Le hockey sur glace est un sport qui a connu son lot de moments historiques et d'exploits mémorables. Des performances individuelles exceptionnelles aux victoires collectives inoubliables, ce sport a su marquer les esprits et susciter l'enthousiasme des fans à travers le monde.
À 39 ans, Alexander Ovechkin a battu le vieux record de Wayne Gretzky, portant à 895 le nombre de buts inscrits en saison régulière depuis ses débuts en NHL, en 2005, une performance qui paraissait impossible et qui couronne le Russe comme une légende de la Ligue nord-américaine.
La performance a pris corps dimanche à Elmont, dans l’État de New York. Une fois encore, l’attaquant a décoché un shoot puissant depuis son aile gauche fétiche. Mais cette réalisation-ci, face aux NY Islanders, était particulière, et le joueur des Washington Capitals a célébré ce moment d’histoire en plongeant, fou de joie, à plat ventre sur la patinoire.
En marquant face aux New York Islanders, le joueur des Washington Capitals a effacé le précédent record détenu depuis 1999 par le Canadien Wayne Gretzky, qui avait inscrit 894 buts en saison régulière au cours de sa carrière.
La star russe a claqué un tir lointain à 12'34” de la fin de la deuxième période, avant de plonger, fou de joie, sur la glace pour célébrer son exploit sous les acclamations du public. La partie a alors été interrompue pour une rapide cérémonie à laquelle ont pris part l'ancien et le nouveau recordman.
Le Russe Alexander Ovechkin a amélioré la marque étourdissante du Canadien Wayne Gretzky. Le plongeon d’Alex Ovechkin, geste spontané d’un presque quadragénaire résolument joueur dans l’âme.
Vendredi, avec un doublé, il avait égalé les 894 buts du Canadien. Il est désormais passé devant, et l’ancien détenteur de cette marque de référence, aujourd’hui âgé de 64 ans, l’a félicité lors d’une brève interruption du match, histoire de marquer l’événement à chaud.
« Je sais à quel point c’est difficile de marquer 894 buts; 895, c’est vraiment spécial. Je félicite Alex. On dit que les records sont faits pour être battus mais je ne sais pas qui mettra plus de buts que ça », a souligné Gretzky, avant de serrer la main d’Ovechkin en signe de passation.
Le héros du jour a ensuite pris la parole tout en humilité : « Quelle journée ! Comme je le dis tout le temps, c'est un sport d'équipe. Et sans mes coéquipiers, mes entraineurs, mes supporters, je n'aurais jamais battu ce record. Merci à tous, je vous aime ».
« Nous venons tous de vivre un moment historique. Wayne tu resteras toujours le meilleur mais Alex tu l'as fait, tu as réalisé l'impensable. Merci pour tout ce que tu as fait pour ce sport », a déclaré pendant la cérémonie Gary Bettman, le commissaire de la NHL.
Alexander Ovechkin : Une Légende Vivante
Alexander Ovechkin a dépassé Wayne Gretzky ce dimanche. En marquant son 895e but ce dimanche, lors de la défaite des Washington Capitals face aux New York Islanders, Alexander Ovechkin est devenu le meilleur buteur en saison régulière de l'histoire de la NHL, dépassant pour de bon Wayne Gretzky. Un record qu'il a batti sur une régularité folle et des qualités monstrueuses de buteur.
Un moment d'histoire s'est écrit ce dimanche, sur la glace des New York Islanders. Et le match s'arrêta. Tant pis si son équipe des Washington Capitals était encore menée (score final 1-4), Alexander Ovechkin venait d'inscrire le but que tout le monde attendait : celui qui fait de lui désormais le seul meilleur buteur en saison régulière de NHL avec 895 unités, dépassant pour de bon sa majesté Wayne Gretzky, présent dans les travées de l'UBS Arena dimanche soir pour couronner son successeur.

Alexander Ovechkin célébrant son record (Crédit: Getty Images)
Quelque 6 800 tirs plus tard, Ovechkin est devenu la terreur des goals par sa puissance et sa précision. Il a sa signature : servi sur son côté gauche (son « bureau » ou le « Ovi spot »), il déclenche son slap sans contrôle. Tout le monde voit sa crosse s’armer, tout le monde sait ce qu’il va faire mais le palet finit quand même au fond. Imparable, à la manière du « fadeaway » de l’Américain Michael Jordan en NBA ou des coups francs de l’Anglais David Beckham.
