La NBA, temple du basketball mondial, est aussi celui des records impressionnants. Entre exploits individuels hors normes et performances collectives inoubliables, chaque saison écrit une nouvelle page de l’histoire de la ligue. Au-delà des exploits ponctuels, certains joueurs et équipes ont marqué l’histoire de la NBA par leur constance et leur domination sur une saison entière.
Les playoffs révèlent souvent le meilleur des stars NBA. Depuis toujours, les playoffs ont sublimé les meilleurs basketteurs de l’histoire. Les playoffs sont l’occasion pour les plus grands de briller encore davantage. Quand toute une équipe se transcende, les résultats peuvent devenir historiques.
Que ce soit lors d’une soirée magique ou à travers des saisons entières de domination, les records NBA témoignent de la grandeur de ce championnat. Ces exploits individuels et collectifs continuent d’inspirer les joueurs et de fasciner les fans à travers le monde.
🍒TOP DES ACTIONS LES PLUS CLUTCH DE L'HISTOIRE DES PLAYOFFS NBA🍒
Des performances individuelles hors du commun
Certains soirs en NBA, la magie opère : un joueur réalise une performance si exceptionnelle qu’elle entre dans l’histoire. En NBA, certains matchs se sont transformés en véritables démonstrations. Au-delà des performances classiques, la NBA regorge de records spectaculaires parfois méconnus.
Cette semaine, c’est un Kevin Durant en mission qui a permis aux Nets de reprendre l’avantage dans la série face aux Bucks, tutoyant l’excellence le temps de 48 minutes pour délivrer une performance qui restera dans l’histoire de cette « postseason » 2021. Kevin Durant savait qu’il allait devoir endosser le costume de sauveur, et c’est exactement ce qu’il a fait.
Auteur de 49 points à 16/23 au tir, 17 rebonds et 10 passes décisives pour une évaluation de 68, KD a démontré qu’il avait sa place dans la discussion pour le meilleur joueur de sa génération. Une chose est sûre, c’est le meilleur attaquant de ce début de siècle. NBA - Kevin Durant a écrit une belle ligne des livres d’histoire de la NBA mardi soir face aux Bucks.
Certains joueurs marquent l’histoire de la NBA non seulement par un match exceptionnel, mais par la constance de leur domination.
Wilt Chamberlain : l'homme des records imbattables
Wilt Chamberlain est l’homme des records imbattables. On ne reverra en effet sans doute jamais un joueur atteindre les 100 points sur un match comme l’a fait Wilt “The Stilt” le 2 mars 1962. Cette saison 1961-1962 est par ailleurs celle de tous les records puisque le pivot des Warriors de Philadelphie avait pour habitude… de jouer 48 minutes à tous les matchs ! Avec les prolongations, c’est ainsi qu’il s’est retrouvé avec une moyenne de 48.5 minutes disputées en moyenne en 1961-1962.
Lors des playoffs de cette saison hors du commun, le pivot a notamment réalisé la performance la plus exceptionnelle de sa carrière, rendant 56 points et 35 rebonds dans le Game 5 du premier tour de la « postseason » entre les Warriors de Philadelphie et les Syracuse Nationals. L’insatiable Wilt a signé en 1962 face à Syracuse une performance… dans ses standards. Mais la performance n’aurait pas été si hallucinante si le bon Wilt n’avait pas terminé la rencontre avec 35 rebonds en plus de ses 56 points.

Elgin Baylor : une performance historique en finale
C’est le cas du regretté Elgin Baylor, détenteur du record de points marqués dans un match d’une finale NBA. Opposé aux Celtics de Bill Russell ce 14 avril 1962, l’ailier va ainsi compiler 61 points (à 22/46 au tir) et 22 rebonds (en 48 minutes de jeu) pour permettre aux Californiens de l’emporter 126 à 121 et de mener 3-2 dans la série.
Malgré une finale à plus de 40 points de moyenne, Elgin Baylor n’empêchera pas les Celtics de s’imposer lors des Game 6 et 7 pour rafler un nouveau titre. Un choc pour Elgin Baylor qui a disputé huit finales NBA sans en remporter la moindre. Elgin Baylor a pris feu, encore un peu plus qu’à son habitude, avec 61 points inscrits, à une époque où le tir à 3 points n’existait pas. Imaginez un peu la performance du garçon. D’autant plus dans un match 5 de Finales NBA et dans une série égalisée à 2-2 face aux Celtics. Perf de mutant de Baylor qui permettra à son équipe de faire la bascule et de s’adjuger le titre cette année-là. 61 ans après on en parle encore, c’est vous dire.

