On peut prendre soin de bien des manières de son prochain.

Les médailles olympiques, symboles de réussite sportive.
Yann Schrub: Un Modèle de Dépassement
Yann Schrub s’y emploie au quotidien auprès de ses patients en tant que médecin mais aussi en ravissant les afficionados d’athlétisme en tant que champion international du demi-fond. Qu’il soit en short court et débardeur spécifique aux coureurs de demi-fond de sa trempe ou en blouse blanche arpentant les artères du Centre Hospitalier Universtaire de Thionville Mercy, Yann Schrub a le pas rapide. Dans une vie menée à cent à l’heure, entre son quotidien d’athlète de haut niveau et sa vie professionnelle d’étudiant en huitième année de médecine, le jeune homme de 26 ans laisse peu le temps. A la concurrence qui reste souvent sur le carreau, mais aussi aux journalistes, qui doivent changer leurs angles en dernière minute, piégés par la multiplication bien heureuse de ses performances de haute volée. A l’heure actuelle, peu de coureurs peuvent se calquer sur la foulée demi fondeur de l’Athlé Sports Sarreguemines Arrondissements (ASSA). Preuve en est son très récent succès le dimanche 9 octobre dernier aux 20 kilomètres de Paris. Si les plus récalcitrants en doutaient encore, « Schrubi » réside bien dans la cour des Grands en dehors de sa résidence du petit village d’Achen et de sa location messine pour être proche de l’hôpital où il effectue ses gardes. Il faut dire que depuis cet été, le spécialiste du 10 000 a changé de dimension. Son coup d’éclat dans sa discipline de prédilection le 21 août dernier, au cours d’une soirée munichoise rythmée par les orages, l’a révélé aux yeux du grand public : « C’est à ce jour mon plus beau souvenir. Cette course a une saveur extraordinaire pour moi car elle s’est passée devant 3,5 millions de téléspectateurs sur France Télévisions, devant un stade plein et en présence de ma famille. Dominique Kraemer, son coach de toujours a aimé cette course. Au-delà de la médaille de bronze raflée par son protégé, il loue le fait que « cette performance l’a débloqué psychologiquement et lui a apporté de la confiance venant prouver qu’il peut battre les meilleurs. » Les paroles sont fortes de la part de celui qui le façonne depuis quinze ans maintenant. L’attachant entraineur de l’ASSA secoue ce beau souvenir ancré au plus profond de lui : « Je le revois lors de son premier entrainement alors que c’était encore un gamin. Je suivais le groupe en vélo sur un tour de 12 kilomètres. Je me suis dit au vu de son âge qu’il allait stopper l’effort vers le neuvième kilomètre mais non il bouclé l’entrainement en entier avec une facilité déconcertante ». La jeune pousse lui est envoyée par Jacques Staudt, son ami et professeur de sport au collège de Rorbach-les-Bitche où étudie le collégien Schrub. Les deux techniciens restent bouche bée devant les capacités d’endurance du pré pubère. Les sélections avec l’équipe de France de demi-fond arrivent naturellement dans la foulée. L’intéressé y trouve ce qu’il appelle en plaisantant « une secte » avant d’ajouter « Il y a énormément de respect entre nous. On se voit en dehors et on s’entend super bien, ce qui fait notre force. Le titre de champion d’Europe de cross par équipes qu’il a glané la saison passée à Dublin vient confirmer ses dires. Il essayera de remettre cela avec ses compères cette année le 11 décembre prochain du côté de Turin (Italie). Mais pour se qualifier pour l’échéance dans la capitale du Piémont il faudra d’abord ravir une des trois premières places au championnat de France de cross qui se déroulera le 20 novembre prochain à Allones dans la Sarthe. En attendant les deux dernières grosses compétitions de cet exercice 2022-2023, Yann Schrub continue à jongler entre ses activités de médecin et ceux d’athlète de haut niveau. Champion d’athlétisme, interne en médecine, Yann Schrub est aussi un jeune amoureux de la vie. Alors là, c’est une bonne question. Sans hésitation Sarreguemines. Le stade Coubertin est vraiment super bien. Il y a énormément de verdure. Il est entouré de tribunes « vertes ». En plus il y a une piste en cendrée qui fait tout le long je fais mes séances de cross.
le médaillé d'or le plus insolite de l'histoire des jeux olympiques
La "Médaille en Chocolat": Une Expression de Déception
L'expression "médaille en chocolat" est utilisée pour décrire la situation d'un athlète qui termine à la quatrième place d'une compétition, juste au pied du podium. C'est une façon imagée de souligner la déception de ne pas avoir remporté de médaille, tout en reconnaissant la performance honorable de l'athlète.
