Au début des années 2000, le rugby français est tombé sous le charme d'un jeune Toulousain du nom de Frédéric Michalak, au talent fou et à la progression record.
Frédéric Michalak, pur produit de l'école toulousaine, a marqué l'histoire du Stade Toulousain. Sa carrière a été bercée par l'insouciance de ce jeune homme qui connaissait déjà la saveur de plusieurs titres de champion de France chez les jeunes. Dès l'âge de 18 ans, avec son mètre 80 et ses 80kg, Frédéric Michalak prend sa place en tant que demi d'ouverture puis de demi de mêlée au sein de l'équipe du Stade toulousain avec qui il devient tout de suite champion de France.
Né le 16 octobre 1982 à Toulouse, il commence le rugby très jeune et progresse au sein du club de la ville.
Il a déboulé lors de cette fin de saison 2001 avec sa fraîcheur et son talent. Avec ses potes Clément Poitrenaud et Nicolas Jeanjean, ils ont brisé une fois de plus les rêves de Brennus de Montferrand.
Le 9 juin 2001, au Stade de France, Toulouse et Clermont se livrent un duel de haut vol pour la 100e finale de l'histoire du championnat. Ce soir-là, la France du rugby tombe amoureuse d'un gamin de 18 ans soudainement propulsé sur le devant de la scène : Frédéric Michalak crève l'écran par son culot, son talent, son sang-froid, tout ça réuni dans un petit bonhomme encore inconnu quelques mois plus tôt.
En inscrivant 12 points (avec deux pénalités de plus de cinquante mètres), Frédéric Michalak, graine de star, 18 ans à peine, participe grandement au 16 ème bonheur. La France découvre alors le nom que le public du Stadium scandait une semaine plus tôt. Quelques minutes plus tôt, lors de la présentation des équipes, Jacques Chirac visionnaire lui avait alors glissé à l'oreille : « Je sens que vous allez faire un bon match. » Au coup de sifflet final, Frédéric Michalak, l'enfant d'Ancelys, étonne encore en dédiant cette victoire aux enfants malades de Purpan.
Saint-Denis est ébloui : le minot inscrit des pénalités de cinquante-deux, cinquante et quarante-trois mètres tout en multipliant les offrandes à Yann Delaigue, auteur de trois drop-goals lors de cette partie. Les Rouge et Noir triomphent avec leur petit prince en tête d'affiche (34-22).
Personne n'aurait pu prédire cette ascension record au gamin de Ramonville, dix mois plus tôt, quand la saison avait débuté. Dans la hiérarchie des demis de mêlée, le nouveau venu pointe alors logiquement en quatrième position derrière Jérome Cazalbou, Jérome Fillol et Joseph Ilharéguy. Encore mineur, il est précédé d'une très flatteuse réputation et d'un palmarès impressionnant. Lui, la machine à gagner un titre par saison avec des consécrations chez les cadets A et les juniors Crabos. Sa destinée paraît cousue de fil doré. Mais son accomplissement va défier les lois du temps et les prévisions les plus optimistes.
Entre les blessures de ses aînés et les contraintes du calendrier, un intervalle s'ouvre pour Frédéric Michalak dès le début de l'année 2001 : le 6 janvier, face à Auch, à Ernest-Wallon, il connaît sa première feuille de match, à 18 ans et 2 mois. "Je n'avais pas de pression particulière, déclarera quelque temps après l'intéressé. Le pari de Guy Novès se révèle payant : le demi polyvalent brille à chacune de ses apparitions. "Sans avoir vu jouer Fred en 9, j'étais convaincu que ses qualités techniques et mentales lui permettraient d'apporter un plus à ce poste tellement exigeant. Il lit en permanence le jeu et la qualité de sa passe est indiscutable", expliquera l'homme fort du Stade.
Les louanges se déversent sur sa toute nouvelle trouvaille : "C'est certainement le joueur de sa génération, affirme Christian Gajan, l'entraîneur des avants. Il jouit d'une autorité naturelle épatante." Depuis le terrain, Emile Ntamack, aussi, décèle un potentiel rare chez ce phénomène : "Il pue le rugby. Il a tout, la gestuelle, le coup d'oeil, la vivacité." Tout pour plaire. Tout pour réussir.
En demi-finale, à Castres, pour sa dixième rencontre en pro et sa première véritable échéance couperet, il joue les détonateurs avec ses jeunes compères Poitrenaud et Jeanjean. "Il y a longtemps que je n'avais pas vu des joueurs aussi talentueux, souligne l'entraîneur tarnais Alain Gaillard. Ils apportent leur insouciance, leurs cannes, leur gabarit.
