Depuis 1970, le Paris Saint-Germain a marqué l’histoire du football français. Vous pensiez tout connaître du Paris Saint-Germain ? Avoir tout lu ? Impossible.
Ce livre revient sur cinquante-cinq épisodes marquants, de ses premières heures à la conquête de la Ligue des champions en 2025. Ce livre est une mise à jour de celui publié en 2020.
PSG - 55 ans - 55 moments. Editions Larousse. 184 pages.
La preuve avec un méli-mélo d'informations essentielles ou futiles, faits historiques méconnus, anecdotes inédites et autres références insolites.
- Quels sont les 2 présidents de l'association qui ont aussi dirigé le club ?
- Que représente le berceau sur le logo ?
- Quel est le nom du restaurant du PSG et pourquoi ?
- Quel est l'entraîneur qui, après 4 années de succès à Paris, est parti à la pêche une année avant de revenir entraîner de nouveau le PSG ?
- Combien de clubs officiels de supporters a le PSG ? Quel est le club le plus éloigné de la capitale ?
- Quel fut le précédent nom du Camp des Loges ?
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le PSG, sans jamais avoir osé le demander est dans ce livre (disponible en ligne et dans toutes les excellentes librairies).
Enjeux sportifs, économiques, politiques, sociologiques, … Le collectif Paris United - média alternatif sur le Paris Saint-Germain - publie un ouvrage saisissant qui décrit sans filtre ce qui se trame dans les coulisses du club.
De la remontada de 2017, où le PSG s’incline 6-1 face à Barcelone, à l’arrivée de Neymar et de Mbappé, en passant par le fair-play financier, la guerre médiatique et les hommes de l’ombre qui tirent les ficelles du club, Paris United dévoile des informations jusque-là inconnues.
PSG : révélations d'une révolution, Paris United, éd.
Luis Enrique : Un Berger à Paris
Je ne parle pas là du prometteur milieu du FC Montreuil en U14, mais bien de son paternel. C’est en effet de ce sobriquet moqueur que notre facétieux camarade Jérôme Reijasse surnomma rapidement Luis Enrique. Il ne se doutait point à l’époque qu’un jour ce surnom, irait comme un gant à ce dernier. Non pas aux premier degré, mais bien dans le sens de la parabole biblique. Je m’explique.
Personnellement je n’aimais pas le joueur Luis Enrique. Typiquement le joueur que tu préfères avoir dans ton équipe que contre. Pour ceux qui ne l’ont pas connu, ils était du genre à être dans tous les mauvais coups, ne lâchait jamais et courait de la première à la dernière minute. En plus de cette hargne il faut bien reconnaitre que techniquement il n’était pas en reste. Un joueur couteau suisse par excellence. Il pouvait jouer derrière, devant, au milieu, sur les côtés, à droite, à gauche, avant-centre, latéral…. Quand on dit qu’une équipe ressemble à son entraineur, voyez-vous où je veux en venir..?
Avant sa venue au PSG, que ce soit comme joueur et comme entraineur, il représentait pour moi deux moments douloureux de notre histoire contre Barcelone. Les anciens se souviendront de notre finale de coupe des vainqueurs de coupes en 1997. Je ne vous ferais pas l’affront de vous rappeler qui était l’entraineur des catalans 20 ans plus tard un sinistre soir de mars. A son arrivée en 2023, nous étions dans l’ensemble bien sceptiques sur les qualités de l’asturien à mener à bien le nouveau projet qatari. Pourtant comptablement sa première saison a été une grande réussite. Doublé national et demi de Ligue des Champions. Rien à redire.
