Vendée Fontenay Foot : Histoire et Épopées d'un Club Emblématique

Le Vendée Fontenay Foot, c'est avant tout un pôle fédérateur, un lieu de performance, de convivialité et de rencontres, de la plaine des sports au stade Murzeau. Son audience significative et son cadre optimisé font du club le cœur battant de Fontenay-le-Comte. Depuis près de 30 ans, le Vendée Fontenay Foot n’a qu’un seul but : la promotion du football.

Logo du Vendée Fontenay Foot

Un Club Fédérateur

Avec 450 licenciés et 80 partenaires, incluant des chefs d’entreprises, artisans, commerçants et professionnels libéraux, le club Vendée Fontenay Foot fédère autour de lui un territoire pluriel, ambitieux et dynamique.

Naissance et Détermination

Né en 1991 de la fusion de deux associations sportives - le SAF (Sport Athlétique Fontenaisien) et l’Etoile Sportive Fontenaisienne - sa jeunesse n’entame en rien sa détermination, des championnats nationaux à la Coupe de France. Le VFF a su s’imposer comme un cœur battant du Pays de Fontenay, porté par des figures enthousiastes comme l’ancien maire de Fontenay-le-Comte, Pierre Pottier, mais aussi Loïc Turpeau, Jean-Jacques Gazeau et Gislain Chaigne.

Parcours Mémorables en Coupe de France

Le parcours de Fontenay-le-Comte est « gravé à jamais » dans la mémoire d’Olivier Floze, l’entraîneur d’alors du club. Ce samedi 10 mars 2001, tous les regards sont tournés vers le stade René-Gaillard de Fontenay-le-Comte (Vendée). L’arbitre donne le coup d’envoi de ce huitième de finale de Coupe de France opposant les locaux, évoluant en quatrième division, à l’Olympique Lyonnais, pensionnaire de première division (D1). Vingt ans après, Olivier Floze, le coach fontenaisien d’alors s’en souvient, comme si c’était hier.

Le Match Épique Contre Lyon en 2001

C’était le 10 mars 2001. Après une prolongation, les Vendéens s’inclinent aux tirs au but face à l’Olympique Lyonnais en huitième de finale de Coupe de France.

Le match contre l'Olympique Lyonnais en 2001

L'Exploit de Willy Renou en 2001

Un mois auparavant, pour les seizièmes de finale, c’est déjà face à une équipe de D1 que les Vendéens doivent se mesurer. « C’était la première équipe de ce niveau que l’on affrontait, souligne Olivier Floze. On est passés par un trou de souris pour se qualifier. Ce n’était franchement pas glorifiant. » Au tour suivant, Fontenay renvoie Sedan à la maison. « C’était un an après le grand parcours de Calais en Coupe de France, rappelle-t-il. On a réussi l’exploit de sortir une équipe évoluant à plus de deux divisions au-dessus de nous.

Willy Renou se souvient parfaitement de l’année 2001. « On venait de frôler la catastrophe au tour précédent contre Concarneau », alors en National 3, une division en dessous de Fontenay. Mais les épopées naissent souvent dans la difficulté. Derrière, la célèbre émission Téléfoot de TF1 invite les Fontenaisiens sur son plateau. « On avait pris le train à 4 heures du matin pour monter à Paris, c’était la folie », se souvient Willy. S’ensuit une défaite aux tirs au but contre l’OL, « qui venait de claquer 3-0 au Bayern Munich ».

La Nouvelle Génération Renou en 2025

29 novembre 2025, stade Emmanuel-Murzeau de Fontenay-le-Comte. 85e minute. Entré une quinzaine de minutes plus tôt, Enzo Renou crucifie Moussa Ba, le portier castelroussin, et parachève un festival offensif. Pensionnaire de National 3, le Vendée Fontenay Football vient de passer quatre buts à Châteauroux (National 1), pourtant grandissime favori de la rencontre. Les secondes s’égrènent, l’arbitre siffle la fin du match. La Vendée exulte.

Douze ans après, Fontenay-le-Comte retrouve les joies d’une qualification pour les 32es de finale de la Coupe de France. Et s’offre le luxe d’accueillir le PSG à la Beaujoire de Nantes, samedi soir en prime time. « Nous serons le premier club amateur à affronter Paris depuis son titre de champion d’Europe.