A la suite de cette étincelante prestation, il est appelé avec le XV de France pour la tournée estivale. Il ne peut honorer sa convocation en raison... d'un stage en entreprise : "Ce n'est pas un problème, mon heure viendra un jour", relativise le Toulousain. Avec sa prestation trois étoiles en finale, il donne des regrets à tous les supporters tricolores. Cinq mois plus tard, le souhait de tous les amoureux de ce jeu est exaucé : le 10 novembre 2001, Frédéric Michalak entre en jeu à trois minutes du coup de sifflet final, à l'occasion d'une victoire convaincante des Bleus face à l'Afrique du Sud (20-10).
Une star était en train de naître, et elle sera à son zénith à la Coupe du Monde 2003. Lorsque Bernard Laporte le sélectionne pour le Mondial 2003, Frédéric Michalak, 21 ans, est encore inconnu du grand public. Il n’est d’ailleurs pas acquis, à l’époque, qu’il sera titulaire pendant la compétition. Mais dès les premières rencontres, son talent guide les Bleus vers des succès aisés contre l’Ecosse, les Fidjiens puis le XV d’Irlande : sa créativité à l’ouverture, son efficacité aux tirs au but et sa capacité à marquer des essais en font l’équivalent de Zidane pour le rugby français. La machine s’emballe et le Toulousain devient un phénomène médiatique, tourne des pubs, soutient des oeuvres caritatives, etc.
Une semaine plus tard, il est titularisé pour la première fois : Gérald Merceron blessé et François Gelez jugé insatisfaisant, le bizuth est replacé à la hâte en numéro 10. Et ce, même si Bernard Laporte souhaitait initialement l'avoir en relais de Fabien Galthié à la mêlée. L'interminable débat sur le meilleur poste de cet ouvreur de formation débute tout juste.
Sur son potentiel pur, la petite merveille du rugby français met au moins tout le monde d'accord. Dans la presse étrangère, Raphaël Ibanez en parle comme du meilleur rugbyman français du moment, ni plus ni moins.
Sélectionné 54 fois, depuis 2001, il a marqué 9 essais et réalisé 37 transformations, 5 drops et 39 pénalités. Chaque année le palmarès augmente, malgré les blessures dont Michalak est souvent victime. En 2006 et en 2009, il remportera le tournoi des 6 nations en inscrivant 45 points (dont 3 essais). En 2007, il est à nouveau titulaire pour la coupe du monde.
Demi d'ouverture de formation, il est titulaire à la mêlée et inscrit quatre pénalités. Cette fois, il est titulaire au poste de demi d'ouverture.
Mais les blessures empêchent le Toulousain d’être régulier en club et en sélection. Le Toulousain perd progressivement la confiance de son coach, Guy Novès et s’exile deux fois en Afrique du Sud (2007-2008 et 2011-2012) pour retrouver le plaisir de jouer.
Quatre ans plus tard, le Toulousain désire assouvir sa passion du rugby et partir à la découverte d'un autre univers. Direction l'Afrique du sud. Avant son retour à Toulouse en octobre 2008.
Aux lendemains de la Coupe du Monde, il quitte le Stade Toulousain pour rejoindre l'Afrique du Sud chez les Natal Sharks. Il en profite pour remporter la Currie Cup.
A son retour dans l’hexagone, Frédéric Michalak rejoint l’armada Toulonnaise (3ème budget du Top 14). Des blessures et une concurrence féroce réduisent son temps de jeu, notamment lors des grands matches. Arrivé comme demi de mêlée, l’ancien joueur des Sharks est replacé demi d’ouverture suite à l’avènement de Sébastien Tillous-Borde à la mêlée.
Il est à noter qu’il a également participé aux campagnes européennes victorieuses en 2010 et 2014. Mais le règlement de l’EPRC , organisateur de la Coupe de d’Europe, stipule que seuls les joueurs présents sur la feuille de match de la finale sont titrés ce qui n’était pas le cas en 2010 et 2014 pour Michalak.
En dépit d’une saison tronquée avec seulement neuf matches avec le RCT, Philippe Saint-André n’hésite pas à l’intégrer à sa liste de 36 joueurs pour la préparation de la Coupe du Monde. Sa polyvalence et surtout son expérience sont des atouts pour le XV de France. Le demi d’ouverture est retenu avec quatre autres coéquipiers toulonnais, Xavier Chiocci, Guilhem Guirado, Sébastien Tillous-Borde et Mathieu Bastareaud.