Pourtant on en a dit des choses, plus ou moins vraies d’ailleurs. Que Mbappé nous a sauvé de bien des matchs, oui. Que nous avons eu (enfin) de la chance en tirant la Real Sociedad oui. Qu’en quart, l’expulsion d’Araujo nous facilite les choses oui. Eté 2024, Luis Enrique croit en ses joueurs et en son équipe. Le départ d’Mbappé, un recrutement léger en nombre ne semble pas l’affecter. Sa foi est inébranlable. Début de saison prometteur, dominateur en France mais inefficace en Europe. Trop tendre dès que le niveau s’élève. Arsenal et le Bayern renvoient le berger à ses pâturages. Les journalistes lui font toujours les mêmes reproches susmentionnés, et s’ajoute en plus son attitude hautaine avec eux. « vous ne pouvez pas comprendre ».
Au vélodrome Paris mettra les choses au clair. Une véritable leçon de football. Envie, hargne, jeu collectif, technique, audace. Le PSG marche sur l’OM. Mercredi 22 janvier 2025. Paris domine, se voit refuser un but par la VAR pour un millimètre rotulien juste avant la mi-temps. Début de seconde mi-temps le ciel du PSG s’assombrit, en effet contre le cours du jeu les skyblues mènent rapidement 0-2 sur deux buts offerts ou presque. Le blues à ce moment-là nous l’avons tous. Qui n’a pas pensé, Paris est toujours maudit. Rien ne change. Encore notre inefficacité chronique. Enrique et sa compo incompréhensible, Dembélé et Ramos sur le banc, Lee en faux neuf, Barcola titulaire alors qu’il ne met plus un pied devant l’autre depuis deux mois. Notre berger lui-même après le match déclarera qu’à ce moment-là il savait qu’il serait supplicié par tous. Bref, les vautours étaient prêts à se repaitre de cet orgueilleux coach, enfin ils allaient pouvoir lui faire ravaler son arrogance, demander sa tête sur un plateau comme celle de saint Jean-Baptiste.

Et puis… Et puis… Le miracle se produisit, à peine le temps de maudire la terre entière qu’une lumineuse passe du tant décrié Fabian Ruiz lança le moribond Barcola, fantomatique depuis des semaines, qui d’une étincelle changea le cours de l’histoire, d’une accélération dont lui seul a le secret, pour une offrande à Dembélé, le maladroit maudit, enfin touché par la grâce du réalisme. En une action tout a changé. Le Parc gronde de plaisir, d’envie, de hargne, il refuse la défaite comme ses joueurs, comme son entraineur. Pour la première fois depuis longtemps, tous les acteurs du club ne font plus qu’un pour aller chercher la victoire envers et contre tous. C’est le moment ou notre saison a changé.
Depuis ? Depuis nous marchons sur l’eau, depuis Barcola retrouve le feu dans ses jambes, Dembélé devient enfin efficace, Ramos devient un supersub malgré lui, Doué mérite son patronyme, Hakimi vole sur le terrain tel un roselin de l’Atlas, Marquinhos devient un chef, le patron, un capitaine, même Donnarumma se met à faire des sorties au poing dans sa surface ! Vithina, Névés , Mendès et tous les autres forment un bloc, un roc qui refuse l’idée même de la défaite, une confiance en sa force, une confiance dans le collectif, une confiance tout court. Personnellement après ce match contre City, Enrique a également gagné la mienne de confiance. J’ai trouvé la foi. Il m’a ouvert les yeux, je comprends presque ses compositions d’équipe, le Saint-Tomas que je suis avoue avoir toujours un doute sur notre capacité physique à maintenir un tel rythme à chaque match, ce pressing de dingue qui est un véritable bonheur, cette mentalité, ce haut niveau technique, oui en ce moment nous sommes gâtés comme il y a bien longtemps. L’impression que rien ne peut nous arriver, d’être le club élu.
Il est encore un peu tôt pour parler d’invincibles, mais j’ai envie d’avoir une confiance aveugle en Luis Enrique. Tous ceux qui le détestent devront attendre encore avant de crucifier notre berger. Il a encore tant à accomplir. « Nous serons plus fort en février » avait prophétisé Luis Enrique. Psaumes 23 , il est écrit : « L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles. Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. Un berger est une personne qui veille, protège et sécurise le troupeau qui lui appartient.
