Polémique autour du port de la jupe et autres controverses impliquant le PSG

La question du sexisme dans le sport a refait surface à plusieurs reprises, notamment avec des propositions controversées concernant la tenue des athlètes féminines. Récemment, la Ligue féminine de handball (LFH) a envisagé d'imposer aux joueuses des clubs français le port de la jupe en match, avant de finalement faire machine arrière face à une vague de protestations.

Cette idée a déclenché une polémique de plus en plus ample, ravivant les débats sur l'objectification des femmes dans le sport et les attentes concernant leur apparence. Bien que la jupe ne soit pas une nouveauté dans le paysage du handball féminin français, étant même de rigueur à Metz depuis deux saisons, elle est loin de faire l'unanimité chez les joueuses.

Léa Terzi, ailière du club de Dijon, a publié une tribune intitulée "Je ne veux pas quitter mon short !" où elle s'insurgeait contre cette proposition "sexiste".

Elle a déclaré : "Pendant un match nous ne sommes pas là pour être sexy, belles ou jolies, mais pour mettre des claques à l’adversaire et gagner la rencontre. En voulant créer le buzz autour de la jupe on réduit nos supporters à de simples amateurs de belles gambettes. Ils sont avant tout des amateurs de sport, de handball, et le port de la jupe n’y changera rien."

Audrey Keysers, essayiste et membre du Parti Socialiste, s'est élevée contre le projet dans une lettre ouverte adressée à la présidente de la LFH, Patricia Saurina.

Elle a remarqué : "Imposer la jupe aux handballeuses serait - une fois de plus - une stigmatisation du corps des femmes et un manque de reconnaissance des performances sportives des joueuses, qui se voient rappeler, par une telle tenue, qu’elles sont des objets de désir, avant d’être des sportives…"

La vice-présidente socialiste de la région PACA, Gaëlle Lenfant, a suggéré que "pour un effet médiatique assuré, ce sont les garçons qu'il faut mettre en jupe".

Finalement, la LFH a donc prudemment décidé de rebrousser chemin. "Il n'est pas question d’obliger le port de la jupette pour la saison prochaine ou dans deux saisons", assurait Jean-Marie Sifre, le président des présidents de clubs féminins français.

Journée des droits des femmes : le fléau du sexisme dans le sport • FRANCE 24

L'égalité des sexes dans les médias : un long chemin à parcourir

La polémique autour de la jupe dans le handball féminin met en lumière un problème plus vaste : le manque de représentation et les stéréotypes sexistes dans le sport et les médias. Suite à une une du journal Le Parisien qui ne montrait que des hommes pour représenter le « monde d’après », le journal s’est mis en branle.

Selon nos informations, une « charte » est en cours de réalisation pour une meilleure représentation des femmes dans les pages du journal, ainsi qu’un travail pour une meilleure parité dans la rédaction. Marie-Christine Tabet, la directrice adjointe des rédactions, juge que la une du 5 avril est un « bug » mais reconnaît que le journal est « loin d’être exemplaire ».

Selon Bérangère Lepetit, du collectif des Femmes du Parisien, l’objectif affiché par la direction avec cette charte est d’atteindre « 50 % de femmes à tous les niveaux dans la rédaction ».

La dernière étude en date, menée par le collectif en septembre 2018, sur huit journaux consécutifs, faisait état d’un déséquilibre important, aussi bien sur les unes que les pages intérieures : par exemple 15 hommes étaient mis en avant en une avec des photos contre trois femmes.

Pour la une du 5 avril, plusieurs services travaillaient sur le sujet et ont choisi chacun de leur côté des hommes, explique la directrice adjointe. Ce n’est qu’au dernier moment, quand tout a été rassemblé, le week-end, que le « couac » a été découvert.

La charte promise a pour objectif d’éviter un nouveau « bug » et de changer en profondeur les mentalités. « C’est une démarche hypervolontariste », affirme Marie-Christine Tabet.

Pour mettre en œuvre ce plan, un groupe dit « Egalité » de 13 personnes (en dehors du collectif) a été constitué avec des gens à tous les niveaux de la rédaction : web, magazine, éditions locales, service société, économie, photographie.

Le groupe ne travaillera d’ailleurs pas que sur l’égalité entre femmes et hommes, mais aussi sur « la diversité », précise Marie-Christine Tabet.

Comme tout texte, le risque est que celui-ci ne soit pas suivi d’effets, souligne Bérangère Lepetit. « On se reparlera dans un an et vous verrez que les choses ont changé », promet Marie-Christine Tabet, pleine de résolution : « On va forcer le naturel et les habitudes !