Il doit rassurer le staff technique sur ses capacités physiques afin de rester dans le groupe de 31 joueurs fin août appelé à participer à la Coupe du Monde. Il est en concurrence avec le revenant montpelliérain François Trinh-Duc, le Castrais Rémi Talès sans oublier le 37ème homme Jules Plisson.
Ses précédentes Coupe du Monde lui laissent un goût amer. En 2003, l’ancien toulousain est le joueur vedette du XV de France et il réalise de belles prestations jusqu’à la terrible demi-finale face aux Anglais de Jonny Wilkinson (7-24) sous le déluge de Sydney. En 2007, Lionel Beauxis est intronisé n°10 titulaire au fil de la compétition et Frédéric Michalak doit se contenter d’entrer en jeu lors du magnifique quart de finale contre les All-Blacks (20-18) et lors de la défaite face aux Anglais en demi-finale (9-14).
Toutes les belles histoires ont une fin, même si bien souvent, on aimerait qu’elle continue, encore, encore et encore. Dans le sport, c’est pour suivre ces histoires et l’émotion qui en découlent que tous les amoureux peuvent donner bien de leur temps et faire bien des sacrifices pour les suivre.
Aurélien Rougerie, Vincent Clerc, Julien Pierre, Yannick Nyanga, Florian Fritz et bien d’autres prennent leur retraite, autant de joueurs avec des carrières et des palmarès gigantesques et pourtant, aucun ne pourra se vanter d’avoir apporté au rugby autant que Frédéric Michalak. Le Toulousain en a un peu plus que ses camarades quand l’on regarde les lignes de son palmarès, mais il a en plus offert son image et sa personne au rugby en créant des vocations, qu’elles soient pour devenir joueur ou supporter fidèle.
Parfois idolâtré, comme ce soir de mai 2001 où il offre la victoire au Stade Toulousain ou celui d’octobre 2007 quand il transperce la défense néo-zélandaise, souvent critiqué, comme après la demi-finale de la Coupe du monde 2003 ou à chaque fois qu’il ratait un coup de pied, Frédéric Michalak a passé presque 20 ans sous le feu des projecteurs.
Souvent touché, ses genoux vous le diront, jamais coulé, il s’est toujours relevé. Un « mec » aussi talentueux que professionnel, un moteur dans un groupe, jeune par sa fougue, plus tard par son expérience et son envie de transmettre aux autres.
Pierre Mignoni, son dernier entraîneur, qui l’avait aussi connu à Toulon, résume qui est Fréderic Michalak : « J’ai tout fait pour qu’il vienne car je savais qu’il allait nous apporter plein de choses. C’est un grand monsieur. Le joueur est grand et l’homme est droit, fabuleux. Il a aidé les jeunes, il m’a aidé, donc je le remercie beaucoup.
Il a dit stop: Frédéric Michalak, meilleur réalisateur de l'histoire du XV de France et première vedette du rugby professionnel tricolore, refermera en fin de saison, à 35 ans, le livre d'une carrière de dix-sept saisons passées au plus haut niveau et garnie de nombreux titres. Sa décision, Frédéric Michalak l'a annoncée lundi au cours d'une conférence de presse dans les locaux du Lyon Olympique Rugby (LOU).
Jusqu'à la déroute en quarts de finale de la Coupe du monde 2015 face à la Nouvelle-Zélande (13-62), sur la pelouse du Millennium Stadium de Cardiff, qu'il quittera dès la 11e minute, blessé. Sur un goût d'inachevé, donc, comme un résumé de la deuxième partie de sa carrière avec le XV de France où, au fil des blessures, des changements de postes -- demi de mêlée ou d'ouverture?
Son histoire avec le Stade Toulousain, son club formateur, aura aussi connu des bas, qui l'auront forcé deux fois, en 2007 et en 2011, à l'exil en Afrique du Sud. Où il glanera une Currie Cup, le relevé championnat local, avec les Sharks, et y rencontrera sa femme.
Suivra ensuite le RC Toulon, à l'été 2012, puis donc Lyon en 2016.
Habitué des crochets et des accélérations aptes à dérouter ses adversaires, Frédéric Michalak surprend également dans sa carrière post-rugby : l’ancien enfant prodige du Stade Toulousain est depuis 2016 le propriétaire du Blagnac Rugby à quelques kilomètres des Sept-Deniers.
