La NBA reprend ses droits, et avec elle, les discussions autour des contrats mirobolants des joueurs.
SMART SPORTS - Rétrospective : salaires en NBA

Victor Wembanyama : Un Contrat Potentiel Record
Prolongé par les Spurs jusqu'en 2027, Victor Wembanyama pourrait signer un nouveau contrat avec son équipe des San Antonio Spurs à l’issue de cette saison. Après une thrombose veineuse à l’épaule qui l’a contraint à renoncer à sa fin de saison l’année dernière, Victor Wembanyama est déterminé à de nouveau éclabousser la NBA de son talent en 2025-26.
Au vu du talent et du profil historique du Français, il est plus que probable que son équipe de San Antonio Spurs lui propose ce nouveau contrat… Qui devrait lui rapporter gros. "Wemby" sera éligible l’été prochain à une prolongation sur cinq ans pour un montant de 271 millions de dollars.
Cependant, cela ouvre la porte à une prolongation XXL en fin de saison. "Wemby" sera éligible l’été prochain à une prolongation sur cinq ans pour un montant de 253 millions de dollars. Un montant qui pourrait grimper au-delà des 300 millions s’il coche l’une de ces trois cases : DPOY (défenseur de l’année), MVP (meilleur joueur) ou All-NBA (nomination dans l’une des trois meilleures équipes de la saison).
Une première étape, mais les compteurs pourraient s’envoler bien plus encore si l’intérieur des Spurs évolue au niveau projeté jusqu’en 2031 ou 2032. Il pourra alors prétendre au contrat "supermax".
Difficile d’évaluer le montant exact que pourrait représenter ce contrat car il équivaut à 30 % du salary cap (masse salariale maximale autorisée) d’une équipe. Marks l’établit néanmoins aux alentours de 430 millions de dollars sur 5 ans.
En NBA peut-être encore plus qu’ailleurs, l’inflation est forte et ce salary cap ne cesse de grossir. C’est pourquoi, si tout se passe comme décrit plus haut, il sera aux alentours de 800 millions de dollars de gains en carrière et il n’aurait alors qu’à ajouter un ultime contrat pour atteindre le milliard.
L’inflation du salary cap est la principale raison pour laquelle, en termes de salaire, Victor Wembanyama pourrait dépasser LeBron James ou Kevin Durant, qui vient d’établir un nouveau record de salaires en carrière (598 milliards de dollars) en signant une prolongation de deux ans avec les Houston Rockets pour un total de 90 millions de dollars.
Le Salary Cap et les Extensions Maximales
La NBA fonctionne avec un salary cap dit "soft", permettant aux équipes de dépasser le plafond salarial sous certaines conditions. Les équipes dépassant ces seuils sont soumises à des pénalités financières croissantes, notamment la luxury tax et des restrictions sur les mouvements d’effectif.
Il permet à un joueur éligible (MVP, All-NBA…) de signer jusqu’à 35 % du salary cap.Une prolongation ne peut avoir lieu que lors de la free agency et ses montants dépendent uniquement de l’ancienneté du joueur. A contrario, dans le cadre d’une extension classique (hors extensions qui seront expliquées plus bas), le montant du futur salaire annuel ne peut excéder 120% du salaire de la dernière année de contrat, pour une durée maximale de 4 ans avec 8% d’augmentation annuelle au maximum.
On comprend assez vite pourquoi ce type d’extension est assez peu prisé. Cet état de fait est néanmoins parfaitement logique: sur le plan purement juridique, l’extension d’un contrat n’est jamais que la prolongation de ses effets dans le temps, pas autre chose. Elle n’a pas pour objet de modifier les éléments essentiels du contrat.
Les prolongations de contrats suivent un régime identique aux signatures d’agents libres: Le contrat du joueur arrive à expiration, le joueur est donc sur le marché et il n’y a que deux possibilités : soit la franchise qui souhaite recruter le joueur a ses Bird rights, soit elle ne les a pas.