Exemple dans le sport: Le 110m haies des Mondiaux de Pékin
Trois Français sur huit engagés en finale, mais pas un sur le podium, tel est le résultat du 110m haies des Mondiaux de Pékin. "J'ai la médaille en chocolat, mais je suis content de l'avoir et je n'ai aucun regret", assurait Pascal Martinot-Lagarde, 4e sur la ligne. "C'est une expérience positive: ma première finale, 5e, c'est un passage important", soulignait Dimitri Bascou. Deux dixièmes de seconde entre les huit finalistes. Tout le monde savait, avant le départ, que la finale du 110m haies serait indécise. Face à cette densité, il fallait sortir la course parfaite. Les Français n'y sont pas parvenus, pour différentes raisons. "J'ai eu un problème au bassin, et c'est descendu sur l'adducteur", racontait Garfield Darien, jamais dans le coup de cette finale (8e). "Je n'ai pas fait d'échauffement de départ, j'ai essayé de ne pas forcer. Mais dans la course, j'ai fait ce que j'ai pu avec mes moyens du moment. Je passe à l'envie. Mais après deux années de galères, je n'ai aucun regret. J'en aurais si je n'avais pas tout donné. En plus, les trois premiers vont très vite. A 90%, ces Mondiaux sont positifs." Premier au pied du podium, Pascal Martinot-Lagarde avait été à la lutte pour le podium durant une grande moitié de la course. "Mon premier sentiment, c'est: aucun regret. J'ai couru cette finale comme une finale. J'ai pris des risques, j'ai fait le bûcheron, j'ai cassé du bois et de la haie. Je suis à la bagarre jusqu'à la mi-course et j'essaye. Je m'en serais voulu de n'avoir pas essayé. Je commets des fautes, mais même sans ces fautes, je n'aurais pas pu chercher le bronze." Dans cette séance de touchettes avec les haies, PML voit des motifs à se réjouir: "Pour moi, la clé, c'est ma bestialité. Il faut que je déconnecte le cerveau pour aller vite. Je l'ai fait." Quatrième et heureux, cela semble impossible. "L'an dernier, j'étais un monstre. En 2015, je suis un peu en-deça. Mais il y a deux ans, à Moscou, j'étais pété (sic). J'étais par terre. Là, je me suis relevé. C'est une médaille en chocolat, mais je suis content de l'avoir." En fait, le plus déçu est sans doute Dimitri Bascou. C'était, des trois, celui qui avait le moins bon temps de référence en arrivant à Pékin. A l'arrivée, il s'est montré le plus rapide en séries et en demi-finale, battant même son record personnel. Cette finale, c'est à la 5e place qu'il la termine, avec Merritt et MacLeod autour de lui. "C'est une expérience très positive. C'est ma première finale, je fais 5. C'est un passage important. Cette année, je voulais marquer les esprits". Il peut se rassurer, il l'a fait. Mais... "Cela reste en travers de la gorge. Sur le plan chronométrique, j'avais mieux dans les jambes." Il est pourtant à un centième de son nouveau record personnel. "Il m'a manqué du relâchement. J'ai fait pas mal de progrès techniques cette année, dont le relâchement. Mais c'est nouveau et, ce soir, c'est un peu revenu."Tous les trois saluaient le vainqueur, le Russe Shubenkov. Pour tous, le nouveau champion du monde a la capacité à se surpasser le jour J. "C'est un homme de championnat", disait Martinot-Lagarde. "Il arrive à se donner à fond tout en restant propre", ajoutait Bascou. "Il est réglé comme une horloge", avouait Darien.
L'Évolution des Récompenses Olympiques
Cela paraît évident aujourd'hui, mais ce ne sont pas toujours les trois premiers de chaque épreuve qui ont été récompensés par une médaille aux Jeux Olympiques. Explications.
Pour commencer, lors des Jeux Olympiques antiques, seul le premier athlète était récompensé. Et à l'époque, cela ne l'était pas non avec une médaille d'or, mais avec une couronne d'olivier sur la tête, symbole d'honneur et de respect des divinités.