Walt Frazier : le héros de New York
Avant de devenir un as du costume bariolé, Walt Frazier a incarné le don de soi à la new-yorkaise, celui qui a délivré toute une ville un soir de Game 7. C’était lors de la finale NBA de 1970 opposant les Knicks aux Lakers de Jerry West, Elgin Baylor et Wilt Chamberlain. Alors que les Californiens arrivaient à l’autre bout du continent le moral gonflé à bloc, les Knicks avaient besoin d’une performance extraordinaire ce soir-là pour décrocher le premier titre de l’histoire de la franchise.
Ce dernier a notamment pris le meilleur sur Jerry West qui a vécu un cauchemar ce soir-là (26 points à 8/24 au tir, 0 passe décisive) et n’a pas hésité à aller se frotter aux grandes cannes de Wilt « The Stilt » par séquences.
Magic Johnson : un rookie qui change l'histoire
On reconnaît la marque des grands à la façon dont ils savent faire évoluer leur jeu pour faire gagner leur équipe. Sur cet aspect, la performance réalisée par le rookie Magic Johnson à l’occasion de sa première finale NBA, en 1980, aura marqué l’histoire à tout jamais. Meneur de grande taille, le chef d’orchestre des Lakers se retrouve à devoir remplacer Kareem Abdul-Jabbar dans le Game 6 face aux Sixers, le pivot californien s’étant blessé à la cheville lors du match précédent.
À 20 ans, « Magic » va alors se muer en homme à tout faire pour cumuler 42 points, 15 rebonds et 7 passes décisives, faire imploser les Sixers à domicile (123-107), offrir sur un plateau un titre de plus aux Lakers et décrocher le trophée de MVP des finales.
Michael Jordan : quand Dieu se déguise
Peut-être la performance la plus impressionnante de l’histoire : le jour où Dieu s’est déguisé en Michael Jordan, comme le déclarera Larry Bird après ce Game 2 du premier tour des playoffs 1986. Ce soir là, Michael Jordan a gagné ses galons de superstar, délivrant un modèle de jeu en isolation, terminant selon les besoins à mi-distance, avec la planche ou au forceps près du cercle. L’impression de voir une machine inarrêtable répéter ses gammes, possession après possession, sidérant un peu plus le Garden à chaque fois.
Michael Jordan, encore lui, avait signé un autre banger en inscrivant 56 points contre le Heat au premier tour de Playoffs en 1992. Année légendaire de la dynastie Bulls, Jordan écrit sa légende chez les Taureaux et s’adjuge cette saison-là son deuxième titre consécutif.

Hakeem Olajuwon : une performance de rêve dans la défaite
Dans le classement des performances historiques en playoffs au cours d’une défaite, Hakeem Olajuwon tient lui aussi une belle place dans l’histoire. Pris à deux, à trois, et même à quatre sur certaines séquences, le pivot des Rockets a tout simplement été inarrêtable, à 19/33 au tir, 11/13 aux lancers-francs, 11 rebonds offensifs et 6 contres ! En double prolongation, les Sonics arracheront tout de même la victoire, plaçant la performance de rêve d’Hakeem « The Dream » au rang des plus prestigieux losers magnifiques de l’histoire.
Allen Iverson : la réponse à tous les pièges
C’est l’histoire de David contre deux Goliaths, l’histoire d’une dynastie à laquelle un lutin de génie a voulu se frotter. Machine à scorer, Allen Iverson est déjà un monstre à cette époque, et le Game 1 de la finale ne va faire que confirmer ce constat. En mission dans sa tunique noire, « The Answer » va trouver la réponse à tous les pièges tendus par la bande de Phil Jackson, alignant 48 points, 5 rebonds, 6 passes décisives, 5 interceptions pour permettre à Philly d’arracher la victoire en prolongation (101-107). C’était il y a 18 ans, presque jour pour jour.
Tim Duncan : la constance au service de l'équipe
Au sein de l’éclaboussante génération de stars du début des années 2000, Tim Duncan se démarque par son style. Face aux Nets du trio Kidd-Jefferson-Martin, Tim Duncan fait tout pour aider son équipe à décrocher ce Game 6 et boucler la série.