Les autres types d’extension, qui, s’ils sont par nature des exceptions, sont aujourd’hui devenus la norme, pour deux raisons évidentes : si la franchise veut garder le joueur et que sa cote est haute, le joueur a tout intérêt à aller sur le marché pour avoir la plus grosse offre possible et ainsi pousser sinon obliger son équipe à lui offrir autant d’argent. Si la franchise veut garder le joueur et que sa cote est basse, elle a tout intérêt à attendre la free agency pour le resigner pour une somme modique.
Pour les vétérans (qui ont donc plus de 4 ans d’expérience dans la ligue), si le contrat était d’une durée de 3 ou 4 ans, une extension est négociable dès le 2e anniversaire de la signature du contrat. Si le contrat était d’une durée de 5 ou 6 ans, alors il faudra attendre le 3e anniversaire de ladite signature.
Le CBA a toutefois pris soin de prévoir des exceptions pour récompenser les superstars. Exemple: En l’état, Boston ne peut réaliser aucun échange pour acquérir Anthony Davis.Cette exception, utilisable sur maximum deux rookies par effectif, a pour effet d’autoriser une extension de contrat allant jusqu’à 5 ans, sans condition de performance aucune.
Dans le cas d’Embiid, la probabilité qu’il soit élu dans la 1ere équipe All-NBA étant très forte, les chances qu’il ne soit dans aucune équipe All-NBA sont quasi nulles. Créée en 2011 suite au titre de MVP de l’intéressé, elle est destinée à offrir des lauriers en or massif aux jeunes en fin de contrat rookie.
Cette règle n’a été utilisée qu’avec parcimonie, pour la simple raison que quasiment aucun joueur n’a réussi à réunir les conditions pour y être éligible. La liste des déçus ?
On termine avec la dernière exception offerte aux franchises pour resigner leurs joueurs. Cette fois, l’on ne parle plus tellement de joueurs mais de véritables monuments. Des joueurs qui auront un jour leur place au Hall of Fame. Cette règle a été édictée en réaction au départ de l’intéressé pour donner aux joueurs de nouvelles raisons de rester dans les franchises qui les ont draftés. Elle est dérogatoire par rapport au droit commun des extensions de contrat.
Cette fois, on ne parle pas de 30 mais de 35% du salary cap, avec une augmentation annuelle de 8% et un contrat qui court sur 5 ans avec une projection sur 6 ans max en incluant la dernière année du contrat en cours d’exécution avant l’extension.
Les règles relatives aux négociations qui régissent extensions classiques s’appliquent aussi à cette DVPE. Cette exception ne peut être utilisée que pour 2 joueurs maximum dans l’effectif. Dernier point, relativement anecdotique cette fois-ci, le joueur signataire d’une telle exception ne peut pas être échangé durant la première année de son contrat.
Deux choses sont à noter: Westbrook et Harden ont eux bénéficié d’une dérogation qui a été négociée par le syndicat des joueurs pour leur permettre de négocier un an plus tôt. Seuls John Wall et Stephen Curry ont utilisé le dispositif de manière classique.
Autant dire que cette règle aura peut-être pour conséquence à long terme de pétrifier le marché des agents libres de très haut vol. Ensuite, avec son élection comme défenseur de l’année l’an dernier, ce bon vieux Draymond y sera également éligible… et peut-être bien que Klay Thompson aussi.
On termine avec une limitation un peu plus problématique: la « over 38 rule ». Cette règle interdit tout simplement de proposer un contrat de 4-5 ans à un joueur qui aura 38 ans pendant la durée de validité du contrat.
Sachant qu’avant, cette règle était nommée « over 36 rule », avec la différence que vous imaginez. A qui profite le crime en l’espèce ? Regardez les âges de Chris Paul et LeBron James par exemple. Cette règle leur permet d’être pile poil dans les clous pour obtenir ce contrat XXL.
Regardez maintenant qui est à la tête du syndicat des joueurs. Président: Chris Paul, Vice-Président: LeBron James.