« Mon frère et mes meilleurs amis ont joué au Blagnac Rugby. Quand mon associé Benoit Trey m’a sollicité alors que le club était en difficulté, j'ai mis le nez dedans. Avec 750 licenciés, une équipe féminine en élite 1 (1e division) qui compte plusieurs internationales dans ses rangs, une équipe masculine en Nationale (3e division) et une dynamique école de rugby, le Blagnac Rugby vise le haut niveau dans le cadre de son projet Cap 2022. Lancé en 2016, ce projet de développement du club a notamment pour objectif de mettre les sections féminines et masculines à égalité d’ici 2022, année du centenaire du club. Un projet dans lequel le Conseil départemental est investi.
« Nos missions ne s’arrêtent pas au stade et au terrain. En tant que club de la ville de Blagnac, nous avons un rôle social et sociétal à jouer. » En dehors des entraînements et des matches, le club a mis en place des cours de soutien scolaire auprès de ses jeunes licenciés et des interventions en milieu scolaire dans les écoles, collèges et lycées. Les questions de l’emploi et de la formation demeurent également des priorités dans un monde du rugby où vivre décemment de sa passion peut se révéler aléatoire et où la question de l’après-carrière apparaît cruciale.
« Afin de préparer l’après-rugby pour nos joueuses et joueurs, nous avons mis sur pied une commission "emploi et formation" qui propose un accompagnement. Elle fédère nos partenaires, qui peuvent proposer des emplois ou des formations, ou faire le lien avec des acteurs importants du secteur comme Pôle emploi par exemple.
En dépit de sa blessure actuelle (fracture main droite), le joueur du Président Mourad Boudjellal peut enrichir son palmarès avec un nouveau titre de Champion de France.
Hors des terrains, Frédéric Michalak est également présent dans les médias et reste un des rugbymen les plus connus. Les publicitaires font régulièrement font appel à ses services. Il participe ainsi aux campagnes publicitaires des sociétés Compex, Biotherm et Quick. Actuellement, il est l’ambassadeur de la société de crédit de consommation, Sofinco.
Le joueur de 32 ans est également réputé pour son physique et ses tatouages. Il arbore notamment sur son torse un texte en Arabe dont la traduction française est “Anissa pour toujours”. Sur le plan sentimental, le Toulonnais a rencontré sa femme australienne Cindy en 2008 lors de son exil dans l’hémisphère sud. lls se sont mariés en 2010 et ont deux enfants.
A 30 ans, Frédéric Michalak connait l’équipe de France mieux que quiconque parmi les 23 joueurs sélectionnés pour affronter l’Australie samedi. Matricule 931. Première sélection le 10 novembre 2001. Première titularisation sept jours plus tard. Frédéric Michalak avait 19 ans. « C’était tout beau, tout nouveau ».
Ses souvenirs sont intacts. « Rien que d’être sur le banc face à l’Afrique du Sud, j’étais très content. Je n’avais pas fait une très bonne rentrée. Je crois que j’avais tué une ou deux taupes sur des drops (rires). Je me rappelle surtout de l’Australie. J’avais joué face à Larkham et Gregan. Ça m’a beaucoup marqué. On avait gagné à Marseille (14-13). C’était assez extraordinaire de gagner ce genre de match. Larkham, c’était l’une des références mondiales.
Dix automnes ont passé. Frédéric Michalak n’a pas eu la carrière d’une grande star. Des échecs, des déceptions, des blessures, deux expériences aux Sharks (Afrique du Sud) pour s’éloigner, découvrir et revenir pour, finalement, convaincre et retrouver le XV de France. Encore.
A Marcoussis, cette semaine, l’ex-petit prodige est le plus ancien joueur capé. Il ajoutera certainement samedi contre l’Australie une 57e sélection. « C’est bien d’être pris mais il faut y rester », dit-il aujourd’hui. Avec sagesse. Son parcours le lui a appris.
En 2001, « ça bouillait à l’intérieur », il avait « envie de gagner, de faire gagner [son] équipe ». « Ça m’a fait grandir, jure-t-il. Ça m’a montré ce qu’il me restait à apprendre pour gagner ce genre de match. J’avais 20 ans. J’ai continué ma route. »
En 2007, il jouait et perdait une demi-finale de Coupe du monde contre l’Angleterre (9-14). Encore. « C’était une compétition à notre portée. On n’a pas su bien l’attaquer face à l’Argentine (12-17). Après, on a survécu. Contre les All Blacks, ça a été notre gros match (20-18 en quarts de finale). Mais sur la totalité de la compétition, on aurait pu faire mieux. J’ai quelques regrets sur celle-là. Dont deux en Argentine, au printemps dernier.
