et nous avons estimé que c’était difficile de mener trois projets jeunes en même temps », expliquait au Progrès son agent de l’époque, Bouna Ndiaye. « Malcolm avait envie d’avoir le sien aussi. Le choix de la JL Bourg s’est fait entre trois clubs, par rapport à sa structure, qui est parmi les meilleures de France en termes d’organisation, de projet, de vision et d’envie de lancer de jeunes Français », argumentait l’homme qui a envoyé le plus de Français en NBA.
Cette volonté de développer des prospects émanait, en réalité, plus du président Desbottes que de Savo Vucevic. Lors de la saison 2018-2019, marquée par une finale de Leaders Cup perdue d’un point contre la SIG Strasbourg, Bathiste Tchouaffé (20 ans) et Arthur Rozenfeld (23 ans) eurent presque autant de mal que Cazalon à gagner la confiance du coach franco-monténégrin dans la durée.
« C’était ma première expérience professionnelle. J’ai vraiment beaucoup aimé mon passage à Bourg. Même si je ne jouais pas beaucoup, on avait un bon groupe. Le club en lui-même était entouré de bonnes personnes. Je ne garde que de bons souvenirs », se borne à réagir aujourd’hui Malcolm Cazalon, sans confesser de regrets.
Une entorse à une cheville, qui mit du temps à être soignée, et un temps de jeu famélique (4 minutes de moyenne en 17 rencontres) avaient pourtant mis un coup d’arrêt à sa progression et à son objectif de draft en 2020. Suivirent un prêt à Louvain (Belgique, 2019-2020), une rupture de contrat avec la « Jeu » pour rebondir à Mega (Serbie, 2020-2023). Puis, l’appel de l’Amérique, l’année dernière, avec 26 matchs de G-League et un en NBA avec les Detroit Pistons.
Avec sept saisons à son compteur, on en oublierait presque que le gaucher scoreur n’a que 23 ans. « C’est vrai que j’ai commencé jeune. Quand je regarde derrière moi, je me dis que c’est passé plutôt vite », dit-il.
Le basket français, qui l’avait peut-être enfoui dans un coin de sa mémoire, le redécouvre depuis un mois et son arrivée à Strasbourg comme pigiste médical de Malik Fitts. Le temps de retrouver du rythme après une dernière apparition officielle en mars 2024 (à cause d’une fissure du cinquième métatarse), Malcolm Cazalon a déjà livré un match référence samedi dernier à Saint-Quentin, avec 22 points, à 6 sur 9 à longue distance, 8 rebonds et 3 passes décisives.
« Plus tôt dans la saison, un peu après l’été, on avait deux options à l’étranger. Mais on a refusé car Malcolm voulait revenir à 100 % physiquement, ce qui est presque le cas maintenant. Il travaille dur avec Julien Zoa (assistant coach de la SIG, NDLR), notamment sur l’aspect individuel. Laurent Vila et son staff lui ont donné envie de signer », détaille Louis Trohel, son agent actuel.
« Laurent Vila nous laisse beaucoup de liberté dans le jeu. Je n’ai jamais eu de coach qui en accordait autant », confirme le joueur, dont le contrat en Alsace court jusqu’à la fin de la Leaders Cup. Il sera ensuite temps de décider de l’orientation à donner à la suite de sa carrière.
« La NBA m’attire, bien évidemment, l’Euroligue aussi. Je ne me fixe pas de limite. Je sais où mon talent peut m’emmener », assure le fils de l’ancien Roannais Laurent Cazalon. « Tout joueur qui a beaucoup de talent et qui est encore jeune se dit qu’il y a une possibilité de retourner au plus haut niveau mondial un jour. Ce n’est pas un secret de dire que c’est de l’ambition de Malcolm », confirme son agent.
« Je pense qu’il a vraiment les qualités pour et il va falloir qu’il gère son timing. Son shoot lui ouvrira sans doute des portes. « Il a des qualités de scoreur et, surtout, il est capable de mettre des tirs que peu de joueurs peuvent. Samedi, on a vu son dernier step-back (un tir après un pas de côté, NDLR). Mais, surtout, sur ses six derniers tirs, il y en a trois où il ne descend pas du tout sa balle. Pour défendre sur un mec comme ça, c’est quand même une mission », assure Louis Trohel. Au Rhénus, la JL Bourg risque de ne pas reconnaître le gamin insouciant d’il y a six ans.