Dans la ville, il flotte pourtant un parfum de déjà-vu. Vingt-quatre ans plus tôt, à une trentaine de kilomètres plus au sud, au stade René-Gaillard de Niort (Deux-Sèvres), un autre Renou avait offert la qualification : Willy. Le père d’Enzo et de Noah, aujourd’hui vice-président du club, avait inscrit le but décisif contre Sedan, alors troisième de Ligue 1, lors des 32es de finale. À la clé, un ticket pour défier l’Olympique lyonnais, qui sera sacré champion de France quelques mois plus tard. Deux épopées. Vingt-quatre ans d’écart.

Dans la famille Renou, l’histoire se raconte comme une légende. « On en a toujours parlé », reconnaît Noah, 22 ans, lui qui, comme son frère, n’était pas encore né à l’époque. Alors forcément, pour Willy, « revivre ces émotions 24 ans après, c’est incroyable ». D’autant que le cru 2025 s’est déjà offert son moment mythique. « Au 6e tour, on se qualifie contre Cholet (Régional 2) au bout du 40e tir au but.

Willy Renou l’admet sans détour : « Les sensations sont décuplées quand vous avez deux de vos gamins sur le terrain ». Dans la famille, on est footballeur de père en fils. Même le petit dernier, Maël, garde les cages des U15. Elle aussi aide au club : « Elle est présente sur les terrains le dimanche. »

À Fontenay-le-Comte, depuis la qualification, on ne parle que des Renou. « Ça rappelle des souvenirs à tout le monde, même si ce n’est pas que notre histoire, c’est surtout celle du club », glisse Enzo, reconnaissant que cette aventure familiale fait « le bonheur des grands-parents et des cousins-cousines.

La génération 2001 a éliminé une Ligue 1. Mais entre 2001 et 2025, le contexte a bien changé. « Même si l’OL allait débuter sa série de titres, Paris est dans une autre dimension. C’est mondial. Même en Asie, ils vont savoir qu’ils vont jouer Fontenay-le-Comte », sourit Willy. Et même s’ils ne se font « pas trop d’illusions » quant à leurs chances, les frères Renou comptent bien s’inspirer de leur père. « La génération 2001 a éliminé une Ligue 1, rappelle Noah. Il faudra jouer les coups à fond, comme il y a 24 ans.

Willy a quelques conseils à distiller : « Il ne faut pas jouer le match avant le coup d’envoi. On vit des semaines de folie, mais une fois Paris passé, il n’y aura plus que le National 3. » L’histoire locale se souvient toutefois qu’il y a 24 ans, Willy Renou avait raté son penalty lors de la séance de tirs au but contre l’OL. Un signe prémonitoire, au vu des parallèles entre les deux générations ?

Contre le PSG, Enzo et Noah Renou ne pourront pas compter sur leur père pour jouer les remplaçants de luxe.

Une Longévité Remarquable en Championnat National

Au mois d’août, le Vendée Fontenay Foot a entamé sa vingt-quatrième saison en championnat national. Ce qui est presque un record dans l’hexagone. Zoom sur un club reconnu pour sa formation.

Le Vendée Fontenay Foot a remporté le championnat de Division d’Honneur Atlantique en mai 1992, terminant devant l’ESO La Roche et le GS Saint-Sébastien. Meilleure attaque et défense la plus imperméable, le club du Sud Vendée accédait donc à la Division 4 rejoignant son voisin luçonnais, alors en Division 3, au niveau fédéral. Vingt-quatre ans plus tard, le VFF n’est jamais redescendu en championnat régional. Le club a même entamé sa dixième saison consécutive en Championnat de France Amateur.

Dans le Grand Ouest, seule l’AS Vitré a fait mieux avec une année de plus d’ancienneté (montée en 1991) alors que le Stade Plabennec a accédé au National 3 la saison suivante (1993). Ces trois clubs sont d’ailleurs les plus anciens à ce niveau. D’autres ont connu des longévités plus importantes comme Luçon, Thouars, Poitiers ou encore Châtellerault… sauf qu’ils évoluent tous en championnat de Ligue aujourd’hui.

Mais surtout, Fontenay peut s’enorgueillir d’être un club sans gros moyens financiers et des conditions de travail pas toujours évidentes comme en témoigne l’arrivée d’un terrain synthétique (seulement) cet automne.

La Clé de la Pérennité : Compétence et Fidélité

Vainqueurs de Châteaubriant, Clément Godet et ses coéquipiers réalisent un très bon début de saison. Mais alors comment Fontenay arrive-t-il à perdurer là où de nombreux clubs se sont cassés les dents ? « C’est surtout la compétence des personnes qui s’occupent du club, le sérieux qu’ils y mettent et une implication sans faille car ils aiment le VFF, explique Gérard Nicol, revenu comme coordinateur technique six ans après avoir quitté l’ancienne capitale du Bas-Poitou. On peut aussi parler de fidélité car je retrouve pratiquement les mêmes éducateurs en place six ans après mon départ. »

Si Fontenay a été tout proche de monter en National à l’issue de la saison 2007-2008, avec quatre points de retard sur Bayonne, le club est plutôt habitué à jouer le maintien… et il peut même avoir un peu de chance comme son repêchage en juin 2015.

