Mehdi Harbaoui, gardien de but international tunisien, a connu un parcours riche et varié dans le monde du handball, marquant son empreinte tant en club qu'en équipe nationale. Cet article retrace les étapes clés de sa carrière, de ses débuts prometteurs à ses récentes performances.

Débuts et Formation à Istres
Pour remplacer Kevin Mesnard, Istres privilégie une solution interne en faisant signer son premier contrat professionnel à Mehdi Harbaoui. Suite à l'arrêt de la carrière de Kevin Mesnard, qui a décidé de se concentrer sur ses études, le club provençal n'a pas tardé à réagir et à trouver une solution. Qualifié pour les play-offs, Istres a trouvé la doublure de Robin Cappelle dans les cages pour la saison prochaine. C'est un jeune joueur qui se voit donner l'opportunité de faire ses preuves.
Membre du centre de formation provençal depuis 2014, Mehdi Harbaoui va plonger dans le grand bain dès cet été. Sélectionné en équipe de France junior, le jeune portier qui fêtera ses 21 ans en septembre prochain est passé par le pôle espoir de Nice avant de mettre le cap sur Istres. Après quelques apparitions en Proligue, le voilà désormais membre à part entière du collectif de Gilles Derot.
"Mehdi est un gardien prometteur qui doit représenter le futur de notre club, confie l'entraîneur istréen sur le site du club. Il a su fructifier le temps de jeu qu’on lui a accordé cette saison et a su gagner notre confiance au fil du temps. Avec ce contrat de trois ans nous voulons lui laisser le temps de poursuivre son évolution au contact notamment de Robin Cappelle.
Passage à Sélestat : Une Étape Clé
Il a quitté le sud ensoleillé où sa carrière a pris forme entre Cannes, Mougins et Istres pour poser ses valises à Sélestat cet été. Mehdi Harbaoui a préféré évoluer à l’étage en dessous en Proligue (D2) où le champion du monde U19 en 2015 aura l’occasion de s’exposer davantage et de se mettre en valeur. Quitte à délaisser le haut du panier en Starligue (D1),
Il est de la génération des 96, comme les duettistes du SAHB Julien Meyer et Yanis Lenne, compagnons des équipes de France jeunes que le néo-Sélestadien a fréquentées avec eux en ajoutant deux médailles de bronze à son palmarès lors des campagnes mondiale (2017) et européenne (2016) avec les Bleuets. « Ils ne m’ont dit que du bien du club et de son environnement », précise celui qui marche sur leurs traces. Ses anciens coéquipiers provençaux, Virgile Pinchot et Thomas Capella, arrivés à Sélestat la saison dernière, lui...
Contribution au Titre de Proligue
Au Sélestat Alsace Handball depuis deux saisons, Mehdi Harbaoui a grandement contribué au titre du club alsacien cette saison en Proligue. « Je vais plutôt bien, on est toujours sur un petit nuage et on continue de profiter. »
« Oui, c’est clair. Je pense que globalement on passe pas mal de temps hors des playoffs en termes de classement. On arrive à toujours rester devant sur la fin et on finit par s’y qualifier. C’était déjà une réussite.
« On a joué avec un peu plus de pression. Au fur et à mesure que les semaines passaient, on avait de moins en moins le droit à l’erreur. On savait que chaque défaite pouvait nous mettre hors des playoffs ou hors de nos objectifs.
Parcours en Play-offs
Au final, vous obtenez une qualification pour les barrages de final four face à Nice. « Déjà, je pense qu’on était satisfait du tirage de Nice. C’est une équipe qu’on avait battue au retour même si les conditions étaient différentes. Je suis au club depuis deux ans et ç’a toujours été dur de jouer là-bas, mais on savait qu’il y avait quelque chose à faire et que c’était une équipe abordable. Le match aller nous avait laissé un gout amer parce que ça fini en match nul alors que sur l’ensemble on a beaucoup était devant.
Direction le final four à Dijon et la demi-finale face à Ivry. « Pareil, c’est aussi collectivement défensivement, ça faisait un moment qu’on faisait de belles performances. Contre Ivry, on a réussi à le refaire alors oui, je fais dix-huit arrêts… Mais c’était surtout une belle performance collective en termes de rythme, d’intensité, de défense, je pense qu’on a produit notre meilleur match de l’année. On a vu qu’on était une équipe en rythme qui jouait des matchs coups prêts ces derniers temps alors qu’Ivry était dans une phase un peu plus relâchée.
« Je trouve que je fais un match moyen à titre perso. J’avais envie d’enchainer, le début de match était un peu compliqué. Au final, je pense que notre plus grand ennemi, c’était l’entame de match parce que Cherbourg, c’est une équipe qui aime bien gérer le rythme de la partie. Sur le match d’avant, on avait vu qu’on était aussi capable de le faire. L’entame de match est moyenne, on reste au contact, mais quand je vois qu’à la mi-temps on est à égalité, je me dis qu’on est capable d’accélérer en seconde période parce que ça fait un mois qu’on joue des matchs à enjeux qui sont serrés. En terme d’intensité, on répond présent depuis un mois.
