L'ambiance musicale de la NBA : des playlists aux introductions d'équipes

La musique et le basket sont deux univers très liés. De la motivation des joueurs avant les matchs aux ambiances survoltées des salles, la musique fait partie intégrante de l'expérience NBA.

Les playlists des joueurs NBA : une affaire de hip-hop

Le hip-hop et la NBA, c’est une grande histoire d’amour. Notamment depuis l’arrivée d’un certain Allen Iverson en 1996, année durant laquelle la Grande Ligue a basculé dans ce coté très hip-hop que le grand patron de l’époque, David Stern, a par ailleurs moyennement apprécié. Beaucoup de joueurs se sont lancés dans le « Rap Game » comme Shaquille O’Neal, grand copain de Notorious Big, Chris Webber aussi avait essayé, ou un certain Tony Parker.

Pas étonnant donc, de voir que les playlists des joueurs NBA pullulent de sons ricains. Le site Xxlmag.com propose une petite revue des morceaux que les NBAers écoutent avant d’entrer sur le terrain. Voici quelques-uns des rappeurs qui ont le plus la cote :

  • “Fire Squad” - J. Cole
  • “G.O.M.D.” - J. Cole
  • “Go Hard or Go Home” - Wiz Khalifa ft.
  • “Dangerous” - David Guetta ft.

NBA 2K17 et The Last Dance : quand la musique sublime l'expérience

Bien que NBA 2K17 soit déjà très attendu par les fans de basket-ball, les joueurs attendaient surtout de connaître la playlist du jeu de sport de 2K Games. La bande-son a été sélectionnée par des artistes reconnus à l'international tels Imagine Dragons, Grimes ou encore Noah « 40 » Shebib, d'OVO Sound. Et il y en aura pour tous les goûts, du Rock en passant par le Hip-Hop avec notamment Jay Z, Future, Action Bronson, The Internet, The 1975 ou encore Santigold et surtout pas mal de Drake. L'ambiance risque d'être chaude et musicale sur les terrains pendant les parties.

Parmi tous les éléments qui font de cette série documentaire sur la carrière de Michael Jordan au sein des Chicago Bulls un vrai petit régal, il y a la musique. Preuve de la force que peut avoir une bande originale bien choisie.

Alors que la NBA, comme toutes les compétitions sportives à l'heure actuelle, est à l'arrêt pour cause de Coronavirus, The Last Dance est devenu LE rendez-vous incontournable, chaque lundi sur Netflix, de tous les fans du ballon orange. Mais pas que. La série documentaire, fruit d'un partenariat entre la plateforme de streaming et la chaîne sportive américaine ESPN, fait depuis un mois maintenant le bonheur de bon nombre de spectateurs, qu'ils soient passionnés ou non de basket. D'abord parce qu'il s'agit de Michael Jordan bien sûr, véritable légende vivante qui a, au-delà de ses exploits sur le parquet, marqué son temps. Puis justement parce que chaque épisode nous renvoie à cette glorieuse époque des années 1990, sa Dream Team, ses Air Jordan… et sa musique.

C'est même l'un des gros points forts de The Last Dance. Outre l'histoire en soi monumentale des Chicago Bulls durant la période MJ, outre un storytelling bien ficelé, avec autant d'anecdotes que de stars interviewées, il y a cette bande originale, ce son qui arrive toujours à point nommé. Un son très urbain, of course, qui représente toute une ère culturelle et plus généralement l'énergie de l'époque. Il n'y a qu'à entendre, dès le premier épisode, ce morceau si bien choisi de Soon E MC, Sur le Boulevard du Rythm'funky, venu accompagner l'arrivée de Michael Jordan et ses coéquipiers à Paris, pour l'Open McDonald's 97.

Une playlist "old school" comme on aime

Outre le rappeur français, ressorti du fond des bacs datés du début des années 1990, ce sont surtout de gros noms du rap US "old school" que l'on retrouve, forcément, tout au long de la série documentaire : Notorious B.I.G., Beastie Boys, Nas, A Tribe Called Quest… Un régal pour toutes les oreilles nostalgiques ! D'autant plus quand ces petites pépites musicales débarquent sur les séquences (nombreuses et toujours impressionnantes) des temps forts des Chicago Bulls sur les parquets. Comme ce I'm Bad de LL Cool J posé sur le montage des 63 points marqués par Michael Jordan dans un match de playoffs contre les Boston Celtics en 1986. "J'étais époustouflé", confie même le rappeur au New York Times : "Et je ne dis pas ça juste parce que c'est ma chanson - J'ai vraiment trouvé que ça collait." On ne peut qu'acquiescer.