Car au-delà de la vitrine de l’équipe fanion, Fontenay est aussi un club formateur reconnu en Ligue Atlantique. « Nous avons eu une réunion jeudi soir pour discuter de notre projet sur les années à venir, informe Loïc Turpeau. Nous avons un projet pour nos jeunes qui est d’avoir régulièrement des équipes au niveau national. On doit pouvoir les former pour qu’ils intègrent ensuite les équipes seniors. On en a tout de même six dans le groupe CFA. »

Une confiance immuable dans les hommes en place. La recette fontenaysienne est donc très simple pour celui qui est revenu aux affaires en 2005 après avoir été président du SA Fontenay jusqu’en 1991, année de la fusion avec l’Etoile. « On possède un engouement bénévole très important, des éducateurs de grande qualité mais surtout une grande sagesse ! » assure-t-il. Comme celle de ne pas tomber dans l’ambition démesurée. « Un club, c’est comme une entreprise. Quand on gère l’argent qui n’est pas le notre, il faut faire très attention.

Le Vendée Fontenay Foot, c’est aussi une histoire de confiance. « J’ai entamé ma neuvième saison au club, dont la septième en tant qu’entraîneur de la CFA, rappelle Anthony Gauvin. Et ce qui est marquant, c’est de voir la confiance qui est accordée aux gens même dans la difficulté. A Fontenay, il y a une union autour de tout le monde. » Et le début de saison des équipes seniors ne peut que valider ce mode de fonctionnement puisque la CFA pointe à la cinquième place, la réserve est co-leader de Division d’Honneur avec Challans tandis que l’équipe 3 a largement gagné son premier match en DRH (3-0 à Saint-Père-en-Retz), « avec trois buteurs issus des U19 ! » tient à préciser Loïc Turpeau. Le spectre du dépôt de bilan du début de sa présidence est désormais lointain et Fontenay est (presque) devenu une forteresse qui ne vacille plus.

32es I Le Paris-SG tient son rang face à Vendée Fontenay I Coupe de France Crédit Agricole 25-26

Zoom sur un club reconnu pour sa formation.

Parcours en Coupe de France 2025-2026

Vingt-quatre ans après avoir atteint les 8es de finale face à Lyon, le club sud-vendéen a de nouveau fait parler de lui en se qualifiant pour le 6e tour sur le terrain du SO Cholet, après une séance record de quarante tirs au but (0-0, 17-16 tab). Un exploit qui lui permet d'entrer dans l'histoire de l'épreuve.

Si le milieu de terrain du Vendée Fontenay Football, Mehdi Belbachir, avait transformé le sien, juste avant la mi-temps sur le terrain synthétique du SO Cholet (0-0), on n'aurait sans doute jamais entendu parler du club et de ses quarante tirs dans la séance... de tirs au but ! Quarante, oui, vous avez bien lu !

Arrivée sur le banc en juin 2024 après cinq saisons à Blois (N2), quatre au Poiré-sur-Vie (N3 et adjoint en National) et cinq autres au Stade Rennais, l'un de ses trois clubs en tant que joueur professionnel de Ligue 1 (avec Saint-Étienne et Laval pour un total de près de 400 matches entre 1985 et 1998 !), Loïc Lambert, qui a aussi entraîné Changé et La Vitréenne en CFA2, n'avait, de son propre aveu, jamais vécu une telle séance de tirs au but. Ni comme joueur, ni comme entraîneur ni même comme spectateur. Et il n'a plus envie d'en revivre !

Et cette séance de tirs au but, alors ? « C'est mon gardien, Noah Renou (21 ans), qui a marqué le premier et aussi le dernier ! J'ai revu la séance en vidéo, il n'y a pas eu un seul tir non cadré. Pas un seul ! C'est incroyable, ils ont tous été cadrés ! Cholet a loupé le premier tir, on a toujours été devant et à chaque fois qu'on a eu la possibilité de finir, on n'y est pas parvenu. Et là, il fallait repartir pour un tour ! Je tire un grand coup de chapeau à mes joueurs, ils ont fait preuve d'un grand sang-froid à chaque fois qu'il a fallu y retourner » !