« Il faut apporter quelque chose à l’équipe, explique-t-il. C’est un état d’esprit. L’équipe de France, il faut qu’elle gagne et qu’elle grandisse. Le plus important, ce n’est pas moi. C’est l’équipe. » Mais le grand public connait Frédéric Michalak, le suivra avec plus d’attention. Et dans les journaux, il ne sera peut-être pas jugé comme les autres.
« La presse fait son boulot. En France, c’est vrai qu’elle est un peu plus exigeante à certains moments et pardonne peu. Mais bon… je suis habitué ! » Et puis de toute façon, il n’a « que des bons souvenirs en équipe de France ». Enfin, presque. « Les plus mauvais souvenirs, ce sont les deux demi-finales perdues face à l’Angleterre. » Se venger en 2015 ? « Je ne sais pas si j’y serai. Je suis content d’être là, déjà. On verra par la suite.
La carrière de Frédéric Michalak a, hélas, été marquée par des blessures graves dont la dernière le 6 mars 2010 (rupture d'un ligament croisé du genou gauche face au Stade français au stade de France). Cette année, il n'a joué que 472 minutes cette saison et n'a pas été épargné par de petites blessures (la dernière en date étant son entorse de la cheville à Perpignan). Ce départ pour une destination encore inconnue (l'Australie peut-être ou la France si Lyon veut construire san grande équipe autour de lui) laissera au joueur qui se voyait bien finir sa carrière à Toulouse, une ultime blessure.
En cette soirée de mai 2007, Frédéric Michalak dit au revoir aux supporters toulousains.
Côté pile, le joueur a dû gérer ses dernières années de multiples blessures qui ont considérablement freiné sa progression. Il reste friable dans les moments cruciaux, comme en témoigne sa demi-finale ratée du Mondial 2003 face aux Anglais.
Parfois critiqué pour son côté bon vivant, qui passe pour un manque de professionnalisme, Michalak n’a fait son retour en tant que titulaire en bleu qu’en 2007, après un an et demi d’absence. Et c’est dans un rôle de doublure de l’ouvreur du Stade Français David Skrela qu’il aborde le Mondial en France.
Bref, la carrière de ce joueur encore jeune demandait à être relancée.
Il n’est d’ailleurs pas acquis, à l’époque, qu’il sera titulaire pendant la compétition.
Frédéric Michalak est un rugbyman français ayant évolué dans l'équipe nationale du XV de France en tant que demi d'ouverture et demi de mêlée depuis novembre 2001.
Après avoir été champion de France junior en 2000, Frédéric Michalak entame sa carrière professionnelle en 2001. D'une part avec le Stade toulousain, d'autre part avec l'équipe de France où il fait une entrée très remarquée dès ses débuts. Au poste de demi d'ouverture ou de demi mêlée, sa polyvalence le fait rapidement intégrer l'équipe nationale.
Une nouvelle coupe d'Europe est à nouveau remportée avec Toulouse en 2005. Par la suite souvent blessé, il cède peu à peu la place à son homologue Lionel Beauxis. Il quittera le temps d'une saison la France pour rejoindre l'équipe sud-africaine des Sharks en 2007. Il resignera pour trois ans dès 2008 avec son club d'origine, le Stade toulousain.
En 2001, il remporte la coupe de France puis participe à la coupe du monde de la même année. Il inscrira 251 points. En 2003, au cours de la coupe du monde, après avoir été champion d'Europe avec son club, il devient le buteur officiel du XV de France.
Pris en sandwichA l’approche du Mondial 2007, les marques rivalisent d’ingéniosité pour vendre leurs produits. Chouchou des sponsors, Frédéric Michalak a même droit à un hamburger à son nom chez une chaîne de fast-food.
PudiqueLes calendriers du Stade Français, dans lesquels les joueurs du club parisien apparaissent nus, ne sont pas au goût de Michalak : "C'est devenu un vrai livre de cul, c'est trop. Il ne faut plus que ce calendrier soit associé au rugby. Ce sont juste des mecs qui ont envie de poser à poil.

Palmarès de Frédéric Michalak
Voici un aperçu des principaux titres et distinctions de Frédéric Michalak :
| Compétition | Année | Équipe |
|---|---|---|
| Championnat de France Cadet | 2009 | Stade Toulousain |
| Championnat de France Crabos | 2000 | Stade Toulousain |
| Championnat de France | 2001 | Stade Toulousain |
| Coupe d'Europe | 2003, 2005 | Stade Toulousain |
| Currie Cup | 2007 | Natal Sharks |
| Tournoi des 6 Nations | 2006, 2009 | Équipe de France |