Sur le point d’entrer dans sa troisième saison NBA, Victor Wembanyama a été prolongé par les Spurs jusqu’en 2027. Wemby touchera 17 millions lors de la saison 2026-27, avant de véritablement décrocher le pactole avec une prolongation max.
Autres Joueurs et Contrats Notables
De'Aaron Fox a prolongé pour quatre ans aux Spurs. Arrivé en février, De'Aaron Fox, le meneur des Spurs, va poursuivre sa collaboration avec Victor Wembanyama pour quatre années supplémentaires et 229 millions de dollars (environ 211 millions d'euros). Finalement, De'Aaron Fox va rester. Les Spurs ont prolongé leur meneur (27 ans, 1,88m) jusqu'en 2030 - la durée maximale - pour la somme non négligeable de 229 millions de dollars (environ 211 millions d'euros) sur quatre ans, a rapporté ESPN lundi.
Arrivé en février, Fox a enregistré une moyenne de 19,7 points et 6,8 passes décisives par match en 17 rencontres - où il aura été titulaire à chaque fois. Sa saison a toutefois été avortée précocement en raison d'une opération subie en mars au niveau de son petit doigt gauche.
Malgré les rumeurs de départ qui ont suivi ce contrecoup, De'Aaron Fox formera en fin de compte un duo sur le long terme avec Victor Wembanyama, de retour en forme après sa thrombose veineuse. Et pour les entourer, l'effectif sera fourni avec Stephen Castle, le rookie de l'année, et Dylan Harper, le deuxième choix de la draft 2025.
Luka Doncic et Jaren Jackson Jr. Si tout se passe bien pour eux, Luka Doncic et Jaren Jackson Jr. Tout simplement parce qu'une prolongation de type « veteran supermax » leur permettrait d'obtenir un contrat d'environ 318 millions de dollars sur cinq ans, mais qu'ils ne pourront parapher qu'à partir de l'été 2025, quand ils auront sept ans d'ancienneté en NBA.
Plus dingue encore : si le salary cap augmente de 10% sur les trois prochaines saisons, les prolongations de Luka Doncic et Jaren Jackson Jr.
Quant à Bam Adebayo (245 millions de dollars sur quatre ans), De'Aaron Fox (245 millions de dollars sur quatre ans), Shai Gilgeous-Alexander (258 millions de dollars sur quatre ans), Brandon Ingram (303 millions de dollars sur cinq ans), Jamal Murray (303 millions de dollars sur cinq ans) et Pascal Siakam (288 millions de dollars sur cinq ans), ils devront éventuellement se “contenter” de quelques millions de dollars de moins que Luka Doncic et Jaren Jackson Jr.
Champion NBA avec le Thunder, Chet Holmgren poursuit sa carrière à OKC, qui lui offre un contrat énorme de 250 millions de dollars. Chet Holmgren va toucher le gros lot à Oklahoma City. Après avoir guidé le Thunder vers son premier titre NBA de l’histoire, l’intérieur américain de 23 ans a paraphé une prolongation de contrat de cinq ans pour 250 millions de dollars, selon les informations d’ESPN et de Shams Charania.
La saison 2024-2025 de Holmgren avait pourtant mal commencé. Victime d’une grave blessure à la hanche au début du mois de novembre, l’ancien de Gonzaga avait manqué trois mois de compétition.
Malgré cette absence prolongée, Holmgren a terminé la saison régulière avec des statistiques impressionnantes : 15 points, 8 rebonds et 2,2 contres de moyenne, tout en shootant à 49%, dont 37,9% à 3-points.
Lors des play-offs, Holmgren a élevé son niveau de jeu. En 23 matches, il a compilé 15,2 points, 8,7 rebonds et 1,9 contre de moyenne, affichant un différentiel de +169, le meilleur de tous les joueurs en séries éliminatoires.