Loïc Lambert, titulaire du BEPF (depuis 2021) coupe court : « Impossible ! C'est trop aléatoire. Cela dépend du tirage, il faut avoir un peu de chance, des premiers tours abordables, même si c'est toujours compliqué d'aller jouer dans des clubs moins forts sur le papier, on l'a bien vu à Cholet. »

En 16es de finale, le club avait éliminé Sedan (4e de Ligue 1) sur le score de 1-0, sur un but de Willy Renou, le papa de Enzo (24 ans) et Noah (21 ans), lui aussi membre de l'effectif de National 3 ! À l'époque, cette qualification avait non seulement valu à l'équipe de passer au journal de TF1 et dans l'émission culte Téléfoot, mais aussi mis un coup de projecteur sur cette commune de 15 000 habitants. Au tour suivant, les Vendéens s'étaient inclinés aux tirs au but face à l'OL (2-2, 4-5 tab). Et c'est Willy Renou, aujourd'hui vice-président du club chargé des seniors, qui avait raté le premier penalty.

Pour retrouver les 32es de de finale et rêver d'une nouvelle affiche contre un club de L1, le club, qui a aussi atteint à trois reprises les 16es de finale (2004, 2011, 2013, éliminé par Nantes, Lorient et Troyes), le sait : il faudra réaliser des exploits !

Même s'il est rapidement passé à autre chose après l'incroyable séance de tirs au but à Cholet, le club vendéen, où évolue l'attaquant international gabonais Kevin Mayi (32 ans), passé par Saint-Étienne (L1), Brest (L2 et L1), le GFC Ajaccio (L2 et L1) et Niort (L2), a manqué son retour aux affaires courantes du championnnat en s'inclinant 2-1 à domicile contre Vertou, alors qu'il restait sur trois succès d'affilée.

Lambert, qui aime rappeler que la Vendée est une terre de foot : « C'est surtout vrai aux Herbiers ou à La Roche-sur-Yon, des places fortes du foot, où la qualité de jeu est reconnue grâce au travail des coachs, Laurent David et Frédéric Reculeau, deux copains. Nous, on est dans le Sud-Vendée. Quelque part, on est les parents pauvres, entre guillemets, parce que l'activité économique, très dynamique dans le 85, est essentiellement concentrée vers La Roche-sur-Yon, Les Herbiers ou Les Sables d'Olonne. Et quand les Chamois Niortais existaient encore, beaucoup de jeunes partaient dans leur centre de formation. »

Tirs au but record lors du 5e tour

Tirs au but record

Lors du 5e tour de la Coupe de France Crédit Agricole 2025-2026, le Vendée Fontenay Football a réalisé une performance historique en remportant une séance de tirs au but interminable contre le SO Cholet. Voici les détails de ce match mémorable :

  • Date: Dimanche 12 octobre 2025
  • Tour: 5e tour de la Coupe de France Crédit Agricole
  • Adversaire: SO Cholet (Régional 2)
  • Résultat: 0-0 après prolongation, 17-16 aux tirs au but
  • Nombre total de tirs: 40

Cette victoire a permis au Vendée Fontenay Football de se qualifier pour le 6e tour de la compétition et d'entrer dans l'histoire de la Coupe de France.

32èmes de finale de la Coupe de France

Les clubs de Vendée ont eu de la chance lors du tirage au sort des 32èmes de finale de la Coupe de France, affrontant trois clubs de Ligue 1. Le Vendée Fontenay Foot a hérité du Paris Saint-Germain, un événement majeur pour ce club de National 3.

Mehdi Belbachir, le capitaine de l'équipe, a décrit ce tirage comme un "petit rêve éveillé" et "le Graal sportif". Sonny Boury, l'entraîneur adjoint, a souligné que l'équipe se préparera comme pour n'importe quel match, en analysant l'adversaire et en adaptant les séances d'entraînement.

En raison de la capacité limitée de son stade, le Vendée Fontenay Foot a délocalisé le match contre le PSG au stade de la Beaujoire à Nantes. Cet événement représente une opportunité unique pour le club de se mesurer à l'une des meilleures équipes européennes.

Parcours en Coupe de France 2025-2026

Le Vendée Fontenay Football a réalisé un parcours remarquable en Coupe de France lors de la saison 2025-2026. Voici les étapes clés de leur aventure :

  • 3e tour: Victoire 1-0 contre F2C Chalonnes-Chaudefonds (Régional 2)
  • 4e tour: Victoire 4-1 contre Talmont Saint-Hilaire (Régional 2)
  • 5e tour: Victoire aux tirs au but (17-16) contre SO Cholet (Régional 2) après un match nul 0-0
  • 6e tour: Match contre AS Vieillevigne La Planche (Régional 3)

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