Par la suite, lorsque les Jeux Olympiques modernes ont été lancés en 1896, les deux « finalistes » étaient alors primés. Le premier recevait une branche d'olivier, toujours, en hommage aux Jeux antiques justement, mais aussi une médaille d'argent. Le deuxième, lui, recevait avec une branche de laurier, et une médaille de cuivre ou de bronze. L'inspiration provient des compétitions organisées au Royaume-Uni, où les deux premiers de chaque compétition étaient mis en avant après les finales.
C'est seulement aux Jeux Olympiques de 1904, à Saint-Louis aux États-Unis, que les trois premiers se sont vus récompensés, à l'initiative des Américains qui avaient pour habitude de mettre en oeuvre des petites finales, entre le troisième et le quatrième. Et c'est à partir de cette même édition qu'est apparue la médaille d'or, en or massif !
Expression Culturelle et Langue: L'exemple des Ch'tis
Longtemps ignorés par leurs concitoyens, les habitants du Nord ont connu leur heure de gloire en 2008, avec le film Bienvenue chez les Ch’tis. Depuis, leurs expressions se répandent dans tout l’Hexagone. Avez-vous déjà entendu (et compris) celles-ci ?
- Il drache Et on pourrait même aller jusqu’à s’exclamer « il drache comme vache qui pisse ». La drache, c’est la pluie, et vu comme elle tombe dans le Nord, autant dire que c’est un mot important chez les Ch’tis. Sortez les paradraches…
- Un crayon de bois Certains hurleront « pléonasme ! » et ils auront raison : vous avez déjà vu un crayon fait d’autre chose que de bois ? Pourtant, les Ch’tis tiennent à cette précision. Ailleurs, on dira simplement « crayon à papier ».
- Hé, biloute ! Si un mot est synonyme de « Ch’ti » dans l’imaginaire des Français, c’est bien « biloute ». Vous l’avez forcément déjà entendu, mais savez-vous à quoi il se réfère ? À un homme en général, mais le plus souvent à un jeune homme ou à un ami. Si on vous appelle ainsi, c’est donc bienveillant.
- Espèce ed boubourse ! Celle-là est moins sympa. Une boubourse, ce n’est rien moins qu’un imbécile. Et vous noterez le « de » inversé cher aux Ch’tis. Quoique visant les fâcheux dans leur ensemble, l’insulte est particulièrement destinée à ceux qui affichent leur mépris vis-à-vis du Nord. Ça leur apprendra…
- J’te dis quoi Si un Ch’ti vous annonce ça, ne lui répondez pas bêtement par un « tu me dis quoi ? » interrogatif, ou vous passerez pour une boubourse. « Dire quoi », dans le Nord, ça veut dire « tenir quelqu’un au courant de la suite ». C’est donc plutôt une marque de considération.
- Hein ? ! Ben quoi ? Tout le monde dit « hein », ça n’a rien de ch’ti. Eh bien figurez-vous que si. Sauf que dans le Nord, on se sert de ce terme à tire-larigot : dès que votre interlocuteur aura un doute sur ce que vous venez de lui dire, il vous demandera de répéter d’un « hein ? ! » tonitruant.
- Une torgnole Voilà une autre expression ch’ti qui n’a pas attendu 2008 pour se répandre dans l’Hexagone. La « torgnole », vous le savez sans doute, il vaut mieux l’éviter. Et pour cause : il s’agit tout simplement d’une bonne gifle en pleine figure.
- Le petit pain Parmi les évènements qui ont marqué et divisé la France au XXIe siècle, on se souvient surtout de la guerre entre « pains au chocolat » et « chocolatines ». Les Ch’tis ont dû bien se marrer à l’époque. Sans prendre part au débat, ils ont continué d’appeler ça comme ils l’ont toujours fait : un petit pain.
- Sake éddins ! Rien à voir avec le saké cher aux Japonais. Cette expression bizarre peut se traduire par « tire dedans ». Tirer dedans quoi, au juste ? Dans ce qu’on vise, tout simplement. C’est une manière d’encourager l’autre en lui disant « vas-y, fonce ». Par déformation, ça peut aussi signifier « dépêche-toi ».
- Quoque ch’est qu’te berdoules ? En parlant de se dépêcher… Cette drôle de question se traduit communément par « qu’est-ce que tu fiches ? » ou « qu’est-ce que tu fabriques ? ». Soit que vous traînez trop, soit que vous ayez un comportement inopportun, donc.

Quelques expressions typiques du Nord de la France.