Le fait est que la musique de The Last Dance a rencontré à elle seule un véritable succès auprès des spectateurs, qui en font presque un sujet tendance chaque semaine sur la Toile, à force de louer ses louanges ou même rechercher les morceaux entendus au fil des épisodes. Si bien que Netflix et ESPN ont fini par unir leur force avec la plateforme de streaming musical Spotify pour proposer une playlist officielle. Une sélection de plus de 3 heures non seulement tirée de mais aussi inspirée par la série documentaire, qui débute bien évidemment avec le fameux thème des Chicago Bulls qui accompagnait leur entrée sur le terrain à chaque début de match : Sirius, signé par The Alan Parsons Project. Ah, nostalgie, quand tu nous prends !

Voici un échantillon des morceaux entendus jusque-là dans de The Last Dance, disponibles sur Napster :

  • Been Around the World - Diddy feat. Notorious B.I.G. & Mase
  • Sur le boulevard du Rythm'funky - Soon E MC
  • I Ain't No Joke - Eric B. & Rakim
  • I'm Bad - LL Cool J
  • The Maestro - Beastie Boys
  • Still Not A Player - Big Pun feat. Joe
  • How You Like Me Now - Kool Moe Dee
  • If I Ruled The World (Imagine That) - Was feat. Lauryn Hill
  • The Choice Is Yours - Black Sheep
  • I Got It Made - Special Ed
  • Can I Kick It ? - A Tribe Called Quest

NBA Top 10 All-Time (2021-22) : les meneurs

Top 10 des introductions d'équipes NBA les plus mémorables

Qu’est-ce qui vous met la hype avant un match ? Qu’est-ce qui vous rend chaud comme la braise pour supporter votre équipe favorite ? Les introductions d’équipes ! Pyrotechnique, musique, mise en scène, effets de lumière, speaker déchaîné, pom-pom girls et mascotte en séquence acrobatique, tout est bon pour présenter votre starting five préféré dans une ambiance de feu et une salle remplie de fans en larme, de demandes de mariages spontanées et de proclamations de la paix dans le monde. Le but ?

Ah les top 10… On ne peut pas imaginer une NBA sans top 10, et ce, depuis presque 30 ans. C’est vrai quand on y pense, combien de top 10 de la nuit, de la semaine, du mois, de la saison, de l’année, de la décennie, de telle équipe, de tel joueur, de tels playoffs ou Finals.

Pour ce top 10, je me base sur un équilibre entre la qualité du roster, de la mise en scène (musique, effets), l’originalité, mais aussi l’impact, la popularité et le contexte de l’introduction, toutes les conditions n’ont pas à être remplies à 100% bien évidemment.

10. Miami Heat - Miami Vice

Depuis plusieurs années, beaucoup de fans ont été déçus des chemins pris par certaines franchises en terme d’identité visuelle, qui, quand elles ne se contentaient pas de simplement remettre les vieilles tenues au gout du jour, tentaient des innovations qui n’avaient rien à voir avec l’identité des équipes, de la ville (un exemple ? Mais dans cette orgie de créativité autour de l’identité visuelle qui a su amener son lot de dérives, il y a au contraire une équipe NBA qui a absolument tout compris, et cette équipe c’est le Heat.

Il faut avouer que Miami, depuis la création de sa franchise, n’a pas vraiment fait de faux-pas en terme de communication visuelle ni d’introduction. Mais là, depuis l’an passé et l’arrivée de son style Miami Vice, faisant tantôt référence à la série éponyme, et même au jeu vidéo GTA Vice City (pour lequel je comptabilise un bon millier d’heures perdues de ma vie, sans regrets), le Heat enflamme les fans de toute la ligue !

Et il faut le dire : quel style, quelle classe. Tout cela se traduit dans l’introduction de son équipe, avec le support visuel, la mise en scène, le jeu des couleurs. Ensuite, vous avez le choix, vous êtes plus GTA Style ? Mais vous pouvez aussi aimer le style plus sombre, sobre et dark de cette année, avec le retour de Phil Collins pour la chanson In the air tonight.

9. Phoenix Suns - 2008

Cette intro est à l’image de son équipe : fun. Et les Suns de l’époque c’était ça : so much fun. On est dans une intro qui se veut sérieuse et décalée à la fois.