Trois fois élu meilleur joueur de la saison, neuf fois meilleur buteur, il a offert à sa franchise sa première Coupe Stanley en 2018.
Nombre de buts en saison régulière de NHL
| Rang | Joueur | Buts | Matches |
|---|---|---|---|
| 1 | Alexander Ovechkin | 895 | 1487 |
| 2 | Wayne Gretzky | 894 | 1487 |
| 3 | Gordie Howe | 801 | 1767 |
| 4 | Jaromir Jagr | 766 | 1733 |
| 5 | Brett Hull | 741 | 1269 |
Car à 39 ans et 6 mois, Ovechkin compte autant de saisons en NHL (20) que Gretzky au moment de sa retraite à 38 ans et 3 mois. Le Russe, lui, a atteint dans la nuit de vendredi à samedi la barre des 40 buts par saison pour la 14e fois de sa carrière, record absolu évidemment, et ce après avoir manqué 16 matches à cause d'une fracture du tibia gauche.
Mais en plus de cette incroyable régularité, le Russe aura marqué toute une génération de jeunes joueurs par son côté showman.
Alex Ovechkin est devenu dans la nuit de vendredi à samedi le deuxième meilleur buteur de l'histoire de la NHL. Après un doublé cette nuit, le Russe cumule 802 buts et a dépassé Gordie Howe, décédé en 2016 et meilleur buteur de 1946 à 1980.
Avec la Russie, il est également triple champion du monde (2008, 2012, 2014) mais n'est jamais monté sur un podium olympique, malgré trois participations.
Le capitaine des Washington Capitals Alex Ovechkin est devenu lundi le 20e joueur dans l'histoire de la Ligue nord-américaine de hockey sur glace (NHL) à avoir marqué 600 buts. Ovechkin qui évolue en NHL depuis 2005, est le meilleur buteur du Championnat 2017-18 avec 42 réalisations. Depuis ses débuts, il a dépassé le seuil des 40 buts par saison à neuf reprises et celui des 50 buts à sept reprises. "Ovi" est de loin le buteur en activité le plus prolifique: le deuxième plus prolifique, la star canadienne de Pittsburgh, Sidney Crosby, totalise 404 buts.

Wayne Gretzky et Alexander Ovechkin
Le "Miracle sur Glace"
Le 22 février 1980, les États-Unis réalisèrent un exploit retentissant en battant l'équipe Soviétique, quadruple championne olympique en titre. Cette performance prit le nom de «miracle sur glace».
«Le miracle sur glace» désigne la victoire surprise des hockeyeurs américains face à l'invincible équipe soviétique lors du tour final du Tournoi Olympique le 22 février 1980. Cette rencontre, qui se déroule à Lake Placid lors des Jeux Olympiques d’hiver de 1980, est restée dans l’histoire, tant par l’intensité de jeu entre les deux équipes que par la dimension politique de l'événement.
En cette fraîche soirée d'hiver, ils sont des millions d'Américains, suspendus à leur poste de télévision, à prier pour un miracle. Auquel personne ne croit. Auquel tout le monde, pourtant, a envie de croire. En cette année 1980, la bannière étoilée est en berne : les revers successifs subis par le pays sur la scène internationale ont affecté la population au plus haut point, et mis à mal le patriotisme hyperbolique de la nation entière.

Le "Miracle sur Glace" aux Jeux Olympiques de 1980
Ce 22 février 1980, c'est ainsi tout un pays qui s'unit derrière ses boys, ces hockeyeurs encore amateurs, qui s'apprêtent à défier l'ogre soviétique sur la glace de Lake Placid. Plus qu'une banale rencontre de hockey, c'est la fierté, l'orgueil, l'honneur des États-Unis qui est en jeu dans cet affrontement au sommet. Pourtant, leurs chances de remporter cette bataille sont dérisoires, voire inexistantes. C'est pourquoi, ils espèrent tous, en secret...
Au cur du conflit glacé, l'opposition entre les nations de l'Est et leurs hôtes américains, est attendue comme un test grandeur nature par les superpuissances, qui ambitionnent d'étendre leur supériorité idéologique sur le terrain sportif. Le tournoi de hockey sur glace, épreuve phare de la compétition, semble cependant, dès le départ, dévolu aux Soviétiques.