Malcolm Cazalon sous les couleurs de SIG Strasbourg
Les Défis de la JL Bourg et l'Arrivée de Kadeem Allen
Quarante-huit heures seulement après avoir décroché contre l’Aris Salonique un succès important pour espérer se qualifier en play-offs de l’Eurocoupe (51-92), la JL Bourg remet le couvert à Strasbourg en championnat. Une programmation surchargée sur laquelle Frédéric Fauthoux avait attiré l’attention il y a plusieurs semaines. Les deux clubs étaient d’accord pour jouer cette rencontre samedi, mais les souhaits du diffuseur l’ont emporté.
L’état de forme des Bressans sera une part importante de l’équation, comme la présence ou non de Maxime Courby, qui n’était pas du voyage en Grèce pour « soigner un tendon douloureux ». Côté strasbourgeois, Brice Dessert et Illan Pietrus ont récupéré de leurs soucis physiques du mois de décembre et Amadou Sow, l’ancien intérieur de Blois, est venu renforcer le groupe la semaine dernière.
Kadeem Allen s’est engagé jusqu’en 2021 à Bourg-en-Bresse. Bourg-en-Bresse a annoncé lundi la signature de Kadeem Allen, un meneur/arrière de 1,88 m, âgé de 27 ans, qui appartenait cette saison aux New York Knicks, dans le championnat nord-américain de basket-ball (NBA).
Formé à Arizona, ce natif de Caroline du Nord a effectué son cursus universitaire à Hutchinson Community College puis à Arizona University, avant d’être recruté en 2017 par les Celtics de Boston. Depuis, ce meneur également capable d’évoluer comme arrière partage sa carrière entre NBA et G-League, la ligue de développement nord-américaine. Réputé féroce défenseur, capable de mettre énormément de pression sur le porteur de balle adverse, l’ancien (joueur des) Knicks s’implique collectivement dans tous les secteurs.

Kadeem Allen
Norris Cole : L'Expérience NBA au Service de la JL Bourg
Embauché par la Jeunesse laïque lundi 21 mars, Norris Cole présente le plus gros CV de l’histoire de la JL Bourg : six saisons en NBA avec Miami, La Nouvelle-Orléans et Oklahoma City, trois finales disputées pour deux titres de champion 2012 et 2013. Pendant toute la première partie de sa carrière, Cole a côtoyé l’excellence, avec notamment trois années au côté de LeBron James.
« On venait tous les deux de l’Ohio donc on s’entendait bien », sourit-il, huit ans après leur dernier match commun. À vrai dire, il fallait bien un tel joueur à la JL Bourg pour tenter de sauver une saison qui bascule progressivement vers un constat d’échec. Si un pivot aurait pu être utile, les qualités individuelles de Norris Cole devraient contenter tout le monde, surtout qu’il a déjà fait ses preuves en France.
Relocalisé en Europe depuis 2017, le néo-Burgien a défendu les couleurs de l’AS Monaco puis de l’Asvel, remportant la coupe de France et le championnat l’an dernier avec Villeurbanne, les deux fois face à la JDA Dijon de Laurent Legname en finale. « Le fait que je connaisse le coach est l’une des raisons de ma signature avec la JL, dévoile-t-il. Il a reconnu mon talent lorsque j’étais son adversaire alors que de mon côté, j’ai toujours apprécié la façon dont il faisait jouer ses équipes. »
Avec, de Miami à Bourg-en-Bresse, un objectif qui reste toujours le même pour Cole. « J’essaye d’être très précautionneux dans le choix de mes équipes, car ne pas gagner me rend fou. J’ai l’habitude de remporter des trophées, donc j’espère pouvoir apporter mon expérience à Bourg.

Norris Cole sous les couleurs de la JL Bourg
La Draft NBA 2024 : Un Succès Historique pour le Basket Français
Un troisième Français, Tidjane Salaün, puis un quatrième, Pacome Dadiet (N.25 par New York), ont parachevé cette soirée sans précédent pour le basket hexagonal. En sixième position, soit bien plus haut que prévu pour lui, Charlotte a jeté son dévolu sur Salaün, l'ancien ailier de Cholet, qui n'a encore que 18 ans. "Je suis un peu chamboulé", a admis Salaün. "Sixième, c'est énorme. Maintenant, c'est parti pour le travail." "Je connais très bien Tidjane et Alex", a rappelé Zaccharie Risacher.
A 19 ans seulement, Zaccharie Risacher vit avec une sérénité assez déconcertante le changement de vie majeur qu’il a connu en 2024. Premier appelé, le 27 juin, lors de la draft NBA - la bourse des joueurs souhaitant rejoindre la ligue états-unienne de basket -, le jeune Français de 2,03 mètres est passé, en quelques instants, de Bourg-en-Bresse, préfecture de l’Ain, 62 000 habitants, à Atlanta, capitale de l’Etat de Géorgie, qui, avec sa périphérie, rassemble de plus de 6 millions d’habitants dans le sud des Etats-Unis.
Pépite de la Jeunesse laïque de Bourg-en-Bresse, il est soudainement devenu rookie et numéro 10 des Atlanta Hawks, qui reçoivent les Cavaliers de Cleveland, vendredi 29 novembre à 20 h 30 (heure de Paris), en NBA Cup. « Je suis une personne simple, et cette simplicité, j’ai vraiment envie de la garder. Je suis attentif à ce qu’aucune situation ne me dépasse », explique Zaccharie Risacher au Monde, à la fin de novembre, à la sortie d’un entraînement. Si le basket occupe bien sûr la majeure partie de sa vie, l’ailier des Hawks met un point d’honneur à comprendre le nouveau monde qui l’entoure.

Draft NBA 2024