LeBron James : le roi détrône le mythe
Lors d’un match contre l’équipe de Boston, « King James » a inscrit son 5 995e point, passant devant Michael Jordan. LeBron James est devenu jeudi 25 mai le meilleur marqueur de l’histoire en playoffs NBA. La superstar de Cleveland, 32 ans, a surpassé le record du légendaire Michael Jordan (5 987 points) lors du troisième quart-temps du cinquième match de la finale de la conférence Est contre Boston.
A 1 min 35 s de la fin de la troisième période, « King James » a inscrit un panier à trois points qui l’a propulsé en tête du classement historique. Il a fini la rencontre, remportée par Cleveland 135 à 102, avec 35 points, soit un total de points en playoffs de 5 995 points, et disputera à partir du 1er juin contre Golden State sa septième finale NBA de suite.
Plus tôt dans la journée, à l’issue de l’entraînement du matin, James avait avoué que ce record était « un objectif personnel », tout en récusant les comparaisons avec Jordan et en refusant de relancer l’éternel débat pour déterminer le meilleur joueur de l’histoire de la NBA.

Donovan Mitchell : une performance historique dans la bulle
Masque, confinement, journées complètes sur Netflix ou Warzone… Bref, vous vous souvenez du Covid-19 ? Et bien pendant cette période là, dans la fameuse « Bulle NBA », Donovan Mitchell en avait profité pour, lui aussi, entrer dans l’histoire des Playoffs en claquant 57 points sur la tête de Jokic et des Nuggets. C’était au premier tour dans un contexte hyper particulier, Dono avait tapé un one-on-one historique face à Jamal Murray et la perf’ de Spida constitue encore aujourd’hui la troisième plus grosse performance de tous le temps en post-season.
Charles Barkley : des faits, rien que des faits
Il existe plus de 7000 langages et autres dialectes mais ce soir là Charles Barkley avait choisi de parler de FAITS. Il inscrit lui aussi son nom dans l’histoire des Playoffs en postant 56 pions contre Golden State le 4 mai 1994.
Jimmy Butler : une légende parmi les légendes
Jimmy Butler a donc intégré ce groupe de légendes hier soir en signant une performance hors du commun. Les Playoffs sont le parfait terrain de jeu pour reconnaitre les plus grands compétiteurs de ce sport et Jimmy B en fait définitivement partie. Après la performance XXL de Jimmy Butler hier soir face aux Bucks, impossible pour nous de ne pas revenir sur ces soirs de Playoffs où les compteurs s’affolent et où les joueurs prennent feu pour pondre une ligne de stats légendaire. Il est de ces performances qui restent intemporellement dans les livres. Pour l’histoire, dans la légende. La reliure est usée et ce livre pèse un âne mort.
Les records et les chiffres clés
LeBron James détient le record du plus grand nombre de points marqués en saison régulière NBA, avec plus de 42 000 points en carrière. Le record est détenu par Wilt Chamberlain avec 100 points inscrits le 2 mars 1962 contre les Knicks. Tony Parker est le Français le plus prolifique avec 19 473 points en carrière.
Voici un tableau récapitulatif des records mentionnés dans l'article:
| Record | Joueur | Nombre de points |
|---|---|---|
| Plus grand nombre de points en saison régulière | LeBron James | > 42 000 |
| Plus grand nombre de points dans un match | Wilt Chamberlain | 100 |
| Plus grand nombre de points pour un joueur français | Tony Parker | 19 473 |
| Points marqués dans un match d’une finale NBA | Elgin Baylor | 61 |
Au-delà des totaux de points, la moyenne de points par match est un indicateur clé de l'efficacité offensive d'un joueur. Lors de la saison 1961-1962, Wilt Chamberlain a établi un record qui semble totalement inatteignable aujourd’hui : il a terminé l’année avec une moyenne de 50,4 points par match en saison régulière ! À titre de comparaison, un joueur qui dépasse les 30 points de moyenne aujourd’hui est déjà considéré comme une superstar offensive. Wilt a également joué les 80 matchs en intégralité… et a tourné à plus de 48 minutes de jeu par match (avec les prolongations).
Avec 10 titres de meilleur scoreur de la saison régulière, Michael Jordan détient un record absolument légendaire en NBA. De 1987 à 1993, puis en 1996, 1997 et 1998, “His Airness” a littéralement dominé le scoring de la ligue avec une régularité incroyable. Aucun autre joueur n’a jamais atteint ce total. Pour comparaison, Wilt Chamberlain en compte 7 et Kevin Durant 4.