Du côté américain, la lourde tâche de former une équipe compétitive pour ces Jeux à domicile, incombe à Herb Brooks, ancien international et coach universitaire à succès. Brooks est un perfectionniste absolu, qui possède une conception originale du hockey, et qui sait exactement ce qu'il peut et veut tirer de ses protégés. Il sait pertinemment que son équipe ne pourra rivaliser avec les Européens, et a fortiori les Soviétiques, sur le plan du talent et de la technique individuelle.
Une véritable cohésion commence à émerger au sein du groupe, mais il en faudra bien plus. À quelques encablures du coup d'envoi du tournoi olympique, les Américains affrontent la machine de guerre soviétique, lors d'une rencontre à guichets fermés disputée au Madison Square Garden. Les boys sont étrillés sur le score sans appel de 10 à 3, dans un match au cours duquel ils ne font même pas illusion.
Dans le vestiaire américain, Herb Brooks distille les dernières consignes à ses troupes, et tente de trouver les mots justes pour les motiver, alors qu'ils sont au pied d'un Everest vertigineux. Sa plus vive inquiétude est que son équipe ait trop d'égards envers des adversaires qu'ils magnifient, et que le cauchemar du Madison ne rejaillisse dans les têtes à un moment donné.
Les joueurs américains entrent sur la glace plus déterminés que jamais, mais doivent faire face à une vague déferlante rouge. Les Soviétiques privent leurs adversaires de palet, et font le siège de la cage d'un Jim Craig qui apparaît rapidement être dans un bon soir. Les hommes de Brooks restent cependant concentrés, défendent en bloc et font preuve d'une solidarité à toute épreuve. Au retour des vestiaires, une immense surprise attend le public et les deux formations. Tikhonov, visiblement exaspéré par l'erreur de son cerbère, a décidé de le sanctionner, et de le remplacer.
Portés par une foule toute acquise à leur cause, les boys jettent leurs dernières forces dans la bataille. La préparation savamment concoctée par Herb Brooks, basée sur un conditionnement physique strict et méticuleux, porte ses fruits. Les joueurs américains sont désormais capables de rivaliser durant toute une rencontre avec leur homologues soviétiques sur le plan du patinage, et ils imposent en outre à ces derniers un pressing avant qui leur pose énormément de problèmes.
Les États-Unis sont pour la première fois du match en tête, et ils ne lâcheront plus cet avantage, Jim Craig enrayant les dernières tentatives d'une armée rouge désespérée. Durant les derniers instants de cette rencontre électrisante et suffocante, le commentateur d'ABC Al Michaels, lâche cette phrase, passée à la postérité : "Eleven seconds, you've got ten seconds, the countdown going on right now ! Morrow, up to Silk. Five seconds left in the game. Do you believe in miracles ? YES !" (Onze secondes, il vous reste dix secondes, le compte à rebours a commencé ! Morrow, pour Silk. Il reste cinq secondes dans le match. Croyez-vous aux miracles ? OUI !).
Le coup de trompe final retentit, et c'est dans une explosion d'allégresse inénarrable que les joueurs sanctifient leur triomphe, accompagnés d'un vrombissant "USA ! USA ! Les college boys, ces universitaires amateurs, viennent ainsi de réaliser un exploit sensationnel en venant à bout de la Dream Team soviétique.
Cette médaille d'or, outre le caractère épique inspiré par l'apothéose sportive, réchauffe le cur d'une Amérique meurtrie. Ils l'ont fait. Réaliser l'impensable. Renverser la montagne. Plonger le pays dans une douce folie.
Kevin Allen, auteur de l'ouvrage USA Hockey : a celebration of a great tradition, note : "Grâce à l'avènement de la télévision, le but d'Eruzione en 1980 déclencha une célébration nationale spontanée d'une intensité stupéfiante. Pour comprendre cette explosion de joie inouïe, difficile à évaluer par chez nous, il faut se référer au contexte : la guerre froide, les tensions croissantes avec l'Union Soviétique, les désillusions successives de l'Oncle Sam sur la scène internationale, la morosité ambiante entre ses frontières.