Affaire Charline Pradeau et Richard Dourthe : la dénonciation de l'outrage sexiste

L'affaire Charline Pradeau et Richard Dourthe illustre la complexité de la lutte contre l'outrage sexiste et les réactions contrastées qu'elle peut susciter. L’influenceuse Charline Pradeau a déposé plainte contre Richard Dourthe, ancien joueur du XV de France, l’accusant d’avoir soulevé sa jupe lors des ferias de Dax, dimanche 17 août. Richard Dourthe reconnaît les faits, mais évoque une « dénonciation calomnieuse ».

Dans une vidéo d’une dizaine de secondes, on aperçoit Charline Pradeau en train de danser sur un comptoir, vêtue de rouge et de blanc comme il est coutume pendant les ferias de Dax, auxquelles elle participait. Un homme, accoudé au bar à sa gauche, se retourne et soulève sa jupe. Charline Pradeau se retourne vivement, visiblement choquée, et lui met une gifle sur le crâne.

Quelques heures après avoir publié sa vidéo, l’influenceuse a réagi dans une story, face caméra. « C’est émotionnellement très dur, parce qu’après des années à ne pas oser, et être dans la honte des abus que j’ai pu vivre, j’ai eu le courage d’en dénoncer un (…) Ce qu’il se passe est extrêmement grave. Il est temps de dénoncer, la honte doit changer de camp », a-t-elle dénoncé.

Quelques jours après la diffusion de sa vidéo, la jeune femme a révélé subir un harcèlement massif sur les réseaux sociaux, affirmant qu’elle commençait à « avoir de l’anxiété sociale ».

Le 25 août, le parquet de Dax a ouvert une enquête pour « outrage sexiste ». « C’est le procureur lui-même qui a qualifié les faits d’outrage sexiste », tient à préciser Me Maître Alexandre Parra-Bruguière auprès du Parisien.

L’ancien joueur du XV de France a décidé de répliquer et a déposé plainte contre l’influenceuse pour « dénonciation calomnieuse », déplorant être la cible d’une « campagne médiatique ».

Pour l’avocat de Charline Pradeau, la plainte du consultant sur Canal + est « judiciairement et moralement déplacée ». « Judiciaire déplacé, car ça ne tient pas. Il y a une vidéo, c’est filmé, ce geste est interdit et il est puni par la loi, c’est aussi simple que ça », explique-t-il.

Selon le Code pénal, l’outrage sexiste est le fait « d’imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit créé à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ». Il est puni d’une amende allant jusqu’à 1 500 euros.

« Moralement, c’est encore plus déplacé, car il fait passer ma cliente pour une menteuse alors que c’est la victime dans cette histoire.

Événement Description Conséquences
Proposition de la LFH d'imposer la jupe La Ligue féminine de handball envisage d'obliger les joueuses à porter une jupe. Polémique, protestations, abandon du projet.
Une du Parisien avec seulement des hommes Le journal publie une une ne représentant que des hommes. Réflexion sur l'égalité, mise en place d'une charte pour une meilleure représentation des femmes.
Affaire Charline Pradeau/Richard Dourthe Richard Dourthe est accusé d'avoir soulevé la jupe de Charline Pradeau. Plainte pour outrage sexiste, contre-plainte pour dénonciation calomnieuse, débat sur la définition de l'outrage sexiste.

Autres controverses impliquant le PSG

Outre les performances du Paris Saint Germain, le club parisien fait aujourd'hui la une de l'actualité pour d'autres histoires que ce qu'il se passe sur le terrain. Ces derniers mois, le PSG a régulièrement fait la une de l'actualité. Notamment à cause des projets d'avenir de Kylian Mbappé.

En effet, ce dernier a demandé à partir comme il l'a confié à RMC Sport. "J’ai demandé à partir, parce qu’à partir du moment où je ne voulais pas prolonger, je voulais que le club ait une indemnité de transfert pour avoir un remplaçant de qualité (…) J’ai dit que je voulais partir et je l’ai dit assez tôt (…) J’ai dit fin juillet que je voulais partir. C’est un club qui m’a beaucoup apporté, j’ai toujours été heureux, les quatre années que j’ai passées ici, et je le suis encore (…) je l’ai annoncé assez tôt pour que le club puisse se retourner.

Après le récit d'une chroniqueur de TPMP sur sa soirée avec Neymar, une autre personnalité du PSG a commencé à faire du bruit sur la Toile. Tout est parti de la vidéo d'une certaine Andie Nella qui a sorti une nouvelle vidéo intitulée ''Nos pires anecdotes en mangeant spicy avec Poqssi''. A un moment donné, l'un d'entre eux, dont le nom été censuré, s'est permis de lui soulever la jupe devant tout le monde avant de lui proposer un after.

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