L'affrontement entre les équipes de volleyball de la Pologne et des États-Unis est un classique du sport, riche en moments mémorables et en compétitions acharnées. Cet article explore certains des moments clés de cette rivalité, en mettant en lumière les victoires importantes et les performances exceptionnelles.
L'équipe masculine de Pologne a marqué l'histoire en remportant pour la première fois la Ligue mondiale de volley-ball. Lors de la finale à Sofia, elle a dominé les États-Unis, champions olympiques en titre, avec un score de 3 à 0 (25-17, 26-24, 25-20). Les Polonais, affichant une concentration remarquable, ont pris les Américains à la gorge dès le début, ne leur laissant aucune chance de se reprendre.
Tout au long du premier set, la Pologne a mené la course avant de s'adjuger la manche 25 à 17. Le second set fut le plus disputé, les États-Unis réussissant à faire longtemps jeu égal (10-10, 13-13), et même à prendre l'avantage 20 à 18.
La Pologne a validé son billet pour la finale du tournoi olympique masculin de volley-ball en renversant les États-Unis avec un score de 3 sets à 2 (25-23, 25-27, 14-25, 25-23, 15-13). Les Polonais attendent désormais leur adversaire, qui sera soit la France, soit l'Italie.
Menés 2 sets à 1, les Polonais étaient dos au mur, courant après le score dans la foulée de leur mauvaise troisième manche (3-7). Un ace de Maxwell Holt les place à quelques points de l'élimination (20-18).
Portés par le réceptionneur-attaquant Wilfredo Leon (26 points), les Polonais, au bord de l'élimination dans le quatrième set, accèdent à leur deuxième finale olympique, après l'or ramené de Montréal en 1976.
Quand il sonne la révolte dans la quatrième manche, avec six attaques, un bloc et deux services gagnants, rien ne fait plus peur à la Pologne, poussée par ses nombreux supporteurs.
Remise dans le bon sens, la Pologne, autour de son central Norbert Huber, a pris les devants dans le tie-break pour s'offrir quatre balles de match (14-10). Les Américains en ont sauvé trois, avant que l'inévitable Leon ne convertisse la dernière.
Les Polonais sont alors "devenus très agressifs au service, et ils ont réussi", a abondé l'entraîneur américain John Speraw.
Après la "Léon-mania", la "Leon-dépendance"? Quand l'arme fatale déraille au troisième set (2 points seulement, aucun bloc ni ace), les Polonais sont surclassés (25-14) par Team USA, mis sur orbite par ses deux expérimentés attaquants, Matthew Anderson (24 points au total) et Aaron Russell (20).
Mais la Pologne a pu compter sur son autre héros du jour, Tomasz Fornal, dont deux smashes lui ont permis d'égaliser (20-20) puis de revenir à deux sets partout (25-23).
"Nous n'avions plus rien à perdre", a résumé Fornal, 13 points au total.
"Oui, j'étais un peu stressé sur le coup, mais nous avons Wilfredo, il est incroyable", a dit Fornal.
Les demi-finales du Mondial de volley opposeront le Brésil à la Serbie et la Pologne aux États-Unis, samedi à Turin. Le tout petit suspense qui persistait vendredi pour la dernière journée de poule a été vite anéanti par les Polonais, vainqueurs express du premier set de leur match contre l'Italie (25-14). La Nazionale devait gagner 3 à 0, et encore en encaissant moins de 60 points, pour passer.
Le premier match de la journée, entre deux équipes déjà qualifiées, a été remporté par le Brésil contre les États-Unis 3 à 0 (25-20, 25-18, 25-19). Il n'y a désormais plus aucune équipe invaincue dans le tournoi.
Les Brésiliens, champions olympiques et trois fois champions du monde en 2002, 2006 et 2010, sont les favoris pour un nouveau sacre, autour de leur pointu Wallace, même s'ils n'ont pas toujours été souverains depuis le début de la compétition.
Les Polonais, sacrés chez eux il y a quatre ans, ont bénéficié de circonstances favorables créées par la formule tarabiscotée du Mondial. Ils ont les moyens d'inquiéter les États-Unis avec la puissance de frappe de leurs attaquants, à commencer par le vétéran Bartosz Kurek.