C'est une véritable crise de confiance qui affleure au-dessus de l'Amérique à cette époque, une remise en cause de ses croyances, de ses convictions les plus profondes, de cette foi immuable en elle-même, qui lui permet de surmonter tous les obstacles. C'est pourquoi la victoire de son équipe, composée uniquement d'amateurs, face à une formation soviétique qui cristallise tous les clichés malsains relatifs au sport communiste, dans une rencontre qui a tous les atours d'une transposition sur la glace des enjeux de la guerre froide, prend pour lui la forme d'une douceur exquise.
Les Exploits du Hockey Français
Nous avons recensé les plus beaux exploits du hockey français. Que ce soit au niveau individuel ou collectif notre sport a connu de très beaux moments.
En battant la Suède en finale 2-1, les Bleus remportent en 1924 le championnat d'Europe de hockey à Milan pour la première fois. Le titre de champion de France redescend de la montagne en 1980 pour s'installer en plaine. La France organise ses jeux d'hiver en 1992. Les Bleus vont en quart de finale face aux redoutables américains. Le Chamoniard et capitaine de l'équipe de France Philippe Bozon rejoint la ligue nationale et les Blues de Saint Louis le 10 mars 1992. Drafté par les Kings de Los Angeles en 2001, Cristobal Huet jouera pour la cité des anges, Washington, Montréal et Chicago. Le hockey sur glace ne veut plus être le laissé pour compte des sports de glace et se sépare de la FFSG le 29 avril 2006. C'est en 2007, devant 12215 spectateurs que Bercy s'enflamme en accueillant la première finale de la coupe de France.
Durant la saison 2008-2009 les Brûleurs de Loups remportent quatre titres nationaux : Le match des champions, la coupe de France, la coupe de la ligue et la coupe Magnus. On peut également rajouter la victoire contre la Russie aux championnats du monde! Souvenez vous la France, après avoir battu, entre autre (c'était une première dans un champ. du monde)le Canada s'était qualifié pour les 1/4 de finales, exploit non encore renouvelé à ce jour.
Depuis 1986, année au cours de laquelle fut décernée pour la première fois la Coupe Magnus, ce trophée tant convoité n’a cessé de passer de mains en mains et de faire des tours d’honneur. En trente ans d’existence, vingt-trois capitaines ont eu l’occasion de brandir à bout de bras la célèbre coupe.
L’année 1986 a été marquée par un événement important dans l’histoire du hockey sur glace français. En effet, c’est à la fin du championnat de France, qui s’appelait encore « Nationale A », que fut décernée pour la première fois la Coupe Magnus. L’honneur de brandir ce nouveau trophée revint en premier lieu au capitaine de l’équipe de Saint-Gervais, André Peloffy. Le créateur de cette coupe, baptisée « Magnus » en hommage au français Louis Magnus, premier président de l’IIHF, fut le journaliste de L’Équipe Tristan Alric. C’est ainsi que le championnat de France senior élite adopta en 2004 le nom définitif de « Ligue Magnus ».
Les Brûleurs de loups de Grenoble peuvent être récompensés en CHL lors d’un vote qui récompense le plus beau but de la saison de la Ligue des champions de hockey sur glace. Christophe Boivin fait partie des nommés pour élire le plus beau but de la saison de CHL.
Boivin nommé grâce à son but contre Lausanne En attendant la finale de CHL entre Frölunda et les Suédois de Lulea (3 mars, 19 h), la CHL a donc dévoilé sa sélection des huit plus beaux buts de la saison et parmi eux, on retrouve celui marqué par le Grenoblois Christophe Boivin, contre Lausanne. Dans cette rencontre débridée avec de multiples buts (7-4) et une ambiance folle, le Canadien a offert l’une des émotions les plus intenses de l’histoire des BDL. Menés 2-4 par les Suisses dans le troisième tiers, les joueurs de Grenoble ont effectué une folle remontada pour recoller au score grâce à Englund et Beauchemin avant les dix dernières minutes de jeu, dans un suspense total. C’est alors que le Québécois Boivin, bien placé devant le gardien dévie une passe de Rautanen pour tromper le gardien helvète, Connor Hughes. Un but sensationnel qui a alors lancé les Grenoblois vers la victoire et la qualification en 8e de finale de CHL.