« Ouais clairement ! Ça récompense tout le travail depuis un certain nombre d’années au club. Pour les joueurs, ça fait deux ans qu’on travaille ensemble pour la plupart, pour atteindre cet objectif.
« La première année, c’était dur. Je suis venu à Sélestat en partie pour le public et la salle. Avec la Covid, on joue sans et même si toutes les équipes étaient dans le même cas de figure, ici ça se fait réellement ressentir. On ne fait pas les playoffs, on fait une saison vraiment moyenne, je garde un sentiment amer.
« J’ai eu une proposition, mais on n’était pas d’accord sur beaucoup de choses. À la trêve, je pense que le club attendait un peu plus des gardiens.
« Non, moi je ne fais pas partie de ceux qui regrettent des choix. Je pense que si je me retrouverai dans la même situation, je referai le même choix. C’est la vie. Il faut se satisfaire de ce qu’on a eu, la chance de montée. Beaucoup de joueurs n’auront jamais de titre dans leurs carrières alors que nous on en a remporté un.
« C’est un très bon gardien, je le connais depuis longtemps. Je pense qu’il fera du bien à Sélestat.
Vainqueur de Cherbourg en finale des play-offs dimanche (36-30), Sélestat a remporté le titre de champion de France de Deuxième Division et retrouvera donc la Starligue la saison prochaine.
Sélestat accompagnera Ivry en Starligue. Cinquième de la saison régulière de Proligue, ce club historique du Championnat de France, qui était descendu en deuxième division en 2017, a créé la surprise lors d'une phase finale de rêve. Après avoir éliminé Nice en barrages puis Ivry, promu grâce à sa première place en saison régulière, en demies, samedi (33-28), le SAHB s'est offert le titre en venant à bout de Cherbourg en finale des play-offs, dimanche à Dijon (36-30).
Bousculés en début de rencontre, les Alsaciens se sont, peu à peu, remis la tête à l'endroit pour rentrer au vestiaire à égalité au tableau d'affichage (16-16). Ils ont ensuite fait la différence dans le dernier quart d'heure, par l'intermédiaire d'un Toke Schröder efficace (5 buts), bien épaulé par Hugo Pimenta (5 buts également), mais aussi d'un Mehdi Harbaoui une nouvelle fois décisif dans les cages. Au coup de sifflet final, les hommes de Christophe Viennet ont pu laisser éclater leur joie : ils évolueront parmi l'élite la saison prochaine. Une première depuis la saison 2016-2017.
Expérience Internationale
Notamment Mehdi Harbaoui, lequel recroisera sur sa route Genese Bouity. Deux semaines après un large succès contre le Congo (38-22) avec la Tunisie, le gardien sélestadien se dressera à nouveau face à l’arrière droit de Massy.
Pour son premier Mondial, l’ancien gardien de l’équipe de France U19 a réalisé de bons débuts avec la Tunisie, dont il possède...
Il devra faire fi des contrastes. Supporter le choc thermique entre la douceur de l’hiver égyptien et l’humidité actuelle de nos contrées. Mais aussi passer du gotha mondial au deuxième niveau hexagonal. Une D2 qui peut se targuer d’avoir envoyé dix de ses représentants au rendez-vous planétaire.
Champion du Monde en 2015, médaillé de bronze à l’Euro 2016 et aux Championnats du Monde 2017 avec les équipes de France jeune et junior, il a également représenté la Tunisie lors de diverses compétitions internationales depuis 2021.

Arrivée à Dunkerque
L'USDK Dunkerque a annoncé l'arrivée de Mehdi Harbaoui, gardien de but international tunisien, pour la saison prochaine.
Jean-Pierre Vandaele, président de l'USDK, souligne l'importance de cette acquisition suite au départ de Valentin Kieffer, mettant en avant l'expérience et la qualité de Mehdi tant en club qu'en équipe nationale. Franck Maurice, coach principal, exprime son enthousiasme pour l'arrivée de Mehdi, reconnaissant son parcours impressionnant et son désir de s'affirmer en France : « Il nous fallait un gardien qui ait de l’expérience mais qui ait aussi les crocs dans tout ce qu’il allait entreprendre dans le championnat. Mehdi a connu Sélestat et Istres, il s’est ensuite « émancipé » à Irun où il a connu la Coupe d’Europe et a su faire des grosses performances contre des équipes comme Barcelone. Aujourd’hui il a envie de venir s’affirmer en France et il pense, tout comme nous, que Dunkerque lui correspond.
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Tableau récapitulatif de la carrière de Mehdi Harbaoui
| Club | Période | Réalisations |
|---|---|---|
| Istres | Début de carrière - 2014 | Premier contrat professionnel |
| Sélestat | [Année de début] - [Année de fin] | Champion de France de Deuxième Division (Proligue), montée en Starligue |
| Irun | [Année de début] - [Année de fin] | Participation à la Coupe d'Europe |
| Dunkerque | Saison prochaine | Nouvelle acquisition du club |
| Équipe de France Jeune et Junior | [Période] | Champion du Monde en 2015, médaillé de bronze à l’Euro 2016 et aux Championnats du Monde 2017 |
| Équipe Nationale de Tunisie | Depuis 2021 | Participations à diverses compétitions internationales |