Volley-ball : la France bat les États-Unis après un match sous tension
Exceptionnel, sensationnel, légendaire ! Les mots ne suffisent plus pour qualifier l’exploit réussi ce samedi à Paris par l’équipe de France masculine de volley. Et s’il avait fallu cinq sets à Tokyo pour se débarrasser de la Russie, trois auront suffi ce samedi 10 août pour dominer en finale une équipe de Pologne qui n’aura vu que du bleu dans un match quasiment à sens unique, dans la lignée de celui qu’avaient livré mercredi les hommes d’Andrea Giani en demi-finale contre l’Italie (3-0).
A cela se sont ajoutés une réception XXL, à l’image de celles de Jenia Grebennikov ou d’Earvin Ngapeth, imperturbable face aux missiles du meilleur serveur du monde, Wilfredo Leon, qui, hormis en toute fin de match, n’a jamais pu enchaîner de série, et un formidable apport du banc, symbolisé par l’incroyable entrée au service en fin de troisième set de « Boubou » Quentin Jouffroy, auteur de trois aces (4 en tout), le score passant alors de 18-18 à 23-18.
Et si, dans un dernier baroud d’honneur, Wilfredo Leon, à 24-19, a sorti à son tour une grosse série de services qui a permis à la Pologne de sauver quatre balles de match, son bras a fini par craquer, son dernier engagement dehors envoyant l’équipe de France au paradis et au Panthéon du sport français, y rejoignant notamment les handballeurs, sacrés deux fois de suite champions olympiques en 2008 et 2012.
Andrea Giani, sélectionneur de l’équipe de France : "Je suis très fier de mon staff et de mes joueurs qui m’ont donné un cadeau incroyable ce soir. Pourquoi ? Parce que nous avons gagné cette demi-finale contre une équipe de très haut niveau, l’Italie, mon pays. Ce soir, c’était trois sets d’un niveau incroyable. L’émotion est grande, j’avais demandé aux joueurs avant le match de mettre de la pression sur l’Italie dès le premier point du match, au service, au bloc, en défense. Pendant le premier set, nous avons très bien joué, et quand nous avons commencé à être meilleurs sur les transitions, nous avons creusé l’écart. Au deuxième set, nous avons eu un moment de difficulté quand Alessandro Michieletto a très bien servi, mais nous avons fait preuve de patience, nous sommes restés concentrés sur les balles hautes et nous avons à notre tour signé des aces. Et au troisième, nous avons continué à leur mettre une grande pression, l’Italie n’a pas trouvé de solution à notre niveau de jeu. L’année dernière, nous avions la meilleure réception et la meilleure défense du monde, mais pour gagner des matchs de haut niveau, tu as besoin de l’attaque, du bloc et du service, donc nous avons fait une planification pour élever notre niveau dans ces trois secteurs de jeu. Je suis content du niveau qu’ont montré les joueurs, ils ont compris l’importance de progresser dans ces domaines, ils ont aussi compris qu’il fallait respecter une certaine discipline sur et en dehors du terrain.
Benjamin Toniutti, capitaine de l’équipe de France : "On a joué à la française, ça veut dire que pour faire un ace, le mec doit servir à 145 km/h sur la ligne, il s'agace quand il envoie une bombe et que tu tiens en réception et que derrière, tu fais le point. Ça fatigue l’adversaire, c’est cette solidité mentale et collective qui fait la différence, comme ça a été le cas à Tokyo. Tout le monde a joué à son meilleur niveau, chaque rentrée a été décisive, alors qu’on a clairement joué sur les trois derniers jours les deux meilleures équipes du monde sur les deux dernières années. Le public nous a donné un boost en plus, de la confiance, de la sérénité. Sur le début de compétition, on était un petit peu stressés, mais petit à petit, on a réussi à apprivoiser cette ambiance et cette ferveur et on a réussi à l’utiliser, notamment à partir de quart de finale quand on a retourné la situation contre l’Allemagne. Le métronome sur la stabilité émotionnelle a été Earvin, s’il fait la gueule, l’équipe fait la gueule, s’il est joyeux, l’équipe est joyeuse, c’est lui qui a stabilisé l’équipe. Et à 2-0 contre nous contre l’Allemagne, il est resté très impliqué avec l’équipe, il a été décisif sur ces Jeux Olympiques, comme à Tokyo, mais tous, on a été individuellement incroyables. Trévor (Clevenot), pour moi, a été le joueur des Jeux Olympiques. Ça va être dur de comprendre ce qui nous arrive aujourd’hui ! Je me souviens qu’en 1996, j’étais dans un camping en Italie (il avait 6 ans), j’avais regardé la finale perdue par « Giangio » (Andrea Giani) contre les Pays-Bas (l’Italie s’était inclinée 3-2). C’est le match où je me suis dit il fallait que j’aille un jour aux Jeux. Ça a ensuite été très dur de tomber à Rio (élimination au premier tour, en 2016), et là, je me suis dit que c’était bien d’aller aux Jeux, mais que maintenant, ce que je voulais, c’était gagner une médaille. Ça a été incroyable de le faire à Tokyo, ça restera la première qui est forcément particulière, mais après, tu te dis que la deuxième possibilité de gagner une médaille, elle est cette fois dans ton pays. Je me rappelle de l’émotion des Brésiliens sur le podium quand ils avaient gagné à Rio, j’avais trouvé ça très fort, le fait de vivre aujourd’hui me fait vraiment passer par toutes les émotions. La génération avant nous n’a pas eu cette chance de jouer des Jeux à la maison, celle d’après, pareil, on a réussi à saisir cette opportunité et à aller chercher cette médaille d’or."