J’inclue cette introduction pour trois raisons : d’une part, c’est exceptionnellement Cedric Ceballos qui prend le micro pour présenter le cinq, et ça fonctionne vraiment bien, ensuite, parce que chaque joueur important, et pas seulement le cinq de départ, est mis en valeur, et enfin, parce qu’il s’agit du tout premier match de Shaquille O’Neal, tout juste parti de Miami, avec les Suns.

Le choix artistique nous propose un focus sur une mise en scène sur l’écran : on commence dans le désert de l’Arizona, une voix numérique annonce « Begin transmission », et soudain la musique s’élève, et dans le désert quelqu’un court avec une balle, c’est Grant Hill ! Puis plus loin dans la ville, un géant défonce les murs d’un immeuble, c’est Stoudemire ! Chaque joueur obtient sa référence : notre Boris Diaw national apparaît à son tour, soufflant sur ses trois doigts en flamme, Leandro Barbosa, arrière petit et rapide, dribbleur fou, est représenté en Bip Bip, avant de s’enfuir hors champs encore plus vite. Sous les sons des orages, avec des éclairs sortant des doigts, Raja Bell lève lentement les bras alors que le son de cloche lui octroi deux ballons dans ses mains. Et puis arrive le monstre.

Au fond musical allant crescendo, s’ajoute un cri : « Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiig » et alors, d’entre les immeubles, apparaît Shaq, tel un Godzilla, il approche et pousse un cri sauvage avant de se tourner vers le quatrième mur avec son regard décalé.

8. Cleveland Cavaliers - 2007

Une intro qui semble oubliée ! Nous sommes donc en 2007, et Cleveland ne fait que se rapprocher de plus en plus des cieux de la NBA depuis l’arrivée du King Lebron qui parvient à grimper au dessus de la montagne Pistons et arrive en NBA Finals pour la première fois de sa carrière.

Toute la ville s’en enorgueillit et souhaite encourager ses champions de conférence Est jusqu’au bout. Mais la tache est complexe, et San Antonio, mieux équipée, domine ses Finales pour le moment en menant 2-0. Mais c’est aussi la force de Cleveland à cette époque.

Emmené certes par Lebron, l’effectif met en valeur des joueurs qui, sans être des superstars, ont su se mobiliser autour de leur leader. Ainsi, l’introduction ne focalise pas que sur le 5, mais bien sur tout le roster ! La voix du speaker Olivier Cedra (qui est désormais le speaker des Nets), commence par Mike Brown, dans un enthousiasme assez mesuré, sur un fond musical venu de la bande originale du film Rocky.

Les lumières s’éteignent, il est temps de passer au cinq majeur, avec un mot d’ordre : « To rise« . La voix de Lebron appelle à être à la hauteur, avant que le logo des Spurs n’apparaisse sur l’écran géant, pour être découpé et fendu de l’épée des Cavaliers. Arrive alors dans la sono « The Second Coming » de Juelz Santana alors que la mascotte des Cavs agite fièrement le drapeau de l’équipe. Les écrans balancent actions marquantes et puissantes, cris de rage et commentaires ébahis.

Mais le moment est suffisamment court pour enchaîner avec puissance sur l’appel de Cedra aux fans : « Cleeeeeeevelaaaaand ! » s’écrit-il.

7. All Star Game - 2009

Bon celui là c’est un classique, on le connait tous. Avec le temps les introductions d’équipes All Star sont passées de simplistes à spectaculaires en l’espace d’une dizaine d’années.

Nous sommes en 2009, et les intros des équipes All Star sont justement à la mi-chemin, en équilibre, entre la simplicité des anciennes présentations et le monumentalisme que l’on connait actuellement, en particulier un an avant le All star game de Dallas qui réunira 105 000 spectateurs !

On commence en rythme, avant de passer vers l’électro, mais surtout, avec l’arrivée du groupe le plus en vogue de l’époque sur le plateau, les Jabbawokees. Puis arrive le moment culminant, alors que l’Ouest est introduit, le héro de la soirée, pour son dernier All Star Game, arrive sur scène : Shaquille O’Neal, alors joueur des Suns, entertainer légendaire de la NBA, danseur, chanteur, ne souhaite pas ranger sa dernière apparition étoilée au rang des anecdotes.

Le Shaq entre masqué, et dévoile une chorégraphie préparée en secret avec les Jabbawokees. Dans une introduction de All Stars, on est dans une alchimie parfaite entre musique, lumières, icônes du basket et mise en scène.