Le contrat de Holmgren, garanti à hauteur de 239 millions de dollars, est assorti d’une clause d’indexation permettant de porter la prolongation à 250 millions de dollars. Cette extension s’inscrit dans la continuité de celle de Shai Gilgeous-Alexander, qui a signé pour quatre ans et 285 millions de dollars au début du mois.
Sélectionné en deuxième position de la Draft 2022, Holmgren avait déjà vécu une première saison blanche à cause d’une rupture d’un ligament du médio-pied du pied droit.
Combien Gagne un Joueur NBA Aujourd’hui ?
De la jeune recrue au MVP signé en supermax, les écarts sont vertigineux. Lors de notre dernier voyage NBA à New York, on a d’ailleurs pu assister à un match où deux des cinq joueurs les mieux payés de la saison étaient sur le parquet. De quoi se poser la question : qui touche quoi ?
Le salaire minimum en NBA dépend de l’expérience du joueur. plafond salarial, fixé pour 2025-26 à 154 647 000 $. Avec ses 52,6 M $ garantis en 2025-26, LeBron vient de franchir la barre des 580 M $.
Les joueurs sélectionnés au premier tour de la draft NBA signent des contrats standardisés appelés rookie scale contracts, d’une durée de 4 ans : les deux premières années sont garanties, et les deux suivantes sont des options d’équipe. Ces montants correspondent à 120 % de l’échelle salariale, car en pratique, la quasi-totalité des rookies signent pour 120 % de cette échelle, ce qui est le maximum autorisé.
Par exemple, Zaccharie Risacher, sélectionné en première position par les Atlanta Hawks, a signé un contrat de 4 ans pour environ 57 millions de dollars l’an passé. Les joueurs sélectionnés au second tour ne sont pas soumis à cette échelle salariale et peuvent négocier des contrats plus flexibles. Enfin, les joueurs non draftés peuvent signer des two-way contracts, leur permettant de partager leur temps entre la NBA et la G-League.
Pour sa troisième saison NBA (2025-2026), Victor Wembanyama percevra un salaire de 13 376 880 $ avec les San Antonio Spurs. Ce montant correspond à la grille salariale des rookies pour un premier choix de Draft. Son contrat de 4 ans est estimé à 55,1 millions de dollars, avec des augmentations progressives chaque saison. À noter que Wembanyama est actuellement le 133e joueur le mieux payé de la ligue, bien que son impact sur le jeu et sa popularité soient déjà immenses.
Stephen Curry (Golden State Warriors) domine le classement 2025-2026 avec un salaire de 59 606 817 $. Les salaires des joueurs varient considérablement entre les principales ligues sportives nord-américaines. Ces chiffres reflètent les salaires moyens des joueurs dans chaque ligue. Il est important de noter que la NBA offre des contrats généralement garantis, ce qui signifie que les joueurs reçoivent l’intégralité de leur salaire, indépendamment des performances ou des blessures. En termes de revenus totaux, la NFL domine avec environ 18 milliards de dollars, suivie de la NBA avec 8,76 milliards de dollars.
| Joueur | Équipe | Salaire 2025-2026 (estimé) |
|---|---|---|
| Stephen Curry | Golden State Warriors | 59 606 817 $ |
| Victor Wembanyama | San Antonio Spurs | 13 376 880 $ |

Les mascottes NBA ne se contentent pas d’amuser la galerie : certaines touchent des salaires à six chiffres, parfois supérieurs à ceux des joueuses WNBA ou des arbitres NBA. À titre de comparaison, le salaire moyen d’une mascotte NBA est estimé à environ 60 000 $ par an, ce qui rend ces cas exceptionnels d’autant plus remarquables. Ces mascottes sont bien plus que des peluches géantes : elles réalisent des acrobaties, participent à des événements communautaires et incarnent l’image de leur franchise.
Par exemple, Rocky (Denver Nuggets) perçoit 625 000 $ par an. Rocky a été intronisé au Mascot Hall of Fame en 2008 et est considéré comme une véritable légende à Denver.