Earvin Ngapeth, réceptionneur/attaquant de l’équipe de France : "C’était un gros match collectivement, comme la demi-finale. Pour gagner contre l’Italie et la Pologne, il faut faire des matchs parfaits, c’est ce qu’on a fait, portés par une salle incroyable. Dès que tu tiens une équipe, comme on l’a fait en début de match, quand ça pousse comme ça, ça devient compliqué pour l’adversaire. Cette deuxième médaille d’or a forcément plus de saveur, il y a la famille et tous les copains dans les tribunes, c’est une émotion plus grande, elle est même difficile à expliquer. Avec les réseaux, le fait qu’il y ait du public, on voit que les gens nous aiment, ça nous a donné beaucoup de courage, on ne se rend pas encore bien compte, mais on sait qu’on a fait quelque chose de grand. On s’est préparés pour ça, ça a été un combat de tous les jours, je suis vraiment fier de mon équipe, on a vraiment quelque chose de spécial, on est capables de tout, du pire comme du meilleur, on aime passer du temps ensemble, on aime souffrir ensemble, même à l’autre bout de la terre, on aime jouer ensemble. C’était le mot d’ordre aujourd’hui, plus de plan de match, de technique ou de tactique, on voulait prendre du plaisir à jouer à la française, quand on est comme ça, on sait qu'on est très difficiles à jouer. On nous a tellement répété que c'était presque impossible de remporter les Jeux Olympiques deux fois de suite que ça nous est un peu rentré dans la tête, on a vu cette ferveur autour de nous qui nous a donné beaucoup de force, on s'est dit qu'on ne pouvait pas ne pas donner le maximum, mentalement et physiquement. Maintenant, on va en profiter et fêter ça comme il se doit ! Pas beaucoup de monde n'a réussi à être champion olympique deux fois de suite, je pense qu'on est encore beaucoup à être super motivés pour le faire une troisième fois, on a un championnat du monde l'été prochain, c'est le titre qui nous manque, on est aussi motivés pour ça.
Jenia Grebennikov, libéro de l’équipe de France : "C’est incroyable de se qualifier pour une finale olympique, le fait de jouer devant ton public, tes amis, ta famille, ça procure des émotions dingues, parce qu’on n’a pas l’habitude de jouer à la maison, surtout sur des grosses compétitions comme ça, c’est un truc de malade. Je ne réalise pas encore, après Tokyo, on parlait de défendre notre titre, on est en train de tout faire pour réaliser cet objectif, mais on parlera de la finale demain, parce qu’on veut savourer cet exploit incroyable contre l’Italie qui est un gros cador dans le monde du volley. En plus, on fait un énorme match dans tous les secteurs, on les a mis tout de suite en difficulté, ils n’ont pas pu faire grand-chose, ils n’ont jamais trouvé le rythme, on voyait qu’il y avait très peu de communication entre eux, on les voyait tête baissée et nous, on n’a pas lâché le morceau. Le fait que le public nous pousse aide énormément, c’était vraiment fort, c’est indescriptible ce qu’on est en train de vivre. On a réussi à les faire déjouer sur leurs bases, en faisant un peu le show, en jouant à la française, et on est restés concentrés, on se parlait entre chaque point, c’était important, parce qu’on ne voulait pas les laisser revenir comme ils l’ont fait contre le Japon, on voulait se battre sur chaque point pour ne pas les laisser espérer. En réception, il fallait aussi rester très concentré, parce qu’ils ont de gros serveurs, c’est un fondamental à garder pour battre des équipes comme ça.