6. New York Knicks - 1993-94

New York Knicks 1993-94 : Go New York Go New York Go ! Laissez moi vous faire entrer dans un monde étrange, dans lequel les Knicks sont une sacrée bonne équipe nom de dieu ! Et ils ne font rire personne en 1993-94, car la Big Apple est un mur de pierre, avec un grand chef : Patrick Ewing, qui doit accomplir son destin, à savoir, apporter le 3e titre NBA à la franchise. Et cette saison là, cet objectif est à portée de main, car New York est en Finales NBA.

Dans cette intro, tout est culte : l’équipe, la musique, la salle, l’ambiance, les animations lasers et les vieux visuels en 3D sur les écrans, on est so 90’s. Et pour la présenter, qui d’autre que Mike Walczewski ? Le speaker mythique du Garden depuis 1989, qui prête parfois le micro à un autre speaker depuis quelques années, sait se mettre au niveau d’intensité de l’introduction, son intonation est forte, motivée, énergique.

Il sait jouer sur les syllabes des noms des joueurs, permettant à chaque membre de l’équipe d’être présenté d’une manière différente, avec une force qui lui est propre. Quand au cinq de départ, que dire ?

5. Cleveland Cavaliers - 2014

Cette intro, on en a tous rêvé. Après un été qui verra le King annoncer sobrement son retour à la maison, la NBA change de visage et se prépare à entrer dans l’ère Cavs-Warriors. Et bien cela va changer, car James mais aussi Kevin Love, et même Shawn Marion arrivent dans l’Ohio.

L’intro commence par une animation 3D du parquet, extrêmement impressionnante, puis un montage parfait, inspiré de l’histoire récente de la NBA, du vécu des dernières années par Lebron, par les fans, par les Cavs. Puis tout explose, la chanson « Turn down for what » de DJ Snake vous donne un bon punch dans les tympans, avant de vous mettre des bonnes images de tomars et autres alley oops dans la face, c’est jouissif, c’est puissant, et puis arrive l’annonce des joueurs, sous le superbe morceau « I’m coming home » de Diddy - Dirty money (qui servit aussi à l’arrivée de Melo à New York) dans la folie la plus totale.

Chaque spectateur agite un bâton lumineux aux couleurs des locaux. Chaque élément du roster est soudain sublimé, acclamé plus fort que jamais, jusqu’au point culminant : l’annonce du numéro 23, dans une intense joie de la part de toute la salle.

4. Los Angeles Lakers - 2010 (Finals)

Juin 2010, la légende de Kobe Bryant arrive à son point culminant : 7è Finales en 10 ans, un cinquième titre en vue pour compléter le threepeat 2000-2002 avec un back-to-back. Kobe arrive en Finales avec les Lakers, Pau Gasol, Derek Fischer, Lamar Odom et Phil Jackson pour une troisième année consécutive.

Ce match doit être la consécration de sa carrière, car aucun joueur hormis lui et son ami Fischer, n’auront, en cas de victoire, cinq bagues au doigt dans toute la NBA (il faudra attendre 2014 et le cinquième titre de Duncan). Comme l’annonçait George Eddy face caméra avant ce match « Ce soir, il n’y a pas de lendemain« , sinon l’héritage d’une carrière, d’une dynastie.

C’est aussi un moment important pour Phil Jackson qui peut attraper sa 11è bague en tant qu’entraîneur, sa 13è au total, ça donne un vertige monstrueux. Et pour ce match décisif pour la carrière de chacun, pour l’histoire de la NBA et de ses légendes, il faut une intro digne de ce nom, et elle le sera.

A cette époque, le Staples Center ne dispose pas encore de son jumbotron actuel, plus moderne, mais bien de son vieux modèle installé à la naissance de la salle, il faut donc trouver des animations originales, comme cet énorme rideau qui descend du plafond de la salle, et offre une projection à 360° d’images à la gloire de l’équipe angelenos.

Il faut admettre que l’idée se distinguait, mais on remarque rapidement qu’elle n’offre pas une superbe visibilité, et aujourd’hui, ce concept ne s’est pas diffusé dans la ligue. Mais le message diffusé est clair : c’est ce soir que ça se passe. Mais c’est surtout la sobriété bien connue du speaker Lawrence Tanter et la mythique musique des Who, « Teenage Wasteland » qui donnent à cette introduction toute sa classe.