Jean Patry, pointu de l’équipe de France : "On prend du plaisir à fond, on a cette chance d’avoir les Jeux à la maison et d’avoir ce public derrière nous qui nous pousse, ça permet d’effacer la pression, on ne pense pas vraiment à ce qu’on a fait avant, mais à ce qu’on est en train de faire. On sait que ce genre de chose, ce n’est qu’une fois dans une vie, donc on a envie d’en profiter. Sur tous les matchs, je m’attends à être freiné, défendu, bien analysé, je sais que c’est compliqué, mais ce que je retiens, c’est que les deux autres à côté, Earvin et Trévor, sont là et font un boulot incroyable, donc je suis vraiment content. Franchement, je ne réalise pas trop que je vais jouer une deuxième finale olympique de suite, j’ai juste l’impression de sortir d’un match où on a pris un plaisir énorme, j’avoue que j’ai un peu oublié l’enjeu, mais c’est sans doute mieux comme ça, ça permet de se transcender.
Comme cela avait été le cas il y a quatre ans, la finale du Championnat du monde opposera la Pologne au Brésil. Samedi soir à Turin, les Polonais se sont imposés au bout de l'effort face aux Etats-Unis (25-22, 20-25, 23-25, 25-20, 15-11) en demie. Ils seront opposés dimanche au Brésil, qui a été beaucoup plus expéditif face à la Serbie (3-0) en début de soirée, et tenteront de conserver le titre gagné à domicile en 2014.
Américains et Serbes, eux, en découdront dimanche pour la médaille de bronze.
La deuxième demi-finale du Mondial 2018 a tenu toutes ses promesses. La Pologne a fait la différence au bout d'une bataille de 2h40 de jeu. Chaque équipe a eu son moment de domination. Les Polonais étaient le mieux entrés dans le match, mais les Américains ont ensuite mené deux manches à une. Pas de quoi gêner les champions du monde en titre qui ont bien réagi dans le quatrième set avant de prendre rapidement les devants au tie-break.
Et la deuxième balle de match a été la bonne pour qualifier la sélection polonaise.
Bartosz Kurek, vainqueur de l'Euro 2009 mais absent du Mondial il y a quatre ans, a été le meilleur réalisateur de son équipe avec 29 points, bien épaulé par Michal Kubiak (22 pts), qui faisait, lui, partie de l'équipe polonaise victorieuse de la Ligue mondiale en 2012. Les Etats-Unis, de leur côté, se sont appuyés sur Matthew Anderson (19 pts), Taylor Sander (19) et Aaron Russell (18). Dimanche lors de la petite finale, ils viseront leur première médaille mondiale depuis 1994. Cette année-là, ils avaient été en bronze.
Aux Jeux olympiques de Paris 2024, les épreuves de volley se déroulent du 27 juillet au 11 août, à l'Arena Paris Sud.
Les Serbes sont les moins attendus à ce niveau. Ils accèdent d'ailleurs au dernier carré tout en ayant perdu deux de leurs trois derniers matchs 3 à 0 (à chaque fois contre la Pologne), à cause de l'une des multiples bizarreries provoquées par une formule inintelligible. Ils ont signé aussi quelques grandes performances en battant la Russie, la France et l'Italie grâce à leur attaquant de pointe Aleksandar Atanasijevic.
Dans l'autre affiche, ce sont les Américains qui semblent au-dessus, si l'on en croit leur début de compétition (neuf victoires d'affilée) avant le match de vendredi, dont on ne peut tirer aucun enseignement. Très athlétiques à l'image de leur excellent passeur Micah Christenson (1,97m), ils cherchent à ramener l'or mondial aux États-Unis 32 ans après le titre de la génération de Karch Kiraly.
Tableau Récapitulatif du Match
| Équipe | Set 1 | Set 2 | Set 3 | Set 4 | Set 5 |
|---|---|---|---|---|---|
| Pologne | 25 | 25 | 14 | 25 | 15 |
| États-Unis | 23 | 27 | 25 | 23 | 13 |

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