3. Detroit Pistons - 2003-04

Detroit Pistons - 2003-04 : Let’s play some basketball ! Comment oublier cette intro ? On est en plein dans les années 2000 et la dynastie Lakers a enfin flanché, la voie est donc ouverte pour chasser le titre. Les prétendants ne manquent pas : Spurs, Nets, Wolves, Pacers etc. Mais une équipe qui ne parvenait plus à retrouver les sommets depuis quelques années trouve enfin la bonne alchimie : les Pistons.

Avec leur coach Larry Brown qui avait échoué à donner à The Answer Allen Iverson un titre, Brown s’installe à Detroit et s’équipe d’un roster qui va marquer les esprit par son intensité défensive désormais légendaire. Chauncey Billups, Rip Hamilton, Tayshaun Prince, Ben Wallace et Rasheed Wallace, vont littéralement étouffer toutes les équipes qu’ils vont affronter. Les meilleurs attaquants de la ligue sont totalement découragés.

Cette équipe, c’est l’héritière des Bad Boys de Thomas, Dumars et Laimbeer. Elle hérite aussi de son intro qui ne change pas beaucoup entre 1990 et 2004 ! Dans cette présentation, on ressent la fierté de la ville, de son héritage qui lui a donné le surnom de « Motor City« .

On commence par une vidéo sur les écrans avec la chanson « Bawitdaba » de Kid Rock qui ne manque pas de donner une bonne patate au public, les images sont simples et donnent le ton : les joueurs appellent le public « It’s time Detroit« , il faut se mettre à l’ouvrage, un mur doit se construire. Tout de suite les actions s’enchaînent à l’écran, montrant des géants de l’attaque encerclés, étouffés par la défense.

Les sifflets vapeurs s’activent dans la salle, c’est la sortie d’usine ! Et alors arrive l’acteur central de cette présentation , il appelle à tous les fans de basket de la salle, du Michigan, et du monde : John Mason, qui est encore le speaker des Pistons à cette heure. Mason est LA voix qui vous rend fou du basket. Sa passion pour son équipe permettent d’introduire le roster de Detroit avec une énergie sans limite.

Sous la chanson The Final Countdown du groupe Europe , les « ballers » de Detroit sont introduits dans une ambiance de folie. Quand Mike Walczewski du Madison Square Garden jouait sur les syllabes des joueurs pour singulariser leurs présentations, Mason lui, ajoute un préliminaire déjanté et un jeu sur les lettres de chaque nom.

Ce n’est pas qu’un texte, c’est carrément de la chanson made in Mason qui conclue sa prestation par un « Detroit, let’s play some basketbaaaaaall ! « .

2. Boston Celtics - 2008

L’intro d’une génération entière de fans de basket. Point. Les Celtics de Boston revivent enfin en cet été 2007, alors que le trio génial Kevin Garnett, Paul Pierce et Ray Allen se forme pour tenter de redorer le blason de la franchise qui n’a plus rien gagné depuis 1986.

Et ça marche, non seulement le trio remet Boston au premier plan du basket mondial, mais des milliers de jeunes trouvent ou retrouvent une passion pour le basket avec cette équipe qui apportait une soudaine nouveauté dans une NBA dominée avant tout par San Antonio et Los Angeles depuis l’an 2000. Alors il fallait bien donner à cette équipe géniale la présentation qui lui rendrait hommage.

Et arriva alors cette introduction, connue de tous, aimée de tous, qui ne pouvait que donner des frissons et de l’amour aux fans dans la salle et partout ailleurs. Pourtant le style vous paraîtrait somme toute assez classique et conforme aux rituels de la NBA : vidéo prenante sur les écrans, message mobilisant, visuels d’actions, sur un fond musical épique, on souhaite montrer de la rage, de l’envie, de la passion. Mais c’est alors que la vidéo s’interrompt soudain, et après une petite seconde dans le noir complet, Kevin Garnett apparaît devant tous.

Alors plus de message, plus d’action, plus de fond sonore, plus rien, juste lui, et ce cris. Un cri sauvage et déchaîné du Big Ticket qui n’exprime rien d’autre que l’envie de vaincre et de hurler sa volonté de ne jamais s’arrêter. Et alors on saisit la force du moment. A ce festival d’intensité, Paul Pierce apparaît à son tour, comme si le cri de ralliement de Garnett n’avait pas achevé d’assembler tous les convaincus, et s’exclame « Let me hear us !« .

Cette introduction, c’est aussi une communion forte - plus forte qu’on ne le croit - avec le public ...

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